Wake in Fright
Note moyenne
3,9
536 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

61 critiques spectateurs

5
8 critiques
4
28 critiques
3
17 critiques
2
3 critiques
1
3 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
 Kurosawa

677 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 novembre 2016
Provocateur et film à scandale, "Wake in Fright" n'est finalement pas déroutant pour un sou. Ce ne sont pas les quelques ivrognes désabusés qui se mettent sur la gueule et les coups de fusil lors d'une interminable chasse aux kangourous qui vont me faire sortir de ma torpeur, légitime au vu de ce que le film propose, c'est-à-dire pas grand chose. On peut toujours, pour sa défense, louer une photographie qui rend bien compte de l'univers poisseux représenté, sorte d'enfer sur Terre duquel on ne pourrait échapper, et la présence charismatique de Gary Bond en instituteur très influençable. Mais ce qui ressort de l'ensemble, c'est un maigre propos sur la violence en Australie, expédié en une demi-heure et rabâché durant l'heure qui suit dans des scènes toutes aussi inintéressantes les unes que les autres. Le film souffre donc d'une écriture indigente, qui tente d'être palliée par une mise en scène souvent maladroite, notamment dans un montage qui parodie une certaine idée du psychédélisme plus qu'il ne l'incarne vraiment. En somme, il n'y a rien à voir sous le soleil plombant de Yabba.
BigDino
BigDino

10 abonnés 473 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 novembre 2016
Le réalisateur de Rambo signe ici un grand film, qui a relancé le cinéma australien, avec des images de chasse aux kangourous à glacer le sang.Sous ses dehors de série B, Wake in fright est en fait un grand film existentialiste, à l'atmosphère qui ne laissera personne indifférent. La note est autant pour la qualité du film que pour l'importance qu'il a eu.
weihnachtsmann

1 635 abonnés 5 772 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 novembre 2016
Film assez soporifique qui s’éternise franchement dans sa première heure… Cet homme que tout le monde semble aimer et qui traine sans but dans cet endroit sordide où tout le monde semble s’amuser… Et puis vient cette dernière partie sauvage et dégradante de l’homme vaniteux qui se croit être vivant en détruisant les êtres inférieurs par la violence et la mort.
Film crasseux et assez répugnant.
Agnès L.
Agnès L.

7 abonnés 72 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 novembre 2016
L'idée de départ était bonne (un jeune homme influençable qui se laisse entraîner par des personnages tous plus bizarres les uns que les autres) mais le film est une déception totale. Les différentes scènes sont longues et laborieuses, on est sensé avoir peur mais non. On est surtout dégoûté (en particulier par cette scène de chasse horrible)!
Les Australiens ont mal accueilli le film et on les comprend, cela les montre sous un mauvais jour. Le film a été retrouvé dans une grange avec marqué dessus "À détruire", c'est dire!
The Claw
The Claw

76 abonnés 727 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 octobre 2016
Bon, c'est l'histoire d'un type qui arrive dans une ville du nom de Yabba. Il rencontre un policier dans une fête, qui lui offre une bière, puis 2, puis 3, puis il l'invite au resto manger un steak, mais tout d'abord, un apéritif : une bière. Plus tard, il rencontrera d'autres personnes qui lui offriront des bières. Ce film est une sorte d'ode à la bière finalement. Puis les mésaventures qu'il va vivre sont assez dérangeantes, consternantes, affligeantes et écoeurantes (je pense notamment aux scènes avec les animaux : si Brigitte Bardot n'a pas porté plainte contre ce film, elle n'aura porté plainte contre aucun film!). J'ai quand même bien aimé les 5 ou 10 dernières minutes du film : une fin intelligente on va dire. Mais avant ça, j'ai quand même subi 1h30 de purge...
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

109 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2016
Si Ted Kotcheff est avant tout connu pour avoir réalisé en 1982 le premier Rambo, il n’en demeure pas moins que Wake in fright, tourné onze ans plus tôt, est une véritable découverte. Dans ce film, le réalisateur canadien dresse un portrait peu flatteur des habitants de l’outback australien, ce qui valut au film un accueil plutôt froid en Australie. Les autochtones, réorganisés en société ultra-machiste, s’abandonnent aux beuveries, aux jeux de hasard (excellentes scènes du tripot) et à la chasse aux kangourous durant laquelle ils peuvent exprimer leur violence primale. Nous pouvons regretter ici une scène quelque peu appuyée d’une réelle chasse nocturne aux kangourous.
Ce film au scénario original se révèle être une sorte d’infernal road trip initiatique d’une moiteur quasi palpable… entre bières et sueurs. Un parcours durant lequel, John, le protagoniste principal « nouveau à Yabba », s’enfonce progressivement avec les spectateurs dans un univers poisseux, sordide et violent. Un film d’hommes (la présence féminine est quasi accessoire) aussi sec et aride que le poussiéreux désert australien. L’atmosphère est rendue palpable par l’interprétation habitée des acteurs et notamment de Donald Pleasence au jeu troublant qui contribue grandement à l’atmosphère de malaise qui baigne le film de bout en bout.
rogerwaters
rogerwaters

170 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 juillet 2016
Devenu un film culte avec le temps, Wake in Fright mérite amplement sa réputation d’œuvre choc. Même s’il ne se passe quasiment rien, le long-métrage provoque à tous les coups une forte répulsion, donnant vraiment le sentiment de se retrouver en enfer. Si le début donne le sentiment de se placer dans une optique purement documentaire sur un outback dévoilé dans toute sa laideur, le film s’oriente peu à peu vers une dimension fantastique renforcée par la structure en boucle du script. Finalement, cette description d’un week-end de débauche n’est rien d’autre qu’une plongée au cœur des instincts les plus vils d’un homme civilisé qui donne libre cours à ses plus bas penchants au contact des autochtones. Loin de juger les gens du cru, Ted Kotcheff démontre que chacun d’entre nous peut se laisser entraîner vers la bassesse. Pour cela, il signe un nombre conséquent de scènes traumatisantes dont la chasse aux kangourous constitue le point fort. La réalisation est superbe, dynamique et portée par une photo magnifique. Une grande découverte donc, que tout cinéphile se doit de posséder en blu-ray, d’autant que la copie proposée dans le commerce est superbe.
dagrey1
dagrey1

108 abonnés 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2016
John Grant, un jeune instituteur, fait escale dans une petite ville minière de "Bundayabba" avant de partir en vacances à Sydney rejoindre sa petite amie. Le soir, il joue son argent et se soûle. Ce qui devait être l'affaire d'une nuit s'étend sur plusieurs jours.L'intéressée rencontre les autochtones, boit plus de bière et de whisky qu'il ne faudrait et part à la chasse aux kangourous...Le jeune instituteur en poste bien malgré lui dans l'Outback, en route pour Sydney, n'a effectivement aucune idée de ce qui l'attend.

"Wake in fright" (réveil dans la terreur) est un film de 1971 tourné par le réalisateur canadien Ted Kotcheff (le réalisateur de Rambo). Nick cave écrivait à propos de ce long métrage qu'il s'agissait du "film le plus terrifiant réalisé sur l'Australie". Il est juste que ce film est un long cauchemar et à plus d'un titre.

En témoigne notamment le long plan circulaire du désert de l'Outback et de la minuscule gare ferroviaire filmé au tout début en en toute fin de film.

Ce qui est terrifiant dans ce métrage est le coté extrêmement réaliste du propos et des personnages. John Grant se retrouve confronté à des "rednecks australiens"et à la violence ordinaire. Indépendamment de son impossibilité physique de quitter les lieux, le déroulement du script démontre clairement que le personnage principal peut difficilement échapper à son destin, tel le mythe de Sisyphe, il remonte son rocher sur la montagne qui redescend invariablement chaque jour.

Pour les amis des animaux qui, comme moi, auraient été choqués par les images de chasse des kangourous, il s'agit d'images réelles tournées par Ted Kotcheff en aparté avec des chasseurs.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 décembre 2015
Pour moi un chef d’œuvre, j'ai tout aimé, adoré du grand cinoche sans explosion.
C'est complètement dingue et pourtant si proche de ce qu'il peut nous arriver à tous, un film d'homme !!
Gabith_Whyborn
Gabith_Whyborn

46 abonnés 842 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 août 2015
Un film qui commence doucement, tranquillement pour finir en une véritable descente aux enfers. J'ai bien aimé à l'exception de la scène du massacre des kangourous qui était limite insoutenable.
OCollus
OCollus

67 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 juillet 2015
Quel road-movie particulier ! On reste sans mot. Une escalade dans l'univers des rednecks australiens où un plutôt bel homme cultivé se retrouve plongé petit à petit dans une violence bestiale et un univers chaotique, le tout, à grandes rasades de bière.
Au plus profond des méandres de la stupidité humaine, ce cauchemar nous rappel t-il que l'homme reste faible et que seule la barbarie lui permettrait d'exister en ce bas monde ? Un condensé de la "genèse" en à peine 2 heures. Bluffant !
soniadidierkmurgia

1 454 abonnés 4 360 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juillet 2015
Ted Kotcheff c'est "Rambo" mais aussi "Wake in fright" dont la ressortie en DVD au courant de l'été 2015 permet de découvrir une autre facette du talent du réalisateur canadien dont l'éclectisme n'a jamais connu un réel succès public hormis le film séminal de la fameuse saga Rambo en 1982. Le scénario d'Evan Jones, poète anglo-jamaïcain d'abord prévu pour Joseph Losey finit par atterrir dans les mains de Ted Kotcheff qui à bientôt quarante ans végète un peu. Il accepte le projet qui sera financé en partie par le gouvernement australien soucieux de développer son industrie cinématographique, les Peter Weir et George Miller n'ayant pas encore éclos. Sa condition étant de s'imprégner de la culture de l'Outback, jugée indispensable pour rendre pleinement l'ambiance du roman de Kenneth Cook sorti en 1961, il séjourne pendant trois mois à Broken Hill qui deviendra Bundanyabba pour le film. C'est un véritable cauchemar éveillé qui nous est proposé avec le voyage initiatique de ce jeune instituteur du hameau très reculé de Timboonda faisant étape à Bundanyabba avant de se rendre en vacances à Sidney où l'attend sa petite amie. Chacun a pu connaître dans sa jeunesse, ces soirées alcoolisées où l'on découvre une part de soi-même en suivant des plus âgés ou plus délurés que soi. John Grant (Gary Bond), jeune intellectuel un peu suffisant et dédaigneux va aller sauvagement à la rencontre de sa face cachée lors de ces vacances qui s'éternisent dans ce trou perdu du désert australien écrasé par la chaleur où les seules distractions hormis celle de boire sont le jeu de pile ou face pratiqué de façon frénétique par des parieurs enfiévrés, la chasse au kangourou sanguinaire à la lumière des phares où les bagarres entre mâles qui tiennent lieu de seuls contacts physiques dans ce bled qui semble déserté par les femmes (une femme pour trois hommes selon les statistiques récoltées à l'époque par Kotcheff sur place). Le propos n'est certes pas folichon et même plutôt glauque, mais Kotcheff qui filme au plus près des visages s'y prend comme un as pour faire exsuder des corps en sueur et avinés toute la détresse qui s'empare de ces hommes comme prisonniers d'une immensité qui leur rappelle encore plus cruellement la petitesse de nos vies humaines. Il est aidé en cela par quatre acteurs formidables (Donald Pleasance, Gary Bond, Chips Rafferty et Sylvia Kay la compagne de Kotcheff) eux aussi sans doute saisis par l'atmosphère si spécifique de l'endroit. Chacun d'entre nous a une face sombre qu'il n'est peut-être pas obligatoire de réveiller. spoiler: John Grant va se trouver brutalement confronté à celle-ci lorsqu'il se retrouvera juché sur le toit du 4x4 lancé à vive allure dans le bush à la recherche de pauvres kangourous pour les tirer comme à la foire.
Dur constat pour celui qui quelques heures plus tôt se moquait des mœurs frustres des habitants de Bundanyabba. On ne ressort jamais indemne d'un tel choc, pour le meilleur comme pour le pire. Kotcheff choisissant une fin ouverte, ne répond pas à la question. Quant au spectateur il ressort presque aussi lessivé de ce voyage au tréfonds de la détresse humaine. La preuve est faite désormais que la redoutable efficacité du premier "Rambo" n'était pas le fruit du hasard.
Kloden
Kloden

149 abonnés 997 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juillet 2015
Il est singulier, pour cette descente aux enfers, que Ted Kotcheff ait titré son film Réveil dans la terreur. Comme si, bien sûr, la vie morne et sans relief de cet instituteur n'était qu'un rêve, dont il suffisait seulement d'ouvrir les yeux pour s'extirper droit vers un réel qui s'avère être un cloaque, un lieu de déliquescence pur et simple. Certes, Kotcheff donne bien quelques raisons au naufrage de son personnage - ses pertes au jeu, notamment, mais tout ceci ne sonne que comme un vague prétexte à peine convaincu pour amorcer ce qui était en fait purement inévitable. Lieu perdu, presque damné, le bled où échoue l'instituteur est comme un petit enfer terrestre, celui qui accueille les hommes perdus, privés de toute volonté et de tout élan vital. Tous y semblent happés, les rustres comme les gens cultivés, les seconds n'ayant pour avantage que de constater leur condition de naufragés et de goûter à l'amertume qui l'accompagne. Mais comme les autres, ils sont rappelés à leur trivialité, leurs instincts primaires, dans une fuite éperdue qui prend l'alcool pour appui. De Wake in Fright finit par émerger un brûlant désespoir, dont le seul échappatoire parait être la mort spoiler: choisie par le personnage
. Car si celle-ci échoue, le récit curieusement construit en une boucle parait lourdement signifier que l'inévitable reprendra rapidement le dessus. Si Wake in Fright peut terrifier, en dehors de la scène de chasse au Kangourou (scène réelle, tournée avec des professionnels licenciés mais qui ne manque pas de dégoûter profondément), c'est surtout parce qu'il conjugue au nécessaire ce qu'on voudrait à tout prix éviter ; un gouffre, un vide, l'image d'une vie construite comme un trou noir. Osé et extrêmement prégnant.
Loïck G.

397 abonnés 1 840 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2015
« J’en ai marre de cette hospitalité agressive » se défend le héros qui ne voit pas encore vers quoi le conduit ces gens si accueillants dans une ville qui n’était pour lui qu’une étape, avant de prendre son avion pour Sydney. Perdu depuis 1971, ce film revient en dvd et le temps ne l’a pas trop abîmé. Le récit de Ted Kotcheff inspiré de l’œuvre de Kenneth Cook, est toujours d’une nature contemporaine, et d’une sauvagerie très primaire. Ca sent la graisse et la sueur, la saleté et la viande avariée dans cet environnement sous canicule permanente. Une bière appelle une bière et les bagarres sans mal sont monnaie courante. C’est justement là, dans un jeu à pile ou face, dans un tripot clandestin, que le héros va se brûler les ailes. Un enchaînement de circonstances et de situations l’entraîne dans une descente aux enfers, couronnée par une chasse aux kangourous, qui s’apparente à un véritable massacre. La cruauté augmente au fil de la nuit, de la bière et du whisky. L’évocation de la débauche la plus totale incarnée par la fabuleuse interprétation de Donald Pleasence, toubib dégénéré, mais clochard céleste.

Avis bonus Des éclairage assez différents qui nous font découvrir le cinéma australien , à travers un film dont on apprend aussi beaucoup.
Pour en savoir plus
El G.
El G.

3 abonnés 57 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 mars 2015
Un instituteur d'un coin perdu de l'outback australien s'apprête à rallier Sydney pour fêter Noel avec sa fiancée mais son escale dans une ville minière aux habitants étrangement hospitaliers va s'éterniser bien malgré lui;il fait la connaissance ainsi d'un monde inconnu:rednecks aussies allumés et shootés au jeu de hasard, à la bière ,à la baston,à la chasse aux kangourous virant au jeu de massacre.Une oeuvre méconnue du début des 70's par un réalisateur canadien qui se fera connaitre par le premier Rambo,une ode à la biture houblonnique?(mais comment font-ils pour tenir debout avec une température avoisinant les 50 degrés?)une charge féroce des moeurs australiennes ,un trip hallucinogène ou tout simplement l'histoire d'un pauvre fonctionnaire qui voulait rentrer chez lui?Certainement le modèle des films de G.Miller(Mad Max),Hillcoat(The Proposition) et autres Michôd(The Rover).
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse