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Un visiteur
2,5
Publiée le 11 janvier 2013
Un mélange de style un peu bizarre entre cinéma américain et allemand, par ailleurs le début et la fin du scénario ne brillent pas par leurs inspirations. Finalement le film vaut principalement par la présence de Marlène Dietrich qui le vampirise quelque peu et aussi par son sujet plutôt inhabituel pour l'époque.
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3,0
Publiée le 31 juillet 2011
Situè entre deux grands classiques que sont "X-27" et "Shanghai Express", ce beau mèlodrame met en scène une chanteuse de cabaret allemande qui èpouse un ingènieur amèricain! Malgrè la prèsence de leur enfant, le couple part à la dèrive à cause d'un traitement coûteux...Toujours signè Josef von Sternberg, Marlène Dietrich se bat pour retrouver l'amour de son mari, mais aussi pour conserver son enfant! Un rôle digne et humain dont elle avait le secret où Sternberg invente pour Marlène l'une des scènes les plus bizarres! Un gorille arrive sur la piste de danse d'un cabaret! L'actrice, coiffèe d'une perruque blonde et crèpue, surgit de manière saisissante! Longue et souple, la peau douce et satinèe, elle chante "Hot Voodoo", à côtè du singe, horrible, velu, ènorme! Au final, "Blonde Venus" est un classique incontournable du fameux tandem Sternberg-Dietrich...
Dans le DVD que j'ai acheté pour regarder ce film il y avait 2 bonus présentés par le critique et journaliste Xavier Leherpeur sur Marlène Dietrich et ce film qui éclairent la compréhension de "Blonde Vénus". C'est le 5e film de Marlène Dietrich avec Josef von Sternberg (il y en aura 7 en tout), film qui a un peu déconcerté en 1932 le public. On voit que le code Hays n'existe pas encore car dès l'ouverture ont a de jeunes femmes, dont Marlène Dietrich qui se baignent nues dans une rivière, qui rencontre son mari, et ensuite on voit Marlène qui baigne son fils dans la baignoire. Et c'est en plus un drame social viennois avec ce pauvre chimiste son mari gravement irradié par du radium. On nous montre une femme pauvre qui assume librement ses choix sans mélancolie avec froideur sans retenue. Le code Hays aurait interdit tout cela. Ce film est adoré par de nombreux cinéastes comme Jacques Demy qui se réclamait de ce film pour l'héroïne de son film "Lola". Le passage où l'on voit Marlène déguisée en Singe retirer son costume de singe pour se découvrir en Blonde Vénus est une critique acerbe contre le racisme. N'oublions pas Gary Grant qui a débuté au cinéma la même année que ce film (1932) qui en est à son 6e film en cette année 1932 et qui en tournera 8 en cette même année. Il est déjà très bon en ce jeune politicien riche et séducteur. La fin est politiquement correcte mais ce film reste très courageux tout de même et sort des standards Marlène Dietrich/Sternberg.
"Blonde Venus", cinquième des sept films qui concrétiseront l'inoubliable collaboration entre Josef Von Sternberg et Marlène Dietrich, fait un peu figure d'exception dans l'univers exotique au sein duquel le réalisateur se plaisait à photographier sa star. Vraisemblablement sur une idée de Dietrich, "Blonde Venus" sera un pur mélodrame comme la Paramount ou la MGM en produisaient à l'époque mais plutôt avec des actrices à l'image moins sexuée que Miss Dietrich. L'idée de voir sa star changer de registre ne devait sans doute pas ravir la Paramount vu les difficultés qu'elle causa à Von Sternberg, lui demandant entre autres de modifier la fin initialement prévue. Venant au secours de son réalisateur, Marlène Dietrich dont le remplacement par Tallulah Bankhead fut un temps envisagé, finit par obtenir gain de cause grâce à la ténacité qui la caractérisait. L'échec public fut malheureusement au rendez-vous, donnant à priori raison au studio qui par ailleurs supportait de plus en plus mal le caractère jugé irascible de Von Sternberg. La critique encore aujourd'hui n'est pas unanime sur les qualités intrinsèques de "Blonde Venus", reprochant à Sternberg d'avoir continué à magnifier la plastique de son égérie dans un contexte qui ne s'y prêtait guère, ôtant ainsi une grande partie de sa crédibilité au récit concocté par Jules Furthman, fidèle scénariste de Von Sternberg. On peut souscrire à cette thèse mais aussi voir dans le parti pris du scénario un traitement avant-gardiste de l'image de la femme incarnée par Marlène Dietrich aussi bien à la l'écran qu'à la ville. Quelque parure, uniforme, statut ou profession qu’elle endosse, rien ne vient entraver sa soif de liberté et d'indépendance. "Blonde Venus" éclaire donc de manière lumineuse cette donnée consubstantielle à la personnalité de l'actrice qui ne fait qu'un avec ses personnages.spoiler: Naïade tout droit sortie d'un film hédoniste de Leni Riefenstahl dans l'introduction, femme au foyer aimante une fois conquise par un chimiste obscur puis déesse à perruque afro et blonde sortant d'un costume d'orang-outan sur l'air endiablé du "Hot Voodoo" de Sam Coslow et Ralph Rainger, Helen Faraday (Marlène Dietrich) assume chacune de ses facettes sans jamais se renier ni s'excuser . Son patronyme Faraday comme l'effet magnéto-optique du même nom, illustre bien l'effet qu'exerce la jeune femme sur chacun des hommes qui croisait son regard. Il n'a sans doute pas été choisi par hasard. Une fois encore donc, Von Sternberg met tout son sens du raffinement esthétique au service de celle qui depuis qu'il l'a rencontrée ne cesse de le fasciner. Une fascination tellement extériorisée et magnifiée qu'elle en devient contagieuse même par-delà les décennies qui passent, permettant aux sept films du duo de constituer un ensemble parfaitement cohérent qui près d'un siècle après leurs sorties en salle place toujours Josef Von Sternberg et Marlène Dietrich au panthéon du septième art. Cary Grant tout juste débutant et Herbert Marshall dans des rôles diamétralement opposés mais aussi le jeune Dickie Moore contribuent à la force de ce mélodrame flamboyant et déchirant où Marlène Dietrich par-delà sa beauté, exprime à sa façon qui était unique, la versatilité des sentiments humains. À voir et à revoir.
Difficile de se dire que ce film date de 1932 ! Il passerait largement pour un film des années 60 même si le montage lui fait quand même défaut. Pour l'époque, le scénario est plutôt intéressant avec un duo Marlène Dietrich - Cary Grant qui marche bien. Même si on sent que l'histoire passe un peu après les personnages, elle n'en reste pas moins appréciable. Cependant, le rythme est un petit peu mou et vient parfois à ralentir le film et à perdre un peu.
Personnellement, j’ai trouvé la fin très belle. Elle m’a mis les larmes aux yeux, et je ne l’avais pas vu venir. J’ai beaucoup aimé les scènes en famille. Grand soin apporté à des personnages tout à fait secondaires. Magnifique ombres et lumières. Caméra remarquable. Et évidemment la grande actrice, constamment mise en valeur par Sternberg. Je le classe cependant un peu au-dessous de L’Impératrice rouge et de Agent X27.