Une tonne d'or quitte la banque et se retrouve évidemment la convoitise de braqueurs.spoiler: Plusieurs équipes sont sur le coup : La bande à Jacky, ex Rosemonde (Mario David), truand à la Fiat décapotable rose, La bande à Fred "l'élégant" (André Pousse) et la bande à Charles "le téméraire" (Bernard Blier). Rita (Marlène Jobert) est rêveuse, futée et bien roulée ; elle aime les hommes, les sous, et attend l'équipe gagnante. Elle avait prévu fifty-fifty avec le vainqueur mais se fait doubler. Rita, furibonde, appelle sa tante
Léontine (Françoise Rosay), le cauchemar des truands, pour récupérer le "métal".
spoiler: "Le choléra est de retour, la peste revient sur le monde : bref Léontine se repointe". Mais Charles a un programme pour la recevoir : " On la débusque, on la passe à l'acide, on la découpe au laser, on la dissous et on balance ce qui reste dans le lac Daumesnil". "L'aigle va fondre sur la vieille buse (c'est pas une métaphore c'est une périphrase)".
Une parodie de film de gangsters dans laquelle les explosions transforment les truands en fumée. Une bonne série de gags. Les dialogues de Michel Audiard nous distillent de suaves répliques. Le scénario nous délivre quelques scènes impayables : Bernard Blier pleurant d'émotion devant son coffre remplit d'or ou chantant "dansons la capucine",spoiler: la descente à St Cloud à la "Pension Mon Repos"...
Les acteurs sont excellents : Françoise Rosnay interprète avec succès un rôle débordant d'humour ; Marlène Jobert aussi, est convaincante dans son rôle d'ingénue ; quant à Bernard Blier il est toujours aussi incroyable. Notons également la qualité des seconds rôles : Jean Carmet, Paul Frankeur, Robert Dalban, Jean Claude Brialy...
La mise en scène est ambitieuse et avant-gardiste pour l'époque, avec des effets spéciaux aussi drôles qu'inattendus. Une excellente réalisation de Michel Audiard.
Ouaaaah.... Marlène Jobert est si craquante. Une belle pléiade de sacrés bons acteurs, mais malgré cela, le film est un peu un "ovni", cela part un peu dans tous les sens et il n'y a pas grand chose a comprendre. Trop loufoque, on dira. Bon il reste bien les dialogues de hautes voltiges, mais bon.....
Bien meilleur que "les tontons flingueurs", car aussi drôle et en couleurs. Et puis il y a la parodie de l'époque, et même celle des films de Demy. Et surtout la magnifique Marlène Jobert, dans sa sublime beauté juvénile esquissée presque sans pudeur... Un chef d'oeuvre.
Vous êtes prêt pour le titre le plus long et farfelu du cinéma: "Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages"(1968) suffit pour comprendre toute la gouaille et la loufoquerie inspirant tellement les dialogues de l'inimitable Michel Audiard. Le problème,de poids,c'est qu'il est bien pour plus doué pour écrire des scénarii que pour en assurer leur réalisation,d'où une comédie fantaisiste totalement décousu,où les gags succèdent aux gags sans fil conducteur. Malgré cela,on se prend au jeu tellement ces personnages de caïds minables et de cruches vénales sont irrésistibles. Avec une mention toute particulière pour la géniale Françoise Rosay,sorte de grand-mère impitoyablement féroce et manipulatrice. Bernard Blier a droit à des répliques qui claquent,et peut faire le zouave tant qu'il veut. Marlène Jobert,toujours aussi craquante,se sert avec tranchant de son troisième degré. On passe sans cesse du coq à l'âne,avec certaines idées très visuelles(la voiture rétrécissante,les lingots qui brillent,les onomatopées...). Le film est très paillard,très Audiardesque en somme.
Etant fan d'Audiard je suis assez sensible à son humour et à ses répliques cultes, et quand elle sont servies entre autres par Blier c'est encore mieux!
Avec ses dialogues hilarants, ses bons mots cultissimes ('la connerie, à c'point-là, moi j'dis qu'ça d'vient gênant', entre autres) et ses acteurs au diapason, ce film au titre interminable est assurément le meilleur film réalisé par Audiard - même si Audiard, en temps que réalisateur, n'était pas vraiment un génie. C'est drôle, léger, complètement délirant : un agréable moment pour amateur de cinoche décalé et populaire. Par contre, amateurs de cinéma sérieux, passez votre chemin !
Avis personnel. C'est plutôt gros, c'est plutôt inégal, c'est plutôt décousu et le scénario, selon moi, fut moins important pour Audiard que les dialogues qui sont la véritable "matière" du film. Ces dialogues sont superbement "dits" par des comédiens [Quel casting!] qui ont l'air de bien s'amuser mais c'est parfois trop bavard, certaines longues tirades n'ayant été écrites, dirait-on, que pour débiter du Audiard. Françoise Rosay et Bernard Blier m'ont beaucoup amusé, leurs répliques se faisant souvent duels de bons mots cinglants, avec ces formules à l'emporte-pièce dont Audiard avait le secret. Ils sont plutôt bien secondés par des seconds rôles qui connaissent leur métier (Dalban, Carmet, Frankeur, Pousse...), sans oublier la mignonne Marlène Jobert qui est là pour bien montrer qu'elle est vraiment mignonne et en très bonneS formeS, tout en jouant parfaitement les pestes à gifler! Je dirais que, malgré la légèreté de l'ensemble, les personnages sont plutôt bien campés et j'avoue que, tout en me disant que cela ne volait pas très haut, j'ai vraiment pris plaisir. Au point qu'il m'est arrivé plus d'une fois de me repasser ce titre aussi long que le film est court...
Je suis tombé dessus par hasard. Le ton semblait décalé et m'a séduit, la petite tenue aidant, mais aussi son côté pétillant, léger et marrant. Avec son titre à rallonge, ses dialogues qui font mouche et qui rythme le film je me disais que je connaissais ce cinéma. Les péripéties loufoques et le plaisir enfantin n'était que le travail de d au final. Et c'était un plaisir de suivre ce film sans prétention mais qui jouait tout autant avec les codes des films qu'il avait lui même créés. n'est que le d américain en fait. Dans ce film, il montrait que même lorsqu'il scénarisait un film, son empreinte était indélébile car il possédait un vrai style retranscrit film sympatoche, sans prise de tête mais avec une intrigue solide mais légère et drôle. La ficelle était grosse mais bien évidemment forcée.
A voir au moins une fois, malheureusement quand les dialogues (pas toujours exceptionnels) prennent le pas sur la réalisation difficile d'avoir un vrai film. Il s'agit plutôt de séquences ou le grand n'importe quoi semble la règle et d'où émerge quelques perles. En bonus une Marlène Jobert magnifique.
Une histoire cartoonesque qui vient de la planète Audiard. Pour le spectateur, premièrement : vidage de la tête. Secundo : nawakissime en prévision et répliques à apprendre par coeur. Niveau casting, quelques habitués comme Blier, on s'en régal comme d'habitude. Suivez une tante pas comme les autres, celle que redoute tout truands. Puis pour la légèreté, comment ne pas tomber sous le charme de Marlène Jobert, une sucrerie pour nos yeux. Sa voix, une douceur pour nos oreilles.
La première réalisation de Audiard peut s'avérer bonne ou mauvaise. Ici on retrouve une grande partie de la bande de potes qui travaillait à Gaumont ( Audiard, Poiré, Blier, Pousse, etc ... ) avec une nouvelle venue, Marlène Jobert, dont la prestation est discutable. La mise en scène d'Audiard est simple mais efficace, le burlesque est très présent ainsi que l'absurde ( la danse de la Capucine par Blier ). On aurait aimé que la fin soit plus poussée.