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5,0
Publiée le 4 juin 2021
Alain Delon est M. Klein un homme pendant la Seconde Guerre mondiale dans ce film réalisé en 1976 par Joseph Losey. Robert Klein est un homme qui achète des œuvres d'art à des prix très réduits à des Juifs désespérés et pour lui ce n'est qu'une affaire. Lorsqu'il reçoit un journal juif qui lui est adressé il s'inquiète qu'on ne le soupçonne d'être lui-même juif. Son enquête le mène à un autre Robert Klein qui a vécu dans des circonstances qui lui ressemblerait et dont la nouvelle adresse a été donnée comme étant celle de Klein. Il s'agit d'un film fascinant sur la façon dont en fin de compte nous devenons tous victimes de l'injustice dominante. Le symbolisme est omniprésent le Klein de Delon devient obsédé par l'autre Klein et leurs vies s'entremêlent inextricablement. Après ce film nous nous posons de nombreuses questions auxquelles il y a probablement plusieurs réponses. C'est là toute la beauté de ce film merveilleusement réalisé et interprété magnifiquement. Delon dans le rôle d'un homme arrogant et confus a rarement été aussi bon. Il est l'un des acteurs qui en partie grâce à sa longue vie a pu étendre son champ d'action au-delà de sa beauté stupéfiante et jouer des personnages intéressants et stimulants. Monsieur Klein est hautement recommandé et fait certainement honneur aux compétences de réalisateur de Joseph Losey ainsi qu'au goût et au talent d'Alain Delon...
Delon en bon français obstiné et buté, veut à tous prix savoir qui est cet homonyme juif qui se sert de lui pour échapper aux nazis. La tension est grandissante de se film lent (et pas "long"); les acteurs jouent bien; un scénario plutôt original dans le grand théâtre de la Seconde Guerre Mondiale.
L'histoire est prenante, mais... pas toujours compréhensible.... dommage. Néanmoins, l'évolution du personnage central, joué par Alain Delon, est très bien mise en scène ; de plus, l'atmosphère pesante de cette période de notre histoire est subtilement distillée (la séquence du début est notamment impressionnante) ; l'épure dans l'image et dans la bande son contribue magistralement à installer cette atmosphère oppressante. Enfin, chapeau bas à Monsieur Alain Delon pour avoir financer ce film à une époque où la France oubliait ostensiblement cette lamentable trahison nationale.
Très bon drame sur l'Occupation. Le scénario est super bien écrit même si parfois je trouve pas clair certaines situations (spoiler: monte t'il volontairement dans le train à la fin on dirait ? ). Le rythme est lent mais cela reste un bon classique français.
J'ai beaucoup aimé la composition de Delon. Il aurait mérité un césar (qui a échu à Michel Galabru pour Le juge et l'assassin). Par contre, j'ai trouvé le film brouillon. spoiler: On a du mal à envisager ce double invisible. Et on comprend ainsi mal l'obsession de M. Klein. Ce double n'est-il pas en réalité lui même qui s'était échappé de sa condition (un peu comme Edouard Norton/Brad Pitt dans Fight Club ? Le film hésite également entre la dénonciation des profiteurs de guerre et la situation kafkaïenne. Il en résulte une impression d'inachevé.
C'est important de savoir que ça peut arriver. C'est important de savoir que ça a eu lieu. C'est important de savoir qu'un ministère a pu être dévolu aux questions juives. C'est important de savoir que la police française et les fonctionnaires qui la composent ont eu à intervenir pour permettre à la rafle du Vel d'Hiv de se dérouler sans encombres. Les gens ont été interpellés et ont coopéré à leur enfermement, c'est en tout cas ainsi que le film nous le présente. Les gens sont dans des bus, qui passent près d'un marché, où les gens font leurs courses. Personne ne semble songer à se révolter, à s'enfuir. La soumission est-elle l'effet de la peur paralysante? L'atmosphère du film de Joseph Losey est étouffante, oppressante. La quête identitaire d'Alain Delon est le fil conducteur du film. La judéité est quand même un drôle de concept et lui semble aspiré par cette question. Qu'Alain Delon soit allé chercher Losey pour réaliser le film et qu'il s'engage, outre dans le rôle titre, à produire le film, est un acte courageux et engagé. Quel être complexe et étrange que cet homme, qu'est Alain Delon... Le devoir de mémoire, c'est de ne pas oublier que la barbarie, la folie, l'inhumanité peuvent parfois gouverner le monde. Joseph Losey a d'ailleurs qualifié son film de "fable en guise d'avertissement". Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas.
Monsieur Klein est un très bon film dramatique.Le scénario est intelligemment ficelé,d'une grande précision et bien construit.La mise en scène,d'un bon niveau,est classique,dépouillé.Le rythme est lent,le réalisateur prenant son temps pour présenter son personnage principal et pour inclure tous les éléments narratifs du récit.Très bon prestation d'Alain Delon,charismatique et naturel,qui réussi à donné un vrai relief psychologique à son personnage.Interprétation artificiel de Jeanne Moreau tout en théâtralité convenue.Très bon travail au niveau du cadrage,avec un grand nombre de mouvements de caméras fluides et complexes(travellings nombreux).Les dialogues sans être particulièrement brillants,sont bien écrits.L'oeuvre contient aussi des décors soignés,de beaux paysages et une belle musique, discrète. Plastiquement,le film est magnifique avec une photographie splendide aux couleurs vives.Joseph Losey magnifie son sujet avec de nombreux thèmes sous influence hitchcockienne :le vertige du double,la culpabilité,le faux coupable,le sacrifice.La fin est bouleversante,d'un réalisme crue et souligne l'horreur de la guerre et de cette époque sombre de l'Histoire de France.Monsieur Klein est donc un film personnel,intimiste et vériste servit par un grand acteur.
Un film magnifique avec un très beau casting : Delon, Lonsdale et Moreau par exemple...Un film retraçant la France occupée et soumise à l'Allemagne nazie, avec sa part de résistants et de collaborateurs, la peur de se faire prendre est omniprésente. Alain Delon est magnifique dans son rôle, cherchant son homonyme et finalement pris dans un jeu infernal. Un film long mais jamais ennuyeux. Un film qui mérite d'être vu!
sans conteste le meilleur film interprété par alain delon, d'une sobriété dans le jeu de l'acteur, les décors sombrent et l'époque sombre elle aussi donnen un cachet inoubliable à cette oeuvre kafakaénne , le non-sens vire à l'absurde , on se perd autant que le personnage principal dans ce paris trouble de l'occupation
Passionnant, le meilleur Delon (enfin celui que je préfère) avec Le Gitan...scénario béton, magistrale interprétation. Je le note un peu tard, mais il n'est jamais trop tard pour bien faire ! Rien de plus, une fois encore tout est déjà dit.
Film passionnant, qui fait froid dans le dos et donne à réfléchir. Un des meilleurs films dans lesquels aient tourné Alain Delon, plutôt à contre-emploi ici. Même si on devine assez vite comment les choses vont finir, le dénouement reste très fort. La stupidité de la guerre - et de son inévitable volet policier - est parfaitement montrée. Heureusement, c'était il y a plusieurs décennies. Ne riez pas, ça se passe exactement comme ça encore aujourd'hui dans plusieurs endroits du monde.
Un film au sujet intéréssante et dont l'ambiance est à mourir, cette ambiance de méfiance, cette peur de se faire prendre, de se faire emmener plane sur tout le film. Et cette coïncidence qui est d'habitude serait passée pour une coïcidence anodine passe pour bien plus important. En effet, se faire catégoriser, se faire tout prendre. Il ne nous reste plus rien que notre esprit et nos larmes qui dégouline. Tout s'acharne contre Robert, jusqu'à la fin ou il à l'occasion d'être sauvé, mais lui va s'acharné pour recherche ce double qui lui à fait endosser son identité. Bouleversant et terrible grace à cette ambaince de peur sourde et de méfiance accrue. Delon magistrale. Flon trés bien.
L'autre collaboration, passive, n'est pas plus pardonnable.
Paris, sous l'occupation, Monsieur Klein est un homme d'affaires. Pas vraiment engagé, il ne fait pas de politique. Il feint de ne pas voir la réalité et profite de la situation désespérée des juifs pour acheter à vil prix leurs collections d'art. Pourtant, le malheur de ces persécutés par un état français décrit comme une machine aveugle et impitoyable, le rattrapera et il sera obligé de défendre ses origines aryennes jusqu'au point de non retour. Alain Delon, qui fut le producteur du film, interprète avec talent et justesse ce personnage aux multiples contradictions, mais M. Klein souffre d'une réalisation trop théâtrale et manquant cruellement, au regard des critères d'aujourd'hui, de rythme et d'émotions. Ps. Je recommande particulièrement à chacun de découvrir ou revoir de vieux films à l'espace Jacques Tati rue des écoles. Avant chaque séance, il y a une petite présentation du film à l'affiche, ce qui est vraiment instructif et agréable.
Les + - Alain Delon magistral, comme on a l'habitude dans ce genre de rôle sombre où il ne dit mot ou presque. - Des seconds couteaux très juste. - Le réalisateur américain Joseph Losey, peu connu, malgré le fait qu'il ait un sacré palmarès, remplit les codes des thrillers des années 70 lents. Pas de caméra rapide, furtive, mais des plans longs, sans être ennuyeux, utiles. Il accélère le mouvement à la toute fin, et il a raison.
Les - - Il manque quelque chose pour la bande son. Il manque "cette" musique qui rend des films excellents au rang de mythique. - Un acteur principal célèbre - mais moins que Delon - manque au casting. Sans Delon, le film ne serait sûrement pas le même, il serait un peu plus fade peut-être.