On a souvent reproché à John Huston d'être le "cinéaste de l'échec". C'est pas "Le Trésor de la Sierra Madre" qui me fera dire le contraire, mais c'est tant mieux car ceci est au service d'un très beau film d'aventure. Le fait en plus que pratiquement tout le film ait été tourné en décors naturels ajoute de la force à l'ensemble. Walter Huston formidable dans le rôle d'un vieux chercheur d'or n'a pas volé son Oscar et Humphrey Bogart y trouve un de ses rôles les plus intenses. Un film cruel et sans concession qui constitue ,en plus d'être un des meilleurs films de son réalisateurs, un des meilleurs films du genre.
Un bon vieux film assez réussi surtout grâce a un Humphrey Bogart méconnaissable. La phobie du personnage principal est excellente, j'aime beaucoup cette ambiance de western mexicain très années 20. ça c'est bien le genre de John Huston.Un chef d'oeuvre a ne pas manquer.
Film d'aventures avec des accents de western. Des bandits de toutes les espèces sont présent dans le film. Fusillades et coup fourrés sont au programme du début à la fin. Walter Huston est impayable et drôle, Humphrey Bogart est excellent dans la seconde moitié du film. Très bon film qui ne fait pas tache dans la filmographie de John Huston. Juste des petite baisse de rythme vers la fin.
Western anachronique (l'histoire se passe en 1925) The Treasure of the Sierra Madre est un film extraordinaire. Il propose tout pour passer un très bon moment : de l'aventure, du suspens, des bandits, des villageois sympathiques, un Walter Huston excellent et un Humphrey Bogart parfait comme à son habitude mais avec une barbe en prime. Bref John Huston a très bien réussi son coup et même après plus de 60 ans le film n'a pas pris une ride (sauf evidemment pour ceux qui détestent le noir & blanc). Si le film divertit avant tout, certains messages intemporels transparaissent et Huston nous rappelle que l'appât du gain c'est dangereux ! A VOIR !
Film on ne peut plus pessimiste de John Huston, montrant l’humain comme définitivement perdant. Si Le trésor de la Sierra Madre n’est pas le chef d’œuvre de son réalisateur, il a le mérite d’aller loin dans ce pessimisme, jusqu’à devenir très cruel et donc moderne à nos yeux, puisqu’on a tendance aujourd’hui a trouver les films optimistes désuets. Humphrey Bogart est plus que jamais en mauvaise posture ; la star y interprète un homme faible que l’or rend fou à lier, jusqu’à finir par s’abaisser au rang d’animal (il tue son prochain, plonge la tête dans une mare dégoûtante). Néanmoins, on peut présumer que la fin est optimiste, ou en tout cas "pas si pessimiste" : en ne retrouvant pas leur or, les deux héros restants décident de vivre pleinement plutôt que de poursuivre en vain des rêves stupides. Le tout est bien rythmé le long de nombreuses péripéties, malgré quelques longueurs vers le début, et doté d’une bonne mise en scène. Pourquoi bouder son plaisir : même si, comme je l’ai déjà écrit, Le trésor de la Sierra Madre n’est pas le chef d’œuvre de Huston, il reste un film passionnant et bien fait.
Pas mal, si ce n'est le jeu pénible de Bogart et les quelques longueurs. Enfin un western qui sort des entiers battus du manichéisme et qui fait la part belle aux dialogues.
Bon film mais sa réputation de chef d'oeuvre est à mon avis, exagéré. En effet les acteurs sont tous excellents mais on n'arrive pas à faire corps avec eux lors de cette aventure. Le spectateur est toujours à l'extérieur de l'histoire ce qui est un défaut important pour un film d'aventure.
un bon film, même si un peu prévisible à force. En tout cas je préfère largement Bogart dans ce rôle là que dans le rôle nunuche du film cucu Casablanca
Deux traine-misère s’accoquinent avec un chercheur d’or. Ensemble ils monteront une expédition, découvriront du métal précieux, et constateront que l’or peut rendre fou. Sur un canevas de film d’aventure classique, Huston réalise un film dont de nombreux ingrédients sont remarquables. Tout d’abord les personnages : - Dobbs, un aventurier sans scrupules que la richesse promise rend paranoïaque. Un rôle difficile, bien différent du « privé » habituel pour Bogart, et dans lequel il se coule parfaitement, au point de créer un fort sentiment d’antipathie et d’inquiétude. - Howard, chercheur d’or sympathique, dynamique, un rien désabusé, magnifiquement interprété par Walter Huston, le père de John, - De nombreux rôles secondaires, dont James Cody, l’homme qui souhaite partager le butin, un bandit mexicain, etc. Puis certaines scènes, comme celle d’Howard essayant de sauver l’enfant indien, ou la scène finale. Enfin quelques dialogues, quelques idées de mise en scène (par exemple les flammes devant les yeux de Dobbs au moment où il perd contrôle de lui-même, les rires à gorge déployée). Mais les ingrédients ne suffisent pas, encore faut-il que la mayonnaise prenne, et ici ce n’est pas le cas. Les thèmes de la quête, de l’échec, de l’amitié sont bien traités, mais sans faire corps avec l’œuvre. Le spectateur reste donc extérieur au sujet, ce qui est ennuyeux pour un film d’aventure. Il manque hélas à cette production une dimension importante pour être le grand film que l’on dit.