Un polar peu percutant et peu original malgré le milieu qu'il tente de dépeindre. L'ensemble paraît creux et superficiel et les deux acteurs principaux, Patrick Swayze et Keanu Reeves, manquent de charisme.
"Point break" est un film d'infiltration basique dans le fond, mais qui trouvera sa particularité sur sa forme, précisément dans le fait d'exploiter le milieu du sport extrême (son remake de 2016, aussi mauvais soit-il, décuplera cet aspect ci). Cependant, sport extrême c'est vite dit, nous assisterons à un peu de surf ainsi que deux scènes de saut en parachute (on passera la partie de football américain sur la plage). "Point break" bénéficie de quelques lacunes en termes de scénario et de mise en scène, et ne sera pas non plus un film d'action haletant qui nous en mettra plein la vue. On découvre les débuts de la réalisatrice Kathryn Bigelow, débuts qui n'étaient pas spécialement prometteurs, mais qui lui permettront de s'exercer avant de donner naissance à des long-métrages bien plus élaborés tels que "Démineurs" et "Zero dark thirty".
Un film d'action classique, avec une réalisation efficace et un message un peu plus subtil que d'habitude, sans manichéisme. Un quasi phénomène générationnel.
Un brin cliché et lesté de deux-trois incohérences qui trahissent quelque peu son scénario, Point Break est pourtant un divertissement de qualité, aux antipodes de l'oeuvre kitsch et convenue que je m'étais imaginée. Kathryn Bigelow, qui n'a pas attendu Démineurs et Zero Dark Thirty pour se faire un nom, plaisait là par sa capacité à réussir aussi bien l'action et la tenue de l'enquête policière qu'à associer les deux à un souffle dont procèdent tant les images que la quête d'absolu menée par les personnages. Certes, la philosophie déployée peut paraître simpliste, limitée au point d'en devenir stupide. Je trouve plutôt que la laisser à l'état larvaire donne une belle image du sentiment d'inaccomplissement qui la sous-tend. Point Break est un film qui se vit plus qu'il ne se pense. Maintenant, il peine quand même à franchir le statut de divertissement (ce qu'il ne prétend jamais faire, bien sûr, mais pourquoi n'aurait-il pas pu le réussir pour autant ?) parce qu'il a visiblement été écrit avec une vision trop déterminée. Bigelow et Cameron voulaient un film sur une quête de liberté, un besoin d'achopper sur le monde et de le sentir contre nous. C'est ce qu'ils ont fait, et ce qu'ils ont donc forcément accompli à travers un vecteur clair (cette histoire de jeune flic aux prises avec un gang de surfeurs-braqueurs) dont le degré de mystère et de fascination est nécessairement limité. L'oeuvre d'art naît d'un certain lâcher-prise, d'un élan qui dépasse son auteur même si cet élan part de lui, d'une dimension à-demi inintelligible qui demande à être appréhendée avec les sentiments autant qu'avec l'intellect. Cette dimension, Point Break ne peut donc pas la développer, et c'est tout de suite plus dur de toucher - pas nécessairement au sens d'émouvoir mais au sens d'actionner des leviers chez le spectateur, de parler aux parts cachées de lui-même. Ce n'est donc, je le répète, qu'un divertissement. Mais il est honorable, et même plutôt bon. Même Keanu Reeves, parfois si inexpressif qu'il en parait amorphe, ne m'a pas gêné puisque ce jeu quasi-inexistant cadre bien avec les contradictions qui travaillent le personnage et le condamnent, intérieurement, à une curieuse forme d'inertie. J'ai en revanche eu un peu de mal avec Patrick Swayze, trop cliché pour ne pas gêner quelque peu. Mais ça n'est rien d'insurmontable, et l'efficacité de la plupart des scènes concourt à une fluidité d'ensemble qui rend Point Break très facile à regarder. Pas incontournable mais loin d'être honteuse, l'oeuvre de Bigelow est même au contraire à mes yeux vraiment un divertissement de qualité.
Un scénario assez classique pour un film qui a vieilli mais qui se laisse encore bien regarder par sa deuxième partie rythmée et agréable. Néanmoins c’est peu crédible et même si le duo fonctionne parfaitement bien, les autres sont totalement éclipsés et certains passages, actions et choix sont difficiles à comprendre avec notamment un gros manque d’approfondissement des personnages.
Un film d'action assez connu mais globalement faiblard, dans un genre qui s'est beaucoup modernisé dans les années qui ont suivi sa sortie. Reste le contexte plaisant (un policier infiltré chez des surfeurs), quelques scènes d'action réussies, et un Keanu Reeves des plus charismatiques.
Pionnier des films d'action, Point break réuni un casting d'enfer et un scénario béton. Je dirais même que c'est le meilleur film abordant l'infiltration (un petit air de la série 21 Jump Street). Des cascades démentes, surtout celle du saut à plusieurs milliers de mètres, sans parachute. J'ai appris qu'une suite est en projet. Je suis pour, à condition de faire une histoire différente, tout en gardant l'esprit du premier opus.
Un film culte soit ! mais avec des ingrédients tout à fait banals : amour, trahison, amitié... Un film cependant divertissant malgré que chaque action soit cousue de fil blanc !
Johnny Utah, ancienne vedette de football américain fait ses premiers pas au F.B.I avec pour bagages naïveté et motivation à tout casser. Pour sa première affaire, le voilà infiltré au sein d’un gang de surfeurs amateurs de présidents/braqueurs de banque. Mmh le bon vieux refrain d’infiltration dans un secteur dangereux qui tourne mal ! Évidemment Johnny se trouve une fille et sympathise un peu trop avec Bodhi, chef de la meute de têtes blondes. Aujourd’hui, on trouve peu d’éléments novateurs dans ce « Point Break », tout à un arrière-goût de déjà-vu dans ce qui nous est montré. Ce qui maintient l’intérêt, c’est probablement les protagonistes sont imparfaits et évitent les clichés personnages-types, ce qui est appréciable. Alors que Johnny Utah semble insipide au lancement de l’intrigue, il se révèle au fil du temps plus complexe que prévu. De son côté Patrick Swaze trimballe son air ahuri en abordant fièrement une touffe décolorée de mauvais goût face à un Keanu Reeves coiffé comme un boyscout. Mais qui suis-je pour juger un acteur selon la coupe de sa tignasse ? Tous deux jouent bien leurs personnages et c’est le principal. Une petite mise en garde si vous n’avez pas encore découvert l’œuvre de Kathryn Bigelow, la VF est minable. Si jamais vous avez le choix, optez pour la VO si vous souhaitez que Keanu Reeves conserve un minimum de crédibilité et d’intelligence. Car oui, son doublage français lui donne un genre idiot au possible. Kathryn Bigelow filme les scènes de surf avec un amour débordant à grand renfort de ralentis pour souligner la beauté du sport, si la jamais la discipline peut être considérée comme telle. N’étant pas friande de ralentis, j’ai trouvé ces effets poussifs. Un passionné n’a aucunement besoin de voir des images ralenties pour ressentir l’émotion procurée par l’affrontement des vagues. Un stratagème superflu et très dispensable. On assiste malgré tout à de belles scènes libératrices autant sur la mer qu’en pleine chute libre d’un avion, ce qui n’est pas si mal.
Très bonne réalisation de Kathryn Bigelow sur le monde des surfeurs. Le face à face Patrick Swayze, Keanu Reeves est remarquable. Les images sont de toute beauté. Le suspens est maintenu jusqu'à la fin... Rien à redire. Très certainement un must dans le genre.
L'originalité de ce film réside dans le milieu où tourne l'histoire, à savoir le monde du surf. Malgré quelques scènes invraisemblables, le tout se laisse regarder.
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18 103 critiques
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1,0
Publiée le 14 septembre 2021
Je vous recommande Point break extrême limite si vous voulez voir un film d'action qui malgré tous ses efforts est une excellente comédie. Ce film est assez divertissant pour le simple fait que tout est tellement ridicule que cela en devient comique. En outre il contient ce que plusieurs de mes amis et moi-même considérons comme la pire réplique de l'histoire du cinéma. Après avoir appris qu'il doit se cacher pour devenir surfeur Keanu déconcerté demande mais comment vais-je les convaincre que je suis un surfeur. Il existe des troupes de théâtre qui pourrait interpréter ce film en faisant jouer le rôle de Johnny Utah par un membre du public l'idée étant que le membre du public non formé peut faire aussi bien voire mieux que Keanu Reeve. Ce seul fait résume à lui seul pourquoi ce film vaut la peine d'être vu mais juste une fois et pour rire. Il n'y a pas grand-chose d'autre à dire car il n'y a pas de véritable intrigue à analyser et il n'y a pas de jeu d'acteur impressionnant. C'est juste un film vraiment drôle que presque tous ceux qui ont participé à sa réalisation voudraient probablement oublier. C'est un autre film terriblement surestimé comme tous les films de Kathryn Bigelow...