Prototype du film labyrinthique, cet OFNI des frères Coen fût écrit en 3 semaines pendant que le duo était en panne sèche sur celui de "Miller's crossing". Se servant de leur expérience personnelle mais aussi de la vie d'un scénariste et romancier américain, le duo nous offre un monument de cinéma, réalisé et interprété avec brio, sans oublier un scénario à tiroirs qui vous laisse à la fin plus perplexe que jamais. J. Turturro est tout simplement ahurissant, tout comme J. Goodman, plus habité que jamais. Bénéficiant d'un travail sonore (le plus souvent hors champ) incroyable, C. Burwell nous offre sa meilleure partition et le tout dans un décor comme on n'en a jamais vu, sans oublier des séquences et des répliques dont seules eux ont la recette, un film drôle, tourmenté, dérangeant, acide, virtuose et cinglant. Il n'y a pas de solution unique, il n'y que ce que voulez voir. A noter aussi un M. Lerner hilarant. D'autres critiques sur
C’est un excellent Coen que ce Barton Fink. On y voie la compléxité et la solitude du métier d’auteur a hollywood. Les acteurs sont excellents, John Turturro tout en retenue, John Goodman en puissance et en folie, et Michael Lerner, en patron de boite de production complètement fou. A voir absolument.
Au vu de la prestigieuse réputation qui précédée ce film : Palme d’Or à Cannes, prix de la mise en scène, prix d’interprétation masculine, plus 3 Oscars et 1 Golden Globe et ayant déjà vu d’autre film des frères Cohen c’est avec curiosité et plein d’espoir de voir un grand film que je me suis mi devant mon écran ! Quelle déception ! Autant je comprends le prix d’interprétation masculine accordé à John Turturro et celui de la mise en scène à John Cohen, autant je me demande ce qui a motiver le jury de Cannes pour donner à ce film la Palme d’or. Faut-il vraiment que la sélection de cette année là est été décevante pour la donner à ce film. La mise en scène ne parvient pas à donner du rythme au film et de ce fait on est rapidement gagner par un ennui rampant. Les personnages et le héro en premier lieu ne donnent pas envie que l’on s’intéresse à eux. L’intrigue est floue et l’on passe d’un écrivain torturé, qui n’arrive pas à pondre un scénario de commande sur le catch pour le cinéma à une intrigue de thriller avec un tuer fou digne d’un livre de Stephen King, pour finir de façon abrupte sur une plage, le tout sans qu’aucunes réponses satisfaisantes ne soient donner aux questions qui nous sont venues durant le film… Non vraiment très déçu par ce film que je me dépêcherai d’oublier au profit d’autres films des frères Cohen beaucoup plus réussis !
Un film étonnant et unique des frères Coen avec une mise en scène particulièrement stylisée. Les personnages sont excellents comme d'habitude chez les Coen. Les 3 plus marquants sont évidemment Meadows (John Goodman, excellent), le producteur de Capitols Lipnick (Michael Lerner, hilarant) et Barton lui-même incarné par John Turturro. Si le film possède ces indéniables qualités il possède aussi ses défauts. Trop de longueurs, surtout au début, nous empêchent de rentrer dans le film, je pense qu'une présence plus forte de la musique aurait largement pu palier ce problème. Barton Fink reste cependant un film à voir ne serait-ce que pour les scènes avec Michael Lerner et les dernières 20 minutes.
Très bon Coen avec un casting bien connu, pas un seul problème au niveau des prestations. J'aime bien Barton Fink, mais sur certains passages il manque de la profondeur qui puisse accélérer un peu le tout. Sinon je retiens surtout la scène du couloir de l'hôtel en flamme et une fin très songeuse.
Un des meilleurs Coen, un film au contenu très riche, mélangeant quasiment tout les genres, tout en dépassant les codes cinématographiques, avec un grand Turturro et John Goodman comme d'habitude. Impossible d'expliquer ce film, c'est une perle rare.
un chef d'oeuvre, probablement le meilleur film réalisé par les frères cohen. on y découvre là toute la solitude d'un vrai créateur, avec ce qu'elle peut comprendre comme part d'humanisme, de megalomanie, d'excitation paroxistique, et surtout de desespoir. on pense à faulkner, brautigan, hemingway, fante et bien d'autres encore qui ont, mais pas tous, été obligé de vendre une part de leur ame et de leur génie à holliwood ou se sont noyé dans l'alcool car cette machine holliwoodienne les tuait à petit feu en leur interdisant d'écrire. turturro signe là son plus beau rôle, mention spéciale à goodman, monstre bourré de paradoxes et seul ami de notre héros pathétique. inoubliable. à voir et à revoir sans aucune modération. l'ambiance vous happe.
Barton Fink film qui a obtenu une palme d'or au festival de Cannes déconcerte, quel est le propos exact des frères Coen? Si du point de vue formel, on ne peut reconnaitre que d'indéniables qualités à Barton Fink (originalité des plans, préocupations esthétiques évidentes), on parvient pas toujours avec facilité à suivre le parcours de l'écrivain scénariste Fink confronté à un tueur en série et à des producteurs de films avides et incultes. Faut-il prendre au sérieux cette histoire? Probablement pas. Reste que le charme ne prend pas tout à fait, le portrait du sérial killer (agent d'assurance) et la description du milieu artistique holllywoodien frisent souvent la caricature. Quoi qu'il en soit, il faut saluer l'excellente prestation de John Turturro qui habilement joue de plusieurs registres pour incarner ce scénariste un tantinet névrotique confronté au douloureux processus de création. Barton Fink mérite certes le détour mais ne sucite pas un enthousiasme démesuré.
Barton Fink est un bon thriller.Le scénario est relativement consistant mais manque d'explicité.La mise en scène,d'un bon niveau est de facture classique.Le rythme est changeant avec des moments de calmes et des moments d'accélérations soudaines d'intrigue.Bon prestation de John Turturro qui allie sobriété et expressivité avec grande dextérité.Les dialogues sont bien écrits et primordiaux.Très bon travail au niveau du cadrage avec de nombreuses variations d'échelles de plans et de longs mouvements de caméra fluide(panoramiques,travellings)L'oeuvre possède aussi de beaux décors,une photographie soignée,une atmosphère mystérieuse et impénétrable,des rebondissements surprenants et une utilisation du son original.La thématique de ce long métrage est riche:le processus de création,les aléas de l'inspiration,la crise d'identité,la folie,l'incommunicabilité et la fuite du temps.La fin est par contre particulièrement décevante et laisse un goût d'inachevé.Barton Fink malgré un coté bavard et confus,reste un film intéressant formellement et techniquement avec un personnage principal étrange,hors du commun et ambiguë jusqu'au bout.La Palme d'Or me semble un peu excessive.
Film magnifique ! On est littéralement transporté dans ce petit hôtel de Los Angeles au côté de Baron Fink. Les personnages sont admirablement joués et participent à créer une ambiance pesante et mystérieuse. La mise en scène est aussi excellente et ce film recèle de séquences assez métaphoriques.
C’est avec ce film, récompensé à Cannes par une palme d’or, que les frères Coen ont été vraiment connus du grand public. Variation un peu folle sur les mystères de la création et de l’identité humaine (sexualité comprise), le film frappe surtout par sa perfection formelle. De plus, contrairement à ce qui se passera dans les deux films suivants, la forme et le fond sont ici en adéquation. La caméra est parfois suffocante à force de fouiller les intimités dans des cadrages de plus en plus resserrés. Le scénario est inventif et libre et les comédiens (John Turutto et John Goodman en tête) sont, comme toujours, prodigieux et superbement dirigés. Un grand film des frères Coen.
Les Frères Coen sont en train de devenir pour moi le top du top dans le cinéma américain plus ou moins contemporain. Leur sommet dans ce que j'ai vu est constitué par leur formidable palme d'or, j'ai nommé "Barton Fink". Barton, c'est un personnage très très riche, autobiographique peut être, et surtout l'une des plus passionnantes représentation du créateur vues au cinéma. L'artiste, solitaire, incompris, le conflit entre l'artiste et l'homme, tout cela est amené de façon passionnante et permet des réflexions qui le sont tout autant. La mise en scène le fait atterir dans un monde Kafkaïen appellé Hollywood !! Un univers dont on prend un plaisir fou à découvrir. Une galerie de personnages avec les caractéristiques que l'on connait chez les frangins, mais cette fois poussés à leur sommet. Charlie Meadows, pour ne citer que lui, interprété par un John Goodman d'anthologie, est inoubliable ! Le rire sera présent tout le long du film. L'émotion aussi, et la réflexion encore plus. Barton Fink, une oeuvre que l'on peut regarder de pleins de manières différentes, mais où l'on trouvera grande satisfaction quel que soit le domaine !!