Le Trésor de la Sierra Madre
Note moyenne
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Alexarod

359 abonnés 1 874 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2014
Je le note aussi bien que Casablanca, car bien que d'un style très différent il m'a tout autant plus, pour d'autres raisons.
Film ancien, en noir et blanc, mais qui n'a pas vieilli pour autant. Certes le thème de la "ruée" vers l'or n'est plus actuel mais ça raconte bien les péripéties de ces chercheurs, ainsi que leurs déviances. Justement, c'est là où le film est très bon car il suit bien la psychologie des personnages, tout en restant très réaliste, la psychose ne s'installe pas sans raison ni en 5 minutes. Si l'on rajoute que les acteurs sont très bons (même si Curtis alias Tim Holt reste assez plat alors que le vieux récupère un Oscar) et que l'ambiance à moitié western passe bien on obtient un très bon film, mais on s'y habitue avec l'association John Huston-Humphrey Bogart (Oscar du meilleur réalisateur en 1949 et meilleur film).
Pour ce qui est du factuel les décors naturels sont magnifiques (bonne initiative alors qu'on en faisait peu en ce temps), cela sert amplement la photographie, les costumes respectent bien l'époque, la musique colle aux évènements et amène son lot de spectacle, le tout sans trop de longueurs et avec un rythme qui se tient tout au long du film.
Il faut noter que dans cette histoire de chercheurs d'or un peu paumé, plus complexes qu'il n'y parait, avec trahisons, paranoïa et amitié il y a également : une trame insolite qui rend l'histoire plus passionnante, une fin inattendue, une mise en scène claire et efficace qui ne perd pas le spectateur (sans être enfantine) et des dialogues intelligents correspondant bien aux persos (si on ne devait que les lire on identifierait immédiatement l'auteur).
Au final un long métrage d'aventure, un peu psychologique et un peu western, qui se laisse très bien regarder, et à conseiller.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 février 2018
Il est assez difficile de bien cerner Le trésor de la Sierra Madre, premier film de John Huston en six ans, où il s’inspire du roman éponyme de B. Traven pour nous faire suivre deux aventuriers américains partant à la recherche d'or en compagnie d'un vieux prospecteur.

On retrouve dans ce film de nombreuses thématiques propres au cinéma d'Huston, notamment sur la nature humaine dont il dresse un tableau bien sombre, tout en signant une palpitante et remarquable oeuvre d'aventure. Via cette quête, il va mettre en avant les tensions qui vont se créer où l'individualisme va prévaloir sur tout autre aspect, c'est l'opportunisme et la folie qui vont être au cœur du récit et assombrir de plus en plus l'âme de ces aventuriers.

C'est avec une grande intelligence que le metteur en scène d'Across the Pacific dresse le portrait de personnages qui deviendront de plus en plus passionnants ambigus, comme en témoigne le remarquable final et la réplique de Walter Huston, le père de John qui recevra un oscar pour ce rôle. L'oeuvre n'est pas dénuée d'ironie alors que la mise en scène est remarquable, immersive et surtout intense, John Huston arrivant à en faire ressortir de véritables sensations autour des protagonistes, tout en maintenant un grand suspense ainsi qu'une ambiance sombre et désespérée.

Il montre déjà un vrai talent pour raconter une histoire, tout est parfait que ce soit la narration, les cadres souvent assez simples mais terriblement efficaces et révélateurs ou encore la place de chacun des protagonistes. La reconstitution est remarquable, on ressent vraiment l’aridité des paysages qui nous sont présentés tandis que de nombreuses séquences sont mémorables. La direction d'acteurs est l'une des forces du film, à l'image d'un Humphrey Bogart immense qui propose une partition vivante, intense et forte, notamment lorsqu'il commence à sombrer dans la folie.

John Huston propose avec Le Trésor de la Sierra Madre une oeuvre aussi sombre que désespérée, puissante et surtout intense, où il sonde l'âme humaine et en dresse un tableau effrayant, bénéficiant d'ailleurs de remarquables comédiens.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 octobre 2011
Boarf, je m'attendais à un réel chef d'oeuvre, mais j'avoue que le film ne m'a pas totalement convaincu, alors certes il y a des bonnes idées sur la nature humaine que l'or corrompt, le jeu des acteurs est vraiment excellent, et la mise en scène n'est pas en reste parvenant par moment à créer des vrais instants de tension. Le film a tout du film à la fois populaire et intelligent. Sauf que pleins de détails me posent un peu problème, des trucs qui font que je n'y crois pas, quelque chose dans l'enchaînement quasi mécanique des scènes, alors on pratique l'ellipse, j'ai rien contre, mais à la fin on apprend que le film se passe en environ 10 mois, presque aucun indice ne semblait indiquer qu'autant de temps s'était écoulé. Le film est une accumulation de temps forts, de moments qui participent à la démonstration de Huston sur l'avarice de l'être humain, mais sans aller au delà. Il manque un lien entre toutes ces scènes je dirai. Surtout que les événements perturbateurs apparaissent parfois tel des deus ex machina. Je trouve ça un peu dérangeant.
Bon après c'est pas nul, mais je suis déçu. Les personnages sont très biens construits, et c'est intéressant à suivre, mais je dirai qu'il y a quand même quelques petites longueurs, on voit ce qui va venir, mais ça ne vient pas, sans forcément qu'il y ait une tension palpable. Du coup je suis mitigé sur certaines scènes. ça n'a pas la force qu'aurait pu avoir ce film, en liant peut-être mieux les scènes, en en écourtant certaines.
Mais bon c'est un bon film quand même, mais déçu.
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 novembre 2020
Le film brille par son ambiance anxiogène, par son regard cynique et lucide sur la nature humaine ("Dans les même circonstances j'aurais peut-être fait pareil", avoue Walter Huston), par la tension dramatique qui s'empare du groupe quand Bogart devient parano et par le jeu de ses acteurs (Bogart et Walter Huston sont excellents),. Certaines scènes sont remarquables ( spoiler: la guérison du gosse, Bogart se désaltérant et apercevant des mexicains dans le reflet de l'eau), il y a même un doigt d'humour macabre (le mexicain qui réclame son sombrero avant d'être fusillé),
une excellente musique (Max Steiner), mais aucune femme au générique ! La conclusion est davantage désabusée que morale genre : il faut mieux en rire quant au tout dernier plan, il fait un peu rustine, mais est-ce si grave ?
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 306 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juin 2019
Pressenti pour être définitivement intégré à la bibliothèque du Congé des Etats-Unis pour son importance culturelle, ce "Trésor de la sierra madre" est un très bon film d'aventures. Peut-être ce qui se fait de mieux dans le genre. Jusqu'à présent, je n'avais jamais été pleinement convaincu par le cinéma de John Huston. Là, j'ai trouvé godasse à mon pied. Le baroudeur nous propose une aventure à la fois aride et froide frappée du sceau de l'échec. On ne sait faire aucun illusion : tout un chacun sait que, même s'il prétend le contraire, l'Homme finira toujours par se laisser gagner par l'ivresse de l'argent, avec des conséquences graves. La mort au bout. Il n'y a qu'à voir comment évolue le trio. D'abord complice, chacun devient suspicieux et deux d'entre eux en viennent même à l'affrontement. Cependant, au beau milieu de tout ce pessimisme, Huston apporte une touche d'humanité. Dans un tel contexte, la scène où est lue la lettre écrite par la femme du chercheur d'or tué par les bandits est émouvante. Comme le sont les envies de céder le quart des bénéfices à la veuve. Où le fait qu'un des deux restants (sur la suggestion de l'autre) soit d'accord pour aller trouver la dite veuve à Dallas, malgré la perte de l'or récolté. Comme quoi, ils se comportés comme des sagouins, mais font preuve d'humanité aussi. Ce qui les rend attachants. Porté par un trio hyper solide (Bogart dans l'un de ses meilleurs rôles), malgré une baisse de régime sur la fin, ce film reste un classique à consommer sans modération.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 mai 2012
Contrairement à ce que l'on pourrait croire,"le Trésor de la Sierra Madre"(1948)n'est pas un film d'aventures classique.En fait,il prend même le contre-pied du genre.Les chercheurs d'or qui nous ont présentés ne sont pas animés d'intentions honnêtes,n'ont pas le goût du risque,et sont loin d'être certains de parvenir à leur fins.C'est ce qui rend le film de John Huston plus réaliste,mais en même temps plus distant,car il est extrêmement difficile de s'attacher à ces 3 hommes,dans une quête perdue d'avançe.L'échec,thème récurrent chez Huston,qui s'accompagne ici d'une ironie désespérée,d'une sensation d'inéluctabilité.Le point fort,c'est que le film fut tourné en décors extérieurs,dans ce Mexique conté.ça se sent,dans les acteurs livrent des prestations fiévreuses(Humphrey Bogart,notamment,est excellent)et tant on se croirait au milieu de ce désert.En revanche,le récit souffre de trop nombreuses ellipses,de coïncidences douteuses et ne joue pas assez sur le climat anxiogène,destructeur.Les chercheurs sont paranoïaques,redoutent la chaleur,la rencontre avec les révolutionnaires,et bien sûr la peur de perdre leur or.Je n'ai pas été réellement transporté.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2012
Une histoire épique, de bons acteurs, du suspense et de l'aventure. Il n'en faut pas plus pour distraire un homme.
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 août 2020
A mi-chemin entre le western et le film d’aventures, John Huston réalise ici l’un de ses meilleurs films, dans les sommets arides des montagnes de la Sierra Madre.
En dehors de son amour pour l’aventure, Huston se distingue également en tant que formidable adaptateur de romans. Troisième des six longs-métrages que le cinéaste et Humphrey Bogart tourneront ensemble, Le Trésor de la Sierra Madre est une adaptation du roman éponyme de B. Traven, paru en 1927.
Cela fait déjà plusieurs années que John Huston projette d'adapter Le Trésor de la Sierra Madre quand la Warner achète les droits du roman de Bernard Traven, en 1941. Alors lorsqu’en 1947, le studio lui propose de réaliser l’adaptation de l’ouvrage culte de Traven, Huston accepte immédiatement. Ce roman est lui-même inspiré d’un poème germanique du XVIIIème siècle et raconte l’histoire de trois Américains à la recherche d’un trésor, trois hommes dont les destinées sont bouleversées par cette quête.
Huston a pris un certain plaisir à créer une collusion entre la littérature et le septième art. Il débute le travail d'écriture pendant la guerre, alors qu'il est enrôlé dans les troupes américaines. Officiellement, Huston ne rencontrera jamais l'écrivain, qui lui notifie cependant sa satisfaction à la lecture du scénario. Mais lors de la pré-production, Huston fait la connaissance d'un certain Hal Croves, qui se prétend envoyé par Traven pour le représenter. Ils s'entendent à merveille, si bien que le cinéaste embauche Croves comme conseiller technique. Des années plus tard, on apprendra qu'il s'agissait de Traven lui-même. Il faut dire que l’auteur a toute sa vue entretenu le mystère autour de son identité, considérant que seule son œuvre compte.
Le film livre un instantané sans concession du Mexique des années 1920. Années Folles en France, Roaring Twenties aux États-Unis, cette décennie promet beaucoup d’amusement des deux côtés de l’Atlantique. Au Mexique, les dorures ne sont pas sur les robes charleston, mais dans la tête de desperados désireux de faire fortune, et ce quel qu’en soit le prix.
C’est dans ce contexte postrévolutionnaire fragile qu’un duo d’Américains expatriés sans le sou va faire la connaissance d’un chercheur d’or vieillissant (interprété par Walter Huston). Dobbs (Humphrey Bogart) et Curtin (Tim Holt) le suivent dans la Sierra Madre, chaîne montagneuse qui donne son titre au film. On pense que trouver le bon filon est le plus dur, l’expérience des infortunés compères de la Sierra Madre va prouver que le garder est encore plus difficile. Dans ce décor âpre, la vie en est quasiment absente. En dehors de sordides lézards et de bandits sans foi ni loi, rien ne résiste à cet environnement. Le moral des hommes est mis à rude épreuve.
Aux côtés de Bogart, qu'il retrouve donc pour la troisième fois (après Le Faucon Maltais en 1941 et Griffes jaunes en 1942), le réalisateur impose la présence de son père, Walter Huston, dans le rôle du sage Howard. Le comédien accepte ce rôle de vieil aventurier rusé et édenté, et apprend l'espagnol pour satisfaire aux exigences du cinéaste, qui tient à filmer les autochtones dans leur langue natale : Le Trésor de la Sierra Madre est ainsi entièrement tourné en extérieurs au Mexique.
A ce titre, ce long-métrage est souvent considéré comme étant la première fiction hollywoodienne tournée presque entièrement à l’extérieur des Etats-Unis (Houston le présente ainsi dans ses mémoires), à tort. Une affirmation à nuancer car il semble qu’il y ait eu d’autres films américains tournés hors du pays, ne serait-ce que les derniers films de Rex Ingram, comme Baroud, tourné en 1933 au Maroc.
Lors de sa sortie américaine, le film reçoit un excellent accueil de la critique, qui salue sa densité psychologique, son esthétique et la qualité de sa mise en scène. Il continue de fasciner aujourd'hui encore : pour William Friedkin, « c'est un film incontournable sur l'avidité et l'un des meilleurs films à suspense jamais réalisés ».
Nommé quatre fois aux Oscars 1949 (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur second rôle masculin pour Walter Huston et meilleur scénario adapté), Le Trésor de la Sierra Madre décroche un joli score de trois trophées, passant malheureusement à côté de l’Oscar du meilleur film, attribué à Hamlet, de Laurence Olivier. Walter Huston obtient, au passage, l’unique statuette de sa carrière. Une consécration pour cet ancien ingénieur à qui l'histoire du cinéma doit beaucoup, à commencer par son fils John. Quoi de mieux pour lui que d’offrir à son père une fin de carrière avec les louanges de l’Académie ? Comme souvent, le cinéaste s’offre un caméo et les plus attentifs peuvent le reconnaître en costume blanc, dans plusieurs plans de rue où Dobbs lui fait l’aumône à trois reprises.
Pour incarner Dobbs, John Huston fait encore une fois confiance à son ami Humphrey Bogart. Quelques mois avant de jouer ce rôle, ce dernier déclare à un journaliste du New-York Times : « Attends un peu de me voir dans mon prochain film, je joue le pire salaud que tu n’aies jamais vu". Il est vrai qu’avec ce rôle antipathique, Bogart incarne un héros sombre et déploie toutes les facettes de son jeu d’acteur : tantôt séducteur ou blagueur, il lui suffit d’une fraction de seconde pour se transformer en monstre de cruauté dans une crise de paranoïa soudaine. Encore une fois, Bogart impressionne grâce à son charisme nonchalant, alors que l’acteur a déjà été consacré par Casablanca et plusieurs polars à succès.
Huston résume ainsi le personnage de Dobbs : il est l’aventurier dénué de morale, celui qui ne vit que dans l’obsession futile du gain. Le final du personnage est mis en scène dans une ville en ruines symbolisant sa propre existence. La boucle est bouclée : Dobbs est de retour en ville, son trésor est perdu, ses espoirs anéantis et sa vie détruite. Le message de Huston est clair : l’aventure selon cette voie est dénuée d’espoir.
Avec le personnage d’Howard, ancien prospecteur, on retrouve l’essence même de la thématique de John Huston pour lequel l’aventure n’est positive que dans sa construction et l’objectif (trouver un filon d’or, un faucon maltais ou une baleine géante) n’est qu’un prétexte. Howard est un aventurier épicurien et certainement le plus Hustonien des trois personnages.
Est-ce un hasard si John Huston offrit ce rôle à son père ? Certainement pas. En interprétant ce héros, Walter Huston signe ici une prestation remarquable. Tout en énergie et en joie de vivre (il suffit de le voir danser lorsqu’il a trouvé le filon), il insuffle une force époustouflante à son personnage, légitimement récompensée par un Oscar.
Initialement, le rôle du jeune Curtin était destiné à Ronald Reagan. Mais après avoir vu la performance de Tim Holt dans La Splendeur des Amberson (1942), d’Orson Welles, Huston lui propose d’interpréter le troisième aventurier de la Sierra Madre. Abonné aux westerns, Holt troque quant à lui son Colt contre un look d’aventurier qui lui sied comme un gant.
Des trois héros, il est sans doute le plus moderne et le moins romanesque. Il reflète la réalité d’une génération en devenir, celle qui construira l’Amérique après-guerre (le film est tourné en 1947).
Au final, Curtin n’a peut-être pas amassé d’or, mais il a enfin réalisé que sa jeunesse est une force qu’il va pouvoir utiliser à bon escient. Dans l’éclat de rire (peut-être un peu trop forcé) qu’il partage avec Howard avant le clap de fin, il affiche une confiance qu’il n’avait pas au départ. A l’inverse de Dobbs, Curtin a pris conscience de ses capacités et décide de partir à la recherche d’un autre trésor : après la mort de Cody (l’intrus qui vient tenter de faire un chantage auprès de nos trois héros), il réalise que cet homme avait une épouse et un avenir. Il décide de partir à la rencontre de cette femme auprès de laquelle il espère construire son avenir.
Pour l’anecdote, son père, Jack Holt, est également de la partie avec un rôle discret. N’ayant qu’un Golden Boot Award à son palmarès, Tim Holt livre une prestation sublimant celle de ses co-équipiers et en particulier d’un Bogart déjà consacré par Casablanca et ses polars à succès.
Finalement, les trois compagnons de la Sierra Madre offrent chacun une approche de l’aventure bien différente. Pour Dobbs, c’est une fuite en avant, pour Howard une raison de vivre, et pour Curtin un moyen d’arriver à ses fins. En décrivant le destin de ces personnages, John Huston démontre ici qu’il n’est pas le cinéaste de l’échec comme certains critiques réducteurs le laissent trop simplement entendre. Il est d’avantage le cinéaste de l’aventure, comme il s’est d’ailleurs toujours présenté lui-même, celui pour lequel l’objectif n’est pas l’objet de la quête mais l’expérience qui y mène. Il est donc temps d’oublier la critique désobligeante de Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon dans "50 ans de cinéma américain" ("Le trésor de la Sierra Madre est un monument d’ennui académique"), Le trésor de la Sierra Madre se présente en effet comme un film pivot dans la filmographie de John Huston. Spectacle de tous les instants, ce film époustouflant, qui a inspiré Steven Spielberg pour sa saga Indiana Jones, est porté par trois comédiens au firmament de leur art.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2010
On a souvent reproché à John Huston d'être le "cinéaste de l'échec". C'est pas "Le Trésor de la Sierra Madre" qui me fera dire le contraire, mais c'est tant mieux car ceci est au service d'un très beau film d'aventure. Le fait en plus que pratiquement tout le film ait été tourné en décors naturels ajoute de la force à l'ensemble. Walter Huston formidable dans le rôle d'un vieux chercheur d'or n'a pas volé son Oscar et Humphrey Bogart y trouve un de ses rôles les plus intenses. Un film cruel et sans concession qui constitue ,en plus d'être un des meilleurs films de son réalisateurs, un des meilleurs films du genre.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 725 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2015
Un film d'aventure dense autour des chercheurs d'or. Il ne suffit pas de le trouver. Il faut le garder. Alors de la psychologie, du suspense, de la paranoïa et des ennemis acharnés autour du trio difficilement soudé. C'est superbe.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2011
John Huston fait partie de mes cinéastes préférés, une filmographie variée souvent critique sur l’être humain mais ses premiers films ne m’ont pas toujours enthousiasmés à l’exemple du Faucon Maltais ou encore Key Largo et c’est avec une certaine appréhension que j’ai visionné Le Trésor de la Sierra Madre mais avec plaisir j’ai constaté que rapidement Le Trésor de la Sierra Madre me plaisait. Un scénario solide et une mise en scène soignée font de Le Trésor de la Sierra Madre pas un chef-d’œuvre à mon goût mais un film passionnant avec une fin partagée entre de l’ironie et de l’espoir.
yayo
yayo

75 abonnés 1 221 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mai 2012
Vraiment excellent comme film! Les acteurs sont exceptionnels (chapeau à Bogart pour son rôle!) et l'histoire est très bien montée et passionante.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 août 2010
A l'occasion de cette adaptation du roman de B. Traven, John Huston réalise à coup sur en 1948, un de ses long métrages les plus mémorable à voir et qui lui vaudra d'ailleurs l'Oscar du meilleur réalisateur. L'histoire qui se déroule durant les années 20 au Mexique, raconte les aventures de deux américains Dobbs et Curtis qui partent à la recherche d'or avec l'aide d'un vieux chercheur d'or prénommé Howard. La mise en scène de Huston est d'une réelle élégance et son ambiance poussiéreuse ( grandement aidé aussi par une photographie en noir et blanc sublime de Ted D.McCord ) rendent certaines séquences particulièrement brillantes, notamment pour la scène ou les pillards dispersent l'or en croyant qu'il s'agissait du sable et qui est ici le point culminant et le moment le plus émouvant du film. Au niveau du casting, que ce soit Humphrey Bogart ( dans l'un de ses meilleurs rôles, à travers le personnage central du film, Dobbs ), Walter Huston ( la père du réalisateur dans le rôle du vieux baroudeur qui lui vaudra un Oscar du meilleur second rôle ) ou encore Tim Holt, tous sont particulièrement impliqués dans leurs personnages et contribuent à ce que le tout soit vraiment très plaisant à suivre. Précisons également, que ce brillant film d'aventure possède une partition musicale géniale du légendaire Max Steiner qui apportent évidemment un charme incontestable au récit. Il s'agit donc sans nul doute, d'un des films majeurs de ce cinéaste et que j'ai personnellement beaucoup plus apprécier lorsque je l'ai revisionner pour la troisième fois, et pour la première fois en dvd.
calamarboiteux
calamarboiteux

47 abonnés 440 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 avril 2008
Deux traine-misère s’accoquinent avec un chercheur d’or. Ensemble ils monteront une expédition, découvriront du métal précieux, et constateront que l’or peut rendre fou.
Sur un canevas de film d’aventure classique, Huston réalise un film dont de nombreux ingrédients sont remarquables. Tout d’abord les personnages :
- Dobbs, un aventurier sans scrupules que la richesse promise rend paranoïaque. Un rôle difficile, bien différent du « privé » habituel pour Bogart, et dans lequel il se coule parfaitement, au point de créer un fort sentiment d’antipathie et d’inquiétude.
- Howard, chercheur d’or sympathique, dynamique, un rien désabusé, magnifiquement interprété par Walter Huston, le père de John,
- De nombreux rôles secondaires, dont James Cody, l’homme qui souhaite partager le butin, un bandit mexicain, etc.
Puis certaines scènes, comme celle d’Howard essayant de sauver l’enfant indien, ou la scène finale. Enfin quelques dialogues, quelques idées de mise en scène (par exemple les flammes devant les yeux de Dobbs au moment où il perd contrôle de lui-même, les rires à gorge déployée).
Mais les ingrédients ne suffisent pas, encore faut-il que la mayonnaise prenne, et ici ce n’est pas le cas. Les thèmes de la quête, de l’échec, de l’amitié sont bien traités, mais sans faire corps avec l’œuvre. Le spectateur reste donc extérieur au sujet, ce qui est ennuyeux pour un film d’aventure. Il manque hélas à cette production une dimension importante pour être le grand film que l’on dit.
ManoCornuta

358 abonnés 3 067 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 septembre 2014
Ou l'histoire de types sans réel avenir que la soif de l'or va rendre fous... C'est en substance ce qu'il faut retenir de l'histoire. Le style est un peu daté mais les personnages sont bien campés et John Huston sait mener sa barque, avec quelques lenteurs toutefois qui auraient peut-être pu être évitées. Ce sont clairement les acteurs qui tirent le film vers le haut.
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