Tony, une ancienne gloire du tennis, s’est marié (par intérêt) avec Margot. Mais cette dernière le trompe avec un romancier. Craignant qu’elle le quitte sans le sou, il décide de la faire éliminer.
Première (et unique) incursion dans le monde de la 3D pour Alfred Hitchcock qui s’essaya au procédé du relief mais que la Warner préféra abandonner (le procédé du relief était en train de tomber en désuétude, l’effet "waouh" avait finit par lasser les spectateurs et les majors s’en détournèrent avant de revenir sur le devant de la scène dans les 80’s). Ce qui explique pour quelle raison le film fut exploité "à plat" (en 2D) et non en 3D comme l’avait imaginé et réalisé Hitchcock.
Adapté de la pièce de théâtre homonyme de Frederick Knott, Le crime était presque parfait (1954) respecte le matériau d’origine avec une mise en scène très théâtrale et en situant l’action dans une seule unité de lieu (le salon d’une maison bourgeoise londonienne). Le film est une merveille de chaque instant et est aussi l’occasion pour le cinéaste de diriger pour la première fois Grace Kelly (qu’il aura l’occasion de diriger à deux autres reprises par la suite).
Concernant la mise en scène et l’utilisation de la 3D stéréoscopique, ne vous attendez pas à des effets de jaillissement, il n’y en a pratiquement car là n’est pas le but. Hitchcock s’en est servi pour jouer sur les profondeurs de champ et les contre-plongées sur les personnages, ainsi que sur quelques scènes phares spoiler: (le gros plan sur le doigt de Tony tournant le cadran du téléphone, lorsque Margot tant les bras en se débattant et attrapant les ciseaux ou lorsque l’inspecteur Hubbard tend les clés) . Pour le reste, on se laisse prendre dans ce jeu de dupes, c’est passionnant jusqu’au dénouement final.
6 219 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 20 juin 2021
Je dois admettre que j'ai parcouru tous les commentaires sur ce film en espérant que quelqu'un d'autres serait d'accord avec mon évaluation de l'intrigue comme étant absurdement trop compliquée. Il était sûrement relativement simple de se faire tailler une clé supplémentaire même dans les années 1950 ce qui aurait mis fin à toutes ces activités ridicules d'échange de clés. Par moments cela ressemblait plus à un numéro de magicien ou d'escroc qu'a un mystère ou un thriller. Je trouvais étrange que l'on appelle la police locale au lieu des services d'urgence lorsqu'il y a un cadavre dans l'appartement. Peut-être avions nous à l'époque l'éthique du flic de quartier amical qui faisait sa ronde et qui nettoyait tout à l'amiable ce qui nous permettait de continuer à vivre et d'être peut-être plus prudents à l'avenir. Non seulement les clés sont échangées avec un abandon joyeux mais aussi les imperméables passe inaperçus bien sûr. Je ne comprends pas très bien pourquoi le petit ami de la femme auteur de romans policiers a accepté d'aller à un enterrement de vie de garçon avec le mari juste après avoir admis qu'il aurait beaucoup de mal à parler avec ce type qu'il connaissait à peine de toute façon. Toute cette histoire n'est pas crédible comme d'habitude avec les films d'Alfred Hitchcock...
Un véritable bijou que nous propose là ce cher Hitchcock. Le film a beau se passer dans le quasi huis-clos d'un appartement, on ne ressent pas le moindre ennui, au contraire on reste scotché tellement les prouesses de mise en scène sont nombreuses et puis surtout parce que le scénario est passionnant de bout en bout et nous ménage pas en coups de théâtre. Bon bien sûr Grace Kelly a beau gracieuse et élégante dans cette première collaboration avec le réalisateur, bien sûr que John Williams est excellent et très drôle dans le rôle d'un des très rares policiers futés de la filmographie du cinéaste mais celui qui se taille la part du lion est sans conteste Ray Milland, dans son plus grand rôle après celui du "Poison", au personnage tellement cynique et calculateur qu'il en devient sympathique. On regrette même qu'il se fasse arrêter à la fin. En tous les cas, "Le Crime était presque parfait" est un des meilleurs films du Maître.
Magnifique ! Mon préféré de Hitchcock ! Encore un excellent film à suspens à l'esthétique du réalisateur, avec des scènes marquantes, des plans inoubliables, une ambiance et une musique stressante à souhait, Le Crime était presque parfait pour Hitchcock, et c'est réussi.
Tout commence le plus banalement du monde avec A;Hitchcock. Une discussion dans un appartement. Sans se douter de tout ce qui va se tramer derrière. Et nous laisser le temps d'apprécier G.Kelly. La définition même de la blonde du Maître. Gracieuse mais avec cette impression que dans la chambre, elle deviendrait une autre femme. (C'est ainsi qu'il définissait ses personnages féminins.) Et on sent que c'est elle qui irradie la pièce et non les autres hommes qui y seront. Le charisme, c'est elle qu'il l'a.
Le réalisateur met tout en place pour l'histoire. On sait tout, on voit tout et il nous dévoile même le déroulé du meurtre. Mais l'imprévue? Car le plan était tout aussi minutieux que le travail de A.Hitchcock. Il pense à tout juste qu'au dernier détail. Méticuleux.
Ensuite, dès le retournement de situation, le plaisir prend son cour. On veut savoir le fin à tout pris. On est complètement dans le film. L'inspecteur ajoute de la légèreté et de l'humour, un style bien anglais, dans un polar de luxe tourné en studio comme un théatre. La plupart du temps, on est sur un seul axe.
Et quand on arrive au bout d'une suspense. On se dit qu'on a été transporté malgré soi. Car le réalisateur anglais envoûte pour notre plus grand plaisir.
c'est une oeuvre qui donne envie aux spectateurs de s'arracher les cheveux par ses retournements de situations. Je le déconseille aux moins de 7 ans. 3/5
Alors bien sûr il y a la célèbre scène de la tentative de meurtre, très bien filmée, mais après ! 3 minutes c'est un peu mince pour faire un bon film. Le scénario ne tient pas la route. C'est même épouvantable. Tony Wendice, un ancien joueur de tennis, s'est marié avec Margot pour sa richesse. Mais qui peut croire que cet homme au physique ingrat ait pu séduire une très belle femme richissime ? Craignant que sa femme le quitte, il fait chanter une ancienne connaissance, le capitaine Lesgate, pour assassiner sa femme. Mais ce n'est pas crédible, car si le capitaine dévoilait le chantage à la presse, et même à Margot, qui penserait sérieusement que Margot qui a déjà un amant, supporterait tout le battage médiatique autour du mari, de l'amant ? Forcément elle prendrait ses responsabilités. N'importe qui soumis à ce prétendu chantage, rirait au nez du prétendu maître-chanteur, et lui dirait de prendre un tranquillisant pour se calmer les nerfs. Plus tard dans le film, le mari fait entrer l'amant dans l'appartement pour que celui-ci enquête. "Mais je vous en pris, vous baisez ma femme et maintenant entrez, la porte est grande ouverte" quelle blague ! On est encore dans l'absurde. C'est une nouvelle bizarrerie complètement ridicule du film. Et avec cette histoire de clés on est dans le summum de la désolation. La même clé entre les personnages ? Vous ne reconnaissez pas non plus vos propres clés ? Et puis l'inspecteur de police qui dit à Tony Wendice qu'il doit récupérer les affaires de sa femme, et l'autre bien sûr y va immédiatement pour être bien espionné. Il pourrait y aller 1 semaine plus tard ou même jamais, vu le peu d'amour qu'il a pour elle. Non il faut qu'il y aille tout de suite ! Quelle aberration ! Donc l'échange d'imperméable qui précède la scène, est d'une absurdité sans nom ! Pourquoi prendrait-il cet imperméable ? Mêmes clés, mêmes imperméables, achetez-vous des lunettes ! En conséquence, il faut que Tony Wendice parte aussitôt avec l'imperméable de l'inspecteur pour que le film puisse avoir un dénouement final. Non c'est tellement mauvais que cela en devient risible, grotesque. Du grand n'importe quoi.
Une intrigue palpitante où la tension et le suspense règnent en maître. La mise en scène est captivante, on se prend vite d'affection pour les différents personnages présents. Encore une fois, Hitchcock nous offre une oeuvre de toute beauté.
Un film d'une maîtrise insolente comme Hitchcock savait les faire. Le scénario est réglé sur une horloge les acteurs parfaits dans leur rôles (au passage Grace Kelly magnifique).
Vu en 3DS dans sa version restauré. Ce film est et restera un chef-d’œuvre du genre. Mention spéciale pour la 3DS, très bien faite techniquement pour l'époque !