Van Gogh
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86 critiques spectateurs

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Pierre Olivier D
Pierre Olivier D

12 abonnés 71 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 août 2012
Pialat restera un incompris, voir un type austère tout comme ces films d'ailleurs mais il reste un realisateur unique. Van Gogh avec Dutronc, cela pouvait faire sourire or il se trouve, que ce dernier tient son plus grand rôle.
Sa version est très personnelle, ce qui en fait un film à part, le personnage du Dr Gachet ainsi que Théo est loin de l'idée originelle, on y retrouve la patte "Pialat": Personnages ordinaires, province, plans figés... On aime ou pas, moi j'adore!!
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 mai 2012
Si vous souhaitiez découvrir plus profondément Van Gogh et son oeuvre passez votre chemin! Le «Van Gogh» de Maurice Pialat n'est qu'un prétexte pour recréer une France d'autrefois, celle des peintres impressionnistes et des guinguettes sur le bord de l'eau. Dans la droite lignée de tout un pan de notre cher cinéma français Pialat se complait dans le naturalisme le plus pur, avec ce soupçon qui fait tout le charme des téléfilms de France 2 : des dialogues du terroir, des jeunes filles se roulant à poil dans l'herbe, des amourettes contrariées, quelques scènes d'hystéries, etc etc. Mais... et Van Gogh dans tout ça? Et bien on le voit s'enticher d'une jeune fille, aller au bordel, boire, se promener... mais très rarement peindre. Alors si seulement les scènes où il ne travaille pas servaient à approfondir sa personnalité, mais c'est loin d'être le cas. C'est bien joli de nous montrer de temps en temps ses tableaux mais on reste sur notre faim! Heureusement que Dutronc est bon acteur, seulement son personnage est si peu développé que ça en devient fort décevant. Attention ça n'est pas parce qu'il ne parle pas beaucoup que je fais cette remarque, d'ailleurs Dutronc lui donne tout de même une certaine épaisseur avec son jeu d'une sobriété bienvenue, mais on se demande rapidement où veut en venir Pialat avec son film tellement il parle de tout, et futilement, sauf du peintre (ou presque). La mise en scène, quoique fade, reste agréable (quelques références à des tableaux de maîtres) et la photographie jolie (un peu « téléfilm » parfois), malheureusement ces qualités certaines ne suffisent pas à sauver ce laborieux long métrage. Indéniablement Dutronc méritait son César, mais pour tout le reste quel gâchis! [1/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 avril 2012
Maurice Pialat et la peinture, une grande histoire. On savait le réalisateur adepte de l'art du pinceau, ayant déjà réalisé un court-métrage sur Van Gogh en premier hommage au peintre néérlandais, et s'étant inspiré pour la création de son chef d'oeuvre "La Maison des Bois" de la peinture impressioniste. Pour son deuxième "Van Gogh", on retrouve chez Pialat sa faculté de filmer des choses simples de la vie de fort belle manière. Chaque plan se révèle être d'une beauté proche des peintures qu'à pu peindre Van Gogh en son temps. Le cadre champêtre dans lequel Pialat met en scène les derniers jours de la vie du peintre, aide aussi énormément, cadre rappelant "La Maison des Bois" certes, mais aussi ces lieux dont les artistes impressionistes se sont inspirés.
Outre cette beauté naturelle mise en évidence, la douleur, la souffrance, se mélangent dans cette joie, souffrance que ressent Van Gogh (Jacques Dutronc, impressionnant dans son jeu d'acteur). Cette hypersensibilité qui le plonge dans les affres de la dépression jusqu'à sa fin tragique. Cependant, Maurice Pialat filme sa vision personnelle de ce qu'était Vincent Van Gogh et ne s'occupe point d'être fidèle à sa biographie. Coureur de jupons, fou, éternel romantique, victime de la société, le Van Gogh de Pialat représente toutes ces caractéristiques, caractéristiques en rapport surement avec le réalisateur français, maintes fois décrié à l'époque (souvenons nous de la remise de la Palme d'Or pour "Sous le Soleil de Satan" lors du festival de Cannes 1987) tout comme l'est le peintre. "Van Gogh" un film plus personnel qu'il ne le prétend? Peut-être.
Dommage que la dernière partie soit plus formatée notamment lors de la longue séquence se déroulant à Paris qui aurait méritée d'être raccourcie ou alors mise en scène autrement.
Se différenciant de "La Vie passionnée de Vincent Van Gogh" de Vincente Minnelli" qui respectait à la lettre la biographie de l'artiste, "Van Gogh" reste une excellente adaptation d'une vie tourmentée alimentant la légende de cet homme aussi doué artistiquement que présentant des faiblesses mentalement.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 13 janvier 2012
Maurice Pialat demeure décidément un mystère pour moi et je crois bien que je ne vais jamais réussir à l'apprécier. Ce film raconte les derniers mois de Van Gogh, selon Pialat, qui impose donc sa vision au spectateur, ce qui est certes une intention louable d'un point de vue artistique. Mais voilà, il ne se passe rien durant 2h30. Ça bouffe, ça boit, ça baise pendant les ellipses, ça discute de tout et surtout de rien, ça s'engueule, et de temps en temps, ça peint un petit peu. C'est tout. Aucune action, aucune psychologie. On me rétorquera que Pialat est un auteur, qu'il utilise le cinéma pour faire passer sa vision des choses, que son art exprime quelque chose. Soit. Mais "Van Gogh" marque définitivement les limites du supportable du cinéma d'auteur français.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 novembre 2011
Pialat a un don évident pour filmer le meilleur comme le pire chez l'Homme ! Van Gogh livre le récit mouvementé d'un des peintres les plus connus au monde. On découvre le portrait complexe, insatiable, passionné et instable de Vincent Van Gogh, une personnalité atypique qui se prête, il faut le dire, très bien à cette exercice. Pialat arrive à capter une certaine authenticité mais avec un côté sauvage, il donne une force à chacune de ses scènes, même les plus banales, il provoque une certaine intensité sur chaque détail. Le film n'aide pas vraiment à comprendre l'artiste, de toute façon qui le pourrait face à autant de complexité, non, mais par contre il nous offre un regard travaillé, puissant et vif sur les derniers jours du virtuose. Jacques Dutronc est tout simplement parfait, complétement irréprochable, c'était le gars à engager pour ce rôle, forcément aussi complexe que le personnage ! Mon premier film de Maurice Pialat, de quoi être encouragé à aller zieuter plus sérieusement sa filmographie. Au risque de me répéter, Van Gogh est totalement captivant, touchant, bouleversant, un génie pour mettre en scène la vie d'un autre génie, pas si bête, on ne pouvait rêver mieux !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 novembre 2011
Un film de très grande qualité, autant dans la mise en scène que dans le scénario.
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2011
Il fallait s'y attendre, avec Pialat ce ne pouvait être autrement. Il a donné sa version de Van Gogh, point final. Mais il il y a bien des chances pour que l'esprit en soit conservé et que quelque part Van Gohg fut ainsi dans les trois derniers mois de sa vie. C'est donc avant tout une oeuvre cinématographique personnelle s'attachant à décrire un homme marginal, difficile à vivre, mais sans doute assez passionnant à fréquenter par intermittence. Pialat , nous le connaissons bien, c'est un grand cinéaste à la carrière peu prolifique mais intense. Il n'était pas non plus facile et surtout d'une extrême indépendance, le faisant parfois considérer également comme un marginal. Le résultat est magnifique, ce film est lumineusement beau. Pialat y a apporté un soin extrême, il n'y a pas un plan qui ne fasse pas penser à une peinture, les personnages filmés à distance idéale nous donnent l'impression de nous mêler à leur vie. Cela procure même parfois un sentiment de malaise et comme le drame est partout ,il n'est pas étonnant que les spectateurs indifférents à l'art cinématographique s'ennuient et même sortent fâchés. Il ne se passe rien, il n'y a aucun scénario, nous partageons juste l'intimité de Van Gogh mais c'est vraiment rare qu'un film réussisse à ce point de nous faire passer dans l'écran tant les personnages sont proches de nous. Dutronc compte beaucoup, sa personnalité est même parfois trop forte pour emprunter celle d'un autre, il donne à ce film un ton étrange qui accentue sans doute les désaccords qu'il pouvait y avoir entre Théo et Vincent. Si vous passez à Auvers sur Oise, arretez vous quelques instants au cimetière, leur tombe est sans doute une des plus émouvantes qui soient.
totoro35
totoro35

122 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juillet 2011
Si le style presque austère de Pialat peut rebuter, le cinéaste à au moins eu la bonne idée de privilégier les moments plus anodins à la grande histoire et surtout de s'entourer d'un Jacques Dutronc absolument génial dans le rôle titre.
DenbroughX
DenbroughX

62 abonnés 314 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mars 2011
L'un des derniers films de Maurice Pialat, qui nous offre un biopic sur le célèbre peintre Van Gogh, un artiste à la personnalité très lunatique, d'une nature à la fois discrète, calme et dépressive. Pour incarner ce personnage, qui reste un rôle d'une grande difficulté à cause de sa grande complexité, Pialat fait le choix de Jacques Dutronc, qui endosse de manière solide et très crédible le rôle du célèbre peintre, offrant un jeu sobre et impliqué, le comédien reste très convaincant, ayant l'avantage de posséder une ressemblance bluffante avec le personnage. Maurice Pialat installe dans Van Gogh un univers très calme et pesant pour dresser un biopic intelligent, malin et scrupuleusement étudié, essayant d'élucider les principales raisons qui forment l'instabilité mentale de l'artisite, à savoir l'univers bourgeois dans lequel il baigne constamment et pour lequel il n'éprouve qu'un profond dégoût mêlée de haine et d'empathie; sa solitude et son desespoir, qu'il ne communique à personne si ce n'est à travers ses tableaux, qui reste la seule manière véritable de comprendre les sentiments de l'artiste et de rentrer dans son intimité; son associabilité ainsi que les liaisons assez compliqué qu'il entretient avec sa famille, plus principalement avec son frère, qui reste son parent le plus proche.
Malgrès quelques maladresses, comme des raccords parfois un peu curieux. Pialat nous offre 2h40 d'une grande beautée. Les dernier jours de Van Gogh filmé par Pialat avec un souci du détail et une grande passion, faisant vers la fin de l'oeuvre le choix subtil et intéressant de rendre le caractère de Van Gogh de moins en moins dépressif, lui offrant de nombreux éléments positifs le rendant progressivement heureux et donnant l'illusion qu'il gagne au fur et à mesure de l'espoir, pour le faire finalement plongé dans une descente aux enfer progressive et inquiètante jusqu'au dénouement, certe sans surprise mais suffisament soudain pour créé un certain "choc" aux spectateurs, et donc installé une émotion et une intensité très particulière. Un biopic qui permet de mieux cerné la vie de l'artiste, transposé à l'écran de manière captivante et passionnante. "
titusdu59
titusdu59

85 abonnés 696 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 avril 2012
Magnifique portrait d'un homme incompris, seul, aimant la vie, mais ravagé intérieurement par le mépris et l'hypocrisie de son entourage. Pialat dresse un profil émouvant et juste de Van Gogh, qu'il magnifie grâce à la justesse des personnages du film et à la violence morale qu'ils créent malgré eux. Non seulement l'œuvre est pleine de superbes tranches de bonheur qui ne font que donner du contraste à l'étude du personnage, mais en plus elle est dotée d'une photographie lumineuse: chaque plan, chaque image est un régal visuel, une peinture nuancée à la beauté immense. Grand chef-d'œuvre.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 15 août 2010
Tout a fait d'accord avec Gonnard qui a laissé sa critique avant moi.

Ayant lu les nombreuses lettres que Van Gogh aura écrites à ses proches ainsi que des biographies de l'artiste, je ne peux m'empêcher de penser que le film raconte un peu n'importe quoi. Ce film ne doit pas être vu comme une biopic mais plus comme l'histoire (très) romancée des derniers jours de Vincent Van Gogh.
Pialat fait l'impasse sur la dimension psychologique des personnages. Les protagonistes mangent de la soupe, dansent, peignent un peu, font des partouzes, disent "oui" "ha bon" "non non"... Point barre!
On en voit trop et pas assez. On apprend vraiment peu des personnages.

Enfin, même si Dutronc fait une belle performance, de nombreux autres acteurs du film jouent carrément mal, récitent, n'y croient pas, se croient en train de répéter...

Le peintre visionnaire qu'était Vincent Van Gogh méritent mieux que ce film insipide qui traine en longueur!
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 mai 2010
Un film qui m'a permis d'être en complète empathie avec le héros, à savoir Van Gogh. Ce fut 2h30 de torture cinématographique, durant lesquelles j'ai dû vaille que vaille lutter contre l'endormissement. Même les coups de colère de l'artiste, pourtant légion, n'ont pas réussi à me maintenir en éveil. Pialat a choisi de n'évoquer que les derniers jours de Van Gogh, soit. Je suis sceptique, mais bon. En plus, il le fait sur 2h30. Merde ! Du coup, il en arrive à nous montrer moultes scènes sans intérêt, par exemple l'espèce de farandole qui dure indéfiniment environ une demi-heure avant la fin. Et on ne peut pas dire que les dialogues atteignent des sommets de la prose. C'est même plutôt le désert sonore. L'ambiance ? Bof, c'est visuellement moche et musicalement dépouillé, on dirait un documentaire d'Arte ou alors un téléfilm allemand des années 80 passant le lundi après-midi sur France 3. Je ne sais même pas pourquoi je mets une demi-étoile d'ailleurs, peut-être parce que j'ai entre-aperçu des paires de seins se baladant ici et là.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2010
C'est du cinéma qui triture la durée des plans et des séquences ; c'est un art de la pause, de l'étirement temporel et du déséquilibre... Maurice Pialat sculpte chaque plan de son film, il dénature l'écorce du réel pour mieux la rendre visible aux yeux du spectateur. Van Gogh est un paradigme d'impureté - et donc aucunement naturaliste, comme l'ont prétendu certains - une oeuvre d'Art agaçante - car témoignant d'une certaine antipathie de la part de son auteur - mais qui repose sur la conviction d'un vrai regard de cinéaste : regard tiède, mêlant l'instabilité empirique du personnage du peintre ( Un Van Gogh partiellement détourné de son authenticité historique, mais qu'importe ! ) à l'imposante charpente du métrage. Le réalisme chez Pialat est un réalisme de la fabrication : décomposé par le cadre puis finalement raccommodé grâce à l'incarnation des comédiens, le réel est un terrain complexe car nuancé, mesuré, partagé. Une fois encore le cinéaste explore le réel dans son absence de dramatisation : longues séquences dialoguées, escamotage de l'action pure et dure, visage de Jacques Dutronc taillé par la caméra-burin de Maurice Pialat. C'est une oeuvre manifeste de l'absence, un film d'une rare profondeur : Van Gogh, c'est le Pialat de la maturité.
NicoMyers
NicoMyers

71 abonnés 302 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 septembre 2009
Van Gogh, le chef d'oeuvre de Pialat, dans lequel le réalisateur donne une humanité à un mythe comme Vincent Van Gogh, et détruit ainsi tous les clichés sur la création et l'artiste. Van Gogh est un homme avant tout, avant l'artiste, qui doute, regrette, manque d'amour. De sa fin de vie, qui est au centre du film, surgit quelques bribes de bonheurs - une femme, une danse, un bon repas. La mise en scène est de toute beauté, et les acteurs, Dutronc en tête, géniaux. Ils campent une série de personnages complexes, changeants, dont les destins qui s'entrecroisent donnent une grande profondeur et une densité incroyable au film ; la relation entre Marguerite et Van Gogh, par exemple, est sublimement narrée.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 août 2009
Prenant à contre-pied tous ses contemporains Pialat prend son temps, pas d'effet spéciaux dévastateurs de plans rapides, de la lenteur...Par respect pour son sujet, par respect pour Van Gogh. Il s'attache à reconstituer avec le plus de fidélité possible les derniers mois du peintre en s'attardant sur la vie quotidienne dans une France encore très rurale, celle de 1990. Pialat aime cette fFrance rurale et traditionnelle et semble vouloir lui rendre hommage.Grâce à une prestation particulièrement juste et soignée de Jacques Dutronc il réussit un portrait psychologique tout en nuance du peintre, taciturne doutant de son art, entre fièvre et abattement. Belle photographie, pleine de poésie. Un film original à voir en prenant son temps.
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