C'est le deuxième film d'Ulu Grosbard que je regarde, coup sur coup. Pour celui-ci, Ulu est venu donner un coup de main à son ami Dustin Hoffman, l'acteur principal. C'est un film policier de facture ultra-classique avec les moments de tension habituels d'attaques de banques ou de bijouteries. La partie la plus originale et intéressante c'est le début, avec la sortie de prison, les contraintes imposées par un contrôleur tatillon, maniaque, et même vicieux. La scène de séduction de la jeune employée chargée de lui trouver du boulot est assez réussie. La première récidive qui n'en est pas une est suivie d'un retour collectif à la prison, avec brimades, fouilles, mise à poil, douches forcées, retour en cellule. C'est une des scènes les plus réussies. Après c'est les casses débiles, tout le monde par terre, même pas de masque ou de cagoule, ça foire, c'est la fuite, et la petite amie est larguée. Tout ça proprement filmé, sans génie, avec une bonne direction d'acteurs et une musique d'accompagnement satisfaisante. En revanche, je recommande l'autre film du même auteur, "true confessions", du moins à ceux qui ne sont pas allergiques aux histoires impliquant du clergé catholique, où il y a de la psychologie, une bonne étude de la société à Los Angeles, une enquête policière autour d'une femme coupée en deux, et deux acteurs au sommet de leur art, De Niro et Duvall. Là je donne 3,5, pas plus car cela manque un peu de concision.