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gizmo129
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3,0
Publiée le 17 avril 2021
Premier James Bond de la chronologie officielle à se passer de Sean Connery dans le rôle de James Bond. Si George Lazenby ne fait pas pale figure, c'est plutôt dans l'histoire que se trouve les faiblesses... James Bond fait ici une alliance avec le banditisme corse, se sépare du MI6, fait copain copain avec le patron de Spectre, joue de nombreuses incohérences et se trouve dans un scénario un peu tiré par les cheveux où des Top Model sous hypnose vont contaminer la planète. Avec ce film, le film se moque un peu de lui même, mais sans le vouloir, et en oublie d'inclure la voiture, les gadgets et les plages pourtant très cher à la saga.
Premier acteur à prendre la suite de Sean Connery dans le rôle de James Bond, Georges Lazenby est aussi le seul à n'avoir campé qu'une seule fois l'agent secret.
Succès très mitigé à sa sortie, le public (ou une partie) a décidé de lui redonner une aura au fil du temps. Certains allant, de manière très exagérée, jusqu'à le considérer comme le meilleur film James Bond.
Le film n'est pas désagréable et contient quelques scènes devenues marquantes (le chat sur les genoux de Blofeld, "Nous avons toute la vie devant nous" ...).
Il a aussi l'immense avantage d'avoir Diana Rigg en James Bond Girl et un Telly Salavas convaincant en Blofeld.
Enfin, les cascades sont intéressantes, notamment cette scène dans les mécanismes d'un téléphérique qui a un côté screwball comedy pas désagréable.
Mais le principal défaut de cet opus, c'est sa narration. Au bout d'une heure et demie, on croit enfin commencer la véritable histoire. Jusque là, nous suivons 007 sans vraiment avoir de fil directeur, sans comprendre comment il en est arrivé là ou qui lui veut du mal.
1h30 en simple spectateur, c'est très long. Dès lors, difficile de s'impliquer émotionnellement.
Et puis, il y a certaines choses qui ont très mal vieilli. On peut certes évoquer les fonds verts mais c'est surtout à la mysoginie et au racisme que je pense (une femme d'origine africaine alergique à la banane, une femme d'origine asiatique alergique au riz ... Même en remettant dans le contexte de l'époque, c'est difficilement justifiable).
Bref, je ne suis pas mécontent qu'il ne se soit s'agit que d'une courte période dans la chronologie de Bond.
Curiosité dans la saga des Bonds. Dès l'ouverture, on est plongé dans cet univers qui commençait à être bien connu du public, le générique nous brosse dans le sens du poil, en nous montrant des extraits des films précédents, avec le thème musical classique de la série, qui nous prouve que l'on est bien dans un James Bond. Et pour enfoncer le clou, voilà, tout de suite une bagarre, qui sort de nul part, et qui, n'a d'autre ambition que de nous mettre en condition pour accepter ce héros, sous les traits de George Lazenby, la voix française d'ailleurs est la même que celle de Sean Connery. Est-ce que tout cela suffit à faire oublier l'écossais qui joue l'agent Britannique, pas complétement. Le jeu de Lazenby, qui est débutant, rappelons le, est assez stoïque, les bagarres sont en accélérées pour donner un peu de rythme, et l'histoire est, assez légère, on est là pour installer le héros, lui confier une mission pas trop incroyable, mais, l'ancrer aux yeux de tous dans le personnage qu'il devra interpréter dans le futur. Ce ne sera pas la cas, avec le retour de Connery, mais aussi une erreur de Lazenby, mal conseillé par son agent, et ne signant pas un contrat pour plusieurs films, il passera à la trappe après cet unique film. Et pourtant, le film se regarde sans déplaisir, avec des scènes d'actions bien amenées pour l'époque, notamment cette poursuite à ski, où les cascadeurs, font des prouesses, où la scène finale, de l'assaut du booker de Blofeld. Ce qui prouve une nouvelle fois, que trouver l'interprète idéal pour interpréter Bond n'est pas si évident, après un Daniel Craig, que personnellement, je n'ai pas aimé dans ce rôle, nous verrons bien qui sera l'heureux élu. Si vous le pouvez, je vous invite à vos lecteurs et bon visionnage. Pour découvrir mes critiques vidéo complètes, et rétrospectives classiques, rejoignez moi sur YouTube ! Et s'abonner à ma chaine : on se fait une toile ! où je publie régulièrement des vidéos.
Après deux Bond moyens et un Sean Connery lassé de son rôle, il fallait bien du changement. "Au Service Secret de sa Majesté" est certainement le plus déroutant des JB. Tout en contradictions : bonnes scènes d'action mais d'étranges longueurs ; Beaucoup d'action mais quasiment aucun gadget et une apparition très furtive de Q ; L'objectif de Blofeld est machiavélique mais sa mise en place est d'une débilité abyssale ; la magnifique Diana Rigg est la 1ère JB ayant du caractère mais les caniches de Blofeld ruinent tout ; JB se marie à Tracy mais se tape plusieurs de ces caniches ; 007 et Blofeld se sont rencontrés dans l'épisode précédent mais se rencontre à nouveau pour la 1ère fois dans celui-ci ; Terry Savalas est bon mais aurait été excellent si son personnage avait été plus cruel. George Lazenby alterne le bon et le mauvais constamment. Quelques questions demeurent : Pourquoi passe-t-on de l'été au Portugal à Noël en Suisse en quelques jours ? pourquoi autant de faux raccords ? Pourquoi Bond porte-t-il autant de fringues ridicules ? etc. Et pourtant ce Bond incarné par Lazenby, si décrié encore aujourd'hui, a son charme. Il est plus humain, plus réaliste et donc un avant-goût des 007 de Timothy Dalton et Craig Daniel. Mais la réalisation hasardeuse et un scénario chaotique sont certainement le gros point faible de cette oeuvre. Ce qui en fait un JB juste moyen.
erf... c'est dur de revenir en arrière après le bond de Craig... j'en ai fait 20 minutes.. 'c'est vraiment trop daté, ça a mal vieillit... je l'ai trouvé malaisant... en 20 minutes je suis pas parvenu a trouver de cohérence... je me suis rien imposé... je laisse cela aux afficionados du double 0... je 'e suis même pas sûr de m'imposer d'autres anciens du coup...
Pour ce sixième épisode de la franchise, l’agent 007 change de peau pour être incarné par l’acteur australien inconnu George Lazenby. Ce n’est pas la seule nouveauté puisque à la réalisation, on retrouve Peter Hunt jusqu’à présent réalisateur 2nd équipe sur les épisodes précédents. Un opus fort décrié pour plusieurs raisons, en particulier le choix du remplaçant de Sean Connery. En effet, la tâche était très lourde et bien que Lazenby ne démérite pas dans le rôle, il peine à faire oublier l’acteur écossais tant il manque clairement de prestance à l’écran. « Au service secret de Sa Majesté » est aussi un opus idoine dans la saga, avec une volonté de se rapprocher davantage des romans de Ian Flemming en optant pour une approche plus réaliste et bien moins fantasque des aventures de l’espion britannique tout en conférant à ce dernier une épaisseur psychologique plus dense et ombragé. L’idée générale est plaisante mais bien mal réalisée, le long-métrage après une scène d’introduction mettant habilement le nouvel acteur dans le costume de l’agent secret peine à décoller après un générique décevant et peu mémorable dans une première partie trainant en longueur. Par la suite, le rythme s’accélère subitement en offrant des séquences d’action spectaculaire – en particulier une très impressionnante poursuite à ski – jusqu’au final dont l’aspect sombre et tragique détonne avec le reste de la franchise. Voir 007 tomber sous la charme de la fabuleuse « James Bond Girl » Diana Rigg – l’une des meilleures de toute la franchise – est entaché par la faible complicité entre l’actrice pourtant formidable dans le rôle et Lazenby tout la prestation manque de substance pour conférer toute l’intensité voulue à leur relation. D’excellentes intentions qui sont gâchées par une réalisation parfois approximative, un récit un tantinet longuet et surtout un choix de casting désastreux de James Bond.
L'un des James Bond les plus méconnus car fortement déprécié en son temps mais qui se révèle être un des plus atypique. C'est avant tout grâce à la hype de C. Nolan que le film a pu être ré-évalué. En effet, le réal anglais est fan de ce film qui est son Bond préféré et comme Nolan est devenu une religion, ses fidèles suivent (même au niveau de la critique). Et je dois dire que ce film n'est pas mauvais du tout. Confié à James Hunt qui signe une mise en scène un poil plus nerveuse (grâce aux nombreux plans accélérés) et au découpage plus serré, le film se rapproche plus d'un thriller classieux que des précédents épisodes de la saga. Moins grandiloquent, moins codifié avec une intrigue un poil nébuleuse, des rebondissements permanents, une atmosphère plus sombre, plus sexy bref, on comprend pourquoi Nolan l'adore. G. Lazenby avait fait des pieds et des mains pour endosser le costume de 007 (le rôle avait été proposé à C. Eastwood notamment qui préféra décliner car, selon lui, c'est un anglais qui devait jouer Bond) et il s'en tire pas trop mal. Les séquences d'action sont correctes avec une poursuite à ski assez bluffante, T. Savalas dépote, D. Rigg irradie l'écran bref, c'est assez réussi dans son genre. Pas le meilleur ni mon préféré mais un bon cru. D'autres films chroniqués sur
Des 7 premiers James Bond, celui-ci s'avère mon préféré. Et ce n'était pas bien parti : je pensais que Sean Connery en continuerait encore quelques-uns, et voilà qu'un nouvel acteur joue 007, un certain George Lazenby. Ça change, surtout lorsqu'on ne s'y attend pas. J'avais fini par m'habituer à Sean Connery, loin d'être mauvais... Mais George Lazenby m'a semblé faire tout à fait l'affaire, au final. Et l'intrigue bien qu'un peu brouillonne voire ennuyeuse pendant un quart du film, s'est révélée être celle qui m'a le plus accroché. spoiler: Le fait que Bond trouve l'amour, et se marie, n'y est pas pour rien
Au service secret de Sa Majesté n'a visiblement pas eu le succès qu'il fallait - bien que selon moi il le méritait amplement - sinon, l'acteur aurait poursuivi le rôle au-delà d'un seul film. Regrettable, mais je ne laisserait pas ça entacher le plaisir que j'ai eu à le regarder.
À la sortie d’On ne vit que deux fois, EON Productions fait face à un problème de taille : Sean Connery a annoncé qu’il ne voulait plus interpréter James Bond ! Ne voulant pas abandonner la poule aux d’or, elle part donc à la recherche d’un nouveau visage pour incarner l’agent secret. Après avoir pensé à Timothy Dalton (qui l’incarnera 18 ans plus tard), elle porte son dévolu sur un inconnu qui n’est même pas acteur mais mannequin : George Lazenby ! Pour son premier film, ce dernier, choisi essentiellement pour son petit air de ressemblance avec Connery, s’en tire finalement plutôt bien même s’il ne possède pas le charisme de son prédécesseur dont on lui a demandé de singer l’interprétation (ce qui l’amènera à être régulièrement considéré comme un sous-Connery, contrairement à un Roger Moore qui apportera sa propre personnalité au rôle). Cette fois, le visage le plus connu n’est donc pas le héros mais les seconds rôles que sont Diana Rigg et Telly Savalas. La première était alors auréolée d’une certaine gloire car elle sortait de la célèbre série Chapeau melon et bottes de cuir. Le second, quant à lui, n’était pas encore l’incarnation de Kojak mais était déjà à l’affiche d’un bon nombre de productions comme Les Nerfs à vif (la version de Jack Lee Thompson) ou Les Douze Salopards. Pour ce qui est de l’histoire, alors que l’on aurait pu craindre une parodie avec le pré-génériquespoiler: (dès les premières secondes, Bond sauve une jeune femme qu’il ne connaît pas et se fait agresser par des méchants sans que l’on sache pourquoi puis termine la séquence par un clin d’œil humoristique au spectateur qui sera le seul rupture de quatrième mur de la saga) , on se retrouve au final avec un film beaucoup plus sérieux et réaliste que les précédents (à part peut-être Bons baisers de Russie). Les gadgets disparaissent donc totalementspoiler: (bien que l'on retrouve Q. dans la séquence du mariage) . L’intrigue, elle-même, n’échappe pas à ce changement de ton car, même si l’humour est encore très présent lors de son déroulement (avec notamment de nombreuses blagues à caractère sexuelle : on a enfin la réponse sur les rumeurs qui concernent les hommes portant des kilts), elle présente la fin la plus dramatique de la sériespoiler: (seul Skyfall présentera le même type de conclusion même si cela ne concernait pas la toute dernière séquence dans le film avec Daniel Craig ). On peut même être surpris de voir que Bond pense à démissionner (il faudra attendre la séquence finale de Spectre pour que cela se reproduise), agit contre les ordres de ses supérieurs (il faudra attendre Permis de tuer pour que cela puisse se reproduire), embrasser enfin Moneypenny sur la bouche (même si c’est un baiser d’adieu dans son esprit) et tombe amoureux de la fille d’un chef du grand banditisme (avec qui il s’associera même pour chercher à capturer Blofeld) au point de se marier (un cas unique dans la série) . De même, le personnage adopte des tenues très éloignées de celles qu’arborait Sean Connery : chemises à jabot, kilt, tenue de ski… Le film cherche donc un renouveau dans la série mais est flou sur son rapport avec les précédents films.spoiler: En effet, le sublime pré-générique (qui est accompagné non pas par une chanson mais par un magnifique thème musical signé, une fois de plus, John Barry qui sera reprise dans plusieurs épisodes suivants) fait apparaître de nombreux extraits des épisodes précédents. De même, lors de la séquence où Bond, ayant donné sa démission, récupère ses affaires, il retrouve des gadgets provenant de ses précédentes aventures, illustrées par les musiques des films correspondants. Il sait également que Blofeld dirige le Spectre : cela signifierait donc que l’on est dans la pure suite des autres films. Mais se présente alors un énorme problème scénaristique : comme Bond et Blofeld se sont rencontré dans On ne vit que deux fois, Bond est totalement suicidaire en se jetant dans la gueule du loup ! Et surtout, comment cela se fait-il que les deux ennemis jurés ne se reconnaissent pas au premier coup d’œil (même si Blofeld s’est fait couper le lobe de l’oreille) ! La fidélité d’adaptation au roman d’origine trouve ainsi une limite de taille (surtout quand l’ordre des films ne respecte pas celui des œuvres signées Ian Fleming et que d’autres volets s’étaient permis de prendre de nombreuses libertés dans l’adaptation). Le film est donc cohérent à l’intérieur de son propre récit mais ne l’est plus intégré à la saga ! Le scénario présente d’ailleurs un détail intéressant en évoquant la généalogie de Bond : on apprend que la devise de la famille est "Le monde ne suffit pas", qui servira de titre à la troisième aventure du héros sous les traits de Pierce Brosnan.
Pour le reste, le film présente toujours des séquences d’action spectaculaires (on y trouve les premières scènes de ski de la série) et la réalisation de Peter Hunt possède des aspects assez intéressants (la scène du repas est une pure séquence de monteur, métier que Hunt exerçait sur les précédents films). La musique de John Barry, totalement caractéristique de cet univers, quant à elle, est toujours aussi sublime et on peut apprécier la chanson We have all the time in the world chantée par Louis Armstrong. Ainsi, même si on peut regretter le départ de Sean Conneryspoiler: et le gros problème scénaristique concernant l’absence de reconnaissance physique immédiate du héros et de l’antagoniste , Au service secret de sa Majesté fait partie des meilleurs moments de la saga, notamment par une fin qu’il vaut mieux éviter de révéler. Hélas, le moindre succès du film et les relations compliquées entre l’acteur ne croyant pas dans l’avenir du personnage et la production amèneront George Lazenby à ne pas retrouver une seconde fois le héros.
J'ai vu un film... et étonnamment, j'ai été bien plus satisfait par la profondeur donnée au personnage que la superficialité, -mais le charme félin de Sean Connery-... Ce film a mis l'accent sur l'homme James Bond et j'ai trouvé qu'on lui a donné une bonne profondeur... Certaines scènes sont incroyables, notamment lorsqu'il es traqué par les sbires du Spectre dans le village Suisse. Peter Hunt donne une dimension romantique et tendre au personnage, qui garde toutefois les attribut d'un grand James, tel l'oiseau de proie dans son nid d'aigles :)...Le film regorge d'humour, de scènes d'actions intenses, d'un méchant top niveau en la personne de Telly Savallas et de son bras droit -moche et méchante 1-.. Et Diana Riggs apporte un grande émotion à la traditionnelle "James Bond Girl", en la faisant sortir de son carcan "sois belle et tais-toi"... Et mine de rien, on comprend l'inclinaison de James Bond à se dire que pourquoi ne pas se retirer des voitures et de faire "3 garçons et 3 filles, dans un 1er temps...", La BO est également une réussite. Un excellent James Bond...
Assurément le James Bond le plus atypique: un acteur unique (George Lazenby), un épisode très porté sur les aventures sexuelles de James Bond, un mariage... Mais c'est aussi un 007 avec des scènes qui frisent le ridicule et qui extrêmement mal vieilli. Reste par contre la présence de Telly Savalas, très bon Blofeld.
Même si la fin est assez palpitante, avec des poursuites à ski à couper le souffle, même si la musique est de qualité tout comme le cinémascope, même si Lazenby est plus qu'à son aise dans le rôle de Bond, même si Diana Rigg est la plus divine des James Bond girls et Telly Savalas un superbe méchant, ces aventures de l'agent 007 souffrent de longueurs qui nuisent au rythme du film. Les scènes au centre de recherches auraient gagné à être plus brèves et moins nombreuses, de même que rien ne justifie que le tout dure plus d'1h30...
Je le dis d’emblée, je ne suis pas très James Bond. Je n’ai vu que 4 James Bond au cinéma et suis ressorti à chaque fois peu emballé. A la téloche, l’espion 007 n’est donc pas ma priorité. Je peux même m’en passer. Puisque j’ai la possibilité de tous les voir, je vais me contraindre à parfaire ma culture 007. D’où une naïveté parfois volontaire et sincère.
« Au Service Secret De Sa Majesté » Sean Connery ne veut plus être James Bond dans ce 6ème épisode, réalisé par Peter Hunt. Il laisse sa place à un obscur inconnu George Lazenby. Obscur pour moi. Ne perdons pas de temps : je dois reconnaître que George Lazenby s’en est bien sorti ; il a su ne pas singer ou faire du Sean Connery. Il a imposé sa personnalité. George Lazenby est le premier James Bond à assurer la relève.
Voilà un autre James Bond encore jamais vu (4 sur 6 ) !
Après « Opération Tonnerre », j’avais remarqué que James Bond ne la ramenait pas devant les décisions de M ; là, sous les traits de George Lazenby, ce nouveau James Bond conteste. spoiler: Il prendra un chemin de traverse pour aller au bout de sa mission en s’associant avec Marc-Ange Draco (Gabriele Ferzetti ), un mafieux.
Le générique fait défiler quelques brefs portraits de personnages qui ont marqué les cinq premiers épisodes, à commencer par celui de Sean Connery, puis on voit Dr No, Pussy Galore, Goldfinger par exemple tout en continuant de nous gratifier de formes féminines ombrées où l’on devine toujours avec gourmandise des poitrines dénudées. Un générique hommage à l'ère Sean Connery, en soi.
Après les extravagances de « On ne vit que deux fois », on retrouve un récit plus classique, plus terre à terre spoiler: et sans gadget SVP !
Ainsi, on découvre un nouveau James Bond relativement sobre pour affronter LE SPECTRE.
Cette fois Blofeld apparaît sous les traits de Telly Savalas, le Kojak de mon adolescence ; sa menace relève de l’extravagance, par contre : spoiler: stériliser toutes vies végétales !
Voire plus si ses requêtes ne sont pas prises en compte ! Telly Savalas campe un Blofeld mobile, il n’est pas vissé à son fauteuil, pas replié sur lui-même comme dans l’épisode précédent. C’est un sportif aguerri puisqu’il assure en ski et en bobsleigh. Le spectateur peut profiter de ce mégalomane qui bénéficie de plusieurs séquences. Perché dans son antre au sommet d’une montagne alpine, spoiler: Blofeld, sous couvert de guérir des allergies, forme des jeunes femmes appelées « les Anges de la Mort », pour accomplir son méfait diabolique.
Bref, un Blofeld qui se bouge en participant activement à contrer la mission de James Bond.
On a droit à quelques poursuites de bonne facture, j’ai retenu celle avec Tracy au volant de sa voiture avec une scène de stock-car sur glace bien menée. Après l’attaque finale qui n’avait rien d’exceptionnelle, spoiler: s’ensuit une poursuite en bobsleigh assez prenante.
Après « Goldfinger », j’avais réalisé qu’il ne fallait pas trop se poser de questions, ici avec « Au Service Secret de Sa Majesté », je réalise qu’il faut appréhender James Bond comme une BD. La scène d’introduction sur la plage où James Bond se bat contre des truands relève de la BD : suite aux coups de poings, les corps semblent s’élever du sol avec exagération et le son desdits coups de poing est tellement appuyé que ça en devient risible. On imagine sans peine des « Pif ! » « Paf ! » « Bing ! ». Du reste, l’issue finale de la poursuite en bobsleigh (je n’en dirai pas plus) me renvoie à un dessin animé ou un film loufoque.
C’est pourquoi, je suis assez mitigé sur ce 6ème volet ; j’ai eu du mal à le prendre au sérieux, j’avais l’impression que c’était fait exprès. Même si Blofeld est bien présent, sa présence ne dégage aucune anxiété. C’est assez sage. spoiler: Pourtant la conclusion du récit renvoie au drame.
« Au Service Secret de Sa Majesté » est un film bâtard, en ce qui me concerne.
La James Bond Girl ? Diana Rigg sans contestation aucune dans le rôle de la comtesse Teresa, dit Tracy. Diana Rigg, autre souvenir de mon adolescence : «Chapeau melon et bottes de cuir » ! Emma Peel ! Inoubliable. spoiler: Non seulement Diana Rigg a eu l’honneur d’être une James Bond Girl, mais elle fut la première James Bond Girl mariée à l’agent 007.
Plus exactement, Tracy. Ce n’est pas rien ! Quel privilège !
Avec le recul, c’est à se demander si le personnage Tracy peut être considéré comme une James Bond Girl ? spoiler: Justement, à propos de ce mariage, je me demande si cela aurait marché avec l’acteur Sean Connery dans l’esprit des fans ?
Ça me semble plus plausible avec un nouveau visage, profiter de George Lazenby pour franchir le pas. Cette remarque n’engage que moi.
Ce James Bond est assez déroutant. Pour sa seule apparition dans le rôle de l’agent 007, le sentimental George Lazenby est plus proche de Roger Moore que de Sean Connery. Les clins d’œil aux précédents films sont plaisants, comme la réplique « Ça ne serait jamais arrivé à l'autre » en référence à Sean Connery, ou la ceinture et le couteau d’Ursula Andress dans les souvenirs de notre agent secret. Il est regrettable que l’histoire soit si longue à se mettre en place. Le film fait du surplace avec les tergiversations entre George Lazenby et l’inoubliable Diana Rigg de « Chapeau melon et bottes de cuir ». A ce moment là, le film s’avère un peu difficile à suivre et bavard. Heureusement, il décolle véritablement en Suisse spoiler: (courses-poursuites en skis, en bobsleighs, au milieu d’une course de voitures sur glace, etc.). A défaut d’exotisme, la photographie rétro du film met en valeur la Suisse et ses paysages enneigés. C’est un plaisir de retrouver Telly Savalas (« Kojac ») en méchant mégalomane. Son acolyte avec un accent germanique caricatural est aussi pas mal dans le genre. Il s’agit du seul film dans lequel James Bond est marié (pas longtemps !), et la première fois que l’on assiste à une fin aussi brutale et tragique. Malgré ses défauts, il s’agit de l’un de mes vieux James Bond préférés.