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Un visiteur
4,0
Publiée le 25 février 2012
De toute la filmographie des Coen Brothers, "Barton Fink" est certainement le plus atypique du monde décalé des frangins. A sa présence au Festival de Cannes 1991, Roman Polanski lui decerna trois prix (aucun autre film n'en a reçu plus!) à savoir celui de la meilleure mise en scène, du meilleur acteur pour John Turturro et enfin la grande et convoitée Palme d'or. Pourtant, lorsque l'on mentionne "Barton Fink" en société (du moins dans mon entourage), le film divise. D'un côté, ceux qui aiment (en minorité) pour son univers décalé, sombre, son mélange de genres, et de l'autre ceux qui détestent (en suppériorité) pour son rythme lent et sa soit disant histoire qui ne mène à rien de même que pour ses dialogues très peu recherchés. Il semblerait que je fasse parti de la première catégorie, ceux qui aiment. Peut-être parce que j'adore le travail des frères Coen? (mis à part "True Grit" qui m'a déçu par son approche trop conventionelle, enfin, c'est une autre histoire...) Peut-être parce que j'adore John Turturro ainsi que John Goodman? La réponse se trouve dans le travail des deux cinéastes. L'atmosphère calqué est formidable et promulgue une angoisse particulière que l'on ne peut ressentir dans aucun autre film, une ambiance unique mêlant folie, comédie, drame. Jusqu'à ce que le spectateur s'identifie entièrement au héros, il ne suit plus les aventures de Barton Fink, il devient Barton Fink ou du moins il se retrouve aussi perdu que lui dans cet hôtel glauque. Mais le plus intéressant, plus que le côté imagination, c'est l'aspect social traité, ou comment un écrivain embauché par Hollywood se laisse envahir par la peur de la page blanche jusqu'à mettre au détriment de son travail une barrière à son imagination. Un point qui semble être purement personnel vis à vis des Coen. Cette peur, mélangée à une créativité scénaristique conséquente, reflète avec les intentions du producteur. Rien que cette scène fantastique ou Fink clôt son ouvrage et le présente au patron démontre un vértiable pamphlet contre les sociétés cinématographiques qui sont ruinés créativement par l'appât du gain. Plus de place pour les artistes, juste pour les businessmen. A cela, "Barton Fink" est un des films les plus surréalistes des Coen, mais aussi l'un de ses plus engagés, toujours avec une ferveur, une idéologie sombre qui, depuis "Sang pour sang" cohabite dans leurs longs-métrages que ce soit de façon purement humoristique ("The Big Lebowski") ou de manière cruelle ("No Country For Old Men") s'emboitant comme un puzzle, avec une logique propre.
Le jury cannois qui a palmé (trois fois) s'est planté. C'est ennuyeux, bavard, prétentieux, laid, on ne se raccroche à rien, ni à l'histoire sans intérêt, ni au personnage de Fink surjoué de façon éhonté par Turturro. Les effets spéciaux sont dignes d'une série Z (l'incendie) et ne parlons pas des invraisemblances : spoiler: les deux types qui discutent le bout de gras dans une chambrette pendant que tout brûle autour... Comment ? C'est métaphorique ? Ah, bon ? Trop puissants les frères Coen ! Et ces gros plans interminables sur le papier peint qui se décolle, c'est métaphorique ou c'est de la pub subliminale pour Bricomarché ? Les mauvais films, ça existe, les films ratés aussi, mais quand on veut faire passer un navet pour un chef d'oeuvre cela porte un nom !.
La première chose que l'on fait quand on a fini de regarder Barton Fink c'est de crier : Pourquoi ? Pourquoi tout le monde dit que ce film est un chef d'oeuvre et comment a-t-il eu 3 prix à Cannes ? C'est un navet ! Le film consiste à regarder John Turturo se plaindre pendant 2h ! C'est d'une lenteur inouie et parfois on hurle : mais fais quelque chose bordel ! Alors de temps en temps, les frères Cohen nous font croire que ce film va enfin démarrer, mais ce sont des fausses pistes : l'histoire de l'écrivain ne mène à rien, tout comme les histoires de John Goodman et l'histoire de meutre. Les mêmes séquences s’enchaînent pendant des heures : John Torturo a chaud, il regarde sa machine à écrire, une photo et se plaint. C'est vrai que la fin rattrape un peu le film et est un peu surprenante. Mais un type qui court dans un couloir en flammes en criant Vive Hitler avec un fusil à pompe c'est pas très subtil ! Et après on lit les autres critiques et on croit devenir fou. Drôle ce film ? Pas une seule blague. Une critique d'Hollywood ? Je vois pas le rapport avec un homme qui pleure dans une chambre d'hôtel pendant 2h. Sauf si vous voulez savoir ce qu'est un film surévalué, ne regardez pas Barton Fink.
Prototype du film labyrinthique, cet OFNI des frères Coen fût écrit en 3 semaines pendant que le duo était en panne sèche sur celui de "Miller's crossing". Se servant de leur expérience personnelle mais aussi de la vie d'un scénariste et romancier américain, le duo nous offre un monument de cinéma, réalisé et interprété avec brio, sans oublier un scénario à tiroirs qui vous laisse à la fin plus perplexe que jamais. J. Turturro est tout simplement ahurissant, tout comme J. Goodman, plus habité que jamais. Bénéficiant d'un travail sonore (le plus souvent hors champ) incroyable, C. Burwell nous offre sa meilleure partition et le tout dans un décor comme on n'en a jamais vu, sans oublier des séquences et des répliques dont seules eux ont la recette, un film drôle, tourmenté, dérangeant, acide, virtuose et cinglant. Il n'y a pas de solution unique, il n'y que ce que voulez voir. A noter aussi un M. Lerner hilarant. D'autres critiques sur
Pas évident de se retrouver dans cette histoire délirante ni dans sa fin en suspension. Certaines scènes sont enlevées voire drôles. Mais l'ensemble ne convainc qu'à moitié. Les Coen ont fait bien mieux dans le genre.
Avec seulement quatre films à leur actif, les frères Coen décrochent (enfin) leur première Palme d’Or en 1991 lors du 44ème Festival de Cannes avec Barton Fink, une comédie dramatique baignant dans un soupçon de thriller et frôlant par moment l’expérimental. Les frangins nous livrent une réalisation particulière, à la fois sombre et si drôle, comme ils savent si bien le faire ! On part à la rencontre d’un écrivain qui pendant son heure de gloire à New York est appelé par Hollywood pour devenir scénariste chez une major du cinéma. Mais c’est à son arrivée dans ce nouvel eldorado qu’il va changer du tout au tout. Il va se découvrir, faire la rencontre de personnages tous très atypiques. Un monde étrange et nouveau s’ouvre à lui, alors que ses angoisses font surface. La page blanche pour un écrivain, y a t’il quelque chose de plus terrible que cela ? Avec Barton Fink, le pire reste à venir ! A noter aussi, que ce film est inspiré de la vie du dramaturge américain Clifford Odets, qui connut son heure de gloire dans les années 40 et 50. Dans la peau de ce personnage si particulier, on retrouve l’épatant John Turturro au côté de l’énigmatique mais si hilarant John Goodman. Une réalisation sans faille, à la fois mystérieuse et intrigante et qui s’est vu remettre deux autres prix à Cannes, le Prix du meilleur réalisateur pour Joel Coen ainsi que le Prix d'interprétation masculine pour Turturro.
Un film étrange et décalé, très moyen pour une signature des frères Coen. Héros terne, torturé, désabusé, hôtel miteux, décors irréels, personnages déséquilibrés, scènes subliminales à la Lynch… la mise en scène ne parvient pas à susciter de l’intérêt et à donner du rythme à la réalisation qui s’avère alors ennuyeuse. Satire de l’industrie hollywoodienne des années 1940, d’un monde où la culture de masse est la norme, "Barton Fink" est un film ovni, trop artificiel et caricatural, qui manque de force et d’intensité !
Un film superbement mis en scène et parfaitement interprété. Barton Fink n'échappe pas au classique maniérisme des frères Cohen : assez élitiste, plutôt guindé et assez maniéré scénaristiquement, le film se perd parfois dans des considérations un brin intello. Malgré tout, les cinéastes s'en tirent grâce à une mise en scène assez admirable, simple mais pleine de bonnes idées. Hollywood est caricaturé à grand coup de truelle, mais cela reste assez charmant. Les personnages sont plutôt attachants et sont incarnés de façon très convaincante par un John Turturo au sommet de son art et un John Goodman assez génial. L'histoire est au final assez incompréhensible et parfois creuse, mais on finit par se laisser emporter. Les seconds rôles aussi sont assez délicieux.
Malgré l'évidente maîtrise cinématographique des réalisateurs, je suis resté très hermétique quant au sujet et au scénario. Quant aux acteurs, ils sont honnêtes mais ne m'ont pas transportés non plus. Au final, une œuvre ambitieuse mais hautement soporifique.
Comment ne pas aimer Barton Fink ? Comment ne pas être subjugué par ce que nous propose les frères Coen ? Leur talent, leur patte, reconnaissable dans chacun de leur film, nous explose ici en pleine figure. Par ce personnage incroyable et énigmatique, d'abord, incarné par John Torturro. Ce dernier nous laisse en plan après avoir livré une performance inoubliable et habitée, par ce scénariste modeste et complètement perdu dans un monde qui n'est pas le sien. Il est entouré par des personnages à l'image de ceux des frangins réalisateurs. le génialissime John Goodman, son voisin mystérieux et imprévisible de l'hôtel, mais aussi (chaque scène en sa présence est à tomber par terre) Jack Lipnick, en producteur ultra charismatique et excessif. Que rajoutez vous à ça ? Des dialogues parfaits, des décors hollywoodien à l'ancienne plutôt réussis; mais surtout, une atmosphère parfois presque hitchcockienne tant elle est prenante et oppressante. L'oeuvre vaut son pesant d'or, en tout cas. Chef d'oeuvre sans la moindre hésitation.
Pas déplaisant à voir grâce à ses décors, à son ambiance, et à ses acteurs, mais je n'ai pas accroché au film dans son ensemble, je l'ai trouvé très ennuyeux, mollasson et sans intérêt. Pas ma tasse de thé, je passe.
La palme d'or des frères Coen (obtenue en 1991) est leur film le moins accessible mais en aucun cas le moins réussi. "Barton Fink"est une belle réflexion sur le processus de création.
Les Coen me semblent désormais à jamais inaccessibles. Trop profond pour mon simple besoin cinéphile, ils atteignent des sommets impénétrables que je ressens comme un gâchis. Sans moi, hélas !
Très décevant, pourtant grand admirateur des œuvres des frères Cohen, j'étais bien impatient de voir ce film encensé par la critique. On reconnait l'atmosphère décalé toujours présente dans leurs films mais ici l'histoire ne captive jamais malgré le talent des acteurs.