King Kong
Note moyenne
3,9
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204 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 juillet 2012
Un des films les plus mythiques de l'histoire du cinéma, "King Kong" est aussi un des rares qui méritent pleinement leur réputation. Tout y est absolument irréprochable, de l'histoire aux acteurs (Fay Wray, une des premières "scream queens") en passant par les effets spéciaux (il faut bien se rappeler que le film a 80 ans, toute comparaison avec le remake de Peter Jackson est absurde ; et il n'y a pas que le singe à admirer, mais aussi tout un éventail de grosses bêtes et des décors étonnamment réalistes) et le rythme de la narration : "King Kong" est un excellent film d'aventures, un film d'action grandiose, un film d'horreur passionnant. Le terme de "chef d'oeuvre" est utilisé un peu à tort et à travers, mais c'est assurément pour des films comme celui-ci qu'il devrait être réservé.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2012
Film emblématique et incontournable, près de 75 ans nous sépare de ce chef d’oeuvre ultime, 40 ans après l’ouverture du cinéma au grand public par les frères Lumière, Ernest B. Schoedsack & Merian C. Cooper font déjà preuve de beaucoup d’ingéniosité pour avoir donné vie à un pareil film.
L’histoire incroyable de Kong, une créature légendaire vivant sur Skull Island. Son histoire, tout le monde la connaît, King Kong a eu droit à d’innombrable suites (dont trois suites, deux remakes et pas moins de sept dérivés).
Là où la version de 1933 reste un summum dans l’Histoire, c’est qu’à l’époque, nous avions encore rarement vu un tel film. Notamment au niveau des prouesses techniques, le fait que le film soit en quasi totalité réalisé en « transparence » afin de faire apparaître Kong en arrière plan face aux aventuriers ou en plein New York. La pratique du « stop motion » a été très utilisé dans ce film, puisque aucun technicien n’a enfilé de costume de singe, il a donc fallut recréer les mouvements du grand singe image par image.
Et puis, ingrédient essentiel de cette œuvre, son histoire, à la fois bouleversante et captivante, cette relation ambiguë entre Kong et Ann Darrow (l’actrice blonde qui se retrouve piégée).
Une œuvre cultissime, indémodable même avec les avancées techniques en matière de trucages et autre motion capture. Voir et revoir ce joyaux est un pur plaisir. Fort heureusement, bien que les autres suites aient été de piètres exemples, on saluera l’excellent remake signé Peter Jackson, qui en 2005, nous offrit un impressionnant King Kong, tout en numérique !
90
90

18 abonnés 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 février 2014
Il faut quand même l'avouer, ce film a bien vieilli ( 1933 c’était pas hier ). Certains effets spéciaux peuvent faire sourire, mais pour l’époque ou il est sortis ils étaient vraiment très bon et les décors sont grandioses. La musique accompagne bien l'action et elle est agréable a écouter. King Kong reste et restera un grand classique a voir au moins une fois.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 22 juin 2009
Un film que l’on regarde telle une curiosité un peu désuète, de la même façon que l’on relirait « Tintin au Congo ». Certes, on ne peut pas le juger de la même façon qu’une production actuelle car les techniques n’étaient pas aussi évoluées à l’époque. Alors dans ce cas, certes, il faut reconnaître un certain mérite aux producteurs et aux réalisateurs. Il a bien fallu passer par là pour en arriver à Jurassic Park…Mais tout de même de là à en faire un chef d’œuvre… Cela reste en somme un film d’aventure naïf et gentillet, dominé une vision très américano-centriste sur les peuplades indigènes. Les personnages et les dialogues sont assez insipides (et là, rien à voir avec la technique). Heureusement que l’on peut s’amuser un peu en voyant King Kong, avec ses gros yeux et sa démarche parkinsonienne.
Xyrons

770 abonnés 3 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2009
King Kong est un excellent film traitant de la célèbre histoire. Le scénario est excellent, l’histoire est géniale, la mise en scène est irréprochable, les effets spéciaux sont impressionnants pour l’époque, les acteurs comme Robert Armstrong ou encore Bruce Cabot sont convaincants et je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. Bref c’est un excellent film pour l’époque, 13 / 20.
real-disciple
real-disciple

114 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mai 2010
Je m'étonne de voir une moyenne aussi basse pour ce qui est l'un des plus grands films du cinéma....King Kong est un monument tout comme ce gorille. Les effets spéciaux pour l'époque sont juste hallucinants, des trucages géniaux qui font encore pâlir ceux d'aujourd'hui et pourtant il y a 80 ans de différence !! L'histoire est juste superbe, relecture de la Belle et la Bête, Fay Wray est sexy, les décors sur l'île exotiques, la fin mythique sur l'ESB inauguré deux ans plus tôt. Bref, un film que tout cinéphile se doit d'avoir dans sa dvdthèque pour ce chef d'oeuvre du film de monstres.
CEE
CEE

38 abonnés 169 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Parti sur une île inconnue pour tourner un film, l'actrice principale de celui-ci, Ann Darow se fait kidnappé par des indigènes et se voit être offerte en repas à un certain Kong......
A l'occasion de la sortie du remake de King Kong, réalisé par Peter Jackson ( quand même !!!) il me semblait indispensable de revenir sur ce chef d'œuvre.
Véritable Mythe cinématographique, ce film fait parti de ceux qui ont créer, pousser le cinéma pour devenir ce qu'il est maintenant : un art à lui seul. Histoire magnifique , ponctué de violence et de poésie, l'affreux monstre n'en est pourtant pas un : c'est un homme amoureux et prés à tout pour proteger son amour, pour que sa dulcinée le comprenne. Et il ecrasera tout ceux qui se mettront en travers de son chemin. Meme avec plus de 70 ans d'écart, avec des effets spéciaux disons....... d'époque et un jeu d'acteur qui commençait son ascension, King Kong reste un summum dans le cinéma qu'il ne faut surtout pas oublier. Et peter Jackson est la pour ça.......
Buzz063
Buzz063

99 abonnés 919 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 décembre 2010
Grand classique du film d'aventures fantastique, le King Kong de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack offre au cinéma sa première créature mythologique originale, sans la piocher dans la littérature (Dracula, Frankenstein, le fantôme de l'opéra) ou les légendes urbaines (le loup garou). En terme de célébrité, le seule vrai concurrent qu'on peut lui trouver est Godzilla. Le film doit beaucoup de son triomphe de l'époque et de sa popularité et de sa poésie actuelle aux effets spéciaux de Willis O'Brien en animation image par image, Kong n'étant jamais interprêté par un acteur dans un costume. Très efficace et carré dans sa narration, le film se suit avec un intêret constant et conserve, 80 ans après sa sortie, un impact puissant dans l'imaginaire des spectateurs.
jamesluctor
jamesluctor

167 abonnés 1 704 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 novembre 2010
Un excellent film d'aventure, très ambitieux pour son époque (les multiples plans truqués), et dont la générosité n'a d'égal que l'ambition. C'est dans une aventure époustouflante qu'on nous embarque, qui nous offre carrément un nouveau monde, remplis de créatures fascinantes. Les animations sont plutôt bien faites, et on constate avec surprise qu'on ne lésine pas sur les combats entre créatures, ce qui ravira l'assistance en quête d'action. Les acteurs sont plutôt bons, et le rythme ne fléchit pas jusqu'au dénouement connu et attendu. Superbe donc, King kong est présenté comme un animal intelligent, sans être particulièrement humanisé, comme c'est le cas avec Peter Jackson (ou le moins adroit John Guillermin). Une référence sur laquelle s'appuient des pléiades de cinéphiles, et qu'il faut contempler une fois dans sa vie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 mai 2010
un monument du cinéma, mème maintenant malgré le charme des effets spéciaux qui sont éteint depuis longtemps, ont ne rigole pas, le film impose le respect de par sa richesse et sa poésie.
Kill-Django
Kill-Django

49 abonnés 319 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mars 2011
Un film subliment bien fait, cultisime ! Vous voyez quand je regarde un film des années 30/40/50/60/70/80, je me mets toujours à la place du spectateur de l'époque, et là, je dois dire que j'ai été bleuffé. King Kong [1933] est a lui seul l'espris cinématographique des fans du cinéma Fantastique, quand je parle de King Kong à mes amis ils me disent tous " Ouais super le film du réalisateur des Seigneur des Anneaux " et quand je leur dis " Et le King Kong des années 30 ", pratiquement tous me disent " Quoi ? ". C'est bien domage qu'un tel film qui est dans l'ombre du ( exellent je dois dire ) remake de Mr Peter Jackson. Mais bon, ce King Kong est a voir de toute façon. Regardez le si vous en avez vraiment envie, vous verrez, vous serez surment pas déçu.
AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2012
Probablement le plus grand projet, le plus dément des trente premières années du cinéma, du point de vue grand spectacle, King Kong premier du nom est sans aucun doute un grand édifice dans l'histoire du cinéma. Un véritable monument du film fantastique. Si les effets spéciaux peuvent faire sourire de temps à autre, il n'étonne pas moins tant il semble impossible que ce film ait pu voir le jour de si bonne heure (1933). Une ambiance carrément pesante et intense doublée par une superbe musique. Des acteurs géniaux. Des décors impressionnants à souhaits et un scénario qui paraît totalement fou pour l'époque. King Kong est incontestablement une grande expérience cinématographique que tout le monde se doit d'avoir vu.
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2014
Je sais pas comment noter King Kong, il est évident que c'est un grand film surtout pour l'époque. Jusqu'à la découverte de Kong vers le 3ème quart d'heure, ce film est plutôt quelconque, au minimum agréable avec la découverte progressive des personnages et de leur mission. L'arrivé de Kong fait bien rire, un gros machin mal-fait qui surgit de la fôret avec un sourire de gorille heureux pas moins flippant quand il saisit sa proie. Le gros problème c'est qu'en plus d'un singe géant, les protagonistes se cachent tant bien que mal pour échapper a un Dinosaure (on rit et on hallucine sur le moment). Une fois celui-là partit arrive un ami tyrannosaure (là ça devient lunaire) deux fois plus costaud que King Kong fonçant droit sur la pauvre Fay Wray attaché (qui aura vu du pays en 5 minutes). King Kong se bat contre le tyrannosaure, il l'emporte, même si le contraire semblait plus évident, bref là je me demande si j'ai affaire à une romance, une science fiction burlesque ou à quelque chose d'avant-gardiste. Ce sera tout ça à la fois. King Kong défonce des dinosaures, se libère de ses tortionnaires, grimpe l'empire state building sans broyer Fay Wray dans sa main gauche puis résiste un bon moment à des avions qui lui tire dessus (Respect Kong !). Dit ainsi ça peut faire sourire mais certaines scènes plus classiques, la réalisation dans son ensemble et le pari osé de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack font de ce film culte, un film respectable et divertissant. Malheureusement je ne suis pas très fan de science fiction et préfère les acteurs (moyen ici d'ailleurs) au grosse bestiolles qui font régner la loi. 4,5 au lieu de 5 donc.
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 mai 2021
Mythe intemporel du septième art, chef d’œuvre du fantastique américain, « blockbuster » des années 1930, membre éminent des pionniers cinématographiques mettant en scène des monstres terrifiants, la toute première apparition sur grand écran du gorille le plus connu au monde peut être qualifiée de mille manières.
A la sortie de King Kong, en 1933, le public a déjà pu découvrir des tableaux préhistoriques au cours desquelles s’ébattaient des monstres antédiluviens : Le Golem et son automate géant (1920), Les Nibelungen et son légendaire dragon (1924), ainsi que Le Monde perdu et ses dinosaures (1925). Mais la découverte de cette créature simiesque gigantesque, plus proche de l’homme que du singe et régnant sur une île à l’atmosphère mystérieuse, marqua durablement l’esprit de millions de spectateurs. Et ainsi vit le jour l’un des mythes les plus incontournables du cinéma, une icône populaire aux remakes nombreux et encore d’actualité près d’un siècle plus tard, grâce à une idée de Merian Caldwell Cooper, l’un des deux réalisateurs, avec Ernest B. Schoedsack. Ce dernier vient de signer deux films d’aventures horrifiques, dont Les Chasses du comte Zaroff, qui compte dans ses rangs Fay Wray, l’actrice aux cheveux d’or qui charmera le roi de Skull Island l’année suivante.
Mais quinze ans plus tôt, en 1918, les deux hommes, qui ne sont pas encore réalisateurs, sortent sonnés de la Grande Guerre. Ernest Schoedsack a filmé l’horreur dans la boue des tranchées tandis que Merian Cooper, héros de l’aviation américaine, sérieusement brûlé, est sorti d’un camp de prisonniers. Tous les deux se rencontrent la même année à Vienne, capitale autrichienne alors occupée par une Triple-Entente victorieuse, et réalisent leur premier film en commun, Grass, en 1925. Après la sortie des horrifiques Chasses du comte Zaroff par Schoedsack en 1932, Merian Cooper retrouve son vieil ami à Londres, où naît le projet qui va les lier pour la vie. Complètement folle pour l’époque, cette épopée nécessite un important budget de production et l’invention de nouvelles techniques d’animation.
A ce titre, le travail considérable et inédit opéré par le superviseur des effets spéciaux, Willis O’Brien, et son équipe (déjà à l’action sur le plateau du Monde perdu de 1925), donne lieu à des innovations éblouissantes, construisant nombre de modèles réduits articulés et bâtissant des parties de Kong grandeur nature, respectant ainsi des dimensions de l’ordre de quinze mètres de hauteur avec un effort incroyable sur les expressions faciales, miroirs de ses émotions qui offrent une vision anthropomorphique du géant simien. Avec ses fascinants effets-spéciaux en pâte à modeler et sa profonde maitrise des effets de trucages (animation en volume, surimpression), qui représentent plus de 90% du film, King Kong est un chef d’œuvre d’inventivité réalisé avec des moyens assez rudimentaires comparés à ceux de notre époque, mais colossaux au regard de la période dans laquelle il a vu le jour. Ainsi, le budget final de production atteint presque la somme astronomique de 700 000 dollars, un record pour l’époque, dépassant de 80% l’enveloppe initialement prévue.
Le budget de King Kong est effectivement important, permettant ainsi d’utiliser l’animation image par image de modèles réduits et toutes les techniques imaginables de superposition et de transparence. Suivant les scènes, les réalisateurs utilisèrent un King Kong de différentes tailles, le plus grand mesurant soixante-dix mètres. Mais au-delà de sa prodigieuse performance en matière d’effets spéciaux, le film se démarque également des autres longs-métrages de son genre et de son temps par le rôle prépondérant accordé à la créature qui orne son affiche.
King Kong, contrairement au Monde perdu qui présentait une foule d’animaux et de dinosaures sans jamais vraiment sublimer l’un ou l’autre, confère au gorille une place de choix, celle du rôle-titre et d’acteur principal. Il faut dire que face à lui, le reste de la distribution fait pâle figure et aucun personnage ne suscite l’intérêt, faute d’exploitation suffisante.
Une autre caractéristique novatrice et épatante réside dans le tableau physique du personnage central. Bien que son apparence première soit celle d’un singe, cette première version de King Kong se tient debout, de manière anthropomorphique, et témoigne d’une certaine intelligence, d’une capacité de raisonnement et de la perception d’une palette d’émotions. Ce choix provient directement de Willis O'Brien en personne, qui veut en faire un « homme-singe » plus qu'un véritable gorille. Sa taille varie durant le film : on peut l'estimer à 6 mètres dans l'île, un peu plus de 7 sur les scènes se déroulant à New York et presque 20 en haut de l'Empire State Building.
Au thème du Monde perdu et de ses créatures effrayantes vient se greffer le mythe de La Belle et la bête dans un script co-écrit par la femme de Schoedsack, Ruth Rose, qui sent l’exotisme et l’aventure. Ainsi, au centre de cette expédition à haut risque sur une île mystérieuse, visant d’abord à débusquer une créature monstrueuse, un cauchemar effroyable, c’est aussi l’histoire du désir, aussi déstabilisant que touchant pour le spectateur, d’un représentant de la famille Hominidé pour un autre, bien qu’ils appartiennent tous deux à deux genres différents (Homo et gorille). Cette référence scénaristique atteint son paroxysme dans l’un des épilogues les plus connus du septième art, et à travers une réplique non moins célèbre provenant de la bouche de Dunham : « « Ce n'étaient pas les avions, mais la Belle qui a tué la Bête ».
Le décor du long-métrage Rois de rois (1927) qui représentait Jérusalem, devenu celui de « Skull Island » et de son village fortifié en 1933, est réutilisé une dernière fois en 1938, pour Autant en emporte le vent. En effet, il fait partie des décors d’anciens films que George Cukor a brûlés pour simuler l’incendie d’Atlanta. Les réutilisations de décors sont déjà monnaie courante dans le cinéma, mais il s’agit le plus souvent pour les productions de série B (films à budget réduit) de réutiliser les décors de films précédents. C’est certainement plus rare pour des grosses productions comme King Kong, mais à l’époque, rien ne se perdait, et on réutilisait les costumes et les décors utilisés pour des films précédents.
Bien qu’étant située sur une île exotique, l’intrigue de King Kong ne passe pas pour autant à côté d’une approche sociologique et économique de la situation américaine en plein milieu de la Grande Dépression. Ainsi, à travers les portraits d’un producteur au bord de la faillite et d’une jeune artiste au chômage, c’est la peinture d’une Amérique troublée par la pauvreté et la crise qui apparait en filigrane. Ce tableau est également présent dans la suite réalisée la même année par Ernest B. Schoedsack, Le Fils de King Kong, un échec commercial qui a souffert de l’ombre provoquée par le succès récent de son prédécesseur, d’un budget bien plus limité et d’un ton plus familial qui a surtout attiré un jeune public.
Pour sa première sortie mondiale, le 7 mars 1933, King Kong est projeté à New York devant une foule immense, trois semaines avant qu’Hitler ne prenne les pleins pouvoirs. Malgré sa classification dans le registre du film horrifique de monstres, un genre méprisé à cette époque et encore à la nôtre, son succès a été aussi grand qu’immédiat. Et pour preuve que ce triomphe ne s’est jamais démenti, ce long-métrage fait partie de la Liste du British Film Institute des 50 films à voir avant d'avoir 14 ans. Aujourd’hui, il est devenu une référence en matière de progrès des effets spéciaux au cinéma, le berceau d’un mythe populaire et purement cinématographique, King Kong, le roi de Skull Island maintes fois repris depuis cette première apparition mémorable par Hollywood, et même par le cinéma japonais dans les années 1960.
Néanmoins, quelques légers bémols sont à noter mais n’altèrent en rien la qualité intemporelle de ce chef d’œuvre : un film à la durée trop courte qui ne permet pas de faire naître une réelle tension, ainsi qu’une galerie de personnages fade et inexploitée couronnée par un village indigène plutôt ridicule. Mais en dépit de ces minces reproches, cette première version de King Kong mérite sa place au rang des plus grands longs-métrages, l’élite de ceux qui ont crée un mythe pour des générations de spectateurs.
fritzlang1971
fritzlang1971

31 abonnés 421 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 septembre 2011
Un classique, un chef-d'oeuvre que je viens de revoir pour la énième fois avec toujours le même enthousiasme et que je conseille à tous.
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