Les Amants diaboliques
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willyzacc
willyzacc

99 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 décembre 2010
Un film dit "culte" qui annonce le début du néoréalisme, qui à plutôt mal vieilli , l'histoire manque de vraie construction et même si certains plans sont bien construits il reste les défauts du "premier film".
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 13 novembre 2010
Non on ne retrouve pas la force de Dernier tournant à cause des acteurs et aussi des rapports entre les personnages moins ambigus et trop prévisibles dans cette version, donc forcemment déçu.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Premier film de Visconti et déjà on ressent toute la patte artistique du maître. A travers l’histoire de Ginno, jeune vagabond sans le sou qui se retrouve confronté au meurtre de son patron, pour pouvoir jouir pleinement des relations qu’il entretient avec la femme de ce dernier, on pénètre de plein pied dans le cinéma néo réaliste italien. Giovanna fait tout pour pousser le beau Ginno à écarter définitivement son mari, vieux, gros, et devenu gênant. Les jeunes amants sont dans l’impossibilité de s’aimer, la scène la plus symbolique de cela, c’est dans un bar où le mari se met à participer à un cours de chant pendant que Ginno et Giovanna tente de converser et en éprouve les pires difficultés devant la voix étouffante qui résonne dans la pièce. C’est l’histoire d’une passion qui s’avère destructrice, l’histoire d’un destin tragique écrit d’avance des lors que l’irréparable est commis à l’instar du « Voleur de bicyclette » de De Sica. Massimo Girotti joue de manière excellente, Clara Calamai aussi. La réalisation est à la hauteur du grand réalisateur italien. Très bon film !
Charlotte28
Charlotte28

209 abonnés 2 945 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juillet 2025
Par le symbolisme de la mise en scène, par la musique explicite, par la rencontre à la sensualité érotique entre un animal Massimo Girotti et une impatiente Clara Calamai, les premiers plans annoncent le drame autant que l'ardeur. Or, bien que la romance soit au coeur de la narration, Luchino Visconti ne dédaigne pas d'ancrer son intrigue dans une réalité économique et sociale où les femmes, les vagabonds, les pompistes, les prostituées partagent les mêmes frustrations, mais non les mêmes aspirations. Après une première partie consacrée à la relation entre les amants, la deuxième perd en intensité quoi que la psychologie demeure fine, avant que l'enquête se mêle au thriller émotionnel pour déterminer les conséquences de cette Ossessione dont le dénouement est moins habilement conduit que dans Le Facteur sonne toujours deux fois. Ce que peut la passion déterminée d'une femme, et ce que croit pouvoir l'enthousiasme fébrile d'un homme...
weihnachtsmann

1 635 abonnés 5 770 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juillet 2017
De diabolique je ne vois que la femme. L'homme lui est une victime consentante qui, à la manière de Don José est pris dans la toile de Carmen.
Il y a quand même un problème de rythme car même si l'on est solidaire des doutes du héros, on passe tout notre temps à le voir se morfondre de remords. Le crime est définitivement ancré dans sa tête et l'obsession dont il est question dans le titre original traîne un peu en longueur. Dommage on aurait aimé un drame plus resserré.
scorsesejunior54
scorsesejunior54

181 abonnés 694 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 décembre 2006
Première des nombreuses adaptations du roman "le Facteur Sonne Toujours Deux Fois" en 1942 par Luchino Visconti, "Ossessione" pose les bases d'un genre nouveau dans le cinéma Italien et mondial : le néoréalisme. Furieuse description d'un société minée pas le chômage et la misère, il était détesté du régime Mussolinien pour ces valeurs qu'il incarnait en plus de développer explicitement une histoire de meurtre et d'adultère, mêlant sexe et violence... Cette oeuvre est la première d'un très grand metteur en scène que j'admire énormément et qui réalisera par la suite d'inoubliables chefs-d'oeuvres tels que "Il Gattopardo" ou "Rocco e i suoi fratelli". Ici, on retrouve déjà la griffe de cet auteur si particulier, parvenant sans cesse à magnifier le cadre qu'il met en valeur. La sensualité est débordante, au service d'un érotisme suggéré de manière a peine détournée. Il y a cette ambiance si propre à Visconti, cette caméra si grâcieuse parvenant à faire ressortir le charme de ses interprètes et hisse certaines séquences vers les plus hauts cieux. D'une durée de deux heures vingt, "Ossessione" prend le temps d'exposer avec détail et minution les caractères de ses protagonistes, à la fois innocents et d'une incroyable perversité. L'émotion est présente au détriment du supsense. On est dans un drame psychologique se détournant volontairement de l'intrigue policière de départ. Celle-ci n'est toutefois pas entièrement mise de côté et constitue le fil conducteur d'un scénario remarquablement construit. On touche à la perfection. Seul problème, mais de taille : il manque le lyrisme qui transforme de très bons films comme celui-ci en monuments. Le souffle qui devrait consacrer cette oeuvre est régulièrement absent, si bien qu'on a l'impression de voir un ensemble superbe mais parfois creux. Sans tourner à vide (loin de là), il ne parvient pas à transcender tel qu'on l'aurait désiré.
Hotinhere

806 abonnés 5 526 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2024
Œuvre fondatrice du néo-réalisme (et seconde adaptation du Facteur sonne toujours deux fois), un mélodrame sensuel, passionnel et vénéneux transposé dans l’Italie Mussolinienne érodée par la misère.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

98 abonnés 4 507 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 mai 2025
Visconti tournant une version du roman de James Cain "Le facteur sonne toujours deux fois": il y a de quoi s'étonner dès lors qu'on a vu auparavant la version fameuse de Tay Garnett, néanmoins tournée quatre ans plus tard. L'adaptation de Visconti diffère, c'est certain...
Là où le réalisateur américain verra un couple d'aventuriers cyniques et cupides accablé et puni par le destin, Visconti voit, lui, une histoire d'amour rendue impossible par la culpabilité et par un profond malaise existentiel. Le caractère vénéneux de l'intrigue disparait en même temps que le spoiler: crime de l'époux gênant, dont la mort est ici accidentelle
. Gino et Giovanni sont des victimes. Aussi, le film n'est pas un drame criminel mais un drame social et humain initiateur du néo-réalisme.
Je n'ai pas été convaincu par l'approche et la démarche de Visconti parce qu'elles éludent précisément ce que j'aime dans la version de Garnett: un amour équivoque et déshonorant, le fatal et cruel engrenage provoqué par le destin.
Et d'ailleurs le titre de la VF ne se justifie pas, l'intrigue n'ayant pas de caractère diabolique ou amoral. La plus grande vérité sociale et psychologique des personnages de Visconti débouche sur un anecdotisme aux accents mélodramatiques. Je leur préfère largement Lana Turner et John Garfield, d'autant plus que je ne suis pas très client du néo-réalisme.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 5 décembre 2006
Ce film est tiré du roman "Le facteur sonne toujours deux fois". Je n'ai ni lu le livre ni vu les deux autres films tirés du roman (en fait, j'ai essayé il y a longtemps de voir la version avec Jack Nicholson et Jessica Lange mais j'ai craqué au bout de dix minutes) donc je n'ai pas de référence directe. Mais, j'en ai trouvé une indirecte notamment lorsque les amants rejoignent leur maison après le meurtre du mari : cela m'a fait penser à "Thérèse Raquin" de Zola. Malheureusement je n'ai pas retrouvé la force du malaise crée par Zola et j'ai été un peu déçu.

De plus, le traitement de l'histoire annonçant le néo-réalisme italien m'a énervé. Si vous suivez un peu mes critiques, vous verrez que je ne porte pas vraiment Rossellini et Da Sica dans mon coeur, du moins pour leur manière de filmer l'action.

Bon, passons aux choses positives : comme toujours la composition des plans est superbe, les mouvements de caméra sont discrets mais efficaces. Bref, du bon Visconti surtout lorsqu'il évite ses zooms rapides qui m'énervent (Cf. mes critiques sur "Les damnées" et "Mort à Venise". Enfin, toute la première partie du film est ponctuée par des airs d'opéras et même si Verdi me passionne moins qu'avant je suis toujours sensible à ses arias.

Le résultat : une note un peu mitigée reflétant la qualité technique de l'oeuvre mais aussi le manque de créativité dans le traitement de l'histoire.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 9 juin 2014
Une histoire de trio amoureux et ses aboutissants malheureux et criminels tourné à une époque où les mœurs léger n'étaient pas acceptés...
Maintes fois racontée, mais peu de fois aussi bien exprimée à travers l’œil d'une expressionniste en devenir : Visconti. Si le film a près de 75 ans, il n'en demeure captivant et indémodable.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Le premier film de Visconti et déjà on sent toute la patte de l'artiste. Le neo realisme italien, le talent dans la direction d'acteurs, la maîtrise dans le scénario. On pourra certes reprocher qqs longueurs mais la passion racontée par Visconti devient à l'écran d'une rare intensité.
Mme Hérisson
Mme Hérisson

6 abonnés 377 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2025
La version que j’ai visualisé avait une qualité visuelle altérée, probablement due à l’absence de restauration. Pourtant, ce film recèle de nombreuses qualités qui en font une œuvre remarquable.
D’abord, son scénario se distingue par une certaine modernité pour l’Italie des années 1940. Il aborde sans détour le thème de l’adultère, à travers le parcours d’une femme mariée par simple nécessité matérielle. Il aborde également de manière moins directe, l’homosexualité. En effet, la relation entre Gino et l’Espagnol, teintée d’ambiguïté, est particulièrement intéressante : la réaction de ce dernier lorsque Gino le quitte pour une femme laisse supposer une relation bien plus profonde qu’une simple amitié. L’ensemble est savamment construit, avec une fin inattendue qui ajoute encore à son attrait.
Les acteurs, très convaincants, parviennent à transmettre une palette d’émotions essentielle dans un film où les relations humaines occupent une place centrale. Malgré les traces du temps, ce film reste une belle illustration du cinéma italien des années 40, à la fois audacieux et maîtrisé.
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