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Un visiteur
1,0
Publiée le 16 décembre 2017
J'ai regardé "Van Gogh" sans avoir lu la moindre critique au préalable : quelle erreur ! Ce film est d'un ennui total. Je m'attendais à un véritable biopic sur le peintre, dont la créativité a été prolifique au cours de ses derniers 70 jours de sa vie (80 tableaux !) et à la place, nous avons droit à un Van Gogh terne et plat, qui danse, boit et baise plus qu'il ne peint. Aucune rigueur de la part de Pialat qui ne respecte même pas la biographie du peintre. Alors quel est l'intérêt de faire un film de 2h40 sur une personne célèbre si on ne se focalise ni sur sa vraie vie, ni sur son art ? Comme l'a dit un commentaire précédent, autant faire un film sur un peintre fictif ! Les personnages sont grotesques, la plupart des scènes sont longues et inutiles (la danse qui n'en finit pas), la relation avec Marguerite grotesque et peu crédible (mention spéciale à l'actrice qui est tout bonnement insupportable), bref c'est d'un ennui mortel, un comble pour un personnage comme Van Gogh qui était connu pour ses colères homériques et ses troubles psy. Je ne comprends pas les commentaires dithyrambiques sur ce film et ce réalisateur qui me semblent surnotés. Je pense qu'il s'agit là d'un effet "Dutronc" dans un style qu'on ne lui connaissait pas. Ce film, trahison de Van Gogh, n'a d'ailleurs eu qu'une seule récompense, le César du meilleur acteur pour Jacques Dutronc. Je ne pense pas que ce soit un hasard...
Plus difficile d' accès que le biopic de Minnelli (avec K Douglas) . Pialat verse plus dans l'austérité sur la forme et prend le temps de "peindre sa toile" (le film dure 2h 30). Dutronc verse dans un style tout en intériorisation, mélancolique bien adapté à son personnage. Pialat s'est concentré sur les deux derniers mois de la vie du peintre à Auvers sur Oise, sa relation avec le docteur Gachet . Si parfois, certains passages semblent un peu inventé (la relation avec la fille du doc'), on retrouve en revenche la relation faite de méfiance, de rancoeur avec son frère Théo. Un film complémentaire donc selon moi à celui de Minnelli, plus personnel
Prenant à contre-pied tous ses contemporains Pialat prend son temps, pas d'effet spéciaux dévastateurs de plans rapides, de la lenteur...Par respect pour son sujet, par respect pour Van Gogh. Il s'attache à reconstituer avec le plus de fidélité possible les derniers mois du peintre en s'attardant sur la vie quotidienne dans une France encore très rurale, celle de 1990. Pialat aime cette fFrance rurale et traditionnelle et semble vouloir lui rendre hommage.Grâce à une prestation particulièrement juste et soignée de Jacques Dutronc il réussit un portrait psychologique tout en nuance du peintre, taciturne doutant de son art, entre fièvre et abattement. Belle photographie, pleine de poésie. Un film original à voir en prenant son temps.
Classique, classique, avec un peu de fantaisie parfois. Les dialogues sont soignés, les acteurs jouent bien. La lumière est belle et c'est tres bien cadré Instructif sur la fin de la vie de Van Gogh
Avec Van Gogh, Maurice Pialat refuse le biopic académique pour privilégier une approche presque triviale des derniers jours du peintre. Loin de la mythologie de l’artiste maudit, le film observe un homme fatigué, fragile, saisi dans la banalité des gestes et des conversations. La mise en scène, sèche et dépouillée, laisse affleurer une vérité humaine qui échappe à toute idéalisation. Jacques Dutronc compose un Van Gogh étonnamment opaque, mélange de lassitude et d’ironie désabusée. Un portrait anti-spectaculaire mais profondément incarné, où Pialat semble moins filmer le génie que la solitude d’un homme au bord du silence.
ce n'est peut-être pas le vrai Van Gogh, mais c'est un film hommage à la peinture, d'une grande beauté des images, et des scènes humaines très réussies. Je conseille
C'est un beau film, qui décrit bien l'époque, surtout la douceur de vivre où les gens prenaient le temps de vivre. Je ne connaissais pas trop la biographie de Van gogh, et j'ai été très surpris. Je pensais qu'il était limite autiste. Or, il plait beaucoup aux femmes. Malgré son côté bougon, il parle avec tout le monde, et n'est pas du tout rejeté par la société. C'est là que je trouve la limite du film, car on ne comprend pas du tout pourquoi et comment cet homme, somme tout ordinaire, arrive à peindre des toiles aussi fascinantes. A la limite, le mystère demeure, et c'est peut-être aussi bien comme cela.
En réalité, selon les moments et le point de vue, il faudrait noter 4 voire 5 à certains moments, et 0 ou 1 à d'autres. Disons qu'il s'agit d'une interprétation toute personnelle que fait le cinéaste du personnage du peintre. C'est l'affirmation d'un personnage génial, seul contre tous : On aura compris le point de vue de Pialat qui se considère comme un génie méconnu. Van Gogh idéalisé devient un bon vivant, de telle sorte qu'on a du mal à comprendre ce qui le caractérise, le distingue et l'oppose : ce que l'on considère, à tort ou à raison, comme sa folie. Il était d'abord un personnage tourmenté, qui s'isole et rompt avec tous. Mais, après tout, tout artiste, tout metteur en scène a droit à son propre regard. De ce point de vue, les images sont superbes, avec des tons évoquant Rembrandt, et le détail des personnages secondaires comme la restitution des lieux et de l'époque est époustouflant. Une distribution hors du commun, jusque dans le détail. Et de superbes personnages féminins. Pourtant la lenteur, qui sied souvent au propos, confine à l'ennui. Le désir de réalisme passe alors pour banalisation. Enfin, on ne saisit pas comment le peintre hors de tout est entre plusieurs influences, obstinément attaché à sa propre singularité dont il souffre. Donc une oeuvre personnelle, trop, d'un cinéaste identifié à son sujet.
Les derniers mois de la vie de Van Gogh depuis son arrivée à Auvers-sur-Oise chez le docteur Gachet. J'ai aimé les beaux paysages au bord de l'Oise, la belle reconstitution du temps jadis, l'interprétation des acteurs. J'ai moins aimé les longueurs, le sentiment parfois de platitude et le fait qu'il manquait des scènes importantes comme la peinture de l'Église.
Aujourd'hui, je me suis intéressé au film Van Gogh du réalisateur Français Maurice Pialat, c'est l'un de ses films qui à fait le plus d'entrées au box offices avec Nous ne vieillirons pas ensemble. Il faut noter aussi que le casting du film, est alléchant avec Jacques Dutronc incarnant le rôle de Vincent Van Gogh, et Bernard Le Coq qui quand à lui incarne d'une façon pur Théo son frère. Ce duo de comédiens, ajoute un petit plus au film du fait de leur justesse dans le jeu ce qui rend les scènes de disputes entre Vincent et Théo touchantes et poignantes. La performance d' Alexandra London et celle d'Elsa Zylberstein sont de même très impressionnantes, ce qui compense un scénario trop faible et trop long à mon goût.
Pour ceux qui n'auraient pas vu le film, je vous résume l'histoire : Le film est une biopic des 67 derniers jours de la vie de Van Gogh depuis son arrivée en train à Auvers-sur-Oise jusqu'au jour de sa mort. Pialat nous présente les derniers moments de la vie de Van Gogh et met en avant la détérioration de son état mental tant que physique, sa relation avec son frère, et sa dépendance à l'absinthe et aux femmes. Cette emprise pour les femmes est mis en avant par le réalisateur en montrant la double relation amoureuse de Van Gogh, celle avec Adeline Ravoux la prostituée et celle avec Marguerite. Il est aussi intéressant d'observer le choix du réalisateur pour les costumes, si l'on observe bien on s'aperçoit que Adeline est souvent habillée d'une robe rouge qui rappelle l'amour, la passion et le péché (qui dans ce cas ci est la prostitution) alors que Marguerite arbore des robes ou des vêtements blanc ce qui signifie la pureté, l’innocence et la jeunesse. Le choix des vêtements correspond donc à la personnalité des personnages.
En décidant de mettre en avant les moments sombres de la vie de Van Gogh, Pialat s'intéresse plus à l'homme torturé qu'au peintre, il ne met pas assez en avant son œuvre : peu de tableaux de Van Gogh apparaissent dans le film, alors qu' à mon sens c'est sa peinture qui le définit le mieux. La plupart des personnes qui connaissent Van Gogh connaissent le peintre et non l'homme et donc s'attendent à voir dans le film, des tableaux célèbres comme Les Tournesols, La Chambre ou encore la Nuit étoilée (peint alors qu'il était à Auvers-sur-Oise), heureusement le portrait du Docteur Gachet apparaît dans le film. Ce qui démontre un casting de très bonne qualité c'est que Gérard Séty l'acteur qui joue le Docteur ressemble fortement au Docteur Gachet du portrait de Van Gogh. La seule scène qui rend hommage au travail du célèbre peintre est la toute première scène du film où il peint une toile et ensuite s'en va prendre le train. Dans cette scène le plan de la caméra est rapproché, et l'on ne voit que les mains de Van Gogh, ce qui est voulu par le réalisateur, car sur tous les plan rapprochés où l'on voit Van Gogh travailler, c'est en fait Maurice Pialat lui même, peintre à ses heures perdues qui joue les scènes. A travers ces plans rapprochés, Pialat a essayé de reproduire les coups de pinceau de l'artiste et d'adopter le style de peinture qui lui est propre, afin de lui rendre hommage.
En conclusion on peut noter qu'il était risqué de ne représenter que les derniers jours de la vie de Vincent Van Gogh, car en faisant ce choix Pialat passe à côté de moments importants et connus de tous comme la nuit où Van Gogh se coupe l'oreille, événement brièvement évoqué dans le film. De plus rester assis pendant 2h38 à regarder un homme sombrer dans la folie pour enfin mourir seul dans une chambre, tout en sachant qu'il ne sera jamais reconnu de son vivant, cela fait bien réfléchir d'autant qu' aujourd'hui la valeur d' une seule toile de ce grand Monsieur est indécente. Si l'on s'intéresse au réalisateur on s'aperçoit que Maurice Pialat lui aussi ne fut reconnu pour l'intégralité de son œuvre qu'après sa mort. Au final même si le scénario est beaucoup trop lent, s'il n'y a pas assez de rebondissement et que l'on s’ennuie vite, je vous conseille quand même de le regarder pour le jeu des acteurs qui est excellent du fait d'un casting parfait. En 2 mots Déception et Satisfaction.
*Biopic : Anglicisme_ Film biographique d'une personne
NATURE MORTE Autopsie sans anesthésie du Van Gogh de Pialat158 minutes pour filmer un type qui a révolutionné la peinture moderne, et le seul exploit du film est de réussir à l’éteindre complètement. annonce la couleur (façon de parler) : il va filmer « l’homme », pas le génie. Traduction honnête : il va filmer un poivrot dépressif qui peint vaguement entre deux cuites et trois parties de jambes en l’air, sans jamais nous expliquer pourquoi ce mec-là a changé l’histoire de l’art. Le résultat est d’une lâcheté esthétique sidérante : on nous inflige un long métrage grisâtre, bavard et mollasson qui transforme l’incandescence en paperasse ù est la peinture ? Nulle part. Van Gogh crachait des chefs-d’œuvre comme d’autres respirent. Pialat lui accorde quelques gestes techniques filmés avec l’inspiration d’un agent de sécurité qui surveille un entrepôt. Pas de fièvre. Pas de combat. Pas de lumière qui brûle la pellicule. Juste un mec qui barbouille un peu, comme si l’acte créateur était une corvée administrative entre deux disputes. La Nuit étoilée, Les Tournesols, les cyprès en flammes ? Autant demander du sang à une pierre. Le film les ignore royalement. Il préfère filmer le vide avec reste est à l’avenant. Des repas interminables où personne ne dit rien d’intéressant. Des balades au bord de l’Oise filmées comme des promenades de chien. Une agonie finale plate, sans vertige, sans tragédie, sans rien. Même la mort devient quand le scénario s’essouffle (ce qui arrive très vite), Pialat sort son joker pathétique : l’invention grotesque de la liaison avec Marguerite Gachet. Zéro preuve historique, zéro nécessité, juste un prétexte pour coller une jeune fille dans le lit du peintre et donner un semblant d’enjeu à ce qui n’en a aucun. C’est du remplissage sexuel de bas étage. Les femmes du film ne sont que ça : des orifices ou des faire-valoir. Vision misérable, réductrice, daté sauve ce qui peut l’être avec une présence cabossée, mais même lui finit par tourner en rond dans ce marécage. Il porte un cadavre sur ses épaules pendant deux heures et demie. Respect, mais pitié.Le vrai crime est là : Pialat n’a pas le courage de son sujet. Au lieu d’affronter l’énigme d’un homme qui produisait de la beauté pure dans la pire des détresses, il choisit la solution de facilité naturaliste : filmer la misère ordinaire, l’alcool, la province qui s’emmerde, et faire passer ça pour de la profondeur. Résultat : un film sans âme, sans risque, sans feu. Une nature morte qui ose s’appeler Van : zéro étoile. Dutronc mérite mieux. Van Gogh infiniment mieux. Et le spectateur qui aime la peinture sort avec une seule envie : aller regarder les vrais tableaux pour se laver la rétine de cette bouillie terne et prétentieuse.