Avec une mise en scène de grande beauté et un scénario digne des plus grands films fantastiques, "Dark city" séduit totalement ! Derrière cette atmosphère finement travaillée et ses décors de qualité, c'est un univers grandiose qui prend vie sous nos yeux. Le spectateur avance dans le flou, tout comme le personnage principal, jusqu'à découvrir les intentions de ces hommes en noir. Une ville sombre qui recèle bien des secrets !
Je viens juste de découvrir « Dark City »... et je me demande comment j'ai pu passer à côté d'un si grand film pendant toutes ces années. En effet, réalisé en 1998 par Alex Proyas (« I, robot », « The Crow »), cette œuvre magistrale a vraiment tout pour plaire. Son ambiance sombre, si particulière, qui rappelle évidemment « The Crow », mais aussi « Sin City » ou « Matrix », ne peut laisser personne indifférent. « Matrix » ne partage d'ailleurs pas seulement le côté artistique et visuel de « Dark City »... les deux œuvres ont en commun une histoire profondément énigmatique dans laquelle on plonge, avec un plaisir instantané, dans les méandres de notre potentiel futur. L'interprétation parfaite de l'ensemble des acteurs, la présence des étranges « Aliens » et l'enquête policière très efficace font de ce film élégant un must qui revisite très adroitement l'univers de la science-fiction. J'ai eu du mal à trouver le DVD mais je ne regrette pas mes efforts et je ne prendrai aucun repos avant d'avoir « dégotté » le blu-ray, version « Director's Cut » qui ajoute 13 minutes d'images inédites. Pour des raisons qui m'échappent totalement, « Dark City » fut un échec commercial cuisant... ça ne l'empêche pas de devenir culte, peu à peu. Une belle revanche, très méritée !
Un cauchemar éveillé... Ce qui flatte immédiatement l'oeil dans Dark City, c'est cette esthétique assez proche de celle de The Crow. Une nouvelle fois, le spectateur peut faire une croix sur la lumière du jour. En lieu et place il aura droit à des décors de toute beauté, sublimés par le travail de Dariusz Wolski, et qui seront d'ailleurs réemployés par les frères Wachowski pour Matrix premier du nom. Sombre, inquiétant, évoluant dans une époque improbable pouvant tout aussi bien être le futur qu'une simple variation des fifties américaines, le récit se révèle lui aussi particulièrement déstabilisant. Ancien clipper de génie, Alex Proyas découpe habilement son film de manière à ce que la tension ne faiblisse jamais. Une technique payante qui contribue fortement à déboussoler le spectateur déjà privé de ses repères temporels puisqu'il ne fait donc jamais jour dans cette ville. Bref, Dark City est un film qui vraiment ne ressemble à rien de connu. Côté casting, le choix de Rufus Sewell est relativement discutable. Sans être à côté de son personnage, il n'est jamais non plus vraiment dedans. C'est d'autant plus dommage que les personnages secondaires (le docteur, la petite amie - la lumineuse Jennifer Connelly - , le flic...) sont assez peu exploités. Fort heureusement, l'intrigue est suffisamment intéressante et le film suffisamment rythmé pour permettre de fermer les yeux sur ces petites imperfections. Je concluerais avec l'influence qu'a pu avoir ce film sur d'autres productions. Il fait un peu figure de précurseur à tous ces métrages jouant sur la perception du monde physique dans sa réalité, à l'image de Matrix, eXistenZ... Au final donc, un très bon film de science-fiction aux moyens certes limités (les maquettes sont trop flagrantes en gros plan) mais qui mérite largement le détour pour son scénario, son ambiance, ainsi qu'une intéressante réflexion sur l'homme et la mémoire.
Dark City est un sublime film fantastique, un de ceux vraiment marquant des années 90 et que j’ai régulièrement plaisir à revoir tant le sujet est fascinant. Le casting est quand même très pointu, et les interprètes sont réellement à la hauteur. En rôle principal on a Rufus Sewell, acteur talentueux, pas toujours bien utilisé mais qui ici développe une prestation des plus attrayantes, collant bien à son personnage. Engagé, pas trop charismatique comme il faut (il incarne un type « normal »), il s’en sort fort bien. En arrière-plan les personnages sont plus typés, plus surprenants, et l’on a des interprètes alertes dans ce genre de rôle, en particulier Kiefer Sutherland, qui souvent est une importante plus-value. Il ne déroge pas à la règle ainsi que William Hurt. Niveau féminin on appréciera la sublime Jennifer Connelly, toujours très sérieuse dans ses rôles et elle est très douée ici. Ses instants « femmes fatales » sont magiques. A noter la présence d’interprètes bien typés là-encore pour les méchants du film, en particulier le regretté Ian Richardson. Le scénario est très très bon. Mystérieux comme il faut, très audacieux, doté d’une gradation aux petits oignons, Dark City aborde des thèmes brillants qu’il développe en assez peu de temps de façon géniale. Proyas offre un métrage intelligent, à la réflexion très fluide et en même temps il n’a pas non plus abandonné l’idée d’un métrage de divertissement. Du coup on conserve un bon rythme, de bonnes scènes d’action, et on ne se noit pas dans une métaphysique pédante. Pour ma part Dark City est l’exemple type qu’on peut faire un film profond et réfléchi sans forcément faire un truc hermétique et abstrait. Visuellement c’est superbe. Doté d’une ambiance rétro qui par certains aspects pourra rappeler le récent Sin City, Dark City bénéficie de décors magnifiques, d’une atmosphère soignée grâce à une photographie de grande qualité, et Proyas sert une mise en scène aux petits oignons. Il est vrai qu’il est dans son élément depuis The Crow et il signe une réalisation très enlevée mais jamais abrutissante. A noter que quelques effets spéciaux ont un peu vieilli, cela va de soi, mais Dark City conserve de beaux restes, et fait encore très belle figure. Niveau bande son c’est travaillé là encore, et je retiendrai surtout les parties chantées qui sont mémorables. Au final Dark City est un film vraiment très costaud, et j’invite vraiment tout un chacun de se lancer dans le visionnage. Certes un peu noir, c’est un film singulier, à l’atmosphère prenante, aux personnages étonnants, au scénario très riche, et pour ma part je ne vois pas de fautes véritables. 5, et une note vraiment méritée.
Ayant fait partie des rares spectateurs à avoir vu ce film désormais culte en salles, je me souviens du choc ressenti devant la beauté fulgurante des images, la puissance de la musique, et surtout face aux twists à répétition d’une intrigue folle. Revu dernièrement, le film tient bien le choc des années : les effets spéciaux sont encore bons et l’intrigue ne souffre pas trop des multiples copies qui ont circulé par la suite (Matrix et consorts). La puissance du film vient notamment de sa richesse visuelle, et surtout de ses références multiples, que ce soit avec l’évocation des peintures surréalistes de Magritte, l’atmosphère paranoïaque et littéraire d’un Kafka ou encore les plans volés à Fritz Lang et aux autres expressionnistes allemands du cinéma muet. Cette richesse contribue à nourrir un univers cohérent. On peut sans doute être un peu plus sévère envers le casting, un peu fade et qui fait très série B, mais après tout, cela participe aussi au charme de ce « petit » film qui paraît avoir coûté une fortune alors qu’il s’agit d’un budget modeste. Comme quoi, si le talent est là…
La première demi-heure est assez bluffante, avec des décors de folie, une intrigue énigmatique, une ambiance, bref ça se passe pas trop mal, la deuxième demi-heure n'a plus rien à nous dire et on commence à s'ennuyer ferme, quant à la troisième demi-heure c'est l'écroulement du château de cartes, avec la révélation de l'extrême stupidité du scénario (autant du point de vue scientifique, que de celui de la cohérence ou de l'angle philosophique (nous pomper l'air avec "l'âme" dans un film de SF, ça va bien, quoi !), suivi d'un combat ridicule et d'une conclusion grotesque. Pitoyable !
Ce film est un ovni (jeu de mot pour un film de fiction, ou pas ?). En tout cas, un style enfin vraiment différent. L'ambiance très sombre est magistralement communiquée et l'histoire évolue à un bon rythme. En fait quand on regarde ce film on ne cesse de se demander "on est qui, on fait quoi, c'est qui ces personnes ?" Et oui, tout est là, plus une dose de manipulation des souvenirs et tout est dit. Et puis il y a Mr Murdock qui est le grain de sable et qui va être le fil conducteur du film jusqu'à la fin plutôt inattendue. Une très belle surprise que ce Dark City que je recommande sans hésiter.
Mais quel film, nettement au dessus de matrix ou des autres production du genre, ce film d'anticipation est nettement plus noir que les autres, et les acteurs sont plus que géniaux au service d'une histoire sans failles !
Chef d'oeuvre absolu pour moi, donc je ne suis pas objectif pour un sou ! �. Que dire, que dire, ambiance incroyable, casting béton (Oh Kieffer !!!), scénar ciselé... Bref, la seule que j'ai envie de vous dire, c'est...Synthonisons !!! 落
Une poursuite entre un meurtrier et d'étranges hommes en noir...puis surviennent des événements fantastiques qui surprennent et désorientent.... pour tout comprendre et juger ce film, il faut le regarder entièrement. Au premier aspect il dispose d'une réalisation moyenne, mais il y a de bons acteurs et une ambiance de polar très noir bien restituée. Le tout parait confus, on reste dubitatif, jusqu’à ce que finalement le scénario prenne du sens au fur et à mesure des révélations. C'est un très bon film de science fiction ! Un budget un peu limité (comparé à Matrix sorti l'année suivante par exemple) et peut être certains choix artistiques lui donneront un aspect "old fashion" plus ou moins attirant, mais son scénario vaut le coup d'être suivi jusqu'à la fin.
Dark city est une belle imposture. Un film creux, dénué de sens, d'émotion ou d'une quelconque portée philosophique. Même les scènes d'actions sont totalement ringardes (dedans, y'a des gens qui tirent des ondes surpuissantes avec leur front, si si). Seuls le traitement visuel de certaines scènes et l'interprétation de quelques acteurs (pas Sutherland, grotesque à souhait avec son look de savant fou dérivé de Crash bandicoot) sont intéressants. Grosse déception.
Sorti peu avant "The Truman Show" et "Matrix" avec lesquels il partage un bon nombre de similitudes troublantes autant sur le fond que sur la forme, "Dark City" est aujourd'hui populaire -à tort ou à raison- pour avoir servi de matériau de base au film des Wachowskis. Il faut dire qu'ils brassent aussi les mêmes inspirations (notamment K.Dick et "Total Recall" pour le propos sur l'identité). Mais la comparaison a ses limites, les deux films n'ont pas été réalisés avec les mêmes intentions, "Dark City" verse infiniment moins dans l'action et surtout Proyas n'entend en rien révolutionner le cinéma. L'atout majeur de son film reste son atmosphère unique encore aujourd'hui: l'architecture des bâtiments évoque l'expressionisme Allemand, l'apparence des poursuivants est un mariage entre Murnau et Kafka, les film multiplie les influences et en mixant le tout avec un juste dosage sait se créer sa propre patte artistique. Une trame saisissante, une nuit qui n'en finit jamais et une bande originale qui s'accorde avec le reste rendent cet univers si hypnotisant. Le tout au service d'un propos intelligent. J'apprécie tout particulièrement que le scénariste ne se prive pas d'aller au bout de son délire de science-fiction et même si l'on sent qu'il y a clairement un avant et un après "Matrix" dans les scènes d'actions pas super léchées, reste que les effets spéciaux de l'époque ont plutôt bien vieilli. Alors "Matrix avant l'heure" oui et non, nul doute que le film a grandement inspiré les Wachowskis mais ça n'empêche pas "Dark City" d'avoir sa propre patte bien appréciable, et qui mérite d'être connue.
Un film rare qui nous embarque dans un univers unique. Connaissant les autres films d'Alex Proyas, je m'attendais au pire en visionnant Dark City : The Crow et I,Robot ne m'avaient pas du tout convaincus. Cependant, je dois bien admettre que Dark City est un véritable coup de massue dans l'industrie du cinéma. Tout émane de ce film. L'ambiance sombre fantasmagorique, les décors soignés, les prestations hallucinantes des acteurs et bien sur l'histoire elle-même. Les effets spéciaux n'ont pas pris une ride et son univers est toujours aussi prenant 11 ans après sa sortie. Tout dans ce film est synonyme d'ingéniosité, de créativité, de talent. Et dire que sans ce film, Matrix n'aurait jamais vu le jour : tout dans Matrix rappelle Dark City qui semble avoir été impunément plagié. Même Requiem For a Dream a subtilisé la scène finale du ponton de ce film. Dark City est un chef-d'oeuvre inoubliable et intemporel de la SF.
Je me souviens d'être allé le voir au cinéma, je n'avais pas du tout accroché à l'époque. J'ai tenté à nouveau l'expérience le résultat n'est guère meilleur. Je ne suis jamais arrivé à rentrer dans le film. Dès le départ il m'a laissé froid et comme c'est un film d'ambiance qui demande à faire croire à son univers, impossible de me raccrocher par la suite. Seul son style assez sombre et retro science fiction m'a plu mais pour le reste à part de l'ennui cela ne m a pas suscité grand chose.
Film génial doté d'un excellent scénario riche de sens posant pas mal de question sur le fondement même de notre vie et tout se qui nous entoure. L'univers et l'histoire sont tout simplement captivant et prenant servit par une très bonne b.o.