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Gonnard
293 abonnés
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1,0
Publiée le 11 mars 2009
Je suis déçu. On s'ennuie ferme. Le personnage de Béart, Caliméro pour résumé, finit par énerver. Les dialogues n'ont rien d'exceptionnels. Je préfère mille fois "Confessions trop intimes", un peu dans la même veine.
J'ai longtemps rechigné à le voir. Je n'étais probablement pas pres de toute façon. Mais je ne regrette vraiment pas ! Les personnages sont vraiment bien travaillés. Les acteurs tres bons. L'histoire entrainante. Une Emmanuelle Béart à croquer... Et en plus, en se renseignant un peu plus, on apprendra le coup de coeur qu'aura eu le réal. Claude Sautet pour Mlle Béart, et on ne pourra s'empecher de penser que pour ce dernier film, il y a raconter un peu de son histoire avec elle. L'histoire d'un vieil homme épris d'une jeune femme resplendissante mais dont la décence l'empechera d'avouer ses sentiments, bien qu'apparemment plus ou moins réciproque. L'histoire et les réactions des personnages étant travaillés. Je rangerai ce film dans la catégorie Comédie Humaine (CH).
Le film-testament de Claude Sautet,un des réal'les plus délicats de la Nouvelle Vague.Et surtout 2 grands numéros d'acteurs.Attention,"Nelly et Monsieur Arnaud" est un film relativement exigeant,ou l'action passe par les regards et les non-dits.Ca parait ennuyeux? Eh bien non pas du tout.Michel Serrault,en vieux monsieur oisif et mélancolique,nous offre une partition tout en retenue.Etonnant de sa part.Il n'a pas volé son 3ème César.En face,Emmanuelle Béart,en retrait,impulsive et influençable,se retrouve totalement fasciné par cet homme qui a tout vécu,aux zones d'ombres coupables.Mise en scène soyeuse.Célébration de l'amour platonique,considéré ici comme plus fort que l'amour charnel.Cette relation entre 2 personnes insaisissables touche car elle est improbable,car elle réunit des êtres que tout sépare,car elle est belle tout simplement.La quintessence du cinéma d'auteur français.
Je ne suis pas forcément très fan de l’histoire et de la mise en scène mais le film est sauvé, me concernant, par le grand Michel Serrault. Comme quoi, des fois ça ne tient à pas grand-chose de prendre du plaisir
Je vais être honnête et m'exprimer sans détour : ce film est A EVITER ABSOLUMENT. Il est lent, morne, rien ne se passe, l'histoire est inexistante, le scénario est une grande coquille vide, les dialogues sont d'un pathétique unique ("passes-moi le beurre" ; "le v'la" ; rien de plus...), et en plus, aucune subtilité, aucun message, pour combler ce "Rien ambiant", ce film complètement mort, cet ennui mortel qui nous accompagne... On peut se dire au départ qu'il y a un intérêt là-dessous (un film aussi chiant ne peut qu'être en train de cacher son jeu), mais Non !
Le jeu d'acteur est parfait ; oui, Nelly et Monsieur Arnaud sont des personnages inintéressants qui n'ont rien à nous apporter...
Alors pourquoi cette étoile ? Parce que bien que ce soit aussi minable, rien de fâcheux, rien d'indécent (si ce n'est d'oser présenter un produit aussi creux, et même avoir le culot de le récompenser parce que ses têtes d'affiches ont de grands noms), et que, si un jour de grande déprime plus rien ne vous parait beau ni crédible, effondrez-vous devant cet échec. Vous vous sentirez intéressant !
Aucun relief, aucune psychologie, rien, rien, rien : ce film n'a rien pour lui, il ne vaut même pas le bas de gamme des fictions audiovisuelles dissimulées en après-midi... Mais il y a ce couple d'acteur, qui, avec sa suffisance, achève de nous écoeurer.
C'est une vraie honte que de nous présenter telle réalisation !
Une rencontre, l’aléa d’une solitude partagée entre un homme et une femme. S’ils se retrouvent, c’est pour une présence réconfortante. Michel Serrault est parfait, mettant tout de sa douceur et sa prévenance.
Un film dans lequel il ne se passe rien d'intéressant et où l'on s'ennuie d'un bout à l'autre. Quant à Michel Serrault, qui avait amplement mérité ses deux premiers Césars pour ses superbes interprétations dans LA CAGE AUX FOLLES et dans GARDE A VUE, je ne comprends pas qu'on lui en ait octroyé un troisième pour ce film car il n'y fait rien d'extraordinaire. Les autres acteurs non plus d'ailleurs...
Film de Claude Sautet racontant la rencontre entre une femme divorcée, sans pécune et un ancien homme d'affaire qui va l'aider tout d'abord à surmonter ses dettes. Puis celui ci va lui proposer de devenir sa secrétaire pour l'écriture de son manuscrit. Une relation particuliére va s'installer entre eux ce qui ne surprend personne, mais la confrontation des acteurs Béart/Serrault redynamise le scénario flirtant avec le classique. Superbe prestation de ces deux acteurs qui excellent dans leur art et qui savent nous montrer ce qu'est l'émotion à travers le regard. En outre, la gestuelle de Serrault colle tout à fait au personnage et démonter encore une fois son talent d'acteur. Bon film ou se méle la nostalgie, la retenue et al sensibilité des personnages, ce film reste bon malgré la fin quelque peu rapide et évasive de la part du réalisateur.
Le cinéma a tendance à user de l’amour platonique comme d'une étape vers la complétion amoureuse ou comme l’effet d’une frustration physique. «Nelly et monsieur Arnaud» (France, 1992) de Claude Sautet s’impose en contre exemple, développant l’amour platonique non pas comme un moyen ni un frein mais comme le but même. A l’instar de «Max et les ferrailleurs» (France, 1971), le dernier film de Sautet met en place deux personnages relativement distincts : une jeune femme adroite, en transition, et un vieil homme riche mais désabusé. Ces deux protagonistes seront unis par le texte autobiographique de l’homme, la femme oeuvrant à sa retranscription tapuscrite. La confession déguisée de l’homme à la femme, sous les allures de la dictée, engage une relation intime, entre accointance paternelle et hyménée platonique. De l’indécision quant à la nature de leur rapport, Sautet parsèmera des scènes clés pour souligner les lignes de l’ambiguïté amoureuse. La scène de crise débutant avec l’emploi du mot «ostracisme» est au sommet de leur attachement, la crise du duo dévoilant leurs affects. Au-delà du platonisme, Sautet fait montre éternellement de sa direction d’acteurs magistrale. L’écueil était béant d’exploiter le clown Michel Serrault comme un auguste mais Sautet a excavé de l’acteur ce qu’il est : un interprète sensible. Employant le talent de Serrault pour exprimer une nostalgie contenue, l’acteur interprète sans nulle fausse note le fantôme d’un idéaliste raffermi par les aventures de la vie. Un regard maîtrisé, entonnant toute la gestuelle logique au personnage, Serrault sous la directive de Sautet est magnifique, enfin. Magnifique car il ne s’agit pas d’une interprétation décalée, admirable mais impertinente, l’acteur s’imbrique parfaitement au sein de l’œuvre. De l’accalmie des situations mises en scène par Sautet, Serrault comme Béart sont les rouages parfaits.
L'amour est dure et c'est pas facile tous les jours... Et ce film en raconte une version sublime et magnifiquement interprétée par deux acteurs habités. Le scénario assez classique est soutenu par des dialogues savoureux et intelligents. Un joli face à face où les regards en disent aussi long que les jolis mots.
Joli portrait dont la force vient évidemment du duo d'acteurs à la beauté et à la force remarquables. Au delà d'une histoire comme une autre, le scénario ne décolle jamais et le réalisateur brille surtout par son manque d'ambition ! Un film sympathique mais qui ne reste pas en mémoire.
Moi qui n'aime particulièrement ni le cinéma français, ni Beart, ni Serrault (je vais ma faire huer), et bien je passe quand même un bon moment à observer comme un voyeur le petit bout de vie de ces deux personnages, qui n'avaient aucune raison de se croiser et de s'aimer chacun à leur façon.
Superbe film en effet testamentaire. En résumé, l'histoire d'un homme trop vieux pour vivre un amour. Serrault et Béart portent magnifiquement cette tragédie soyeuse.