Avis : Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages - Page 2
Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages
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Un visiteur
2,5
Publiée le 19 mai 2013
Du grand n'importe quoi! J'avoue j'ai ri tellement c'est kitsch, bizarre et les scènes et les actions n'ont aucun sens! On ne comprends rien. Typiquement les films français de l'après mai 68, avec toutes ces couleurs, ces coupes de cheveux, ces clichés, bref ça fait remonter dans le temps, c'est sympa mais ça devient lourd, à petite dose seulement.
L'histoire abracadabrante, les morts à la pelle et les répétitions ne sont guère engageants mais le charme certain de Marlène Jobert et certaines répliques inoubliables laissent un souvenir sympathique, mais c'est loin d'être suffisant !
Si Jean-Michel Audiard est un immense scénariste et dialoguiste francais, il est, il faut être objectif, un piètre metteur en scene ! En effet, dans cet œuvre au titre interminable "faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages" (nom qui laisse place a bien des interprétations ..), Audiard nous offre des décors tres simples, des plans qui le sont également.. bref on ne peux pas saluer d'exploits a ce niveau la, bien que dans l'ensemble ca soit bien loin d'être désagréable ! Et les quelques bulles qui apparaissent, les passages d'une scène a l'autre assez abruptes et autres résultats de la touche personnelle du cinéaste (qui mine de rien, apporte visuellement quelque chose de différent, de la même manière que ses scenarii ont toujours été hors-du-commun !) sont plutôt originaux... Et mis a part ce "détail" il faut reconnaitre que les acteurs sont géniaux (Bernard Blier, André Pousse, Mario David, Robert Dalban ... que du bon !) et le scenario parfait de chez parfait, c'est tres drôle et les dialogues sont extraordinaires et d'une grande subtilité !
Vous êtes prêts? Vous êtes en condition? Vous êtes sûrs? Alors vous pouvez vous jeter à l’eau et prononcer le titre de film le plus long (et certainement le plus bête) de toute l’histoire du cinéma, tous pays confondus. « Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages », premier film de Michel Audiard, dialoguiste mythique, mais est-il nécessaire de le rappeler, qui est une parodie complètement absurde des films de gangsters ? Dire qu’il n’y a pas de scénario, ce serait un euphémisme. On nage dans le délire le plus complet du début jusqu’à la fin. C’est du grand n’importe, un joyeux bazar complètement assumé. C’est du Audiard quoi. On avait déjà vu ça dans « Elle boit pas, elle fume pas… » ou dans « Comment réussir quand… » et c’était très drôle et surtout bien dialogué. Mais là, la sauce ne prend pas et cette comédie devient très rapidement indigeste. Cette histoire de course au pognon n’est pas intéressante pour un sou (ahah quelle bonne blague). Et est lourdement pénalisée par une mise en scène inexistante. Et les dialogues alors? Parlons en des dialogues. Et bien, contre toute attente, ils sont assez fades. Et oui même Audiard avait parfois des pannes d’inspiration. Mais on retiendra tout de même ces 5 répliques mythiques: spoiler: « Mais attention, j’ai bon caractère, mais le glaive vengeur et le bras séculier, l’aigle va fondre sur la vieille buse ! », « C’est chouette comme métaphore! », « C’est pas une métaphore, c’est une périphrase », « Oh fais pas chier », « Ça c’est une métaphore » . Ou alors spoiler: "La connerie à c'point là, moi j'dis qu'ça d'vient gênant" Mais c’est bien tout ce que l’on peut retenir en plus d’un jeu d’acteur savoureux (sauf celui de Marlène Jobert). La marrade annoncée n’aura donc pas eu lieu. Tant pis.
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2,5
Publiée le 14 avril 2012
Premier film en tant que réalisateur pour le scènariste à succès Michel Audiard! Une parodie de film policier à la mise en scène decevante malgré d'excellents dialogues dans laquelle on retrouve un casting sympathique avec des comèdiens qui s'en donnent à coeur joie: Le charme de Marlène Jobert à la plastique irrèprochable, l'immense Bernard Blier qui nous gratifie de quelques bonnes répliques ("C'est beau comme une crèche") avec ces mines roublardes et Françoise Rosay qui n'exclut pas l'abattage en vieille tante Lèontine donnent à cette comèdie policière son lot de divertissement! A voir uniquement pour les dialogues et les comèdiens...
J'aime ce concept assez délirant. Mais ce n'est pas facile à mettre en oeuvre, d'où quelques déchets. C'est parfois confus et lourd. Par contre les répliques sont excellentes, bien qu'inégales dans la qualité. Ce n'est pas un chef d'oeuvre, loin de là, mais il faut le voir.
Première realisation du mythique dialoguiste Michel Audiard , une parodie de films de gangsters complètement folle ou il fait tourner ses amis acteurs : Bernard Blier , Françoise Rosay , Marlène Jobert , André Pousse , Mario David , Dominique Zardi , Jean Carmet , Robert Dalban .... Il offre des dialogues humoristiques et mordants : " Fais pas chier"- " Ça c'est une métaphore " ," Alors , c'est pas pop, c'est pas "in " , cest pas psychiadelique ?!" ..des dialogues toujours culte ! Sa mise en scène est éclatée et iconoclaste , même si il y a certains défauts .L' hilarilite ne nous lâche jamais . Un bon début qui annonce 8 autres films tous aussi fous , baroques ... Bernard Blier livre une composition excellente ! A voir pour les fans du dialoguiste culte .
L'humour est passé. Il demeure quelques bonnes idées et deux-trois sourires décrochés mais l'ensemble est très moyen dans son déroulé, ses dialogues et son scénario. Audiard a fait beaucoup mieux, heureusement. Ce film n'est pas un indispensable.
Avec son titre à rallonge complètement invraisemblable et son label estamponné Audiard, Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages avait matière à m'intéresser. En effet, c'est jusqu'à ce que tombe sur une Marlène Jobert exhibant son corps à tout va, habillé d'une simple chemise violette. Mince, je me suis trompé de film ? Est-ce la suite du film érotique Emmanuelle ? Ou est passé Audiard ? Cette simple mise en bouche annonçait déjà la couleur. Cette simili comédie fantaisiste repose sur une intrigue décousue et une réalisation maladroite.
Audiard dialoguiste, assurément oui, mais Audiard réalisateur, c'est niet. Même si on sent qu'il s'est bien amusé durant le tournage et s'en donne à cœur joie, la réalisation c'est pas sa tasse de thé ! Ainsi, tout au long du film, il reste ancré dans une optique scénaristique sans vraiment donner vie aux dialogues par la puissance des images. Cependant, on apprécie ce côté dérisoire à la Monty Python (pas assez et mal exploité) où l'invraisemblance de certaines scènes ne peut que faire sourir. Je retiendrais surtout cette scène où un aussi grand acteur que Bernard Blier chante Dansons la capucine en gambadant dans les prés, c'est simplement mémorable. De même, le film regorge de trouvailles visuelles intéressantes et volontairement kitsch comme ce début de film rocambolesque avec une bombe à la violence presque pacifiste : pas de dégâts, disparition des éléments perturbateurs et tout est bien ordonné.
Pour en venir aux dialogues, c'est du Audiard pur jus. On reconnaît ici le style bien spécifique à ce grand dialoguiste français (le plus connu de tous) mêlant langage populaire, expressions savoureusement inventives et un feu d'artifice verbal à la fois maîtrisé et indescriptible. Comme dans la plupart de ses films dont il fut scénariste, on retiendra plus d'une boutade de son cru :"j'ai le glaive vengeur et le bras séculier" entre autres.
Malheureusement, des dialogues ne peuvent à eux seuls constituer un film, c'est notamment le cas ici. Cela n'en reste pas moins un classique et on suit avec bonne humeur cette comédie légère, parfaite pour un samedi soir, si on a rien de mieux à faire.
Rien que le titre nous faire rire. Le film n'est pas trop mal mais à part quelques passages avec des répliques de légende, on s'ennuie un peu quand même. Cette première réalisation de Michel Audiard sent un peu l'amateurisme en matière de placement de caméras et de direction d'acteur.
Il s'agit du premier long-métrage réalisé par Michel Audiard en 1968. Cette parodie des films de gangsters reste une comédie complètement décousue. On alterne quelques joyeux passages avec surtout de longs moments sans queue ni tête, en raison notamment d’une mise en scène insipide. Michel Audiard est certes un excellent dialoguiste mais cela ne suffit pas pour réaliser un film. A noter que Marlène Jobert, dans l’un de ses premiers rôles sur grand écran, est absolument éblouissante. Bref, c’est extravagant et joyeusement bordélique.
Je reproche à Michel Audiard (et Sacha Guitry) d'avoir fait croire à des générations de réalisateurs français qui n'ont pas leurs talents d'écriture, qu'on peut fonder un film sur les seuls dialogues. Ce film en est un bel exemple. Avec une réalisation décousue, le film fonctionne vaille que vaille grâce à la flamboyance des dialogues et au talent des acteurs. A noter la révélation de Marlène Jobert que je tiens pour responsable de mes premières poussées d'acné juvénile.
Allez, on retient son souffle et on prononce le titre de film le plus lourdingue du cinéma français ! Il faut dire qu'avec Michel Audiard à l'écriture on est quasiment en terrain connu : gouaille argotique à toutes les répliques, bande d'acteurs virils bien comme il faut et soupçon de misogynie en forme de vedette nunuche... Et quand le célèbre dialoguiste prend également la peine de faire un petit tour derrière la caméra ça devient franchement pénible à regarder et foutrement mal fichu ! Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages est aussi vide de sens que son titre est long, sorte de remplissage verbal idéal pour passer sur les planches mais carrément vilain pour les mirettes. On est loin de la bonne poilade annoncée, le nanar ne reposant que sur la virtuosité des mots balancés par hectolitres du dico dudit Michel, l'ami se contentant d'enregistrer ses dialogues sans parvenir à rendre sa mise en scène intéressante. Allez une étoile pour Bernard Blier, parce que j'aime bien sa tronche de bon vieux Morvandiaux et qu'il y a quand même deux ou trois bonnes répliques. Sinon ce naveton fait l'effet d'une baudruche gonflée à bloc...
Très déçu, moi qui voyait en Audiard un gage de qualité. Malheureusement la qualité de dialoguiste ne s'étend pas forcément au métier de réalisateur et ce film n'est pas pour ainsi dire un bijou cinématographique. Bien que les dialogues soient exquis, l'humour et le film en lui-même sont un peu limités par trop de potacherie voire de puérilité. Blier en fait un peu trop dans le comique et le style reste assez farfelu.