Dieu est mort
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tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2011
Pendant la guerre des Cristeros au Mexique (1926-1929), les prêtres sont assassinés par le pouvoir Révolutionnaire. Un prêtre, déguisé en paysan, revient dans son village et devient le seul prêtre en activité dans le pays. Il est traqué par la police et doit fuir…... Pas le film le plus connu chez ce cinéaste, et pourtant celui-ci mériterait de l'être bien plus, car son histoire ( qui est une adaptation d'un roman de Graham Greene ) est vraiment touchante et la mise en scène de Ford illustre d'une brillante façon la cruauté humaine. En tête d'affiche, Henry Fonda joue avec son charisme légendaire le rôle du prêtre traqué, l'actrice mexicaine Dolores Del Rio ( qui jouera des années plus tard dans un autre film de Ford, " Les Cheyennes " ) campe avec beaucoup de justesse et un talent indéniable une jeune indienne, alors que Pedro Armendariz ( qui tournera l'année suivante dans " Le Fils du Désert " ) est vraiment étonnant dans celui d'un lieutenant de police particulièrement tyrannique. Ce film qui fut tourné au Mexique possède en plus une photographie en noir et blanc admirable de Gabriel Figueroa, ce qui nous donne certaines séquences de toute beautée. Il s'agit donc d'un excellent film et qui n'est vraiment pas à renier dans la filmographie du célèbre réalisateur.
JamesDomb
JamesDomb

127 abonnés 1 061 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2012
Après La Poursuite infernale, l'un de ses plus grands succès, John Ford retrouve Henry Fonda pour un film à l'univers diamétralement opposé avec Dieu est mort. Certains aspects de l’intrigue adaptée du célèbre roman de Graham Greene ont du être éliminés afin de ne pas choquer les ligues de morale de l’époque. Oeuvre aux qualités picturales aussi singulières qu'indéniables, avec des tons et des contrastes très particuliers (plutôt rare dans le cinéma hollywoodien de l’époque), Dieu est mort, entièrement tourné au Mexique, permet à John Ford d'exploiter une fois de plus un de ses thèmes de prédilection, celui de l'homme traqué (le titre original est d'ailleurs The Fugitive) dont la tête est mise à prix. Bien qu'il ait détesté faire ce film, Henry Fonda incarne la fragilité et la couardise de son personnage avec une belle retenue. De son côté, le metteur en scène gardait une énorme tendresse pour Dieu est mort, bien accueilli par la critique, qu'il considérait comme étant parfait, malgré un relatif échec commercial. S'il n'est pas exempt de quelques longueurs et de pesantes symboliques religieuses, Dieu est mort demeure l'un des films les plus atypiques de son auteur.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 228 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 décembre 2025
Dans un pays d'Amérique centrale totalitaire, la religion est bannie et les prêtres exécutés. Le dernier d'entre eux (Henry Fonda, dans une composition douloureuse et taciturne) se résout à fuir le pays.
Le roman de Graham Green fourmille d'idées philosophiques et politiques relativement à un régime "sans-Dieu", au postulat chrétien et, à travers le curé joué par Fonda, à la responsabilité de la prêtrise -fuir ou assister le peuple dans sa souffrance étant le dilemme.
Sur la forme, nul doute que le sujet a inspiré à John Ford, dont on voit l'application dans le dépouillement hiératique du récit et dans l'esthétisme de la photographie. Cependant, la singularité de sa réalisation n'empêche pas qu'en termes d'action, aussi chargée de sens soit-elle, le cheminement clandestin du prêtre, toujours menacé d'être découvert, est assez pauvre dramatiquement. En partie parce que la violence du régime politique visé est édulcorée, théorisée.
Il y a d'autre part ces lourdeurs propres au cinéma de Ford, qu'on mesure notamment dans la prestation mélodramatique et surjouée des seconds rôles. Ainsi, peu critique sur l'action de l'Eglise, le cinéaste filme une population pauvre unanimement croyante et affligée. Henry Fonda apparait dans un rai de lumière, comme incarnant Dieu en personne, aux yeux de villageois figés dans une dévotion grotesque. Le personnage de fille-mère, tout aussi affecté, dévolu à Dolores Del Rio, semble invoquer la Vierge Marie. On avance entre bondieuserie et allégorie dans un film manichéen où John Ford, en bon américain réac, défend la religion contre la révolution.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 1 décembre 2009
De belles images dans un joli cadre, de belles scènes comme la gracieuse danse de Dolorès Del Rio pourtant le film ne décolle jamais. John Ford force un peu trop sur le coté cul-bénit et oublit de donner du rythme et de la vie à son film.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 octobre 2007
Un homme fuit un château, accompagné d’une musique angoissante. Panique préambule à l’histoire de cet être en quête de lui-même. «The Fugitive» (USA, 1947) de John Ford s’avère, d’après ces propres dires, davantage l’intrigue sur la recherche d’une identité que la défense du christianisme. A l’instar de l’avertissement liminaire, le film se veut une illustration universelle, tant archaïque qu’intemporelle. Le fugitif du départ, qui se révélera être l’improbable prêtre Henry Fonda, tente de résister face à la lutte anti-clérical du Mexique. Faisant montre d’un manichéisme édifiant, en opposant communiste hargneux, sauvage et chrétiens martyrs, persécutés, Ford use de nombreux symboles chrétiens. La lumière, signé Gabriel Figueroa, le nom vaut la peine d’être retenu pour avoir souvent collaboré avec Bunuel, est l’un des pans les plus attractifs du film de par son esthétique éblouissant. Mais l’usage extatique qu’il en est fait tend à pervertir une telle finesse. Les plans, notamment, de la scène de baptême sont tant d’icônes qui glorifient les opprimés. Ford objecte la foi chrétienne à la technique de masse, c’est la passion contre la raison. Du Bunuel en apparence. La danse de l’indienne, où ses pieds incarnent tout son érotisme, laisse deviner du «Gran Casino» (Mexique, 1946) dans l’air. Or à sanctifier ses légendes, à redoubler de magnifique, surchargeant les mythes fordiens d’une gloire chrétienne, le cinéaste rend ses protagonistes pathétiques, archétypaux. John Ford, éternel mélancolique, déplore les fissures de la foi chrétienne face aux ordres politiques. Mais le cinéaste ne manque pas d’achever son œuvre sur une touche optimiste : une croix christique semble résister au fondu noir final comme pour symboliser l’immortalité de la religion. C’est le calme du prêtre confronté à l’hystérie des soldats qui meut le film, louant les bigots désoeuvrés et stigmatisant les vilains persécuteurs.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 avril 2008
"The Fugitive" (Dieu est mort) se base sur le roman de Graham Green "The labyrinthine ways". Dans un pays d'Amérique centrale, la répression s'abat sur le clergé. Un militaire, apprenant la présence d'un curé dans un village, prend un des habitants en otage...
Le prêtre est un personnage christique par la volonté de rachat, l'esprit de sacrifice et la serrenité devant la mort. Henry Fonda le joue avec beaucoup de justesse, tout en retenue. Les autres rôles sont aussi bien interprétés, notamment Pedro Armendariz en lieutenant colérique et Ward Bond - le spécialiste des seconds rôles! - La mise en scène est remarquable, où les images écrasées par le soleil sont découpées d'ombres (Gabriel Figueroa, qui travaillera avec Luis Bunuel, est le chef opérateur pour ce film). Certains plans restent mythiques, notamment celui de la croix formée par l’ombre du prêtre ouvrant les portes d’une église ou encore le plan final. La musique est en outre assez bien choisie et placée à des moments clefs. Le principal reproche qu'on peut émettre est le manichéisme un peu trop prononcé avec d'un côté les chrétiens persécutés et sans défense et de l'autre côté des militaires violents, intolérants et ivrognes. Malgré tout, ce film est proche du chef-d'oeuvre; rappelons que "Dieu est mort" constituait l’une des oeuvres favorites de son réalisateur.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 13 mai 2015
Un film trop manichéen, les gentils catholiques d'un côté et les méchants anticléricaux corrompus de l'autre.
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