Vivre sa vie: Film en douze tableaux
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weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2017
Triste destinée d'une jeune parisienne résignée attendant le bonheur. Entre les amies et les copains sympas et malgré sa bonne humeur, "le bonheur n'est pas gai" mais la recherche du bonheur est aussi du bonheur, et la dernière scène dans le café où elle cherche du sens à sa vie aurait pu être salutaire.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mars 2022
c'est un film poétique qui joue avec ses personnages et les fait jouer dans de petites scènes, comme celles de la vie quotidienne ou presque. Mis bout à bout cela fait une histoire, peut-être un peu décousue quand même. C'est l'histoire d'une très belle jeune fille qui est un peu désœuvrée, qui rêve de cinéma et peut-être de vie facile. Elle rencontre peut-être la mauvaise personne et la voilà prostituée. Cela lui plait jusqu'au jour où elle rencontre l'amour jusqu'à une fin ultime désastreuse. Une fin un peu bizarre, très rapide mais cela a son effet. Ce film est surement un peu comme une œuvre d'art. Il faut surement le regarder avec un œil averti pour en percevoir toutes les subtilités. Il reste que ce film peut paraître ennuyant même si la sublime Anna Karina l'illumine totalement.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mai 2016
Organisé en douze chapitres, le quatrième long-métrage de Jean-Luc Godard invente des nouveaux codes cinématographiques qui marqueront des générations entières de réalisateurs (n'y a t-il pas un certain Quentin Tarantino qui affectionne particulièrement de découper ses films en chapitre ?). Ce film, intello mais pas complexe, offre des réflexions sur le cinéma lui-même mais aussi sur des thématiques plus métaphysiques comme le sens de la l'existence, la liberté et la possibilité du choix individuel, les liens entre le langage et la pensée... L'héroïne, superbe Anna Karina, se surprendra elle-même à philosopher dans un café avec un inconnu, interprété par le penseur Brice Parain. Une œuvre ancrée dans l'ambiance pré-soixantuitarde, portée par une musique magnifique et entêtante signée Michel Legrand et la chanson Ma môme de Jean Ferrat, qui fait lui-même une apparition, et par une mise en scène totalement novatrice de Godard.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mai 2016
"Vivre sa vie : film en douze tableaux", portait d'une femme qui se prostitue pour remédier à l'ennui et surtout parce qu'elle manque d'argent, peine à émouvoir, malgré une modernité formelle incontestable (refus du champ-contrechamp; travelling fracturé qui mime le bruit des mitraillettes; filmer les visages dans les miroirs, etc.), à cause d'un ensemble qui cherche à créer du drame en s'appuyant sur un sentiment d'indifférence (les longues explications sur les réglementations de la prostitution; le final abrupte). Le film m'intéresse surtout par ses digressions sur la pensée, l'amour et la responsabilité, qui donnent une profondeur à un personnage au fond peu aimable mais finalement assez attachant, magnifiquement incarné par la sublime Anna Karina. Rarement un cinéaste n'aura autant crié son désir de filmer une actrice tout en étant incapable de faire surgir une véritable émotion autour du personnage qu'elle incarne : un véritable paradoxe pour ce film intéressant par sa mise en scène mais distant et inégal dans son contenu.
Top of the World
Top of the World

90 abonnés 153 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juillet 2017
Nana rompt avec son compagnon, Nana se prostitue, Nana "fait de la philosophie sans le savoir"...Nana, c'est Anna (belle an(n)agramme) Karina, dont le visage inoubliable est amoureusement filmé par Godard. Ces douze tableaux (on pense aux "Tableaux parisiens", une des sections des Fleurs du Mal de Baudelaire) forment une sorte de poème narratif rigoureusement agencé et traversé de fulgurances sidérantes (comme quand un montage complètement saccadé illustre le mitraillage sonore d'une fusillade). Le regard acéré que porte Godard sur la société du début des 60's l'amène à filmer des personnages principalement intéressés par l'argent et la matérialité au détriment de la fantaisie (Nana danse joyeusement devant des hommes indifférents). L’héroïne, elle, choisit finalement l'amour, la vérité des sentiments, le silence à la place des mots (voir la discussion passionnante avec le philosophe). spoiler: Un silence que le cinéaste lui accorde dans une scène magnifique où les dialogues ne sont pas dits mais énoncés par des sous-titres. Quelques instants plus tard, les deux amants parlent enfin mais c'est le cinéaste lui-même qui prête sa voix au personnage masculin.
L'une des thématiques majeures du film, la relation entre l'artiste et sa muse, apparaît alors, rendue d'autant plus évidente par le texte d'Edgar Allan Poe cité à ce moment. De manière générale, une des grandes forces du film est de remarquablement intégrer à son propos les différents auteurs cités, qu'ils soient philosophes, romanciers ou cinéastes (Montaigne, Dreyer, Platon...). Grand film sur la condition de la femme (et notamment l'objectivation qui la menace) à la dimension sociologique évidente, "Vivre sa vie" est le geste radicalement moderne d'un artiste qui invente sa propre grammaire cinématographique, une oeuvre à la richesse telle que sitôt son visionnage terminé, le spectateur n'a qu'une envie: s'y replonger.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2016
Magnifique portrait de femme, hommage de Godard à sa muse, Anna Karina, superbe, c'est aussi un témoignage sur le début des années 60. Un des films les plus narratifs de son auteur et un hommage réussi à Falconetti. Cependant, même si ce n'a pas beaucoup d'importance ici, la fin est un peu expédiée...
Loskof

421 abonnés 688 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2015
Assez difficile de noter ce film. En effet, c'est dur de le trouver divertissant tant le film nous prend à rebrousse poil. En revanche, il est assez aisé, objectivement, de dire qu'il s'agit ici d'art, tant le film bouleverse nos habitudes, nous sort de notre confort. Et je trouve ici que Godard à tout compris au cinéma, il y a compris qu'il pouvait en faire la synthèse de tous les arts (reconnus ou non), mêlant donc photographie (cinéma oblige), musique, écriture (dialogue), philosophie, littérature (par les références et la scène de lecture). Du coup, forcément, c'est pas "fun", il faut s'accrocher car on ne s'attend pas à ce que ça discute philo au bout d'1h de film, prendre ce que nous offre le film sans discuter, pour qu'à la fin on comprenne ce qu'il essaye de faire. Et même si Godard mélange un peu tout, il n'oublie pas de faire un film pour autant. On retrouve cette volonté de tourner en extérieur, de proposer des plans inhabituels, beaucoup de dos, de filmer une scène d’écriture d'une lettre, en temps réel, de couper les sons ambiants, puis de les remettre. Du coup on essaye de comprendre certains dialogues au milieu des sons ambiants, alors qu'en fait pas besoin, le dialogue n'a en soit pas d'importance, ce qui a de l'importance c'est que c'est la vie. Il n'y a rien d'artificiel, si on ne comprend pas pendant 10 secondes c'est parce que c'est plus qu'un film, il veut casser ce côté factice du cinéma. Le sujet du film n'est pas banal, surtout pour l'époque, montrer une fille que l'on connait peut, qui semble triste et manque d'argent et va se prostituer par la force des choses, sans plaisir. On pourrait penser qu'il y aura un peu de tension sexuelle mais tout est désamorcé, on est mal à l'aise devant cette fille fragile qui n’éprouve aucun plaisir, quoi de plus réaliste en fait ! Et puis Anna Karina... Un petit oiseau, fragile, pleine de grâce, pétillante mais si mélancolique aussi. Bref il y a de tout, c'est pas forcément un moment très agréable, mais on en ressort un peu grandi, instruit, on comprend mieux certaines choses, une sorte d'élévation de l'esprit. De l'art en somme.
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 janvier 2015
Je ne suis pas fan du cinéma de Godard que je trouve assez difficile d'accès, beaucoup plus orienté sur les idées qu'il veut transmettre que sur son scénario. La mise en scène est-elle aussi assez difficile à aborder, celle ci se veut expérimentale et difficilement compréhensible mais propose en contrepartie de superbes plans, dans leur construction et les mouvements de caméra. J'avais eu beaucoup de mal avec Le Mépris et A Bout de Souffle, mais le fait est que j'ai trouvé Vivre sa Vie plutôt réussi. La mise en scène est comme toujours assez particulière, mais une fois qu'on s'y habitue, on se laisse entraîner par le parcours de cette jeune femme incarnée par une Anna Karina très juste et charismatique. Niveau scénario, c'est encore très minimaliste, mais j'ai bien aimé le découpage en chapitres, en 1h23, j'ai eu l'impression d'avoir fait un bout de chemin avec elle et j'ai particulièrement apprécié la scène du dialogue avec le vieil homme dans le bar, à propos du langage. C'est finalement un film très philosophique, sur le rapport aux autres, le choix, la responsabilité de ses actes. Il est le premier film que j'apprécie réellement de Godard, et j'espère qu'il ne sera pas qu'une exception. A voir !
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 août 2015
Premier film de Jean-Luc Godard que je vois et je ne suis pas déçu. Anna Karina joue très bien son rôle de fille "qui se cherche", les dialogues et les plans sont franchement intéressants et l'aspect philosophique du film l'est encore plus. Je le conseille vivement.
Truman.
Truman.

273 abonnés 1 364 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2014
Vivre sa vie : film en douze tableaux est comme son titre l'indique un tableau, enfin plusieurs d'après le titre mais comme un tableau Godard dépeint la beauté et la tristesse de la vie, celle d'une femme forcée malgré elle a se prostituer pour survivre en ces temps difficiles .

Godard humanise les prostituées et n'en fait pas de simple femmes vulgaires mais des femmes tristes qui essayent de s'en sortir .
Entre un film touchant beau et parfois philosophique dans des dialogues finement écrits on bascule librement dans le très léger style Godarien et la légèreté de l'hommage, les deux mélanges sont parfaitement maitrisé et ne font pas sombrer ce film dans la lourdeur d'un film façon "nouvelle vague" .

Hommage au cinéma avec le passage du film "La passion de Jeanne D'arc" de Carl Theodor Dreyer qui est vraiment envoutant, et aussi avec le passage de "Jules et Jim" de François Truffaut, mais hommage au cinéma tout simplement car Anna Karina en fait souvent référence, elle dit qu'elle aime le cinéma et qu'elle aurait voulu être actrice, elle dit même qu'elle a jouée dans un film, enfin bon ça parle souvent cinéma .

Hommage a la vie tout simplement, dans ses dialogues philosophiques sur la vie, sur la façon de parler, de penser, d'aimer .
Godard aime les femmes et le montre ici, il aime Anna Karina surtout et il sait la mettre en valeur, plus belle que jamais, son accent de lynx aiguisé toujours la pour appuyer son charme .
Son regard rempli d'émotion et de larmes Anna Karina offre une très belle performance dans un rôle qu'elle maitrise bien .

La caméra offre de magnifiques plans, le noir et blanc est beau, Godard film les gens comme on les filme rarement dans le cinéma, de dos par exemple .
C'est original et bien foutu, on est pas dans le simple essai technique lourdingue et globalement les plans sont très bons .

Vivre sa vie est surement l'un des meilleurs film de Godard avec "Une femme est une femme", car il n'y a pas trop de Godard justement, pas trop prétentieux, pédant, lourd et jamais ennuyeux mais surtout car il est très sincère dans sa vision juste et honnête de la prostitution, une vision triste et remplie de sentiment sur l'amour et la vie, un beau film tout simplement .
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 août 2013
Difficile de décrire avec les mots justes ce que cette oeuvre très riche de Jean-Luc Godard peut provoquer comme sentiments, et c'est d'ailleurs un dilemne qui est abordé dans un des meilleurs passages du film. Avec la prostitution comme thème majeur, le réalisateur dépeint le quotidien d'une jeune femme livrée à elle-même. Les nombreuses digressions sur le vaste thème de la vie, inénarrables, semblent parfois touchées par la grâce, bien aidé par la beauté et le charisme de Anna Karina, filmée avec amour par son conjoint. Du cinéma très cérébral, parfois bancal, mais dont s'échappe par moments une puissance irrésistible.
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juillet 2013
De bons dialogues, quelque coups de feu, une belle femme. Du bon Godard quoi. L'idée du scénario est originale mais je m'attendais à mieux tout de même. C'est un film pour les fans de Godard. Pas aussi complet et accessible qu'un "A bout de souffle". Cependant il explique bien les rouages de la prostitution et la réalisation est plutôt sympa.
Shékiinä .
Shékiinä .

66 abonnés 678 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juin 2013
On connaît l'amour que porte Jean-Luc Godard pour la littérature, notre chère capitale et toute forme d'art. Dans Vivre sa vie : Film en douze tableaux, il expose cet amour pour tous ça (comme dans beaucoup de ses films). Vivre sa vie est un film remarquable, un des plus discrets de sa filmographie mais qui mérite qu'on s'y penche dessus. Douze scénettes du quotidien morose d'Anna, une femme touchante dont on ne sait pas grand-chose à part qu'elle n'a pas l'air heureuse et qu'elle cherche à donner un sens à sa vie insipide ; et histoire aussi de gagner plus d'argent elle va alors se prostituer. Douze scénettes de la vie quotidienne filmées comme seul Godard savait filmer, avec des prises de vues de toute beauté, de dos, ou de face sur le doux visage d'une Anna Karina charmante et adorable, un noir blanc qui capte admirablement la lumière, et une belle musique de Michel Legrand.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 mars 2013
Deuxième Godard que je regarde. La vie d'une prostituée filmée subtilement, sans vulgarité. D'ailleurs, je pense que le réalisateur n'a pas besoin de scènes explicites pour montrer la vie d'une femme de nuit. Et c'est cette subtilité ardue ne laissant paraître aucun élément facile à comprendre qui nous emmène vers un style unique. On est donc dans l'impossibilité la plus totale pour analyser le film. J'avais beau essayer, et franchement, Godard met à mal le spectateur avec sa philosophie. Un point à souligner : Les tournures que prennent les chapitres. Plus ou moins longs, chiants et difficiles à ingurgiter. Cependant, la prostituée jouée par Anna Karina (qui a excellé dans cet exercice) a toujours gardé une grâce fantastique. Et, au lieu de se confiner dans son appartement parisien, sort et essaie de savoir pourquoi le monde a été façonné ainsi. Pourquoi la parole est indispensable. Toutes les classes sociales ont droit de toucher au savoir. Et le film "Vivre sa vie" le transcrit à merveille et nous invite à prendre chaque bretelle et de découvrir la phénoménologie de la vie.
JeffPage
JeffPage

42 abonnés 534 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2013
4ème film de Jean-Luc Godard, celui-ci s'attaque au film a scénettes, dans le style de Rosselini. Dans ce film, il raconte la vie de Nana qui, de galère en galère, va finir par devenir prostituée. Ce qui frappe avant tout, c'est la manière froide que Godard a de décrire le métier, faisant dire à l'un de ses acteurs, sur un ton monocorde, les règles du travail. Cela donne une impression étrange, renforcé par l'absence de scène de sexe, donnant parfois l'impression de voir un documentaire ethnographique, étude de la prostitution mis en scène, avec le soucis de la mise en scène du réalisateur. Le fait que le film soit coupé en 12 donne l'impression de voir un film à sketch, genre auquel Godard était habitué à l'époque. Au final, on a affaire à un très bon Godard, mettant à nouveau Anna Karina sur le devant de l'affiche pour un résultat des plus réussi.
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