Wake in Fright
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Ricco92
Ricco92

292 abonnés 2 346 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2026
Pour la grande majorité des cinéphiles, le nom de Ted Kotcheff est associé systématiquement au premier Rambo. Pourtant, il faut noter que ce cinéaste, paradoxalement canadien, est également celui qui a lancé, avec Nicolas Roeg et sa Randonnée (Walkabout, 1971), la Nouvelle Vague australienne avec Réveil dans la terreur (Wake in Fright). Ainsi, il ne faut pas être surpris si on peut penser par moments au Mad Max de George Miller avec cette plongée dans la folie se situant dans l’outback australien. Il est effectivement clair que Ted Kotcheff ne prend pas de gants dans sa description des habitants du fin fond de l’Australie et en livre une critique acerbe ne nous donnant pas spécialement envie de les rencontrer. On se retrouve ainsi dans une ambiance étrange où les femmes se font rares et où cette absence est compensée par un machisme exacerbé marqué par une présence constante de l’alcool. Cette dernière, associée à la chaleur oppressante des lieux, entraine une plongée inéluctable dans une forme de folie (on peut même penser par moments qu’il influença Tobe Hooper pour son Massacre à la tronçonneuse quatre ans plus tard) spoiler: qui trouve son apogée avec sa séquence de chasse aux kangourous effrayante de réalisme (Kotcheff filmant simplement une véritable chasse aux kangourous faite par des personnes faisant cela tous les soirs). On peut d’ailleurs noter que si cette séquence est éprouvante à voir, elle a mis en lumière ces chasses et a entrainé des lois pour les réguler
. Ainsi, si Réveil dans la terreur n’est pas obligatoirement une œuvre très agréable à suivre, ce long-métrage est clairement une expérience qui bouscule son spectateur et ne le laisse pas indemne à sa sortie.
Pascal
Pascal

269 abonnés 2 520 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 août 2026
Ressortie en salles de cet opus que l'on croyait perdu ( présenté à Cannes en 1971 ) du cinéaste canadien Ted kotcheff réalisateur de " Rambo ".

En suivant l'itinéraire d'un intello paumé dans le bush australien, Kotcheff égratigne le vernis civilisationnel en montrant à quel vitesse un homme perd ses repères et retrouve ses comportements archaïques.

Le thème de la masculinité toxique traverse intégralement le scénario qui finalement procède par glissements plus que par événements marquants qui relancerait l'intrigue.

Très bien filmé et photographié, il manque peut-être un peu plus de ressorts à ce regard anthropologique , qui n' est pas sans faire penser à " Sa majesté des mouches " de Peter Brook, adaptation du roman du prix Nobel de littérature William Golding. Étouffant !

Vu au Ecoles 21
Cinememories

604 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2026
Wake in Fright est devenu un mythe, un film que plus personne ne pouvait voir, mais dont tout le monde continuait de parler. Présenté au Festival de Cannes en 1971, il y secoue les esprits avant de disparaître de la circulation pendant 40 ans, puis de s’imposer, à son retour, comme l’acte fondateur du renouveau du cinéma australien. 55 ans après, l’invitation à boire tient toujours, aussi amicale que menaçante. On peut la refuser une fois. Pas deux.

"John Grant (Gary Bond, formidable en équilibriste du naufrage) est un enseignant cultivé qui ne rêve que d’une plage et de sa fiancée à Sydney. Un mirage si flou qu’on ne le voit uniquement comme un flash publicitaire échappé de sa propre mémoire. Ulysse avait sa ruse pour traverser les épreuves sans y laisser son âme, mais Grant, lui, n’a que sa condescendance de citadin, qui fond plus vite que son costume sous le soleil de la Yabba. Car c’est bien là le trait de génie du film : faire de la déchéance un vêtement. La chemise blanche, impeccable au premier plan, se salit, se trempe, se confond peu à peu avec les ocres du décor jusqu’à ce qu’il n’existe plus aucun signe visuel distinguant l’instituteur des hommes qu’il méprisait."

"Reste « the Yabba », ville-purgatoire où l’on ne meurt jamais tout à fait, mais où l’on ne vit plus vraiment non plus. Sa loi tacite tient en une phrase, répétée comme un glas jovial tout au long du film : « vous prendrez bien un verre avec moi ? ». Refuser n’est pas une option, c’est une offense. Ici, on ne boit pas pour noyer sa soif, mais pour se mettre en bière avant l’heure. Et la Yabba a l’humour funèbre et la tournée généreuse. Dans ce troupeau, Donald Pleasence campe un Doc Tydon inoubliable. Il s’agit moins d’un homme qu’un miroir noir, philosophe déchu qui a déjà parcouru, avant Grant, tout le chemin qui mène à soi-même et qui en a tiré, non pas un remords, mais une doctrine."

"On pense forcément aux Chiens de paille, sortis la même année, mais Kotcheff se passe de bourreau désigné. Dans son film adapté du roman de Kenneth Cook, le mal n’a pas de visage, il est distribué dans l’air, dans la poussière et dans la lumière aveuglante du soleil. Délivrance, sorti l’année suivante, partage ce même vertige d’une civilisation qui se découvre bestiale, mais y ajoute un climax, une rupture fondatrice. Chez Kotcheff, la violence n’explose jamais, elle infuse, verre après verre, en routine aussi banale que mortelle. Et quand le plan d’ouverture revient, identique, tout à la fin, la boucle se referme comme un piège à ressort. Ce n’est pas un enfer dont on ressort changé, c’est une spirale qui digère et recrache ses proies au même endroit. On comprend, dès lors, pourquoi Peter Weir et Fred Schepisi sont venus dire à Kotcheff que son film avait montré la voie à tout un cinéma."

"Wake in Fright ne cherche pas à plaire ; il cherche à convaincre, et n’a jamais eu besoin, pour cela, de nous laisser respirer. C’est ce qui fait la réussite de cet objet de fascination que les cinéphiles pourraont découvrir dans sa version restaurée la plus brutale et authentique. Bienvenue à la Yabba. Vous n’êtes pas obligés d’y boire un verre. Mais vous n’avez pas vraiment le choix."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Shawn Atreides
Shawn Atreides

37 abonnés 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 août 2026
Wake in Fright est un voyage sans concession et éprouvant, narrant l'inextricable déchéance de John Grant, jeune professeur consumé par la force destructrice de l'outback australien.

Dès son ouverture, chaque situation nourrit une fuite en avant dans un chahut de poussière, distorsions thermiques, d'alcools et autres fluides organiques.

Derrière cette expérience dionysiaque se nichent des thématiques bien plus intimes quant à l'ambiguïté sexuelle, aux instincts non réfrénés et à la nature primitive des protagonistes.

Une boucle inéluctable et cynique absolue.
capirex
capirex

199 abonnés 849 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 août 2026
Le réalisateur Ted Kotcheff , Rambo en 1982 , réalise là un film à l'ambiance bien malsaine avec des passages relativement dérangeant comme ces scènes réelles de massacre de kangourous ( de vraies images filmé durant de véritables sessions de chasse ) . C'est une plongée cauchemardesque dans les bas-fonds de la Nature Humaine et renvoie l’Homme , par l’intermédiaire de John , à sa véritable nature : un être méprisable et rempli de haine .
Max Rss
Max Rss

260 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2024
Je m'y revois comme si c'était hier : il y a un peu plus de 20 ans, un pote qui possédait la cassette, laquelle portait le nom de "Savanne" me l'avait prêtée. J'avais été littéralement terrifié par ce que j'avais vu. Parce que "Wake in fright" n'est pas un film purement provocateur et qui n'a que pour dessein d'être scandaleux. On n'est pas dans l'esprit de quelque chose comme "Pink flamingos", par exemple. Ça va beaucoup plus loin que ça. C'est une descente aux Enfers. Un véritable cauchemar éveillé. Un film qui, plus il va défiler, plus il va vous plonger malgré nous dans les tréfonds de la dégueulasserie humaine. Surtout que, pour ne rien arranger, tous les personnages du film s'y complaisent. Ivresse poussée à l'extrême, jeu, violence, dérives sexuelles, tout y passe. Sans oublier cette chasse aux kangourous, d'abord en plein jour, puis à la lumière des phares d'une cruauté telle qu'elle vous mettra automatiquement mal à l'aise. Un seul film m'a autant poussé dans mes retranchements, un seul : il s'appelait "Cannibal holocaust". Le truc est tellement radical (et hélas si réaliste sur la nature humaine) qu'il n'y aura que deux solutions : ou vous détesterez ou vous aimerez. Que ce soit dans un cas comme dans l'autre, préparez-vous à vous faire secouer.
Nice Stage
Nice Stage

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1,0
Publiée le 28 avril 2024
Qu’ils aillent se faire enc avec leur film de merd, j’étais pas ok pour voir de la merd et du sang de kangourou en visionnant ce film, c’est contre là volonté du spectateur qui veut se détendre , pas voir un carnage réel et être traumatisé
Donc qu’il aille se culer sa race
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 910 abonnés 8 280 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 décembre 2023
Un jeune instituteur fait escale à Bundanyabba, dans une petite ville minière au fin fond de l’outback, avant de partir en vacances à Sydney. Le soir, il joue son argent, se saoule et va finalement y rester plus d’une nuit…

Malgré sa présentation en Cannes en 1974 et une distribution en VHS sous le titre de “Savane”, le méconnu film de Ted Kotcheff (Rambo - 1982) a bien failli rester oublié à tout jamais puisque le négatif du film était tout bonnement introuvable, jusqu’à sa découverte fortuite aux États-Unis aux débuts des années 2000. Après une restauration et une remasterisation minutieuse, le film a enfin pu bénéficier d’une exploitation digne de ce nom au début de l’année 2010.

Que ce soit son titre d’origine “Wake in Fright” ou son autre titre francophone “Réveil dans la terreur”, il résume parfaitement bien ce qu’est le film mais à aucun moment, vous ne vous attendrez à vivre une telle expérience. Le réalisateur canadien nous fait découvrir l’outback comme vous ne l’avez jamais vu (et croyez moi, vous ne souhaiteriez pas y poser vos valises). Un drame social à la fois brutal et nihiliste, une sorte de voyage au bout de l’enfer éthylique dans la chaleur écrasante de l’outback australien. Une immersion au coeur de la brutalité virile où l’alcool coule à flot, bestial et sans concession (la scène de chasse aux kangourous y est particulièrement malaisante), on subit aux côtés du héros, son voyage initiatique sous la forme d’un cauchemar éveillé.

Les femmes se font rares dans cette bourgade minière et les hommes tuent le temps à boire et à jouer aux jeux d’argent. Petit à petit, la frontière avec la réalité s’estompe pour laisser place à l’horreur, à la détresse et à la déchéance humaine. Sorte d’étude sociologique enivrée et diabolique qui ne devrait pas vous laisser indifférents.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
Roub E.

1 325 abonnés 5 425 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2023
Un instituteur censé partir en vacances à Sidney passe une nuit dans une ville minière et va s y perdre. Wake In Fright est un cauchemar brûlant et moite sur un homme qui s’égare et se détruit au contact d’autres. C’est surtout un film d’ambiance malsaine qui dégagerait presque une odeur désagréable avec ses interminables scènes de beuveries, sa chaleur étouffante qui fait perdre la tête. A déconseiller tout même aux personnes sensibles à cause d’une très dérangeante scène de chasse aux kangourous. Mais cela reste un film impressionnant sur la rapidité ou une personne peut basculer dans la déchéance et l abject.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 20 avril 2023
« L’enfer, c’est les autres » selon Jean-Paul Sartre.
Je crois que notre anti-héros John (Gary Bond ) ne me contredira pas, lui, invité à boire bière sur bière parfois contraint, souvent consentant. En tout cas, boire pour ne pas vexer, boire pour appartenir à une bande.
Instituteur de son état, John se révèle influençable, faible de mentalité et fragilisé par la perte de son argent au jeu.

Je m’attendais à un film d’horreur.
J’attendais le moment où le film démarrerait réellement puis je me suis aperçu que les pérégrinations éthyliques de John constituaient à elles seules l’horreur.
L’horreur de se laisser entraîner par des types qui l’obligent à boire ; l’horreur de ces bouseux d’hommes qui ne conçoivent la fête ou les relations qu’autour d’une multitude de canettes de bière ; l’horreur de se confronter à sa propre déchéance morale, mentale, physique ; l’horreur de participer à une chasse barbare de kangourous.
A ce sujet, l’abattage réel des kangourous par un chasseur professionnel me renvoie au western « La Dernière Chasse » où un représentant de l’Etat était désigné pour tuer 50 bisons, rendant le film plus crédible !
Un bon film au passage.
En ce qui me concerne, le clou de l’horreur est le massacre réel des kangourous. Eprouvant d’autant que ça traîne un peu trop.
Eprouvé aussi devant tant d’ingurgitation de bière !

Bref, Ted Kottchef réalise un film assez surprenant, presque hallucinant avec de beaux paysages comme je les aime, les déserts, étendues de terres arides écrasées de soleil. Cependant, j’ai décroché à partir du moment où j’avais compris que John était embarqué dans une spirale sans fin de beuverie ; le récit tournait assez vite en rond, comme à l’image de son personnage qui n’a pas cessé de tourner en rond, autour de lui-même, autour de ses compagnons d’alcool.
Et enfin, croyant fuir, n’est-il pas revenu à son point de fuite : Bundanyabba ?!
ericAparis
ericAparis

25 abonnés 212 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mai 2021
Un conseil, soyez bien réveillé pour regarder ce film ! Autrement, l'ennui va vous gagner très rapidement et l'endormissement.
Pour ma part, j'ai abandonné le film peu avant la fin, lorsque de la scène horrible spoiler: de massacre des kangourous
.
Le personnage principal du film n'est pas crédible et n'a aucun charisme.
Le seul intérêt de ce film est, selon moi, de nous plonger dans l'Australie profonde du début des années 70, mais malheureusement le scénario met plus d'une heure à se développer et on doit subir de nombreuses scènes trop longues et inutiles.
A ne surtout pas comparer avec le chef-d'œuvre qu'est "Délivrance", comme je le lis ici ou là !
SerialBob
SerialBob

1 abonné 23 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2021
Du réalisateur canadien Ted Kotcheff, le film le plus connu est le premier « Rambo » (1982), de loin, le plus réussi de la longue série.

Dix ans plus tôt, Kotcheff avait tourné en Australie, cet étonnant « Wake in fright ». Pourquoi ce « réveil dans la terreur » ? Parce que, lors d'une très longue nuit de cuite carabinée, le personnage principal découvre ses pulsions primitives sous le vernis de l’éducation et ne se souvient plus exactement de ce qu'il a a fait et que cela pourrait être le pire.

C’est l’histoire d’un type qui fait du sur place, mais, qui, finalement va découvrir, en lui, des choses qu’il ne soupçonnait pas. Le film débute par un panoramique prémonitoire sur notre « héro » (un jeune instituteur propre sur lui) et son école, totalement isolée dans le désert australien. Pour les fêtes de noël, cet urbain se réjouit de quitter ce boulot qu’il déteste manifestement, pour rejoindre Sydney. Pourtant, malgré ses efforts, tel Sisyphe, il ne quittera pas l’arrière-pays australien. Il va y être retenu par son manque de volonté et le comportement des habitants.

Dans les années 70, les films sur les « rednecks » sont nombreux, souvent décrits comme d’effrayants et violents pervers (« Massacre à la tronçonneuse » de Tobe Hooper, « Délivrance » de John Boorman). Rien de tel ici, si certains des habitants de l’outback peuvent être dangereux, c’est pour une raison beaucoup plus originale : l’hospitalité toxique.

En effet, si vous êtes blanc et dans le besoin, ils vous aideront chaleureusement, vous offriront le gîte et le couvert, mais vous devrez les accompagner dans des beuveries dantesques. L’alcool à outrance et les dérives qui s’ensuivent semblent être, dans cette région, le seul divertissement disponible, une véritable culture.

Kotcheff pose un regard d’ethnologue sur l’outback et ses ses petites villes minières poussiéreuses, écrasées de chaleur (partout de la sueur). La gent féminine y est sous représentée : la seule jeune femme jeune vue dans le film est une nymphomane… interprétée par la compagne du cinéaste. Les distractions y sont bien particulières ; parties de pile ou face assorties de paris, alcool bien sûr, bagarres, chasse aux kangourous comme exutoire à l’ennui et à la frustration. Le cinéaste tourne, évidemment, en décors réels et mêle ses acteurs professionnels (Gary Bond l’instituteur, Donald Pleasance dans une ahurissante composition de médecin quasi clochard, alcoolique terminal, dégénéré, très conscient de lui-même) avec des personnes recrutées sur place. Cela se voit, se ressent…

À la fin du film, notre instituteur revient, changé, dans son école (après un séjour à l’hôpital tout de même). Il est allé au bout de lui même, du dégoût de soi et de la déchéance (ah, pour dessoûler, le petit-déjeuner à la viande hachée de kangourous dans un taudis). Il dit, pourtant, que ce furent les meilleures vacances de sa vie. Il n’est pas sûr qu’il soit ironique… Ici, la fascination n’est jamais loin du dégoût...

Ajoutons que ce film est typique du cinéma occidental de cette période si particulière allant de la fin des années 60 au début des années 70 où, en réaction au cinéma plus corseté des années 50 (mais non dénué de qualités), tout semblait possible. Si vous allez voir, aujourd’hui, en nos temps politiquement correct, un producteur en lui expliquant que vous souhaitez réaliser un film dont le point d’orgue est une cuite géante suivi d’un massacre gratuit et nocturne de kangourous à la voiture bélier, au fusil de chasse et au couteau, il serait étonnant que vous reveniez avec des fonds.

« Wake in fright » fût, ai-je lu, en partie financé par le gouvernement australien, on pouvait pourtant rêver mieux en terme de promotion touristique...

Ce film inconfortable et malaisant vous offrira une expérience immersive unique. Il est formellement déconseillé aux amateurs de la série « Skippy le kangourou ».
Hotinhere

806 abonnés 5 526 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2020
Un instituteur fait escale dans une ville sinistre de l'arrière-pays australien. Un film fou, aussi choquant que terrifiant, à l'atmosphère suffocante et poisseuse, à la réal sublime et à l'interprétation remarquable.
Catherine C.
Catherine C.

13 abonnés 242 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 novembre 2020
Au regard des critiques élogieuses, je pense ne pas avoir vu le même film. Beuveries du début à la fin, rires bêtes du début à la fin, scène abjecte de tuerie et boucherie des kangourous
SICK
SICK

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juin 2020
Ted Kotcheff est principalement connu pour son grandiose "First Blood" mais il ne faut surtout pas oublier son premier film et chef d'oeuvre "Wake in Fright", sorti en 1971. Une épopée initiatique malsaine au travers de la chaleur accablante du désert de l'Australie et la saleté suintante d'une peau ravagée par une humidité poisseuse constante. Un appel à l'alcoolisme et ses vices dans la plus grande déchéance d'une descente aux enfers d'un personnage citadin éduqué et faible, influencé par des péquenauds primitifs alcooliques, débauchés et sans scrupule. "Wake in Fright" raconte l'histoire d'un instituteur qui, à la fin de l'année scolaire, part vers Sydney pour passer ses vacances chez sa petite amie. À la moitié du trajet, il fait escale dans un petit village reculé pour y passer la nuit et fera la rencontre du shérif qui le guidera dans le style de vie des paysans et leurs vices. Son premier vice sera de parier sur un jeu archaïque qui lui permettra de gagner beaucoup d'argent avant de tout perdre dans la même nuit. N'ayant plus un sou, il obtiendra l'hospitalité de quelques hommes du village et y restera plus longtemps que prévu. À partir de ce moment, son style de vie rangé et civilisé sera remplacé progressivement vers une vie de beuverie, débauche et violence qui le mènera au côté sombre de son âme. Le film a fait scandale à l'époque en Australie et a été banni moralement par ses habitants, principalement pour deux scènes de chasse aux kangourous particulièrement violentes et qui se sont réellement passées. Contrairement à ce que certains peuvent penser, ces scènes extrêmement dérangeantes ne sont pas inutiles au récit, mais alimentent plutôt l'état d'esprit dans lequel le personnage principal évolue. Sa décadence dans un monde qui ne possède aucune règle, moralité ou jugement et il se perdra rapidement dans ce trou sans fond d'une noirceur totale. "Wake in Fright" nous rappelle sans cesse la facilité d'un homme d'être perverti par le vice dû à la dualité de la race humaine entre le bien et le mal. Un film qui nous enveloppe continuellement de malaises et d'une ambiance lourde et désagréable mais, réussissant à nous transmettre une beauté cinématographique rarement égalée. Une petite merveille obscure des années '70 qu'il faut absolument découvrir malgré sa noirceur et son côté perturbant, additionné par une performance magistrale de Donald Pleasence. 5/5
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