Monsieur Klein
Note moyenne
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153 critiques spectateurs

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GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2025
Le réalisateur américain Joseph Losey remporte le César du meilleur film en 1977 avec « Mr. Klein ». Durant la seconde guerre mondiale, en pleine Occupation allemande à Paris, un marchand d’œuvres d’art profite de la détresse des gens pour s’enrichir. Par un concours de circonstances, il se retrouve confondu avec un homonyme d’origine juive. S’ensuit alors une enquête kafkaïenne dans laquelle Alain Delon interprète de manière magistrale le rôle de cet homme affairiste. La reconstitution historique de l’époque avec l’administration de Vichy, l’organisation de la rafle évoquant celle du « Vél d'Hiv », etc. est éprouvante. Malheureusement, le scénario s’éparpille avec une série d’intrigues qui ne débouche sur rien, laissant à chaque fois le spectateur sur sa faim jusqu’au dénouement final véritablement dramatique. Bref, une œuvre oppressante et glaçante.
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juin 2021
Alain Delon est M. Klein un homme pendant la Seconde Guerre mondiale dans ce film réalisé en 1976 par Joseph Losey. Robert Klein est un homme qui achète des œuvres d'art à des prix très réduits à des Juifs désespérés et pour lui ce n'est qu'une affaire. Lorsqu'il reçoit un journal juif qui lui est adressé il s'inquiète qu'on ne le soupçonne d'être lui-même juif. Son enquête le mène à un autre Robert Klein qui a vécu dans des circonstances qui lui ressemblerait et dont la nouvelle adresse a été donnée comme étant celle de Klein. Il s'agit d'un film fascinant sur la façon dont en fin de compte nous devenons tous victimes de l'injustice dominante. Le symbolisme est omniprésent le Klein de Delon devient obsédé par l'autre Klein et leurs vies s'entremêlent inextricablement. Après ce film nous nous posons de nombreuses questions auxquelles il y a probablement plusieurs réponses. C'est là toute la beauté de ce film merveilleusement réalisé et interprété magnifiquement. Delon dans le rôle d'un homme arrogant et confus a rarement été aussi bon. Il est l'un des acteurs qui en partie grâce à sa longue vie a pu étendre son champ d'action au-delà de sa beauté stupéfiante et jouer des personnages intéressants et stimulants. Monsieur Klein est hautement recommandé et fait certainement honneur aux compétences de réalisateur de Joseph Losey ainsi qu'au goût et au talent d'Alain Delon...
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mai 2021
En 1942, Robert Klein est un marchand d'art parisien, qui rachète sans état d'âme des œuvres d'art à bas prix, auprès de Juifs en fuite. Tout lui sourit, jusqu'au jour où il se découvre un homonyme potentiellement juif, qui tenterait de lui faire endosser son identité. Le début d'une enquête aussi mystérieuse que sinistre... "Monsieur Klein" est un glaçant portrait de l'Occupation, presque clinique, à l'image de son introduction pseudo-médicale. Dénonçant l'anti-sémitisme, et la collaboration active ou passive, le film présente surtout une machination presque kafkaïenne qui traduit l'implacabilité du régime de Vichy (les Allemands étant très peu représentés ici). L'ironie étant que le protagoniste attire l'attention des autorités et déclenche son propre piège, en voulant justement dénoncer une usurpation d'identité ! L'intrigue évoluera en scènes étranges et froides, où le protagoniste, campé par un Alain Delon sensible et sobre, tente de savoir qui est ce double. Il en deviendra tellement obsédé qu'il finira par adopter certains de ses comportements, dans un scénario qui relèverait presque du fantastique (certains passages ne sont pas sans évoquer "The Man Who Haunted Himself]"). La mise en scène hivernale de Joseph Losey convient bien à cette ambiance glaciale, bien qu'elle soit historiquement incorrecte (la rafle du Vél d'Hiv, ici fortement suggérée, s'est déroulée en réalité en plein été). Mais peu importe tant elle sert le propos du film, et renvoie à une époque où le pire de l'Humanité semblait pouvoir ressortir, et paradoxalement réveiller certaines consciences endormies.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mai 2021
Le cheminement tragique d'un homme vers le destin d'un autre, poussé par la curiosité, l'égocentrisme mais aussi le sens de la culpabilité se tisse ici avec brio, porté par une prestation intensément intérieure d'Alain Delon. Las, le rythme ainsi que la densité des personnages secondaires (notamment l'insipide séductrice campée par Jeanne Moreau dans une atmosphère à la limite d'un fantastique hors de propos) par leur inconstance empêchent d'adhérer totalement à ce parcours qui questionne pourtant l'identité au-delà de son inscription dans le contexte de l'Occupation - les Allemands étant d'ailleurs quasiment invisibles - et dénonce le pragmatisme kafkaïen universel. Glaçant cependant.
SB88
SB88

35 abonnés 1 575 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 avril 2021
J'aime beaucoup le synopsis et l'histoire mais en regardant le film, j'ai eu de l'intérêt pour les 18 premières minutes puis me suis fortement ennuyée.
2,7/5
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 avril 2021
Un film d’une exceptionnelle richesse, à multiples niveaux de lecture. La première scène met en place le contexte avec une efficacité exemplaire : sous des dehors banals de visite médicale pointe le mécanisme effroyable de l’élimination d’un peuple. Peu de moyens pour beaucoup d’effet, c’est la marque des grands. Joseph Losey va ensuite raconter l’histoire d’un marchand d’art qui profite sans scrupules de ce contexte historique et social : il va s’y trouver mêlé à son corps défendant. Le film prend alors -aussi- l’allure d’un polar, dans lequel le personnage principal mène une enquête sur un homonyme dont l’existence et les actes constituent pour lui une menace et un mystère. Cette histoire individuelle, parfaitement intégrée à l’histoire collective (le rôle de l’administration et de la police Françaises du gouvernement de Pétain dans la déportation des juifs), est passionnante. Exemplairement traitée, elle comprend de nombreux rebondissements, d’étranges rencontres et découvertes, et d’habiles correspondances et recoupements. Dans une atmosphère trouble et oppressante, le film aborde plusieurs thèmes, non de manière frontale ou didactique, mais par touches successives. La question de l’identité, qui commence par le nom, dont l’homonyme est juif, et se poursuit par les racines (quelle est donc cette branche hollandaise cachée de la famille ?), voire les attirances et les goûts (la peinture, Hollandaise elle aussi…). La question de la limite et des glissements entre l’indifférence, la responsabilité et la culpabilité, et qui se mêle à celle de l’incapacité à maitriser sa destinée dans une dernière scène tout aussi forte que la première. Si l’on a souvent pensé à Kafka pendant l’itinéraire tragique de Robert Klein, c’est Hugo qu’elle évoque magistralement. L’œil était dans la tombe et regardait Cain.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 mai 2021
Oeuvre d'orgueil, d'ambition, d'infamie et de racisme, "Monsieur Klein" est un film majeur de Joseph Losey! spoiler: Le destin d'un marchand de tableaux qui s'enrichit sous l'Occupation allemande en rachetant des toiles à très bas prix : ces tableaux appartiennent à des Juifs qui doivent fuir le nazisme! Robert Klein est lui-même pris par un Juif mais ne l'est pas comme son nom le laisse supposer! Sauf qu'un autre se sert de ce nom! Une situation dangereuse dont Klein se tire pas sans dommage avec le final au Vèlodrome d'hiver que l'on connaît! Terrible!
Une atmosphère à la limite de l'ètrange est ètablie à partir d'un ou deux dètails qui pèsent lourdement sur le cours des èvènements sans que le personnage central s'en rende toujours compte! Alain Delon domine son sujet dans un rôle particulièrement difficile et complexe! Rarement acteur n'aura portè aussi bien l'impermèable et le chapeau! Quel prèsence à l'ècran et quel regard! Ce film a obtenu le Cèsar du meilleur film, de la meilleure rèalisation et des meilleurs dècors! Delon en eût mèritè un aussi pour ce rôle fascinant et inoubliable! C'est ambitieux et parfaitement maitrisè! On frise le chef d'oeuvre...
P.  de Melun
P. de Melun

79 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mars 2021
Beaucoup de choses à dire sur ce film des plus kafkaïen qu’il m’a été donné de voir. Joseph Losey évoque une période trouble de notre histoire et pas vraiment glorieuse, l’occupation, le régime de Vichy et l’antisémitisme déclaré. L’œuvre est troublante car elle évoque l’esprit nauséeuse de cette époque avec ce « Monsieur Klein », marchand d’art sans scrupule qui reçoit par erreur (?) un journal juif destiné à son homonyme. Et c’est le début d’une longue quête de son « double », obsession maladive dans ce complot, parfois abscons. Alain Delon est parfait dans ce personnage fat qui progressivement perd ses certitudes au fil des indices et des voies sans issues. On s’interroge, on essaie de comprendre ce qui lui arrive, ce qu’il risque aussi dans son entêtement absurde à travers cette recherche d’identité. Le rythme est volontairement lent à l’image de ce puzzle à reconstituer. Et l’évocation de la rafle du Vel d’Hiv sonne et résonne comme le point d’écœurement le plus révoltant de l’histoire française qui donne une certaine grandeur à ce drame et à son personnage principal.
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2021
Enfin un rôle de composition de Alain Delon qui ne joue pas du Alain Delon. Dans un climat plutôt lugubre, durant la seconde guerre mondiale, un monsieur klein en cherche un autre qui pourrait être juif, sur une usurpation d'identité, que la guestapo recherche évidemment. Une machination. Les décors sont fabuleux, les dialogues sont intelligente, la réalisation est passionnante et un bon casting avec notamment Jeanne Moreau, Jean Bouise, Michael Lonsdale avec sa voix reconnaissable. Et l'apparition d'un certain Gérard Jugnot. Un bijoux glaciale, emprunt d'humour costique. Un très beau drame.
FRYCHAR
FRYCHAR

6 abonnés 76 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 janvier 2021
Un film emouvant sur la Shoah, la rafle du Vel d'hiv et le devoir de mémoire. Je le trouve néanmoins plus ambigu que "les guichets du Louvre" (1974), "la rafle" (2010) ou "elle s'appelait Sarah" (2010). Quelques erreurs historiques, une rafle du vel d'Hiv en hiver dans un Vel d'hiv à ciel ouvert. Un spectacle antisémite avec une affiche du film "le juif Suss" qui avait provoqué la haine du juif chez de nombreux spectateur. Le spectacle du film avec son ballet pourrait séduire de nouveaux antisémites, Joseph Losey s'en défend : " Losey affirme que son problème « était de présenter un spectacle antisémite qui ne serait pas pris pour argent comptant par les antisémites d’aujourd’hui » ... « La laideur de l’antisémitisme avait pour effet que le pire antisémite ne voudrait pas s’identifier avec cela » . "Lors de l'appel au Vel d'Hiv, le nom Mahmoud Hamchari pourrait faire penser à un homonyme, représentant de l'OLP des années 1970.
christophe B
christophe B

10 abonnés 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 janvier 2021
Robert Klein trafiquant peu scrupuleux, s'enrichit pendant l'occupation allemande en rachetant à bas prix les biens des juifs en détresse.
Sa vie bascule lorsqu'il découvre qu'il est confondu avec un homonyme juif. Son enquête va le mener dans un labyrinthe obscur jusqu'à être obligé d'organiser sa propre fuite.
Alain DELON acteur principal de ce film est clairement inspiré dans ce rôle mais pas le réalisateur. Le scénario très intelligent est anéanti par une réalisation lourde, lente qui n'apporte rien à l'histoire.
rocky6
rocky6

46 abonnés 1 867 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2021
Un film psychologique très dense dominée par l'interprétation magistrale d'Alain Delon. On suit le parcours de Mr Klein, marchand d'art parisien, qui découvre qu'un homonyme juif se fait passer pour lui. Il va décider de mener l'enquête durant cette période troublée (nous sommes en 1942). Un film intrigant qui s'appuie sur de très bons acteurs. Outre Alain Delon qui est au sommet de son art, on y découvre aussi Jeanne Moreau, Michael Lonsdale ou encore Suzanne Flon.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 janvier 2021
Un film complexe, particulier, très à part dans le cinéma en général. Un drame où la tension est présente de bout en bout, bien que la première partie du film soit beaucoup plus prenante et plus intéressante que la deuxième et je me suis ennuyée à plusieurs reprises. Une quête anxiogène de la vérité, dans laquelle le grand Delon est impeccable.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2021
Film étrange et ambigu, où à travers un concours de circonstance, Mr Klein personnage bourgeois sans scrupules, qui profite de la vulnérabilité des autres pour faire de bonnes affaires, part à la recherche de lui-même…
Alain Delon est toujours au sommet !
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juin 2023
Un très bon film de Joseph Losey avec un excellent Alain Delon, film qui n'a pas pris une ride en 35ans.
Il y a d'abord ce thriller un peu kafkaïen, d'une personne qu'apparemment un homonyme juif, s'évertue à faire passer pour lui-même, sans doute pour échapper aux persécutions... homme dont au final, on n'est même pas certain de l'existence... il y a Klein lui même, peu sympathique, marchand d'art qui profite de la persécution des juifs pour leur racheter à vil prix des œuvres d'art et qui tente d'élucider le mystère, tout en réalisant que peut-être par ses aïeux arrivés de Hollande il y a bien longtemps, il serait juif lui-même... et puis ses proches, son ami avocat aux intentions pas toujours limpides ni désintéressées, sa maitresse ingénue, la maitresse de l'autre Klein, chatelaine, qui disparait avec toute sa famille, ce logement insalubre déserté (ou occupé) par l'invisible Klein, la logeuse amoureuse et protectrice.... et en arrière plan, l'antisémitisme du début des années 40, la rafle du vel d'hiv, les comportements coupables de la police..
On est pris à la fois par l'atmosphère pesante et lourde, l'intrigue dont on n'est pas sûr d'avoir la solution à la fin du film, et séduit par le très bon jeu des acteurs, la mise en scène rigoureuse et la qualité de la photographie
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