Vivre sa vie: Film en douze tableaux
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Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mai 2026
En dépit d'une approche intellectuelle de la narration (avec insertion de symbolique littéraire ou d'annonce tragique à travers la mise en abîme) ambitionnant le mélange entre essai et fiction, de la grande artificialité des dialogues (allant jusqu'à une réflexion philosophique certes intéressante mais totalement inadaptée au récit), de la froideur d'une caméra jouant des attentes du spectateur (entre gros plans et images du dos des protagonistes), on ressent une sincère tendresse de la part de Godard pour son héroïne (Anna Karina irradiant de candeur) ainsi que pour les prostituées (prises dans un système exploitant sur lequel il fournit des informations dignes d'un documentaire). Il faut se prêter aux autres et se donner à soi-même...
Steeve mazzucotelli
Steeve mazzucotelli

47 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 avril 2026
Tous les petits trucs propres à Godard sont là. Une histoire simple, une musique tristounette et entêtante, un scénario volontairement décousu, des scènes surprenantes et invraisemblables qui se juxtaposent, des séquences absurdes, des dialogues tantôt prosaïques, tantôt philosophiques, des cadrages originaux, voire ridicules, une fin stupéfiante (si l'on peut dire), un petit budget, un Paris brumeux et surtout une charmante Anna Karina ! Tout semble n'être en fait qu'un prétexte pour mettre en scène sa muse et sonne comme une répétition à ce que sera quelques années plus tard un film plus abouti : Bande à part.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 739 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 février 2026
Film iconique de Jean Luc Godard, Vivre sa vie met en scène la sublime Anna Karina jouant un personnage dont son rêve étant de devenir une actrice de cinéma mais qui devient peu à peu une prostituée.

Le film est divisé en 12 chapitres où chacun d'entre eux, permet de voir l'évolution du personnage, tombant dans une tragédie impuissante.

Comme le titre l'indique, elle vit sa vie, passant par des étapes imperturbables de la vie : Difficulté financière notamment. Certains passages du film sont extraordinaires : la discussion "philosophique" ; le plan de fin ou encore la scène du commissariat.

Inégale comme souvent avec Godard, mais c'est tellement généreux pour l'époque qu'on ne peut être qu'en admiration devant un tel réalisateur
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 septembre 2025
Jean-Luc Godard brosse le portrait d’une jeune femme vendeuse dans un magasin de disques qui pour boucler ses fins de mois va se prostituer. On retrouve le goût du cinéaste pour l’expérimentation de la mise en scène avec ici un hommage au film muet. La prestation d’Anna Karina est remarquable de sensibilité. Pour le reste, on adhère ou non.
helioo
helioo

7 abonnés 88 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juillet 2025
Douze tableaux intéressants et intelligemment enchaînés, qui forment tour à tour un panorama assez exhaustif du septième art : le film philosophique, la romance, la comédie musicale, le crime... Le tout est accompagné d'une belle musique, mais le film pèche franchement par la médiocrité de ses dialogues ainsi que de ses prétentions philosophiques.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 février 2024
"Vivre sa vie" est le portrait d'une femme baptisée Nana, prénom qui peut tout autant désigner la conjointe dans la vie de Godard, qu'en référence à Zola, la femme populaire des années 60. Séparée de son mari, travaillant dans une maison de disques at ayant besoin d'argent, le jeune et jolie Nana (Anna Karina, donc) déambule, discute, fait des rencontres avant de faire ses premiers pas, très candidement, spoiler: dans la prostitution.

spoiler: Ce milieu de la prostitution, où la femme reçoit docilement la volonté des hommes, clients et proxénètes
(un thème qui atteindra son paroxysme dans "Sauve qui peut (la vie)" avec Isabelle Huppert) sert peut-être à Godard de révélateur des femmes (ou d'une femme, la sienne?). Le parcours de Nana n'étant pas des plus communs, on n'y verra pas en tout cas une expression de la femme contemporaine.
Un film de Godard attise forcément la curiosité du cinéphile mais le propos de "Vivre sa vie" reste peu explicite et, en l'état, embrasse trop de thèmes et d'idées non approfondies, lancés un peu à l'emporte-pièce. Cette sensibilité féminine qui se dessine à travers la composition d'Anna Karina reste vague, mystérieuse.
Frédérique Z
Frédérique Z

11 abonnés 61 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 avril 2022
Anna karina est très belle, c'est un fait, mais ça ne suffit pas à faire supporter ce film prétentieux et ennuyeux. Aucun intérêt.
SB88
SB88

35 abonnés 1 574 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mars 2022
Pour moi le moins pire et le film le plus abordable de Godard.
Reste une image de la femme paumée qui se pose des questions sur l'amour. Vision machiste et paternaliste de la jeune fille mièvre. On sait bien qu'il n'y a aucun plaisir à trouver avec ces types d'hommes et ça ne fait pas part de la violence, des maladies, des déceptions, de la saleté, des vieux bonhomme qui bavent. C'est très survolé et très années 60 dans toute la légèreté !
2,5/5
2,5/5
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mars 2022
Chronique intimiste et pleine de mélancolie d’une femme en mal de vivre,au rythme un peu languissant, mais servie par une mise en scène sublime où irradie la lumineuse Anna Karina, et bercée par la musique entêtante de Michel Legrand.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 juin 2021
Mis à part la beauté de la femme principale Vivre Sa Vie est terne ennuyeux et même extrêmement ennuyeux. La scène de la danse avec le Jukebox est pathétique. La diatribe sur le fonctionnement de la prostitution était ridicule la scène finale est la scène la plus amateur et la plus fausse que j'ai jamais vu dans un film. Mais bon c'est de l'art je suppose qu'avec l'art on peut tout se permettre. Un peu comme ces peintures d'un grand triangle ou d'un grand cercle qui se vendent 25 millions de dollars c'est la même chose. Je dois répéter que le personnage principal Anna Karina était belle et qu'elle avait des yeux complètement stupéfiants. Mais c'est probablement la seule raison pour laquelle j'ai regardé le film en entier...
Roger T.
Roger T.

150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juillet 2020
J'avoue que jusqu'à ce jour, je tenais au maximum une demi-heure devant un film de Godart. Que c'est-il passé? Non seulement, j'ai regardé "vivre sa vie" en entier et j'ai beaucoup aimé. Anna Karina est sublime; de nombreuses scènes m'ont époustouflé (notamment la lecture du portrait ovale de Poe, l'insertion de la passion de Jeanne d'Arc et le dialogue philosophique).
Hulufo
Hulufo

7 abonnés 67 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juin 2020
"Vivre sa vie", un film dont je n'en attendais pas tellement, mais qui au final s'avère être l'un de mes film préférés et par ailleurs, le plus grand chef d'œuvre de Jean-Luc Godard. Et oui encore et toujours lui. Un film qui se compose en douze tableaux, douze chapitres, plus beaux les un que les autres. Ce mot "beau" est le plus grand euphémisme que l'on puisse utiliser en parlant de ce film. "L'art à son paroxysme", voilà un terme plus judicieux. Grand moment de musique, de dialogues délicieux, d'amour, "Vivre sa vie" dépeint une France malade et injuste, mais qui ne sait briller que par l'art, la littérature, la peinture, le cinéma... "L'art, la beauté : c'est la vie !" et oui Monsieur Godard c'est bien vrai, et il n'y a plus rien à ajouter.
Ge0kok0
Ge0kok0

12 abonnés 90 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 mai 2020
Ce destin en douze portraits expose avec grâce et justesse le destin d'une jeune femme livrée à elle même et prête à tout pour se sortir des griffes de son destin. Magnifique
Remi S.
Remi S.

20 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mai 2020
Elle lui tient tant à cœur cette notion fondatrice qui sépare le banal et le grandiose : la langue et le langage que Jean-Luc Godard expérimente et travaille dans ces œuvres (*Je vous salue Sarajevo* par exemple avec sa règle et son exception). *Vivre sa vie* sorti en 1962 est une vision théâtrale articulée en 12 tableaux, qui offre une conception de la vie prise entre ces deux parties. Vivre aveuglement dans le quotidien en niant la logique et en prônant ainsi l'invisible destin comme maître comme le démontre si bien cette phrase fétiche du personnage de Nana : « c'est comme ça ! ». Ou alors s'élever et ainsi atteindre la pensée, source de la compréhension d'un monde et de ses relations, puis destructrices des mots voués à la maladresse. Nana, interprétée par la magnifique et regrettée Anna Karina, se cherche, se bouscule et ainsi se promène dans Paris au fil des rencontres, bonnes ou mauvaises. Elle rêve de gloire et d'argent, c'est certains, mais ne peut élever son esprit qu'au seuil de la rue. Ces rues dynamiques des années 60 sont aussi acharnées pour certaines femmes, et ainsi Nana tombe dans la prostitution. Dans ce choix difficile, elle aurait abandonner une raison de vivre privilégiant ainsi l'argent ''facile''. Nana contemple les corps des hommes en quête d'amour factice, on peut le dire, qui voguent en grand nombre travers les chambres d’hôtels symboles de la rencontre amoureuse illusoire et monnayée. Une vision sentimentale synthétique de la vie laissée à même le sol. Il suffirait peut-être de cette entre-vue philosophique avec un inconnu dans un café pour comprendre la raison des tracas de Nana et de sa quête tant complexe : si les mots que l'on pensent si fort peinent à sortir, il faut alors travailler ou trouver l'amour parfait capable de passer de la simple langue quotidienne au langage universelle et poétique. Alors que le vieil homme cite Porthos des *Trois Mousquetaires*, Nana en devient inévitablement le parallèle réaliste. Dans le roman d'Alexandre Dumas, Porthos qui n'a jamais pensé de sa vie se retrouve subitement à mourir le jour où il dispose d'une réflexion, bête mais étonnement élévatrice : comment marcher ? De ce cas d'étude, Godard dessine alors Nana trouvant le grand amour. Un amour capable d’effacer les mots banals et trompeurs et communiquant ainsi par les vrais sentiments (utilisation magnifique des sous-titres par Godard). Mais alors que cette ascension de conscience miraculeuse transportant Nana vers sa raison de vivre tant recherchée, la dureté de la vie avec sa facette la plus sombre refait surface. Le tragique, à l'image de la vie de Porthos, apparaît emmenant ainsi Nana vers une mort inévitable sous les balles du grand banditisme tenant de mains fermes depuis le début le destin torturé mais magnifique de la jeune femme devenue prostitué. **Tout cet acheminement de pensés sur la vie est alors comme remis en question, ramenant ainsi le film à une scène comme clés et révélatrice : Jeanne d'Arc qui dans *La Passion de Jeanne d'Arc* de Carl Theodor Dreyer révèle attendre la mort avec curiosité et impatience tant cette expérience pourrait être révélatrice de la signification du long chemin parcouru.**
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 décembre 2018
"Il faut se prêter aux autres et se donner à soi-même"
C’est étonnamment cette citation humaniste, épicurienne et « pré-existentialiste » de Montaigne que Godard choisit pour son troisième long métrage Vivre sa Vie (1962)
Je crois qu’il restera de Godard cinq ou six films qui sont des chefs d’œuvre, surtout ceux de la période 59-64 : A bout de souffle 59, Une femme est une femme 61, Le Mépris 63, Pierrot le Fou 65.
Mais celui que je préfère, c’est Vivre sa Vie avec Anna Karina mais "avec" est insuffisant : on pourrait dire plutôt le film-AnnaKarina tant le propos est la description la plus classique possible de cette jeune femme de 20 ans, prise dans l’étau de la prostitution.
C’est une ode à son visage, superbement filmé, avec lenteur, poésie et tendresse, trois qualités qu’on prête peu à Godard car il a malheureusement évolué après 66 vers un pseudo-intellectualisme baroque et autocentré très ennuyeux. Anna Karina, qui quitte son métier de mannequin, est aussi belle et triste que Louise Brooks.
Le style de Godard est là à son apogée dans sa sobriété : le noir et blanc illustre la musique (Michel Legrand) et le son. Le découpage ultra-classique équilibre de scènes étirées, souvent peu bavardes : l’écriture d’une lettre filmée en tant réel, la danse d’Anna Karina qui s’étire cinq minutes, le dialogue avec le philosophe Brice Parrain, le silence toujours très présent, les gros plans, les hommes inquiétants vus longuement de dos dans le même mouvement de caméra pano-travelling qui révèle par moment l’interlocutrice.
Cette description fait plus penser à un film de Bresson qu’au Godard amphigourique des années 80.
La bande-son est toujours en avant chez Godard, l’image en retrait, même quand, comme ici elle est superbe. C’est Odile Converset, professeure de musique et critique de cinéma, aveugle de naissance qui décrit le mieux le style de Godard : « Godard est un cinéaste qui travaille pour qu’on puisse voir le son alors que Bresson est quelqu’un qui permet d’entendre l’image. » (Papiers revue de France-Culture, 25-18).
Voici donc le film où Bresson et Godard peuvent être comparés. Le meilleur Godard à mon avis (et à celui de Georges Sadoul), un grand film.
(NB : DVD/BR de M6 avec commentaires de Jean Doucet, 3 courts métrages rares et très drôles de Godard fin années 50 qui montrent qu'il aurait pu être un cinéaste de comédie en s'en donnant la peine, un texte fourni décrivant le film et ses conditions de production).
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