Monsieur Klein
Note moyenne
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Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2019
Plutôt que de s'attacher à représenter précisément et exhaustivement l'horreur de l'occupation et de la déportation, Losey prend le parti du thriller psychologique recentré sur un personnage et sa quête identitaire. Dans un récit d'inspiration kafkaïenne, il parvient donc à montrer l'absurdité de la traque organisée par les Nazis, tout en soulignant au passage la complicité criminelle de l'administration française. L'occupant allemand, quant à lui, est quasiment invisible. Convaincant et glaçant.
Ghighi19
Ghighi19

98 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 février 2019
Un vrai bon film très kafkaïen et dans une atmosphère anxiogène. Alain Delon signe une grande performance dans une mise en scène impeccable. Un des films qui marque.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 décembre 2018
Labyrinthique et parfois confus, on peine un peu à saisir ce qui pousse Robert Klein à aller aussi loin dans la quête de l‘identité de son homonyme allant jusqu’à prendre sa place. De profiteur de guerre, il va peu à peu passer du côté des victimes. Un film froid et intrigant.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 octobre 2018
Assez déçu, il faut bien l'admettre... J'attendais ce film depuis longtemps et puis... Et puis... Mise en scène assez convenue, Delon assez insignifiant, rythme lent parfois même ennuyeux. L'histoire est pas mal mais l'œuvre a pris un petit coup de vieux qui m'a du coup gâché mon plaisir . Dommage.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 septembre 2018
Malgré ses trois Césars pour sept nominations, je n’avais jamais entendu parler du film « Monsieur Klein ». Si je l’ai mis a enregistrer, c’est parce que le synopsis me plaisait bien. Dès les premières minutes, on est plongé dans cette histoire. On découvre ce fameux Monsieur Klein qui tout de suite nous paraît antipathique. Sa déchéance va donc être assez intéressante à suivre surtout qu’à travers son regard, le spectateur va être inviter à découvrir comme lui la gravité de la situation pour les personnes qui l’entoure durant cette guerre. Si de nombreux films ont déjà traité de ce sujet, le scénario parvient toutefois à rester efficace et à faire froid dans le dos à certains moments. Impossible en effet de ne pas penser à la rafle du Vel d’hiv’ qui n’est jamais évoqué ici mais dont la référence est flagrante malgré les imperfections historiques dans cette oeuvre de fiction. Quoiqu’il en soit, Alain Delon (Robert Klein) porte le film sur ses épaules. On le déteste puis on fini malgré tout à vouloir le suivre dans sa quête de vérité même si son fameux homonyme est très vite prévisible. Charismatique, l’acteur parvient à jouer sur plusieurs tableaux. La réalisation de Joseph Losey est très bonne. Je me suis bien retrouvé plonger dans cette période d’occupation malgré là encore les quelques imperfections historiques. Les décors et les costumes m’ont plu et au final, la seule chose que je regrette réellement, c’est les quelques longueurs avec certains gros plans qui s’attardent trop et ralentissent l’intrigue à mon sens. « Monsieur Klein » mérite en tout cas clairement le détour et continue de me travailler, plus que ce que je pensais, plusieurs heures après la fin de mon visionnage.
Kalie
Kalie

82 abonnés 970 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mai 2018
Je mets un point pour la scène d'ouverture glaçante (l'examen médical d'une femme soupçonnée d'être juive), et un autre pour la scène finale très cynique de la rafle (malgré ses erreurs historiques). Sinon, entre les deux, c'est le vide. Les acteurs sont comme figés, à commencer par Alain Delon, inexpressif, au comportement illogique. Le film comporte également beaucoup de passages inutiles et abscons. Même avec la meilleure volonté du monde, sa lenteur finit par exaspérer. L'idée de départ méritait mieux.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2018
Un film complexe qui torture l’esprit du héros autant que les méninges du spectateurs.
Un homme qui enquête en vérité sur sa propre vie et voit les tenailles se refermer sur son propre sort.
Énigmatique mais fascinant.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2018
Monsieur Klein est un bon film avec Delon dans le rôle-titre.
L'intrigue est super (dans un registre très kafkaïen), on est aussi perdu que le personnage de Monsieur Klein qui est incapable de comprendre qui il est. Tout son monde lui devient inconnu. Les scènes avec des figures d'autorité (comme Michel Aumont) sont très anxiogène et oppressante. spoiler: On peut même reprocher au film de nous laisser sur sa faim. J'ai trouvé que la fin ne répondait pas à toutes les interrogations.

Delon est excellent, comme d'habitude. Il porte très bien le film.
Veneto
Veneto

27 abonnés 71 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mars 2018
Delon livre ici une interprétation juste et sobre d'un homme à la recherche de son homonyme juif, dans un univers absurde et glaçant, durant l'Occupation. Quelques longueurs néanmoins. Récompensé aux césars de 76, film à voir
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 avril 2017
Un chef d'oeuvre tout simplement. Du scénario aux prises de vue en passant par les costumes et les seconds rôles, tout est parfait dans ce film de Joseph Losey. Alain Delon livre la prestation de sa vie, et la ribambelle de seconds rôles - Michel Lonsdale surtout, mais aussi Jean Bouise, Jeanne Moreau et un jeune Gérard Jugnot - est de haut niveau. Sur un sujet - l'Occupation et les persécutions génocidaires des Juifs - pourtant archi-rebattu depuis lors, ce film sort du lot par sa tonalité d'une noirceur et d'un mystère envoûtants. Pas loin de figurer sur la liste des 10 meilleurs films que j'ai jamais vus!
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 avril 2016
1942, Robert Klein profite du désarroi des juifs pour faire des affaires très lucratives en négociant à bas prix leurs œuvres d’art. Peu enclin à faire preuve d’humanité, il est à l’image de bons nombre de français qui profitèrent du système Vichyste ; la loi était de leur côté. Klein est un personnage cynique à souhait. Il dit : « je ne discute pas la loi, mais elle ne me concerne pas » lorsqu’on le prend pour un juif. « Je n’ai rien à voir avec tout çà ». Peu importe les agissements de la police française à la solde des nazis, il n’est pas touché et çà lui permet même de faire des affaires. Mais voilà tout bascule le jour où il est pris pour un juif. Un homonyme se sert de lui comme couverture. Et là, « le bon français » doit fournir des certificats prouvant sa non juiveté. Il part alors à la recherche de cet homonyme ; innocemment, pensant qu’en tant que français il ne risque rien.
Le persécuteur devient le persécuté et l’indifférence fait place à la prise de conscience. Ce film est une démonstration par l’absurde ; absurde comme la situation dans laquelle est plongée M. Klein. Comme chez Kafka, là, Mr Klein se retrouve pris au piège d’une justice absurde et arbitraire. Cette absurdité Kafkaïenne revêt comme limite l’invraisemblance d’un scénario au centre duquel campe un homme courant à sa perte lors de sa quête d’identité. Car il s’agit tout autant d’une condamnation de l’inhumanité de certains par Joseph Losey que d’une quête d’identité. Losey, subtilement, condamne tout ces français qui ont fermés les yeux soit par conviction, soit par couardise ou pire par intérêt, comme Klein. Le scénario est mystérieux et hermétique, mais le film parvient tout de même à rendre une atmosphère tendue digne d’un thriller psychologique et métaphysique.
Un cauchemar qui devient réalité avec des zones d’ombre parfois dérangeantes dans le scénario ; mais un film, qui en 1976, eut le mérite de montrer pour la première fois la rafle du Vel d’Hiv’. Un film qui confronta les français à leur propre histoire.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2016
Avoir un homonyme juif dans le Paris occupé de 1942 n’arrange en rien les affaires quelque peu sournoises du personnage joué par un brillant Alain Delon. En dépit d’une certaine froideur, la mise en scène de Joseph Losey retranscrit avec brio les ressentiments d’une telle méprise, tout comme celle du mystère qui entoure l’identité des deux Klein. Un film sombre et énigmatique qui avance à petits pas vers un dénouement spoiler: dramatique
que l’on conçoit un peu trop rapidement.
Bruno François-Boucher
Bruno François-Boucher

125 abonnés 164 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mars 2016
"Monsieur Klein" est l'un des plus grands fims de Losey et l'un des meilleurs de Delon qui y est remarquable. Sans oublier les seconds rôles, exceptionnels : Jeanne Moreau, Jean Bouise, Suzanne Flon, Michel Lonsdale, Louis Seigner, Francine Bergé... et j'en passe. Tout contribue dans ce film, la photo de Gerry Fisher, les décors, la musique de Egisto Macchi, à apporter une atmosphère oppressante, glauque, suintante, quasi expressionniste. Le mal y rôde en permanence; tout comme un sentiment de malaise qui se faufile entre chaque plan, tout semblant s'enfoncer inexorablement dans un monde décadent et mortuaire, fait de décrépitude, d'isolement, prélude à une extermination programmée. Un labyrinthe où l'humain perd comme Klein peu à peu son identité pour ne plus être que son fantôme squelettique l'amenant progressivement à Dachau ou à Auschwitz. Chacun est Klein, devenant l'objet des bourreaux par le jeu pervers de manipulation mentale qui conduit progressivement à la perte de l'identité, du moi, chacun finissant par succomber malgré lui au processus de destruction orchestrée par la machine d'anéantissement nazie. On pense parfois au "Testament du Dr Mabuse", le monde devenant kafkaïen, diabolique, aboutissant à cette séquence terrifiante et inouïe de réalisme qu'est celle de la rafle du Vel d'hiv. Rarement un film aura montré et avec un souci de précision exemplaire le processus d'infiltration du mal dans les consciences quitte à en rendre le spectateur mortifié, pris au piège, scellé à double tour, cadenassé vers les convois de la mort. Qui est Klein ? Nous ? L'autre ? Celui qu'on cherche ? Qu'on chasse ? Qu'on persécute ? Et pourquoi lui ? Et pourquoi pas nous ? C'est là toute la question posée par le film dont la seule réponse est que Losey a voulu que nous soyons nous-mêmes l'instrument de ce qu'il dénonçait.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 1 mars 2016
J'ai revu le film sur ARTE. Belle ambiance... Mais vision datée, floue... La précision historique a fait des progrès ça ne passerait plus maintenant. L'évocation de la rafle du Vel d'Hiv est forte mais inexacte. En effet, il n'y avait pas de ligne de chemin de fer dans les sous sols du Vel d'Hiv pour envoyer les gens directement dans les camps. Ils étaient d'abord transférés à Drançy ou autres camps de transit (c'est important parce que la chute de l'histoire est basée là-dessus).
De plus, Robert Klein, français depuis Louis XIV comme dit son père, serait soupçonné d'avoir peut-être une grand-mère juive (mais son père, lui, n'est pas inquiété alors qu'il serait demi-juif et Robert seulement 1/4 ?)
Le code de Nuremberg et la statut des Juifs de 1940 disaient clairement qu'on est juif si on a trois grand-parents juifs. Deux grand-parents suffisent si on pratique la religion juive. Robert Klein a peut-être une grand-mère juive, et en aucun cas ne pratique la religion juive. Il ne peut donc selon la loi même de l'époque être défini comme juif.
Sachant aussi que pendant l'Opération Vent Printanier (nom de la rafle vue par les flics) ils ont surtout arrêté des Juifs étrangers, il est parfaitement invraisemblable qu'un personnage comme Robert Klein ait pu être visé.
Cela dit l'ambiance de Paris 1942 est très réussie, à part le détail qu'il semble faire froid, ils portent tous des pardessus, en particulier Mr Klein. Belle image, certes, mais la rafle a eu lieu le 22 juillet 1942, et c'était un été particulièrement chaud. Donc l'ambiance grisâtre, si elle souligne bien le propos, n'est pas historiquement appropriée. Je trouve d'ailleurs qu'être raflé par une belle journée d'été est bien pire. Le contraste entre le malheur et le beau temps fait ressortir le malheur, avec une nature en fête, semblant ignorer l'injustice et la souffrance humaine, comme si Dieu était véritablement absent.
Vincent D
Vincent D

6 abonnés 123 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2016
Monsieur Klein prend quelques libertés avec la réalité , lui donnant ainsi une portée universelle ( à l'image des romans de Kafka)au détriment de l'impression du vécu
Es ce que cela fonctionne ? Au moins partiellement mais certaines scènes me paraissent me paraissent décalées
Notamment celles avec Jeanne Moreau, personnage au contour imprécis et éthéré ne sont pas claires pour moi et ne s'inscrivent pas dans un parcours cohérent.
Pourquoi cette rencontre dans cette villa et ces dialogues improbables?
Peut être je n'ai simplement pas compris tout le film.
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