Wake in Fright
Note moyenne
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61 critiques spectateurs

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Serpiko77
Serpiko77

78 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mai 2020
Un petit ovni totalement méconnu ressorti récemment et qui a bien failli finir, au sens propre, à la benne à ordure. La glissade, lente, inéluctable d'un instituteur arrogant vers son destin qui ressemble plus à un enfer qu'autre chose. Ce film sent la crasse, le sentiment anxiogène est à son paroxysme spoiler: le réalisateur réussit cette magnifique prouesse sans montrer un seul meurtre
. Par certains aspect il ressemble à "Délivrance" à la sauce Australienne. Plus profond qu'il n'y parait, il faut voir au delà qu'une bande d'ivrogne décérébrés qui se laisse aller aux plus bas instinct. On retiendra aussi une scène de chasse aux kangourous absolument hallucinante.
pietro bucca
pietro bucca

93 abonnés 1 356 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 août 2019
Un film assez étrange, ou le héros principal s'égare dans une ville, en se noyant petit a petit, et de plus en plus dans l'alcool, influencés par des rencontres quelques peux rustres. Ce qui donnera certaines scènes plutot génantes, commme les scènes de chasses. Le film a tout de meme un certain charme.
pierrot le flou
pierrot le flou

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 novembre 2018
Depuis les années 20 le cinéma redneck est fortement ancré dans la culture américaine, mais c’est dans les 70’s, avec la prolifération du cinéma d’exploitation, que sa popularité explosera. Au point que certains réalisateurs hors de ses frontières tenteront d’en reproduire la schématique. En adaptant le livre de Kenneth Cook, d’inspiration autobiographique, le canadien Ted Kotcheff va réaliser sur les terres rouges australiennes le plus extraordinaire des hommages à la Hickploitation, supplantant même pas mal de ses modèles. il reprend tous les clichés de la mythologie des péquenauds sud-américains pour les sublimer: un décor minimaliste planté au milieu d’immenses étendues, un climat suffocant, l’aspect documentaire (les scènes de chasse sont celles d’un vrai doc), le sheriff ventripotent et cynique, une ambiance quasi all male ou les rares femmes sont réduites à de simples bouts de viande, les autochtones dégénérés , les bagarres , le bar et l’hôtel miteux, l’alcool qui coule à flot, les armes a feux, les chants paillards (dans le train ou voyage John Grant), la saleté ,le viol, l’homosexualité, la pauvreté matérielle et intellectuelle, la confrontation avec le citadin …

C’est dans cette ambiance nihiliste et d’un autre temps que l’on retrouve John Grant (Gary Bond) cet instituteur de Sidney, de passage dans la ville minière de Bundanyabba, en plein Outback. Perdu au milieu de nulle part son séjour va virer au cauchemar .Mais ici pas de chasse à l’homme avec un arc ou autre tronçonneuse, Kotcheff va préférer le chemin de la quête initiatique à celui de la poursuite infernale.si « Wake in fright » n’a effectivement pas le parfum malodorant d’un œuvre mortifère il transpire les vapeurs, plus enivrantes, d’un séisme émotionnel. Car sa seule vision est une expérience dont on ressort avec une formidable gueule de bois. Comme son personnage de snobinard instruit qui l’espace d’une nuit va basculer de sa condition d’ « être civilisé » à celle quasi animale des bouseux locaux. Une nuit d’ivresse ou il se retrouve embarqué pour une chasse aux kangourous hallucinante et quasi insoutenable, dont il deviendra acteur avant de passer par la case du doc (Donald Pleasence) pour avaler les dernières bières, dans une ambiance d’hystérie collective dont l’issue constituera le point fulminant de sa dérive. Un véritable cauchemar exacerbé par des cadrages incroyables sur les visages des hommes dont les rires expulsés renvoient au côté primitif et à la dégénérescence, si représentatif de la péquenaud exploitation US.

Donald Pleasence nous livre peut être sa plus extraordinaire interprétation dans la peau de ce docteur es red neck, alcoolique et comme ses congénères rongé par l’isolement. Gary Bond (incroyable ressemblance avec le Peter- Lawrence d’Arabie- O’toole !) est un parfait citadin, incarnation de ces « nordistes » si cultivés et si …naïfs.
Ted Kotcheff réussit l’incroyable parie de nous faire glisser avec son personnage dans un état de transe émotionnelle dont on ne peut pas ressortir intact et réalise le plus incroyable des cauchemars éveillés, ou réalité et illusions éthyliques ne font qu’un .Et au final comme une grosse biture, on a le plus grand mal à faire la part des choses et a recouvrer nos esprits…
Un choc magistral !
Shephard69

411 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 octobre 2018
Un film dont j'ai seulement entendu parler récemment suite à un article dans la presse et interpellé par son parcours assez extraordinaire d'oeuvre portée disparue puis retrouvée par hasard, j'avais vraiment hâte de découvrir une autre réalisation de Ted Kotcheff et quelle claque ! A mi-chemin entre l'âpreté d'une ruralité reculée comme dans "Delivrance" de John Boorman et l'onirisme halluciné de "La colline a des yeux" de Wes Craven, une lente descente aux enfers au goût amer et lourd, très violent psychologiquement, dérangeant à souhait et laissant le spectateur sans voix, Comme pour "Rambo", une mise en scène sans ambages, brute, hyper réaliste et un jeu d'acteurs glaçant à l'image de Gary Bond, impressionnant dans le rôle principal et Donald Pleasence, phénoménal de turbidité alcoolique, malsaine, sauvage. Une énorme sensation qui sonne comme un prélude à la saga "Mad Max" ou même au western de John Hillcoat "The proposition", une vision de l'Australie profonde dont on ne ressort pas indemne.
Alphasantore
Alphasantore

5 abonnés 36 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mai 2018
Un film qui nous plonge dans les plus profondes abysses de nos instincts primitifs. Un véritable regard sur la complexité de l'âme humaine (ou une partie d'elle), nous montrant sans réserve, de la débauche, de la violence, de l'alcoolisme, tous les vices mais sans aucune limite tout en gardant un minimum de pudeur pour que ce soit regardé par un maximum de personnes. C'est très bien tourné et passer à côté de ce film serait dommage.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 mars 2018
C'est l'histoire d'un mou qui rêve du "Swinging London" qui rencontre des hommes de son pays qu'il méprise.
Le gamin tient modérément l'alcool, mais comme il est mou, il se laisse allé.
Ce gosse à de la chance car tous les hommes qu'il rencontre sont bienveillants, l’hébergent, le nourrissent, lui donne à boire, le considère comme l'un des leurs
Il part à la chasse avec ses nouveaux amis le ventre plein de kangourou (scène avant la chasse), de bière et s'amuse comme un petit fou.
On remplit le frigo pour le doc qui vit sans argent par choix et on se bat avec des kangourous par virilisme parce que l'espèce ne manque pas dans le coin.
Notre mou, une fois débourré, décide de partir, mais après un "stop" débile se retrouve au même endroit et décide...de tuer un type qui ne lui a jamais fait de mal, puis change d'avis pour se suicider. Il tire dans sa petite tête de piaf, mais ressort vivant de l’hôpital frais comme un gardon et rentre chez lui.
That's all folks !
Gérard Delteil
Gérard Delteil

263 abonnés 2 094 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 février 2018
En dépit de son très mauvais titre qui évoque le gore, ce film a beaucoup de qualités. La principale est de nous donner une certaine vision de l'Australie populaire profonde, où les habitants d'une petite ville isolée en plein désert tuent le temps en buvant, jouant à des jeux d'argent et en massacrent des kangourous. Ce film est néanmoins beaucoup trop long et trop répétitif, une demi heure de moins et un rythme plus soutenu lui auraient donné davantage de force.
pierrre s.

569 abonnés 3 446 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 février 2018
Une drôle d'atmosphère se dégage de road-movie. A la fois sympathique et chaleureuse ( les gens sont tout de même très accueillants) mais aussi sale et inquiétante. De beuveries en parties de chasse, la descente aux enfers de notre gentil instit faire peur à voir.
Philippe G.
Philippe G.

131 abonnés 509 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 octobre 2017
Attention chef d'oeuvre. Une histoire d'une simplicité touchant l'épure, qui en fait debouche, sans aucun effets spéciaux, sur un film fantastique. Le héros désincarné va devenir le prisonnier progressif de son angoisse face à la vie, qui est par essence un combat. Et pour ne plus affronter celle-ci, ce qui est l'enjeu précisément de la condition humaine, il se perdra. Magnifique !
this is my movies

830 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2017
Film incroyable et presque unique en son genre, cet OFNI est dû à T. Kotcheff, futur réal de "Rambo" !! Le périple d'un homme désabusé qui se retrouve dans une petite ville de l'Outback australien et qui va vivre une aventure introspective troublante. Une plongée au coeur de lui-même, un voyage au bout de son propre enfer. Porté par des acteurs judicieux, parcouru de scènes de beuverie hallucinantes, le film est un cauchemar éveillé moite, sale et dérangeant. Certaines séquences sont dérangeantes, d'autres perturbantes, d'autres presque insoutenables, la tension qui irrigue le film est incroyable et ça reste une représentation tétanisante et fascinante de cet arrière pays de la civilisation, celui où rien n'est comme ailleurs. Un film à découvrir absolument. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
tomPSGcinema

886 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 avril 2017
Si j'occulte certaines passages bien peu passionnants à suivre, notamment celles qui concernent les fameuses scènes de chasses des kangourous, que j'ai bien eu du mal à visionner, j'ai plutôt pris du plaisir à visionner ce long-métrage de Ted Kotcheff. L'atmosphère poisseuse et surchauffée du désert australien rend ce film bien intéressant à suivre, tout comme sa mise en scène talentueuse et la très bonne tenue de son casting, où l'on retrouve l'excellent Gary Bond et le charismatique Donald Pleasance. Je noterai aussi la présence de la jolie Sylvia Kay, mais qui s'avère malheureusement trop peu présente à l'écran. Une oeuvre de qualité mais qui possède aussi des moments assez choquants et qui est donc réservé à un public averti.
joevebulle
joevebulle

4 abonnés 538 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 avril 2017
On aurait pu appeler ça, "les vacances d'un instituteur" ou encore "vacances inoubliables", cela aurait était plus juste. Il y a tout dans ces vacances, de la générosité, de l'hospitalité, de l'entraide, du jeu, de l'amusement, de l'alcool ... bref des vacances de rêves. Pas un acte de violence (sauf pour la chasse) que du bonheur. Sauf que, trop c'est trop. On comprend que les australiens aient été frileux lors de sa sortie en salle. A voir.
chrischambers86

16 219 abonnés 13 169 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2017
Attention, les panneaux de signalisation sont là pour votre sècuritè! Ne les prenez pas pour cible! Pour beaucoup, Ted Kotcheff, c'est le rèalisateur culte du premier volet de "Rambo". Mais c'est aussi le metteur en scène de l'excellent "Wake in fright ou Outback", avec Gary Bond et Donald Pleasence! L'ègarement suicidaire d'un instituteur dans le Outback australien donne lieu à un film particulièrement glaçant des 70's, d'après le livre de Kenneth Cook! Beautè des images, hostilitè agressive, ètrangetè du sujet où le plus gros jeu de pile ou face d'Australie fascine (chacun sait ce qui lui revient et l'empoche), interprètation saisissante de Bond (aux faux airs de Peter O'Toole) et Pleasence (mèdecin et clochard par tempèrament...et aussi alcoolique), bière coulant à flots, tous les ingrèdients de la rèussite sont au rendez-vous, y compris l'extraordinaire chasse aux kangourous qui vous prend les tripes par sa cruautè! Le film n'a pas eu le succès qu'il mèritait mais jouit aujourd'hui d'un second souffle grâce au Festival de Cannes et à une ressortie dans les salles obscures! Tous les diables sont fiers de l'enfer! Du coup, les nerfs du spectateur sont mis à rude èpreuve tant la descente aux enfer de ce jeune instituteur remue! Quelqu'un a dit que Yabba n'est pas ce qu'il y a de meilleur au monde ? Ça ressemble plutôt ici à l'enfer...
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

187 abonnés 2 665 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 janvier 2017
Un film qui traite habilement des méfaits de l'alcool en milieu rural et ses conséquences sur la vie des kangourous.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

146 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 janvier 2017
Quelque part entre Le salaire de la peur, Mad Max et Un jour sans fin, Réveil dans la terreur (Wake in fright) nous offre à suivre la virée d'un instituteur dans une petite ville australienne dans laquelle il ne devait que passer, mais que le destin l'empêchera de quitter. Entre documentaire, œuvre cauchemardesque et comédie noire, ce film à l'atmosphère caniculaire nous plonge au cœur d'une Australie profonde où la bière est une religion et la chasse au kangourou se pratique à la voiture-bélier. Étrange, fascinant et très alcoolisé.
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