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3,0
Publiée le 21 mai 2026
Avec Barton Fink, les frères Coen transforment le blocage créatif en cauchemar kafkaïen, où Hollywood devient un espace de décomposition mentale aussi absurde qu’oppressant. John Turturro compose un personnage fascinant d’intellectuel vaniteux et dépassé, prisonnier d’un univers qui semble constamment se moquer de ses prétentions artistiques. La mise en scène regorge d’idées visuelles étouffantes — couloirs interminables, chaleur moite, papier peint suintant — qui donnent au film une atmosphère de délire fiévreux remarquablement maîtrisée. Pourtant, derrière la virtuosité formelle et la richesse symbolique du récit, le film finit parfois par sembler plus brillant dans son dispositif conceptuel que réellement habité émotionnellement. Une œuvre singulière et hypnotique, d’une intelligence corrosive évidente, mais dont l’hermétisme ironique crée par moments une distance frustrante.
Tout semblait réuni pour passer un bon moment. Peu d'action mais des dialogues intéressants, quelques péripéties et des personnages croustillants. Puis vint le grand final totalement surréaliste. J'ai beau adorer les frères Cohen mais là le bouchon a été vraiment poussé trop loin.....
Un film simple d’aspect, un hommage aux scénaristes écrasé par la machine hollywoodienne qui au fur et à mesure, se transforme en surréalisme et même film de genre. Une certaine richesse de cinéma avec finalement plusieurs niveaux de lecture assez fascinants.
Sans être le meilleur film des frères Coen (c'est même à mes yeux, probablement un des moins marquants), Barton Fink est un film très agréable à regarder sur l'usine à rêve qu'est Hollywood. L'atmosphère est à la fois loufoque, étrange et glacial par moment ; bref, le mélange des genres qui réussit aux frères Coen et dont la quintessence se retrouve dans Fargo. L'humour est foutraque avec des personnages hauts en couleur. John Torturro et John Goodman constituent également un des points forts du film. Ils sont impeccables respectivement en auteur névrosé et à homme lambda bon vivant (du moins en apparence). Ce n'est pas un hasard d'ailleurs s'ils épousent si bien le style des frères Coen, ils font partie des muses du duo de frangins réalisateurs. Film très appréciable.
L’histoire d’un dramaturge New-yorkais en plein succès partant écrire des scénarii à Hollywood. Au départ d’une simple comédie au ton caustique légèrement monotone voire ennuyeuse, le film des frères Coen tourne subitement au thriller, donnant au long-métrage toute sa dimension tragique. Avec en toile de fond une critique à peine voilé du monde du cinéma. Un film inégal.
Le succès de sa dernière pièce ouvre à Barton Fink les portes d'Hollywood. Réticent, le dramaturge s'engage néanmoins avec un de ces nababs des studios de la grande époque. En signant avec le producteur Jack Lipnick, type grossier et inculte, caricature d'un Jack Warner ou d'un autre, Barton Fink ne fait-il pas que vendre son âme au Diable ? Cette satirique variante faustienne de l'artiste pactisant avec la grotesque industrie hollywoodienne, telle que la représente les frères Coen, aurait pu se suffire à elle-même tant elle est drôle. Mais, en auteurs et cinéastes surdouées et féconds, Joel et Ethan Coen ne s'arrêtent pas là et bâtissent un univers singulier et irréaliste dans lequel la panne d'inspiration de Barton Fink dès son premier scénario -une vulgaire histoire de boxe pour Wallace Beery- et plus généralement la création dans la douleur prennent d'inquiétantes proportions. Enfermé dans sa chambre d'hôtel sordide et suintante, Fink tente de se concentrer sur son ouvrage malgré le voisinage importun ou l'obsédante tapisserie qui se décolle, manifestation étrange qui, parmi d'autres, introduit un ton quasi kafkaïen. Le décor lugubre de l'hôtel, la chaleur infernale -au sens propre- qui y règne et la montée crescendo d'un sentiment angoissant détournent vite le récit de la réalité. Dans cette ambiance oppressante et irrationnelle, la stérilité du héros prend tout son sens et, pratiquement, une dimension tragique. Composant une physionomie ahurie -et avec cette coiffure tout droit sortie d'un dessin animé de Tex Avery- John Turturro est le brillant interprète d'un Barton Fink qui perd pied. A qui se joignent des seconds rôles, John Goodman et Michael Lerner (le producteur), insolites, cocasses, énormes. Un film inventif et remarquablement maitrisé.
Un auteur de théâtre débarque à LA pour écrire un scénario hollywoodien mais peine à trouver l'inspiration. Un film des frères Cohen qui démarre bien mais qui m'a un peu perdu dans sa conclusion. Les motivations du personnage joué par John Goodman sont assez flous de même que l'arc narratif final de Barton. Une réflexion intéressante mais partielle selon moi.
Le film a vieilli, n'est pas très bien joué et reste assez cryptique au regard des autres Cohen. Il a sans doute influencé pas mal de métrages suivants mais, comme souvent, une palme d'or qui laisse un peu dubitatif.
Un dramaturge new-yorkais part à hollywood, un studio lui a offert un gros contrat pour écrire des scenarios mais l'adaptation à la cité des anges ne va pas se passer si bien que ça... 4e film des frères Coen et j'ai préféré les précédents... on y trouve toujours leur touche reconnaissable qu'ils continuent de peaufiner avec leur humour, leur attachement aux détails absurdes (tels le papier peint qui se décolle ou spoiler: la tête du cadavre qui tape le mur ) et évidemment les personnages décalés avec en plus du héros principal un assureur bien trop sympathique (excellent John Goodman, comme d'hab), un écrivain alcoolique et un producteur ciné caractériel. Le film tourne autour de l'enfer de la création avec un joli parallèle avec l'hôtel miteux et la chaleur et la moiteur de . mais j'ai trouvé la fin un peu décevante, trop mystique... beaucoup de détails finissent par alourdir l'intrigue.
Ce n'est pas le meilleur film des frères Coen, du moins de mon point de vue. Si il n'y a absolument rien à reprocher à la mise en scène, le scénario est un peu trop intello- loufoque à mon goût. Même si il y a des moments très intéressants l'ensemble reste confus. John Goodman et John Turturro sont tous deux excellents et c'est bien là l'atout majeur de ce film. 6/10
Un film génial, bien écrit et surprenant dans sa conclusion, mais qui, à la différence d'un Burn After Reading ou Fargo, peine à marquer les esprits. sûrement trop lent pour une fin qui dénote tellement qu'on ne retient finalement qu'elle. En somme, on ne s'ennuie pas, on adore puis on passe à autre chose...
Barton Fink - le thème me plaît énormément mais l’exploitation est un grand ennui ! Je n’adhère pas à l’humour, aux dialogues des frères Cohen. C’est du cinéma bouts de ficelles, le problème étant qu’on voit plus les fils que les pantins. 2,3/5
Je me suis dit : un film qui a eu la palme d' Or à Cannes, donc il doit être nul ! Et voilà j'avais raison, sauf qu'il est plus que nul. Comment peut on mettre 4 ou 5 étoiles à ce ...truc sans queue ni tête ? Comment un tel navet a pu avoir la palme ? Entre un Turturo endormi et des personnages antipathiques c'est incompréhensible. Pratiquement tout le filme passe dans une chambre d' hotel minable avec des gros plans sur le papier qui se décolle. Le "héros " se réveille avec une femme ensanglantée dans son lit (évidemment ça arrive tous les jours !!) mais il n' y est pour rien. Qui l'a tuée ? Peut être son voisin ? ( il serait venu en pleine nuit pour tuer cette femme inconnue bien sur !!) Puis il disparait et le cadavre aussi. Alors apparaissent 2 flics qui se font massacrer par ce gros voisin dans un hotel en feu !!! Puis tout le monde s' en vas tranquillement parmi les flammes . On retrouve notre "héros" sur une plage avec un carton (peut être avec une tête à l ' intérieur ?? avant de rencontrer une belle fille qui lui rappelle le tableau de sa chambre. puis c 'est la FIN (pas trôp tôt). Que c'est long est "chiant". Vraiment n 'importe quoi !! Mais comment peut on perdre du temps et de l' argent à faire de telle daube ??? Désolé !!
J'ai pris ce film en route sans savoir qu'il était signé des frères Coen mais, très vite, on comprend et on devine qu'il est d'eux. Il y a une ambiance Coen inimitable. Je n'ai pas tout compris, bien sûr mais avec les frères Coen c'est normal compte tenu des symboliques très personnelles liées à leurs propres expériences. Ce n'est qu'après avoir visionné ce film très prenant quoiqu'un peu déroutant et lu certaines confidences de ses auteurs qu'on parvient à expliquer ce que l'on voit et à à remettre les scènes dans le contexte plus ou moins logique et construit que nous ordonne de lui donner notre cerveau. La symbolique du siphon est jouissive et vraiment du meilleur comique...
J'ai aimé ce film. la qualité de la photo, le jeu des acteurs, tout... Et j'ai beaucoup ri aux mésaventures des décorations du producteur/colonel lorsqu'il reçoit Barton Fink pour la dernière fois à la fin du film. Si vous revisionnez cette scène, observez la danse des décorations qui ornent la poitrine de ce personnage remuant et exubérant. C'est une erreur de script - et d'attention - typique du cinéma : une barrette de décorations est tantôt accrochée convenablement (horizontalement), tantôt décrochée, pendant verticalement et lamentablement par une extrémité et s'agitant au rythme de l'agitation du personnage. Etait-ce une erreur ou était-ce voulu car l'effet comique est assuré ! Mais il me semble que personne ne l'a remarqué...