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Les aventuriers américains qui veulent profiter de la situation politique cacophoniques au Mexique est souvent abordé au cinéma et sont souvent des mercenaires on pense surtout à "Les Professionnels" (1966) et "Il était une Fois la Révolution" (1971). Il est déjà plus rare de voir un américain SDF, râté et paumé. Juste avant que le trio se forme d'ailleurs, le vieux Howard/Huston père, annonce la couleur en expliquant clairement que la fièvre de l'or est un poison et ne peut que finir dans la paranoïa et le drame. Howard/Huston père montre ainsi qu'il est d'une grande lucidité jusqu'à avouer que, malgré tout, il y retournerait sans hésiter ! John Huston suit ses personnages dans un récit dont on sait que ça finira mal, le processus débute assez vite mais dégénère au fil des jours, des semaines et des mois (une dizaine a priori), où la paranoïa s'impose insidieusement, de façon plus ou moins directement ou violemment selon le personnage. Entre western et thriller psychologique, le scénario instille aussi quelques pincée de sarcasme, de cynisme ou d'ironie surtout à la fin symbolisé par une crise de rire qui n'est pourtant pas sans malaise ou mélancolie. Un très grand film à voir et à conseiller sur l'avarice et les rêves perdues...
Site : Selenie
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Très intéressant film que ce grand classique du cinéma Américain qui par ailleurs résiste très bien aux affres du temps ! J'ai me concernant beaucoup apprécié la figure du vieux sage que Walter Huston , père du réalisateur , y campe à la perfection . Le réalisateur John Huston y dissèque bon nombre de travers de la Nature Humaine , facilement enivrée par la richesse matérielle dès que le pactole pointe son nez à l’horizon . Humphrey Bogart est très convaincant dans son rôle de crapule dont toute l’étendue de la lâcheté et de la pourriture intérieure tarde à se faire jour .
Au Mexique, Dobbs erre sans un rond, presque clochard, lorsqu'il rencontre deux autres américains. En aventuriers déchus, tous trois unissent leur indigence et partent à la découverte d'un filon d'or au cœur de la Sierra Madre.
John Huston concilie habilement un récit d'aventures exotique et réaliste et un thème fort, celui de l'individu confronté à une fortune soudaine. Comme illustrant la fable du savetier et du financier, le cinéaste expose le nouveau comportement de Dobbs que la richesse transforme en type cupide, soupçonneux jusqu'à la paranoïa. Chacune des péripéties du film indique le sens du propos et accable le personnage d'Humphrey Bogart, de loin le personnage le plus étoffé du film.
Bogart est excellent dans ce rôle d'anti-héros fébrile, tandis que face à lui, Walter Huston, un vieux de la vieille, dispense une philosophie faite de bon sens et de connaissance de l'âme humaine. Qaund on connait la filmographie de John Huston, c'est à peines trahir le suspense lié à l'aventure des trois hommes que de dévoiler leur spoiler: échec final
. Echec relatif néanmoins car, si Dobbs aura spoiler: perdu l'or et la vie
, ses deux complices sortiront aussi pauvres mais grandis. Ce constat relève moins d'un moralisme tout fait que d'une idée philosophique juste et modeste.
John Huston concilie habilement un récit d'aventures exotique et réaliste et un thème fort, celui de l'individu confronté à une fortune soudaine. Comme illustrant la fable du savetier et du financier, le cinéaste expose le nouveau comportement de Dobbs que la richesse transforme en type cupide, soupçonneux jusqu'à la paranoïa. Chacune des péripéties du film indique le sens du propos et accable le personnage d'Humphrey Bogart, de loin le personnage le plus étoffé du film.
Bogart est excellent dans ce rôle d'anti-héros fébrile, tandis que face à lui, Walter Huston, un vieux de la vieille, dispense une philosophie faite de bon sens et de connaissance de l'âme humaine. Qaund on connait la filmographie de John Huston, c'est à peines trahir le suspense lié à l'aventure des trois hommes que de dévoiler leur spoiler: échec final
. Echec relatif néanmoins car, si Dobbs aura spoiler: perdu l'or et la vie
, ses deux complices sortiront aussi pauvres mais grandis. Ce constat relève moins d'un moralisme tout fait que d'une idée philosophique juste et modeste.
Vraiment curieux que ce chef d'oeuvre de John Huston reste encore vierge de commentaire. Vraiment curieux. Ici, Bogart offre une performance bien différente et combien plus intéressante que celle montrée quelques années plus tard par le même cinéaste pour AFRICAN QUEEN. Le meilleur film jamais réalisé sur le thème de la fièvre de l'or.
Très bon film sur le thème des chercheurs d'or. Les acteurs sont très bons avec un Humphrey Bogart au sommet de son art.
Au-delà d'un western, ce thriller psychologique manifeste la corruption funeste qu'entraîne la soif de l'or, même quand une saine nécessité y pousse, à l'instar du héros qui sombre dans la psychose, époustouflant Humphrey Bogart. A contrario le personnage flamboyant de Walter Huston ayant survécu en sa jeunesse aux trahisons et dangers de la ruée aurifère atteint une certaine sagesse en revenant aux vrais essentiels, comme s'il fallait s'être perdu pour se (re)trouver... Terrible mise en garde contre la faiblesse humaine, l'intrigue avive empathie et intérêt pour ces anti-héros (séquence des lettres notamment). De la vanité des passions...
La fièvre de l'or vue par John Huston. Comme toujours chez le cinéaste, une mise en scène précise, parfaitement réglée comme une horlogerie minutieuse (son modèle en la matière reste "Le Faucon maltais", impressionnant de perfection). Bogart joue cette fois-ci le sale type, ça le change de ses rôles habituellement héroïques et vertueux. Le film est très prenant, avec quelques scènes magnifiques (la sauvetage miraculeux de l'enfant indien).
Dommage qu'il soit un peu trop prévisible et moraliste, cherchant à nous convaincre de l'évidence de son message (attention, l'or peut rendre fou, ou encore dans une moindre mesure, l'argent ne fait pas le bonheur).
Même s'il se laisse voir avec plaisir, on peut du coup lui préférer d'autres œuvres de Huston plus inspirées et brillantes comme "Le Faucon maltais", "Les Désaxés" ou encore "Fat City".
Dommage qu'il soit un peu trop prévisible et moraliste, cherchant à nous convaincre de l'évidence de son message (attention, l'or peut rendre fou, ou encore dans une moindre mesure, l'argent ne fait pas le bonheur).
Même s'il se laisse voir avec plaisir, on peut du coup lui préférer d'autres œuvres de Huston plus inspirées et brillantes comme "Le Faucon maltais", "Les Désaxés" ou encore "Fat City".
Mi western, mi film d'aventure, "Le trésor de la Sierra Madré" fait monter la tension au gré de l'évolution des différents personnages littéralement touchés par la fièvre de l'or,
spoiler:
notamment celui interprété par Humphrey Bogart qui vire à la paranoïa
.
Les décors naturels mettent vraiment le spectateur dans l'ambiance, l'histoire est prenante et on attend la fin avec fébrilité, une fin quelque peu déconcertante qui met en lumière 3 destins différents collants parfaitement au caractère de ces 3 personnages.
John Huston réalise donc un film intéressant, mettant en scène son propre père et faisant même une apparition au début de l'intrigue.
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Les décors naturels mettent vraiment le spectateur dans l'ambiance, l'histoire est prenante et on attend la fin avec fébrilité, une fin quelque peu déconcertante qui met en lumière 3 destins différents collants parfaitement au caractère de ces 3 personnages.
John Huston réalise donc un film intéressant, mettant en scène son propre père et faisant même une apparition au début de l'intrigue.
Un grand film d'aventure typique de la grande époque d'Hollywood avec le charismatique Humphrey Bogart en tête d'affiche. Ce n'est peut être pas le meilleur film de John Huston mais un bon moment de cinéma à découvrir, méconnu en France.
L’un des longs-métrages les plus célèbres de John Huston. Dans un décor sec et aride, au carrefour du cinéma d’aventure, du western, du drame et du film noir, « Le Trésor de la Sierra Madre » s’intéresse sur la psychologie de ces trois "gringos", campés par Humphrey Bogard (tout bonnement impeccable), Tim Holt et Walter Huston (père du réalisateur), ainsi que sur l’influence qu’à cette chasse au précieux métal jaune sur leurs relations, synonyme de divergence, de tension et de cupidité. Extrêmement bien fait, le récit ne réserve pourtant que peu de surprises si ce n’est la tout fin. Un vrai classique plus qu’un chef d’œuvre.
Un film d’aventures brillant et palpitant illustrant cyniquement le côté obscur de la nature humaine succombant à la fièvre de l’or, porté par un grand trio de comédiens, avec un Bogart aux confins de la folie ! La fin est sublime.
Ce film de J. Huston avec H. Bogart n'a pas énormément vieilli à part peut-être certaines scènes tournées en studio qui font un peu fausses. Ce western n'en est pas vraiment un. D'une part, on a surtout affaire à des Mexicains, et d'autre part ce n'est qu'une belle fusillade et quelques coups de feu qu'on entend. C'est plutôt une étude sur les ravages que l'or peut faire sur les Hommes. La fin nous ramène à une sorte de raison. Intéressant.
Un film d’aventures dont le ressort principal est l’évolution des trois personnages et de leurs relations. Il y a dans les premières scènes une forme de solidarité dans la misère, et l’envie de « s’en sortir » est tout aussi légitime que compréhensible. A ce moment, les propos du vieil Howard sur les expériences d’enrichissement soudain (par la découverte d’or) semblent prémonitoires. Et Huston montre ensuite les excès que la cupidité génère : la méfiance, la jalousie, la paranoïa, avec la projection sur l’autre d’intentions et de tentations qui nous ravagent. Dans le cas de Dobbs (impressionnant Humphrey Bogart), jusqu’à la folie. Cet itinéraire plus psychologique que physique donne lieu à des scènes très fortes. Dommage que le film se disperse parfois à des fusillades avec des bandits qui n’apportent rien à la thématique développée et ne semblent exister que pour labelliser un peu plus auprès du chaland le film comme « d’aventures ».
Le scénario est intéressant malheureusement le film se trouve pénalisé par une VF catastrophique, je conseille à ceux qui en ont l'occasion de le regarder en VO.
Quatrième film de John Huston et un des rares westerns dans l’oeuvre du cinéaste. Sur ce point il n’égale pas les trois grands maîtres, Ford Hawks et Walsh, par une absence de transcendence dans l’action. Si la pellicule de Ted McCord est somptueuse dans l’utilisation de la lumière, les mouvements de caméra sont souvent d’une banalité évidente, comparés à « La chevauchée fantastique », « My Darling Clementime », « Fort Apache » de John Ford ou « La fille du désert de Raoul Walsh » ou encore « La rivière Rouge » d’Howard Hawks. Néanmoins la réalisation est nettement meilleure dans la description de la progression lente mais inéluctable de la dégradation des relations du trio, avec, comme chez Ford, une situation qui évolue de bivouac en bivouac. Mais ici, au lieu de renforcer les liens, elle attise la méfiance et bientôt la haine. Heureusement le vieux Howard (Walter Huston dans son meilleur rôle) offre des ressources surprenantes, surgies d’un passé enfoui, et, par un humour inattendu sauve ce qui peut être sauvé. Autre surprise, Humprey Bogart dans un contre emploi parfait, bascule lentement dans la paranoïa. C’est le premier personnage central amoral du western (qui fera le bonheur du western spaghetti 16 ans plus tard). Au crédit également une composition de Max Steiner, dont certains passages (les péones) inspireront Elmer Bernstein pour « Les sept Mercenaires » de John Surtges (1960). Enfin pour être complet plusieurs réalisateurs disent avoir été inspirés par ce film : Spielberg pour le personnage d’Indiana Jones ( ???) et Peckinpah pour « La Horde Sauvage » (re ????). Soit ils sont gentils, soit ils sont si peu sur d’eux qu’ils cherchent un filiation tirée par les cheveux. A noter une rareté : père et fils gagnèrent chacun un Oscar. Si « L’or de la Sierra Madre » n’est pas un chef d’œuvre, il reste un grand film, important dans la filmographie de John Huston.
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