Y a-t-il un Français Dans la Salle ?
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29 critiques spectateurs

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QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 758 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mars 2014
En adaptant un roman de Frédéric Dard, alias San Antonio, Jean-Pierre Mocky signe une satire sociopolitique au curieux mélange de tons : entre farce, drame et polar, entre inspiration lubrique parfois déjantée et romance fleur-bleue... Le résultat est déconcertant, pas vraiment abouti côté scénario et pas du meilleur goût. Même dans ce mauvais goût qui lui est cher et qui est parfois réjouissant, on a connu Mocky plus cohérent, plus mordant (Un drôle de paroissien, La Cité de l'indicible peur, À mort l'arbitre)... Ici, la verve satirique se limite à une série de caricatures tous azimuts : le politicien méprisant et pas très clair avec son passé (qui peut faire penser, par certains traits, à Mitterrand), le flic pervers, le paparazzo sans morale (expert en chantage monnayé)... Autant de portraits, auxquels il faut ajouter ceux de femmes en manque d'amour et de sexe, qui sont traités avec un humour très en dessous de la ceinture, souvent machiste. Certains partis pris de mise en scène n'arrangent rien à la lourdeur de l'ensemble, notamment les voix off rapportant les pensées des personnages. Bref, on pouvait s'attendre à une charge joyeusement anarchiste ; on n'a au final qu'une liberté de ton assez grossière et maladroite, une histoire poussive et digressive, sans grand intérêt.
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2023
Quelle brochette d'acteurs ! On peut regarder le film de deux façon différentes. Si l'on se contente de suivre l'intrigue, on risque d'être déçu, elle n'est que peu intéressante et s'encombre de sous-intrigues en tous sens sans que cela soit très maîtrisé. L'autre façon de le regarder (et de l'apprécier) et de le voir comme un film d'acteurs, et là je dois dire qu'on est servi. Et si Victor Lanoux fait le job, la palme revient à Jacqueline Maillan qui réussit à nous faire un rôle de composition assez extraordinaire, on appréciera aussi Dominique Lavanant en allumée (c'est le cas de le dire) Michel Galabru en beauf intégral, sans oublier Jean-Luc Bideau en émotif convulsif. Et surprise même Jacques Dutronc joue bien ! A voir donc pour las acteurs parce que sur ce point on ne peut être déçu.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 août 2019
Une Comédie satirique politico-policière coécrite et parfaitement dirigée par Jean-Pierre Mocky. Son scénario, partagé avec Frédéric Dard, nous propose des dialogues suaves et des scènes chocs dignes du père de San-Antonio. Le duo formé par l'écrivain de polars et le cinéaste anarchique est détonnant !
Ils nous proposent un film hors du commun, des scènes sulfureuses, de jolis moments de gaudriole et d'humour.
L'action se situe en 1981 et l'allusion à l'homme au chapeau et au passé glauque (allias Horace Tumelat chef de parti politique) est assez évidente.
Le casting fantastique nous offre des rôles annexes parfaitement tenus par mesdames Dominique Lavanant ou Jacqueline Maillan ; des acteurs prestigieux comme Michel Galabru et Jacques Dufilho. Un joli rôle annexe pour un Jacques Dutronc bien en place et une superbe prestation de Victor Lanoux qui porte le film.
Yannickcinéphile

2 879 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 décembre 2016
Bon, ben non, ici Mocky se loupe, malheureusement. Réalisateur prolifique, il faut bien qu’il y ait quelques ratages, et ici c’est le cas, Mocky ayant visiblement été trop ambitieux.
L’histoire est en effet audacieuse, ne serait-ce que par son mélange des genres et la multiplication des personnages. Mocky s’attaque tour à tour à la comédie, au drame, au polar même, et s’attaque à des sujets multiples très sérieux touchant aussi bien à la politique qu’à l’intime, qu’à la presse à scandale et à l’amour fou, bref, c’est un film plein, mais dont le traitement n’est pas à la hauteur. Mocky s’est tout sauf un grand narrateur, et ici, vu qu’il s’essaye à quelque chose de très compliqué, et bien ça saute encore plus aux yeux. Rythme chaotique, narration saccadée aux limites de l’incompréhensible tellement le réalisateur multiplie les sous-intrigues, le mélange des genres a aussi du mal à fonctionner, Mocky ne parvenant jamais pleinement ni à faire rire ni à attrister pour le sort des personnages, ni à susciter réellement notre intérêt quant aux sujets sérieux qu’il aborde. A la fin je me suis dit, « oui, bon, des choses à dire mais qui me sont dites en chinois ».
Le casting n’est pas non plus spécialement à la hauteur, du moins pas entièrement. Victor Lanoux surprend plus qu’agréablement, ça c’est sûr. J’ai beaucoup apprécié sa prestation, pour ma part il tire son épingle du jeu, tout en se voulant cependant très sérieux. Il n’est pas du tout dans le registre comique, ce qui peut surprendre au début. Il est cependant au-dessus, faisant face à un casting pléthorique mais à l’intérêt limité. Dufilho, Galabru, Bideau par exemple héritent de rôles dont le film aurait presque gagné à se débarrasser tellement ils n’ont pas d’impact réel et embrouille la fluidité et la clarté du récit. Et puis Mocky ne s’intéresse pas à ses rôles en dehors de celui de Lanoux, et l’exemple le plus fameux et cette pauvre Dominique Lavanant qui débite quelques vulgarités et fait l’amour, et ne joue un rôle qu’à la fin. En clair trop de rôles tuent le rôle, et Mocky n’a pas le talent pour s’attaquer à une telle galerie.
Visuellement c’est du Mocky j’ai envie de dire. Le film est néanmoins assez pro, avec du budget à en croire une figuration à la hauteur, des lieux de tournages variés et plutôt qualitatif, mais la mise en scène est assez brute, directe, sans fioriture, typique du réalisateur. C’est plutôt pas mal, mais pas spécialement mémorable, Mocky semblant ne pas vouloir insister ni sur les moments humoristiques en soignant ses passages drôles, ni sur l’aspect dramatique, si ce n’est dans le final mais qui ne doit pas son aspect horrifique à la mise en scène qui reste aussi bien plate. Musicalement le film est bien doté et saura surprendre, j’ai apprécié l’ambiance musicale.
Cependant, ce bon dernier point ne peut cacher la déception que j’ai eue devant ce film clairement trop ambitieux pour Mocky. Réalisateur efficace et parfois très talentueux quant il en reste à des films fables, à des contes grinçants et à des satires sociales, ici il impose un objectif trop haut pour lui et qui ne supporte pas du tout sa narration, son sens du rythme hasardeux, et son jonglage aléatoire entre les genres. 1.5
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 octobre 2011
Un mélange assez surprenant de satire anar un peu facile, poujado (tous pourris !), en forme de guignolade un peu grasse, comme souvent chez Mocky (mais c’est tout de même drôle) et de romantisme sentimentale. C’est réalisé avec soin, avec une brochette de très bons comédiens qui ne poussent pas trop vers la caricature : c’est-ce qui fait finalement de « Y a-t-il un français dans la salle ? » un Mocky de bon cru, par rapport à ses autres films comparables.
Teresa L.
Teresa L.

21 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mars 2014
Mocky déclare s'inspirer de Capra et ce film fait penser parfois à un Capra sous acide. La comédie noire, le film noir; la satire sociale, la sobriété géniale du président Tumelat (Lanoux, magistral), la défiance générale envers les institutions, le ratage de toute entreprise dont le bonheur soit le but, tout préfigurait les années à venir alors que les personnage viennent de très loin. Mais on ne peut pas les mépriser car ils sont pleins, la narration exprime leur pensée en off, et on y reconnait toujours un bout de soi, de Bideau à Dutronc à Galabru, communiste prêt à retourner sa veste en une fraction de seconde. Drôle, cruel, amer. Excellent.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mars 2024
Le trait n'est pas fin, vraiment pas, mais cette satire politique est sans doute le meilleur film de Mocky. Victor Lanoux est excellent.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 mars 2008
Si Y a-t-il un Français dans la salle ? est un Mocky bien filmé et au bon casting ce film n'en reste pas moins décevant. Après un bon départ prenant la suite s'avère moins réussi avec plusieurs séquences un peu ridicule et un fourre-tout mal organisé. Ca s'enlise, c'est moins passionnant, on décroche alors de cette méchante farce.
Christophe C
Christophe C

7 abonnés 37 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2013
Du très bon Mocky, drôle et grinçant. On y retrouve ces obsessions sous le meilleur jour, avec son inimitable manque de soin et sa liberté de ton qui nous fait nous lamenter sur la politesse et le manque d'ambition du cinéma actuel.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 18 septembre 2011
Entre le conte de fée et un polar à la Coluche. Grossier et nunuche à la fois. Invraisemblable, incohérent, mal filmé mais témoignage d'une époque où il y avait une liberté que nous avons perdue, une époque où le politiquement correct n'avait pas mis sa chape de plomb sur le cinéma français ( et mondial)
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 septembre 2025
Du lourd, du très lourd... Et avec Lanoux dans le rôle principal, autant dire que cette adaptation de F. Dard a des allures de bulldozer ! Mocky n'a certes jamais fait dans la dentelle, mais ici, il est clair que le casting de déménageurs à l'oeuvre n'aide pas...
Emmanuelle Riva n'a que très peu de scènes et Dutronc est écrasé par les rouleaux-compresseurs (outre Lanoux, Stévenin & Maillan s'en donnent à coeur joie).
Que le scénario ne tienne pas debout, soit, cela n'a jamais empêché Mocky de réaliser de bons films ("La grande frousse", "Le miraculé") mais là, la fantaisie d'un Bourvil ou d'un Serrault fait cruellement défaut et le récit s'empâte à mesure que progresse l'intrigue. Seule étincelle, Dominique Lavanant, délurée et déterminée, va jusqu'au bout de sa folle passion.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 19 octobre 2008
Quelques bon mots mais l'ensemble manque d'accroche et de consistance.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 novembre 2006
Un chef d'oeuvre, tout simplement. Mocky prenait encore le temps de travailler son cadrage, les acteurs sont exceptionnels (quel casting !), c'est méchant, drôle, triste et beau à la fois...
Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 septembre 2019
Étant un réalisateur que je connaissais mal, il était logique et légitime que je « rende hommage » à Jean-Pierre Mocky après son décès, même si on peut être surpris par ce choix de France Télé alors que d'autres auraient sans doute été plus judicieux. Car « Y a-t-il un Français dans la salle ? », c'est quand même parfois du très lourd. Il faut dire qu'avec l'ami Jean-Pierre et Frédéric Dard adaptant son propre roman, il y avait de quoi être inquiet : les deux ne font pas toujours dans la dentelle et nous le démontre, parfois bruyamment, à base de dialogues parfois plus que douteux et plusieurs scènes où l'acceptable est largement dépassé, les passages scandaleux entre Jacqueline Maillan et Jean-François Stévenin en tête. Il y a aussi de quoi rester perplexe devant l'inintérêt manifeste des deux hommes pour l'enquête, dont on se préoccupe de moins en moins pour finalement être complètement laissé de côté, se préoccupant plus de personnages très inégaux placés dans des situations qui le sont tout autant. Tout est imbibé par le sexe, traité de façon trop vulgaire, Dominique Lavanant étant probablement celle qui hérite des dialogues les plus salaces, exception faite des deux cités précédemment. Ce qui limite évidemment considérablement l'intérêt de l'entreprise, ce qui est dommage car Mocky se montre ici plutôt appliqué dans sa mise en scène, réussissant avec habileté certains protagonistes (celui du leader politique et du maître-chanteur en particulier) et pouvant compter sur une sacrée troupe d'acteurs, aussi discutable soit son utilisation (Victor Lanoux dans un de ses meilleurs rôles, Michel Galabru, Andréa Ferréol, Jean-Luc Bideau ou l'excellent Jacques Dufilho, sans oublier ceux déjà évoqués). Surtout, ce regard assez sombre sur la politique, où tout est combine, arrangement, sans la moindre grandeur, tout coup d'éclat semblant être voué à l'échec quant à l'avenir : il est peu dire que ce constat est toujours d'actualité, voire encore plus... Du bon et du (beaucoup) moins bon dans ce film bancal, satire percutante grandement gâchée par l'absence de fil narratif et la vulgarité inhérente au récit. Le rebelle du cinéma français méritait sans doute meilleur hommage.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 octobre 2019
Y a-t-il un Français dans la salle ? est sorti en 1982. Cette date n’est pas anodine car, l’année précédente, François Mitterrand était élu Président de la République. En effet, le Président d’un parti politique interprété par Victor Lanoux possède une façon de s’habiller proche de celui qui, en mars 1981 (période où se déroule l’action), n’était qu’un candidat au poste suprême. Cependant, on peut penser que Jean-Pierre Mocky et son coscénariste sont inspirés par la vie de ce dernier spoiler: en attribuant à Hector Tumelat des comportements peu glorieux pendant l’Occupation (Mitterrand avait obtenu 3 médailles de l’Ordre de la Francisque sous Pétain) et en lui offrant une relation extra-conjugale (chose ignorée par le grand public mais qui était connue par certaines personnalités comme Françoise Giroud, qui publiera Le Bon Plaisir l’année suivante, ou Jean-Édern Hallier)
. Toutefois, le film de Mocky ne possède pas que cet intérêt. En effet, il fait partie des bons Mocky : le jeu des acteurs est plus naturel qu’habituellement chez le cinéaste, le casting est assez éblouissant (Victor Lanoux, Jacques Dutronc, Jacqueline Maillan, Michel Galabru, Dominique Lavanant, Andréa Ferréol, Jean-François Stévenin, Jean-Luc Bideau, Jacques Dufilho ou encore Emmanuelle Riva), l’histoire est intéressante, les personnages sont assez attachants… Ce film utilisant beaucoup la voix-off (qui peut provenir des pensées des personnages ou être celle d’un narrateur omniscient) est donc un Mocky ayant rencontré à juste titre un succès à la fois critique et public et appartient aux longs métrages à retenir de sa filmographie.
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