Boyz'n the Hood, la loi de la rue
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160 critiques spectateurs

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Diabloxrt
Diabloxrt

96 abonnés 1 995 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 novembre 2026
En 1991, "Boyz'n the Hood, la loi de la rue" est venu imposer un style : celui du hood movie. Nous plongeant au cœur des quartiers sensibles américains, ce genre s'est répandu comme une traînée de poudre par la suite avec bon nombre de grands représentants s'en inspirant, et pas seulement aux États-Unis ! Ayant aimé plusieurs de ces successeurs, je me suis donc récemment décidé à jeter un œil à ce projet, afin d'enfin découvrir le moment où tout a commencé. Et honnêtement, je dois dire que je ne sais pas trop quoi tirer de cette expérience. D'un côté, j'ai clairement vu les éléments qui ont influencé le reste des films de ce genre. Mais de l'autre, j'ai cette sensation que tout cela n'était pas encore totalement mûr. Sur le papier, cette œuvre nous plonge au cœur des quartiers sensibles de Los Angeles. On y découvre un écosystème bien vivant et indépendant, ainsi qu'une longue galerie de personnages le parcourant. Certains sont totalement habitués à ce système violent et désordonné, d'autres le haïssent, plusieurs veulent s'en extraire, etc... Pour notre héros, le choix sera celui abordé par un bon nombre des productions qui suivront : une quête d'extraction, tout en étant encore bien installé dans ce milieu. Les contradictions vont alors s'enchaîner au sein de cette histoire, qui aura clairement quelques moments très marquants. À ce niveau, je pense surtout aux trente dernières minutes, qui viennent dépeindre un constat également beaucoup repris par la suite : la fatalité. Assez violente et cruelle, cette fin m'a personnellement beaucoup plu, concluant assez bien les thématiques développées pendant plus d'une heure. Cela dit, ces sujets ne sont jamais abordés de manière frontale, le film élaborant encore un élément qui va être abondamment repris par la suite, à savoir le récit de vie. Au lieu d'avoir un enjeu clairement défini, ceux-ci vont arriver petit à petit au cours du visionnage, nous donnant plutôt l'impression de regarder le quotidien de notre personnage qu'autre chose. Et pour correspondre à cette idée, je trouve que le casting s'en sort vraiment correctement, bien qu'ils fournissent pourtant tous des interprétations différentes. Cuba Gooding Jr. est excellent dans ce rôle du héros tourmenté, mais attachant, Ice Cube livre une performance très crédible dans ce rôle du loubard plus hargneux, et que dire de Laurence Fishburne ? Pour moi, il livre l'une de ses plus belles performances en tant qu'acteur, ce dernier étant parfaitement juste à chacune de ses apparitions. Malheureusement, si j'ai ainsi distingué toutes les subtilités qui feront l'âme de ce style par la suite, je dois dire que cela n'a pas suffi à me faire totalement apprécier le long-métrage. Et la raison de ce désamour est assez simple, ce film me semblant être un trop gros prototype du genre. Pour être honnête, je n'exclus probablement pas le fait que d'autres sorties ayant davantage étoffé le genre par la suite m'influencent dans l'appréciation de ce premier chapitre. Par exemple, je trouve que ce projet est bien plus gentil dans son approche de la violence et de la fatalité qu'un "Menace to Society", que j'estime beaucoup plus dans ce courant. Mais comme celui-ci est sorti avant les émeutes de 1992, on peut peut-être trouver une explication à ce niveau, la violence n'étant pas encore autant dans toutes les têtes. Dans les faits, cette approche plus gentille m'a alors un peu moins marqué, le scénario tournant un peu plus en rond à certains instants. Je trouve le rythme nettement moins impactant et davantage rempli de longueurs, surtout dans la première partie se déroulant durant l'enfance de Tre. Si elle est une belle façon de nous introduire à ce monde, elle est beaucoup trop longue pour être définie comme une simple introduction. Et c'est dommage, car économiser ce temps aurait pu permettre à la suite de davantage développer certains personnages secondaires un peu trop mis en retrait. Je pense notamment aux deux mamans différentes présentes dans l'histoire, qui n'ont finalement pas assez de temps d'écran pour vraiment nous marquer. Par conséquent, je ressors sans grand enthousiasme du visionnage de ce projet, mais sans en tirer un avis trop prononcé. Au travers de tous ces choix, je comprends pourquoi il a autant marqué le public à l'époque et comment il a influencé son monde. Reste que certains de ces successeurs ont bien plus résonné en moi, ce qui fausse peut-être un peu mon avis. Pour conclure, une œuvre fondatrice.
Rockman
Rockman

4 abonnés 217 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2026
Boyz n the Hood est avant tout une tranche de vie, celle d'un jeune garçon nommé Tre et de ses amis qui vivent dans un quartier difficile de Los Angeles où le crime fait la loi, on les suit enfants puis adolescents.
À écouter : les quatre conseils du père de Tre (Laurence Fishburne) à son fils, ils sont d'une justesse absolue.
Le récit est assez lent, l'histoire décolle réellement dans la dernière demi-heure du long-métrage.
spoiler: La mort de Ricky
est une des scènes les plus choquantes, car très réaliste, que j'ai vu au cinéma.
Boyz n the Hood est un film coup de poing, c'est une critique de la société, de celle qui laisse tomber les habitants de ses zones difficiles, mais également de ceux qui y vivent, qui préfèrent s'entretuer plutôt que de se serrer les coudes alors qu'ils appartiennent à la même communauté. Un des personnages les plus intéressants de cette dualité est l'officier de police noir, Coffey : il incarne une critique magistrale de la façon dont un système oppressif peut retourner les membres d'une communauté contre eux-mêmes
Laurent B.
Laurent B.

28 abonnés 204 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 septembre 2026
En 1991, John Singleton est un jeune cinéaste de 22 ans issu du ghetto noir qui livre à travers son film une effrayante description des banlieues chaudes de Los Angelès ; c'est le chaos filmé presque comme un documentaire qui reflète une réalité habituellement étouffée, celle de la tension insidieuse qui mine les laissés-pour-compte de ces quartiers qui dissimulent le cauchemar du chômage, de la violence quotidienne, des ravages du crack, des gamins livrés à eux-mêmes, de la prolifération des armes à feu... un univers de malaise perpétuel où chacun cherche un moyen de s'affirmer. Une bousculade anodine et involontaire, un geste maladroit, un regard de travers peuvent se transformer en fusillade, tout ceci surgit en toile de fond caché derrière une apparence paisible de banlieue sur des accents de rap, où il n'est pas facile d'échapper à cette fatalité. C'est un film très engagé et très dur qui n'est pas du genre distrayant, mais plutôt édifiant avec une dose de ton moraliste parfois un peu appuyée, mais l'ensemble reste bon et a fait réagir, il a provoqué des émeutes à sa sortie aux Etats-Unis, mais il a aussi révélé 3 jeunes acteurs : Cuba Gooding Jr, Morris Chestnut et le rapper Ice Cube.
Jean Ingalls
Jean Ingalls

6 abonnés 303 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2026
Un classique du cinéma urbain Américain, LE classique, celui qui ouvre la voie au genre. C'est beau, tendre et dur à la fois. Les acteurs en devenir crèvent l'écran. Le message est fort et authentique. On en sort secoué. Un film à l'identité unique. John Singleton signe un chef d'oeuvre. Une masterpiece.
Tieumat
Tieumat

15 abonnés 194 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2026
En vrai ce film il était bien, j’ai bien aimé la bande-son du film j’ai trouvé ici cube, il joue bien  je trouve ça change le film que les films de gangster comme le parrain Scarface mais vraiment super film.
Totoloinloin
Totoloinloin

15 abonnés 508 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 avril 2026
C'est assez pauvre de tous les sens du terme. les personnages "ennemis" ne sont absolument pas développé ce qui n'apporte aucune profondeur à l'histoire.
Fabien L.
Fabien L.

2 abonnés 114 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mars 2026
Un sacré classique et la triste réalité de la rue.
Malheureusement cela montre que beaucoup n'arrivent pas à se sortir de ce cercle vicieux.
représenter leurs quartiers, leurs potes, la famille, les venger.
C'est triste mais ca arrive !
Titi Maxipied
Titi Maxipied

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mars 2026
inrcoyable se film il représente bien les quartier pauvre et tout c'est pas pour rien il est primé oscar avec des super acteur et c'est vraiment un très bon film a conseiller
Vasily Nonsens
Vasily Nonsens

21 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 septembre 2025
C'est ce qui s'appelle prendre un sacré méchant coup de vieux, et je parle bien du film, pas de moi.

Moi d'ailleurs qui défends vaillamment le doublage Français, celui-ci est l'un des pires que j'ai vu, y compris pour l'époque début 90's. Aucun doute sur le fait qu'il ridiculise l'oeuvre dans son ensemble mais soyons honnête, le support de base (le film lui-même donc) n'est pas folichon.

Sans doute faut il être quelqu'un de "pas cool" ou "ringardos" comme moi pour ne pas s''extasier devant un film soit-disant culte, mais le côté "hip hop américain" / "guerre de gangs / problèmes sociétaux/ raciaux dans les USA des 90's ne peut pas être la bonne caution à n'importe quel navet.

Celui ci en est un, rien de plus rien de moins. Un bon gros navet. La réalisation ne dépasse que de peu le niveau d'un bon épisode de "Madame est servie", la photo idem, le jeu d'acteur idem, la musique pareil (n'imaginez pas un enfilement de tubes gangsta rap de l'époque, il y a juste un mec qui joue du saxo à longueur de film comme dans un film érotique).

La morale? Y en a pas. La tension, y en a pas sauf dans les dix dernières minutes qui auraient dû être les dix premières pour espérer un bon film. Crédibilité? Proche de zéro.

Des gangsters à tétine de bébé (et sans spoil aucun, oui c'est vraiment le cas ils ont des tétines... et ça ne choque personne à aucun moment du film).

Les producteurs vous ont tous prank et vous avez plongé ma foi.
 Stallworth
Stallworth

6 abonnés 162 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juin 2025
J'ai trouvé ce film très touchant, même les personnages de "salauds" étaient attachants, il y avait une certaine humanité dans le film, notamment via la relation père fils du personnage principal.
Soeur Marie Cruchotte

407 abonnés 3 669 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 avril 2025
Pour son premier film, vrai drame social au cœur des quartiers noirs de L.A des années 90, J.Singleton dresse un constat désenchanté. Aussi, difficile de ne pas céder au trafic, aux gangs et de tomber lors d'un règlement de compte. A travers 3 portraits, de l'enfance au début de l'âge adulte, il s'attache avec une certaine tendresse à ses personnages, plus que traiter son sujet par un passage en force. Néanmoins, le contenu est assez pauvre, comportant des passages peu passionnants et le dénouement n'offre que peu d'espoir. L. Fishburne propose un personnage nuancé face à la jeunesse montante : C. Gooding Jr, Ice Cube.
Napoléon
Napoléon

190 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2024
Un casting réussi avec des acteurs prenants et des dialogues qu'ont oublies pas. L'ensemble est bien réalisé rendant le film agréable à suivre. Ensuite l'œuvre s'avère surprenante et courageuse en étant honnête car parlant des problèmes intracommunautaires. L'importance masculine est également bien proposée. Néanmoins le constat développé n'est pas suivi par une solution. Dommage.
evariste75
evariste75

218 abonnés 252 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 avril 2024
Je suis un grand amateur de films "ethniques" et je nourrissais de grands espoirs en allant voir ce film dans le cadre d'un "ciné-club"...

Quelle déception ! Je me suis ennuyé d'un bout à l'autre, film caricatural, pas un seul Blanc (sauf un policier très gentil accompagné d'un collègue noir très méchant !)...

Manque d'action et jeu d'acteurs mauvais, violent et grossier du début à la fin...

Ce film, en fait, a mal vieilli (sorti en 1991)...
Guillaume A
Guillaume A

15 abonnés 262 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mars 2024
J'ai eu du mal à accrocher le début de la deuxième partie. Elle est nécessaire car elle montre l'insouciance avant le drame mais cette partie a mal vieillie. À part ça tout est juste et intemporel. La violence et la haine.
Starwealther
Starwealther

115 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2023
Boyz'n the Hood est un film phare pour le hip hop américain des années 90, John Singleton y décrit la vie dans les banlieues de Los Angeles. L'existence y est rude et très risquée en raison des guerres de gang. Etre noir aux Etats Unis n'est pas chose facile, il est difficile de s'en sortir, la racisme omniprésent les empêche de gravir les échelons sociaux même avec toute la bonne volonté du monde. Il est plus facile pour eux de dealer même avec tous les risques encourus que cela engendre. Un film dure mais réaliste sur les conditions de vie des" nigga" des zones pavillionnaires de Los Angeles.
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