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FLEURS DE LYS
1 critique
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0,5
Publiée le 9 juillet 2026
NATURE MORTE Autopsie sans anesthésie du Van Gogh de Pialat158 minutes pour filmer un type qui a révolutionné la peinture moderne, et le seul exploit du film est de réussir à l’éteindre complètement. annonce la couleur (façon de parler) : il va filmer « l’homme », pas le génie. Traduction honnête : il va filmer un poivrot dépressif qui peint vaguement entre deux cuites et trois parties de jambes en l’air, sans jamais nous expliquer pourquoi ce mec-là a changé l’histoire de l’art. Le résultat est d’une lâcheté esthétique sidérante : on nous inflige un long métrage grisâtre, bavard et mollasson qui transforme l’incandescence en paperasse ù est la peinture ? Nulle part. Van Gogh crachait des chefs-d’œuvre comme d’autres respirent. Pialat lui accorde quelques gestes techniques filmés avec l’inspiration d’un agent de sécurité qui surveille un entrepôt. Pas de fièvre. Pas de combat. Pas de lumière qui brûle la pellicule. Juste un mec qui barbouille un peu, comme si l’acte créateur était une corvée administrative entre deux disputes. La Nuit étoilée, Les Tournesols, les cyprès en flammes ? Autant demander du sang à une pierre. Le film les ignore royalement. Il préfère filmer le vide avec reste est à l’avenant. Des repas interminables où personne ne dit rien d’intéressant. Des balades au bord de l’Oise filmées comme des promenades de chien. Une agonie finale plate, sans vertige, sans tragédie, sans rien. Même la mort devient quand le scénario s’essouffle (ce qui arrive très vite), Pialat sort son joker pathétique : l’invention grotesque de la liaison avec Marguerite Gachet. Zéro preuve historique, zéro nécessité, juste un prétexte pour coller une jeune fille dans le lit du peintre et donner un semblant d’enjeu à ce qui n’en a aucun. C’est du remplissage sexuel de bas étage. Les femmes du film ne sont que ça : des orifices ou des faire-valoir. Vision misérable, réductrice, daté sauve ce qui peut l’être avec une présence cabossée, mais même lui finit par tourner en rond dans ce marécage. Il porte un cadavre sur ses épaules pendant deux heures et demie. Respect, mais pitié.Le vrai crime est là : Pialat n’a pas le courage de son sujet. Au lieu d’affronter l’énigme d’un homme qui produisait de la beauté pure dans la pire des détresses, il choisit la solution de facilité naturaliste : filmer la misère ordinaire, l’alcool, la province qui s’emmerde, et faire passer ça pour de la profondeur. Résultat : un film sans âme, sans risque, sans feu. Une nature morte qui ose s’appeler Van : zéro étoile. Dutronc mérite mieux. Van Gogh infiniment mieux. Et le spectateur qui aime la peinture sort avec une seule envie : aller regarder les vrais tableaux pour se laver la rétine de cette bouillie terne et prétentieuse.
Avec Van Gogh, Maurice Pialat refuse le biopic académique pour privilégier une approche presque triviale des derniers jours du peintre. Loin de la mythologie de l’artiste maudit, le film observe un homme fatigué, fragile, saisi dans la banalité des gestes et des conversations. La mise en scène, sèche et dépouillée, laisse affleurer une vérité humaine qui échappe à toute idéalisation. Jacques Dutronc compose un Van Gogh étonnamment opaque, mélange de lassitude et d’ironie désabusée. Un portrait anti-spectaculaire mais profondément incarné, où Pialat semble moins filmer le génie que la solitude d’un homme au bord du silence.
Les derniers mois de la vie de Van Gogh depuis son arrivée à Auvers-sur-Oise chez le docteur Gachet. J'ai aimé les beaux paysages au bord de l'Oise, la belle reconstitution du temps jadis, l'interprétation des acteurs. J'ai moins aimé les longueurs, le sentiment parfois de platitude et le fait qu'il manquait des scènes importantes comme la peinture de l'Église.
Un biopic sur le plus connu des impressionnistes qui s attarde sur les deux derniers mois de la vie du peintre. Un film qui s intéresse plus à la personnalité de l artiste plutôt que son œuvre. La manière dont il vivait son insuccès, son rapport à ses « concurrents » son inadaptabilité et bien sûr son mal-être. Il se penche aussi sur son entourage et la manière dont il pouvait provoquer l incompréhension, le rejet et la souffrance auprès de ses proches. Comme à son habitude la caméra de Pialat et sèche, pesante et le début du film m a laissé circonspect, trouvant que le style ne correspondait pas à son sujet. Mais au fur et à mesure et avec l aide de l interprétation impeccable de Jacques Dutronc j ai apprécié de plus en plus un film qui évoque plus qu il ne raconte un artiste révolutionnaire.
Classique, classique, avec un peu de fantaisie parfois. Les dialogues sont soignés, les acteurs jouent bien. La lumière est belle et c'est tres bien cadré Instructif sur la fin de la vie de Van Gogh
A l'opposé d'un Vincente Minnelli proposant une vie de Van Gogh flamboyante et romanesque, Pialat raconte sur un mode naturaliste les dernières semaines du peintre à Auvers-sur-Oise, auprès du docteur Gachet et de sa fille. Le postulat de Pialat est de tourner le dos au mythe de l'artiste maudit, de la bohème romantisée, et le cinéaste s'interdit tout effet dramatique, ainsi qu'on le mesure plus encore au moment du suicide et de la fin de Van Gogh, séquences presque anodines, totalement dépourvues de pathétique. Le film est long (pas toujours intéressant, disons-le), évoque Van Gogh, l'homme et le peintre, dans un quotidien dépassionné, à travers ses relations avec ses hôtes, ses amies prostituées ou son frère et soutien Théo. Et même, la description minutieuse d'Auvers-sur-Oise en 1890 invoque une douceur de vivre, un passéisme chamant avec ses parties de campagne qui sont une vraie contribution au sujet.
Pialat ne s'intéresse pas seulement à Van Gogh; il reconstitue le décor, l'esprit et l'esthétique fin de siècle que reproduisaient les peintres de l'époque, les impressionnistes en particulier. Toutefois, il est difficile de voir dans la composition minimaliste de Jacques Dutronc, sans éclat ni affectation, mais parfois avec cette goguenardise, ce sourire en coin, qui caractérisent surtout la causticité de l'acteur, une création passionnante. En réalité -et c'est pourquoi le film m'a laissé sur ma faim- les tourments humains et créatifs de VanGogh ne sont pas étayés, Pialat se refusant à l'étude psychologique. La personnalité de Van Gogh, sa difficulté de vivre, son insatisfaction restents vagues et demeurent une énigme parce que le réalisateur l'a voulu ainsi.
Pialat est connu pour sa mise en scène archi épurée. Mais bon le cinema c'est quand même bien quand le film nous emporte, nous raconte une histoire avec une certaine esthétique. Pas nous faire un film de 2h30 pour voir non pas Van gogh peindre mais d'interminables et inutiles repas à la campagne, bal musette et fête dans un bordel qui sont bien dispensables. Et Dutronc en fait le minimum (ce qui colle bien au film vous me direz). Bref film bien long, d'une platitude deconcertante et donc pas passionnant.
Jacques Dutronc est un excellent.Vincent, Bernard Le Coq, qui a été sous utilisé au cinéma, est très très bien en Théo, frère de Vincent. Les plans de Pialat sont tous magnifiques mais le film manque de fulgurance, il reste assez plat avec des scènes qui manquent d'enjeu narratif. Un film à voir pour les acteurs et les images mais on reste un peu sur notre fin
Ce fillm de Pialat est tres mauvais mise à part Dutronc qui joue parfaitement le rôle. Il est regretable qu'il ait eu un aussi vide scenario qui ne presente aucun intérêt. On ne sent absolument pas la creation prolifique de van gogh les derniers jours de sa vie. On ne sent pas la tourmente. A fuire....
Van Gogh est un personnage fascinant, souvent adapté au cinéma. Et l’hommage rendu par Maurice Pialat est particulièrement réussi.
Le film historique n’a à première vue pas l’air d’être le genre de prédilection de Pialat, pourtant, en bon naturaliste et amateur d’art, il est comme un poisson dans l’eau. Ses films sont une valeur sûre, on y retrouve ses repères. Jacques Dutronc est formidable et n’est pas le seul. L’image est bien évidemment picturale, sans jamais trop en faire.
Mais 2h30 c’est long. Surtout pour la période couverte, seulement deux mois. Donc ça se regarde très bien sans être complètement captivant.
Un film qui par sa recherche de contexte historique véridique fait penser au Molière d’Ariane Mnouchkine. Aucun rapport avec un biopic mais la description d’une personnalité complexe, d’un monomaniaque à idées fixes, fragile et imprévisible (« Vincent c’est une succession de moments de faiblesse, mais au bout quelle force ! »), évoluant dans une société décrite avec beaucoup de soin : scènes de la vie courante, bordels, guinguettes au bord de l’eau, impuissance de la médecine, incompréhension de l’art nouveau, et même contrôleur des troisièmes classes qui passe d’un wagon à l’autre par l’extérieur ! La direction d’acteurs et les dialogues sont inégaux mais Jacques Dutronc remarquable de justesse et de sobriété.
Un chef d'œuvre du cinéma, comme quasi tous les films de Maurice Pialat. Il fait un portrait de Van Gogh, qu'il dépouille des oripeaux de l'artiste maudit et à qui il rend son humanité. Une splendeur, un éblouissement. Un de mes films préférés
Nulle remontrance à l'encontre du cadre à l'esthétique picturale ni du dessin de la fin de vie de Van Gogh mais que toute cette mise en scène, froide, instaure une distance avec l'intrigue et les interactions des personnages, figés dans leurs gestuelles et écrasés par des dialogues peu naturels. Par ailleurs, même si cette marche vers la mort d'un homme dépassé par son environnement social et les difficultés financières qu'il impose aux siens peut convaincre, qu'il s'agisse d'un peintre et plus d'un maître ne semble n'avoir nulle importance pour Maurice Pialat. Pourquoi pas? Mais alors le titre induit en erreur sur les ambitions scénaristiques. Imprimé sur papier glacé.
Parceque je suis allée à Auvers sur Oise et que je me suis rendue dans l'auberge Ravoux où Van Gogh a terminé sa vie , j'ai eu l'envie de revoir ce film sur Arte plus de 30 années après sa sortie et ses 12 nominations aux César en 1992 ; le seul prix reconnu sera celui du meilleur acteur pour Dutronc. Filmé de manière très esthétique, bonne reconstitution des décors, des costumes, l'ambiance des années 1890 est bien respectée. Il m'a donc été surtout agréable de revoir les endroits visités lors de mon périple Anversois. Par contre décontenancée par le jeu des acteurs .... En fait est ce que j'aime toujours Pialat ? Pialat dont j'ai aimé inégalement la filmographie. Dans cette œuvre quelque chose ne passe pas ... trop de sophistication peut-être ? J'ai aimé les passages plus plaisants des turpitudes parisiennes de ce fin du 19 siècle siècle et les moments de danses. J'ai aimé redécouvrir une Elsa Zylberstein pétillante, nominée comme première espoir féminin. C'est un film qui cause de Van Gogh peintre et homme mais en fait trop dispersé et qui s'éparpille. Ce n'est pas un biopic mais plutôt une version très romancée de sa fin de vie qui extrapole beaucoup.