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Nicolas L.
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3,5
Publiée le 13 août 2018
Pur personnage de cinéma. King Kong a été crée par et pour le septième art. Ce qui est assez bluffant dans ce film de 1933 c'est la qualité,pour son époque, des effets spéciaux. Après l'histoire est ce qu'elle est, les personnages humains ne sont pas très intéressants car le sujet c'est Kong. La mise en scène est plus technique qu'artistique mais qu'importe ça reste du spectacle (même en 2015) et ce film reste le témoin d'une date clef dans le cinéma fantastique.
Un film culte qui vaut le détour. L'histoire a certes du mal à surprendre car tout le monde la connaît, mais on n'en reste pas moins bluffé par l'imagination qu'elle regorge pour l'époque. Bon, certes on a un peu de mal à croire qu'un film se réalise avec juste un réalisateur et une actrice, mais on oublie très vite ce problème. Une véritable aventure jusqu'au final tout simplement superbe. Les acteurs sont globalement correct. Mais là où le film fait très fort, c'est surtout sur le plan technique : une musique superbe, des décors extraordinaire, une mise en scène géniale et des effets spéciaux tout simplement incroyables. Les bases de ce qui se fera par la suite durant des décennies, et en avance sur tout ce qui existait à l'époque. Que ce soit Kong lui-même ou les autres créatures (et les combats), on est tout simplement bluffé. Un film culte à voir absolument de pour ce qu'il représente. Mais ceux intéressé seulement par l'histoire pourront se contenter de l'oeuvre de Peter Jackson, dont il s'agit d'une version extra-longue (on y retrouve de nombreuses scènes quasi-identique).
Oh grand chef-d'œuvre simiesque aux intrigues diverses ! L'Amérique en crise grande dépressive accueil forcément cet animal souverain gigantesque. C'est superbement fun de voir ça en noir et blanc, la compagnie animale vestige préhistorique est bien préservée sur cette île aux coutumes indigènes païennes, une bataille épique entre monuments pré-chronologiques. Comme une pellicule du musée de la conversation cinématographique, New-York New-York ramenant son public raffiné à Broadway devant l'imposant Roi des King. Sa puissance sur-animalière brise ses chaînes humaines ridicules, l'union ne fait leur force face à Kong. Ça ne rigole pas avec ses dents dangereuses qui arrachent l'écran, il n'y aura pas de pitié ! Sauf pour sa blonde adorée, un amour sauvage à Empire State Building haut les clichés, la mamzelle en détresse crie parce qu'elle a vue un monstre phénoménal dans les annales du cinéma.
Aaaahh "King Kong"... ça c'est du cinéma, du vrai. Si la première partie dans le New York des années 30, en pleine dépression et le voyage en mer semble un peu expédié ou en retrait, le jeu des acteurs très théâtral et semblant dirigé en direct n'aidant pas, le film démarre vraiment lors de l'arrivée du roi Kong. Et le film ne perd rien de sa magie, dés 1933 l'aventure en territoire inconnu a son nom au cinéma et ce nom c'est "King Kong". Car c'est bien lui la star du film et ce n'est pas juste une créature spectaculaire, mais bel et bien un vrai personnage. Le dernier de son espèce, vénérer comme un dieu par les indigènes, reignant en maître sur les animaux de la jungle, qui va tomber amoureux, et cet amour va le mener à sa perte. Impressionnant à l'époque, si on regarde bien aujourd'hui frame par frame l'animation de Kong, on voit que c'est pas tout à fait raccord au niveau des poils ou de la lumière. Mais qu'importe les imperfections ont aussi leurs charmes. "King Kong" est sans doute l'un si ce n'est le premier film ou l'on s'identifie plus à une créature qu'à un personnage humain, ces derniers étant plus présentés dans le film comme des blancs colonialistes, profiteurs et exploiteurs. "King Kong" c'est la base du cinéma, du vrai cinéma avec des monstres, de l'aventure, de l'amour, du frisson, de la tristesse, c'est un indispensable à qui l'on doit tout le cinéma de genre moderne, qui a apporté tellement au septième art en terme de storytelling, d'effets spéciaux, d'ambitions visuels, de création d'un univers imaginaire.
Ernest B. Schoedsack et Merian C. Cooper ont dû se mettre à deux pour réaliser ce très grand film, celui qui lanca le mythe, à ce jour inégalé. King Kong se déroule à une vitesse vertigineuse, sans temps mort. Passé trente minutes, le film devient une succession de scènes spectaculaires avec un sens du rythme jamais déclinant. Les effets spéciaux, pour 1933, sont remarquables de technicité, de véracité, de précision. Les scènes de combat sont réalistes et éblouissantes avec tout un panel d'animaux préhistoriques très bien reconstitués dans le sens de leur véracité zoologique (Schoedsack et Cooper semblent avoir pris des cours de paléontologie, les stégosaures, diplodocus, ptéranodon et Tyrannosaure semblent être plus vrais que nature, excepté ce serpent lézard (sé koi cela?). Animation image par image, jeu de transparence, tout est parfait. King Kong, dans cette île hostile ténébreuse et magnifique ou dans un New York dont la modernité semble à l'époque être sortie brutalement de terre, semble à son aise et la façon dont il détruit tout sur son passage est menée tambour battant. Il faut signaler que la relation entre Kong et la femme aux cheveux d'or est bien plus édulcorée que dans les autres films, l'amour n'est pas réciproque. L'émotion est aussi affective ; on est triste à la mort du singe après avoir été heureux qu'il détruise un avion. On passe sur l'improbable (comment les marins ont ils pu rapporter sans problème un tel animal dans leur bateau ?) Fray Way, beauté blonde incomparable, joue juste sans surjouer comme Naomi Watts dans la version Jackson et est bien plus expressive que Jessica Lange dans la version seventies. C'est l'amour qui a tué la bête pas les avions, on peut disserter sur cette phrase métaphorique. La version diffusée récemment sur le câble est plus complète mais ne nous montre toujours pas les scènes supprimées où, parait-il, les hommes tombés dans le ravin étaient dévorés par des araignées géantes.
Je constate la fidélité du remake de Peter Jackson.
Ça a très très peu vieilli. Les effets visuels sont plus que convaincants avec une incrustation correcte et une animation crédible. C’est pendant les combats entre Kong et les différentes créatures qu’ils se révèlent les plus réussis. En revanche, les gros plans auraient été à proscrire. Ça a un certain charme.
L’aspect studio des décors et de la lumière est complètement cohérent avec le scénario et les trucages.
Le découpage, efficace, garde un rythme très actuel.
La montée dramatique des dernières minutes est magnifique. Ça me donne envie d’adopter un singe ou équivalent.
En 1933, Ernest B. Schoedsack et Merian C. Cooper emmènent le riche Carl Denham (Robert Armstrong), sa ravissante actrice Ann Darrow (Fay Wray) et tout un équipage en plein Océan Indien. Lhistoire est connue de tous les cinéphiles : une rumeur veut quune créature gigantesque règne sur Skull Island, une petite île absente de toutes les cartes de navigation. Un cinéaste téméraire complote une expédition pour aller vérifier cette légende. Jai revu avec beaucoup de plaisir "King Kong", loriginal, le vrai mais pas lunique. On recroisera en effet sur grand écran le célèbre primate dans dimprobables aventures (la plus notable étant "King Kong contre Godzilla") avant quun premier remake officiel nen soit tourné en 1976. A voir les premières images de la version 2005, Peter Jackson a suivi dextrêmement près le film de la RKO, cest dire si loeuvre initiale regorge de qualités ! Cette superproduction ultra spectaculaire pour lépoque offre une action soutenue et de très nombreuses séquences à trucages. Si certains effets spéciaux fonctionnent assez mal (images de stégosaure projetées derrière les acteurs ; Fay Wray en pâte à modeler), dautres impressionnent compte tenu de leur âge canonique (la lutte avec le tyrannosaure notamment, même si elle ressemble furieusement à un combat de catch). La narration est efficace (lexposition est condensée en à peine deux minutes et deux scènes !) quoique parfois précipitée (passage où Ann et Jack Driscoll se découvrent des sentiments). Passons outre quelques bizarreries comme les changements déchelle et on se régale dun grand et bon film daventures fantastiques. On peut sans abus de langage qualifier certains plans danthologiques (King Kong regardant à travers la fenêtre ; King Kong au sommet de lEmpire State Building cherchant à attraper les avions ). Un classique indémodable qui se suffit à lui-même tant il recèle de magie. La petite histoire retiendra quon aura bien vite oublié sa suite instantanée ("Le fils de Kong").
Révélateur des mythes de l'époque ("Tintin au Congo"), King Kong cache néanmoins une intelligence dans le propos assez satisfaisante : indigènes en apparence terrifiants qui se révèlent aussi effrayés et sensés que "l'homme blanc" (mère qui court sauver son bébé) ; bête terrifiante et assoiffée de sang qui s'avère être plus humain qu'un Homme... On reste néanmoins dans un divertissement qui mise sur les effets spéciaux et les décors. Effets spéciaux qui passent encore très bien 80 ans plus tard, grâce à l'ambiance, le suspense et la mise en scène réussie. La photographie est très belle (scènes du bâteau dans la brume par exemple), et le montage serré offre un rythme effrené. En bref, King Kong ne perd rien de sa force et son côté désuet lui rajoute du charme.
Avant la version de 2005,il y a eu une autre version de 1933(que de moins en moins de gens connaisent),mais j'ai réussi à le trouver à la bibliothèque et le regarder.Je dirai déja que c'est un très bon film même si il a un peu(beaucoup?)vieilli,ensuite contrairement à ce que la version 2005 le laisse penser,dans cette version Ann n'est pas du tout amie avec King Kong(bien que lui soit amoureux d'elle),au contraire elle veut se sauver des bras du singe(elle l'indique au spectateur en poussant des cris pendant tout le film).Le singe change souvent de taille dans e film(?)et son combat avec le dinausaure est proche de la boxe malgré ça le reste est assez bien fait pour un film de l'époque.Le film reste quand même inférieur à celui de Jackson à cause d'une grosse absence d'émotions.
Film mythique, à la fois film d'aventure, film fantastique, film érotique ou encore méta-film. Filmé par d'authentiques aventuriers, le film regorge d'une énergie incroyable tout le long du film. Il s'agit aussi d'une émouvante histoire d'amour à sens unique revisitant le mythe de La belle et la bête, SPOILER car oui, dans ce film, la jeune actrice ne tombe jamais amoureuse du "monstre", elle en a peur jusqu'au bout, même si elle éprouve de la peine face au cadavre du grand singe. La séquence finale, peut-être celle qui est la plus présente dans la conscience collective mondiale de tout le cinéma, est magnifique et tragique. King Kong, tellement gigantesque que les avions semblent être des mouches, redevient ridiculement petit et humain lorsqu'il chute de l'empire state building. Jusqu'au bout, pas de gentil ni de méchant. Chacun s'emploie à protéger ce à quoi il est attaché. END SPOILER Dire que le film est un sommet de ludisme tient de l'euphémisme. A voir absolument, et régulièrement.
Une merveille ce film. Avec ce scénario fort banal un enchaînement de séquences à bordant des thèmes diverses avec intelligence et sensibilité. La recherche par le réalisateur de sa vedette féminine, son insertion dans le groupe. .Le duoque forme l'héroïne avec Kong, Ĺe personnage de cette bête infiniment plus humaine que les soi disant humains. Son assassinat en utilisant une technologie la plus avancée. Tout cela réalisé magistralement sans démonstration, en laissant le spectateur interpréter le sens des situations auxquelles il est confronté. Ce devrait être ça le cinéma.
Je ne fais pas partis de cette bande d'irréductibles que l'on appelera les "c'était mieux avant" mais je ne suis pas non plus à considérer le remake de Peter Jackson comme immensément meilleur. En réalité, j'ai autant apprécié l'un que l'autre, ce qui est une première pour moi, d'habitude j'ai toujours une préférence, là non, simplement car ce n'est pas le même film, c'est trop différent, et surtout, que les deux sont très bon. Ce King Kong original a tout pour lui, des effets spéciaux époustouflant pour l'époque, des monstres qui se foutent sur la gueule et détruisent tout, une intrigue intéressente et des acteurs qui finalement sont très convaincants, je me suis meme surpris à préférer certains élément de ce vieux King Kong (le passage du nouveau avec Anne et Kong sur la glace a s'amuser alors que toute la ville est dans la panique m'a toujours fait m'arracher les cheveuxDétournez votre chemin si le noir et blanc et les vieux effets spéciaux vous gêne, sinon, profitez de ce film qui n'a pas viellis pour un sou, ce qui est un exploit hors du commun. je dirais qu'il s'agit là de mon plus vieux film coup de coeur. Voyez le une fois dans votre vie, dans le pire des cas, cela vous fera rire, mais dite vous qu'à l'époque c'était quand même assez incroyable.
Un monument du cinéma ! Le film a vieilli (rien de plus normal, il date de 1933) mais pour son époque, il devait être absolument grandiose. Le scénario est poétique et même touchant, le casting avec leurs interprétations très "théâtrale" est plaisants... Par contre, la bande-original est un peu pesante. Je préfère tout de même le remake de Peter Jackson qui est plus destiné à ma génération, mais j'ai eu plaisir à remonter aux sources...