Enorme film, un monument du film fantastique précurseur du genre et notamment de "Godzilla"... A l'époque le succès du film sauva la RKO de la faillite et il fallut attendre le succès de "Les Révoltés du Bounty" (1935) de Franck Lloyd pour retrouver un tel succès. L'aura du film débute avec sa création puisque, chose rare, "King Kong" n'est pas une adaptation mais une oeuvre originale d'après une idée géniale et un scénario de Ernest B. Schoedsack. L'histoire du grand singe est devenue universelle, des hommes "civilisés" qui partent tourner un film au large de Sumatra (et non en Afrique !) sur l'ile du Crâne, découvre un "monde perdu" avec un gorille géant, des animaux préhistoriques et un tribu indigène, après quelques aventures ces hommes civilisés reviennent en conquérant dans leur ville de la démesure New-York avec un King Kong enchainé... King Kong est animé par le premier génie des effets spéciaux (après Méliès) Willis O'Brien qui créa pour se faire une maquette qu'il fallait animé image par image ; O'Brien sera d'ailleurs le maitre du célèbre Ray Harryhausen qui perfectionnera le système sur par exemple "Jason et les argonautes" (1963) de Don Chaffey... Précisons que deux scènes cultes du film n'étaient pas visibles en 1933 (trop choquantes à l'époque !), elles seront intégrées en 1971 : la scène où Fay Wray est dénudée par Kong et celle où des marins se font dévorés par une araignée géante... Ce film est un chef d'oeuvre unique, bien avant certains films des seventies "King Kong" fit sensation et il faut s'imaginer le choc des images sur un public de 1933, alors en pleine crise du Krach bouriser de 1929. A noter également que Fay Wray interprète une femme qui a réellement peur, la panique et la frayeur sont omniprésentes, le côté "sentimental", très hollywoodien finalement des versions 1976 et 2005 retire un peu de cette frayeur bien plus réaliste. Créatif, original et techniquement éblouissant (oui oui n'oublions pas que ce film a 80 ans) un chef d'oeuvre de perfection du 7ème art.
Un film absolument fantastique qui a en plus de la valeur nostalgique a encore une honnêteté et une sensibilité forte. Les effets en stop-motion et le noir et blanc sont juste fantastique. Un must-seen pour les amateurs de films de monstres, ou même de cinéma.
Je l'ai vu deux fois en version colorisée, et je viens d'en voir des extraits en noir et blanc. Résultat: l'intensité de ce chef d'oeuvre est bien là, intacte. Les deux réalisateurs de ce film ( Cooper et Schoedsack ) ne sont pas à mon sens les premiers à devoir jouir de ces félicitations ( bien que la mise en scène demeure correct ). Les deux grands talents de ce monument sont incontestablement le compositeur Max Steiner et le directeur des effets spéciaux Willis O'Brien. D'après le cours que je viens de suivre, le film aurait été qualifié de série B manquant de réalisme, mais tout le problème est ici: il s'agit là de magie cinématographique, à l'instar des films de Méliès ( un film de cette envergure n'a pas pour objectif d'être réaliste. Cela dit, si vous voulez voir une version de King Kong plus réaliste et assez réussit, visionnez le film hommage de Peter Jackson ). Oui, ces effets spéciaux ont une âme, une personnalité pour ainsi dire, bien qu'imparfaits et irréalistes ( mais il faut également savoir juger un film par rapport à son contexte historique : en cela, le film est donc réaliste ). L'émotion atteind son paroxysme lors de la scèhe finale où des hélicoptères attaque le Roi Kong. Une excellente version de La Belle et la Bête, magnifié par la sublime musique de Max Steiner. On en pleure...
Je n'avais pas revu « King kong » depuis les années 80. Ce qui m’a surtout frappé c’est la sauvagerie, la noirceur et la cruauté du film. Du coup la version de Peter Jackson, que j’aime vraiment beaucoup, passe presque pour un joli conte de fée. Le fait que l’original, contrairement au remake de 2005, soit une histoire d’amour à sens unique, y est sans doute pour beaucoup.
Véritable précurseur des films aux monstres géants avec les "Godzilla", "King Kong" reste quand même une belle marque du cinéma des années 30 qui a quand même réussi de beaux effets spéciaux pour un film de l'époque. Il pousse les limites et amène les spectateurs à adopter un point de vue plus fictif. Cela dit, le personnage de Fay Wray laisse à désirer. Elle passe trop de temps à hurler et ne semble pas avoir une quelleconque présence à l'écran. "King Kong" de son côté garde quand même parfois un visage impresionnant bien que, d'un point de vue des années 2000, il suscite également le rire quand on a droit à des gros plans sur son visage. J'apprécie également les indigènes que je retrouve mieux représentés ici que dans le remake de Peter Jackson.
Partant aux confins du monde civilisé pour tourner un film, une équipe découvre une île dangereuse, où un singe géant domine. "King Kong" fut un gros succès en 1933, faisant entrer sa créature dans la pop culture, et au panthéon du cinéma fantastique, à tel point que ce film a fait l'objet de plusieurs remakes et autres cross-over avec son futur "rival" japonais, Godzilla. Comment percevoir le film après toutes ces années ? Clairement, "King Kong" dispose d'excellents trucages pour l'époque, qu'il s'agisse des animations image par image ou des projections sur écran, donnant l'illusion que les personnages interagissent réellement avec les créatures. Le reproche que l'on peut faire est que les personnages sont un peu en retrait, entre Fay Wray qui se limite à crier à partir du deuxième acte, et Bruce Cabot qui campe un héros sans peur et sans reproche. Robert Armstrong est plus intéressant en réalisateur à la recherche du succès et de la prise de risque, mais sachant aussi protéger ses hommes. Mais l'intérêt du film est surtout le volet "aventure", avec de nombreux morceaux de bravoure, et affrontements de créatures. Le tout dépeint avec une certaine sauvagerie. En effet, ayant été tourné juste avant la mise en application du code de censure Hays, "King Kong" se révèle assez violent. De plus, l'aspect "écologique" étant bien loin des esprit en 1933, Kong est plutôt présenté comme un force surpuissante et meurtrière que l'Homme ne peut maîtriser, que comme un animal doté de vrais sentiments. Un classique.
King kong le légendaire, ce film est monumental par rapport aux autres tel que celui de P. Jackson trop basé sur la longévité du film qui ne plait guère aux cinéastes ainsi qu'aux spectateurs voulant etre dans le feu de l'action dés le début. D'ailleurs dans la version 2005 de King Kong on remarque que certains plan ont etaient repris sur celui de 1933. On comprend aussi que dans ce film, Kong ce monstre géant est amoureux de cette femmes que les indigènes lui offre sur leur île de Skull Island, j'aime beaucoup l'orignalité de ce film, il n'a pas était fait avec un effet de réalisme percutant, l'île de Skull Island peut nous rappeler une sorte d'île de pirate dans un dessin animé, le combat entre Kong et ce T-rex que j'ai regarder avec beucoup d'humour car cette scène m'a fait penser a du judo (lol), les indigènes avec leur propre language et ce capitaine du navire sachant leur parler (Ah bon?), ou encore cette grande muraille sur l'île avec cette immense porte, comment dans la logique des choses aurait elle pu etre construite par ces hommes vénérant ce gorille géant, tous ceci ne sont pas des critiques, AU CONTRAIRE c'est ce que j'aime dans ce film, Ernest et Merian ne se basent pas sur les détails tous le contraire de Peter Jackson avec tous son "blabla" dans son remake. Les effets spéciaux sont tous simplement géniaux, sa nous change du travail fait par ordinateur même si de nos jours ces effets nous paraissent "enfantin" comme certain disent on prend tout de même beaucoup de plaisir à voir comment c'était fait avant, j'ai une grande admiration pour le travail qui a etait fait pour ce film, il faut se dire qu'avant à l'époque dans les années 1930 les spectateurs qui ont vu ce film l'ont trouvés extremement réaliste comme nous avec le Remake de P. Jackson c'est tout de même incroyable, mais c'est un film qui a malheureusement mal vieilli car les gens ne le regarde plus de la même manière.
Ernest B. Schoedsack et Merian C. Cooper ont dû se mettre à deux pour réaliser ce très grand film, celui qui lanca le mythe, à ce jour inégalé. King Kong se déroule à une vitesse vertigineuse, sans temps mort. Passé trente minutes, le film devient une succession de scènes spectaculaires avec un sens du rythme jamais déclinant. Les effets spéciaux, pour 1933, sont remarquables de technicité, de véracité, de précision. Les scènes de combat sont réalistes et éblouissantes avec tout un panel d'animaux préhistoriques très bien reconstitués dans le sens de leur véracité zoologique (Schoedsack et Cooper semblent avoir pris des cours de paléontologie, les stégosaures, diplodocus, ptéranodon et Tyrannosaure semblent être plus vrais que nature, excepté ce serpent lézard (sé koi cela?). Animation image par image, jeu de transparence, tout est parfait. King Kong, dans cette île hostile ténébreuse et magnifique ou dans un New York dont la modernité semble à l'époque être sortie brutalement de terre, semble à son aise et la façon dont il détruit tout sur son passage est menée tambour battant. Il faut signaler que la relation entre Kong et la femme aux cheveux d'or est bien plus édulcorée que dans les autres films, l'amour n'est pas réciproque. L'émotion est aussi affective ; on est triste à la mort du singe après avoir été heureux qu'il détruise un avion. On passe sur l'improbable (comment les marins ont ils pu rapporter sans problème un tel animal dans leur bateau ?) Fray Way, beauté blonde incomparable, joue juste sans surjouer comme Naomi Watts dans la version Jackson et est bien plus expressive que Jessica Lange dans la version seventies. C'est l'amour qui a tué la bête pas les avions, on peut disserter sur cette phrase métaphorique. La version diffusée récemment sur le câble est plus complète mais ne nous montre toujours pas les scènes supprimées où, parait-il, les hommes tombés dans le ravin étaient dévorés par des araignées géantes.
Classique du film de monstre. Les effets spéciaux de l'époque font encore mouche aujourd'hui. Il y a une alliance magique entre l'aventure, la fable et la poésie. C'est magnifique. Le travail du noir et blanc est extraordinaire !
Parti sur une île inconnue pour tourner un film, l'actrice principale de celui-ci, Ann Darow se fait kidnappé par des indigènes et se voit être offerte en repas à un certain Kong...... A l'occasion de la sortie du remake de King Kong, réalisé par Peter Jackson ( quand même !!!) il me semblait indispensable de revenir sur ce chef d'uvre. Véritable Mythe cinématographique, ce film fait parti de ceux qui ont créer, pousser le cinéma pour devenir ce qu'il est maintenant : un art à lui seul. Histoire magnifique , ponctué de violence et de poésie, l'affreux monstre n'en est pourtant pas un : c'est un homme amoureux et prés à tout pour proteger son amour, pour que sa dulcinée le comprenne. Et il ecrasera tout ceux qui se mettront en travers de son chemin. Meme avec plus de 70 ans d'écart, avec des effets spéciaux disons....... d'époque et un jeu d'acteur qui commençait son ascension, King Kong reste un summum dans le cinéma qu'il ne faut surtout pas oublier. Et peter Jackson est la pour ça.......
Un film d'aventures palpitant, passionnant, très bien joué (ah... Fay Wray) avec des effets spéciaux impressionnants pour l'époque et je trouve, encore pas mal aujourd'hui. On ne s'ennuie pas, on est transporté de bonheur du début à la fin. Bon, juste un bémol: le film fait un peu trop dans la surenchère concernant les scènes d'action qui s'enchaînent un peu trop vite mais sinon, King Kong est un vrai chef d'oeuvre.
Je me rappelle avoir vu des extraits de ce film étant petit sur des bandes de film super 8 sans son !! Des extraits car les bandes ne duraient que 4 ou 5 minutes. Jen ai souvent fais des cauchemars étant petit. Récemment, jai la chance de lavoir vu avec le son et jen étais toujours enchanté. Il y a de lémotion et du suspense contrairement au navet qui passe actuellement sur nos écrans. A voir, pour comparer. Vous remarquerez que la plus part des bonnes scènes de la version 2005, sont tirées de la version 1933.
Pour raviver des souvenirs d'enfance et de ciné club tardif, j'ai voullu me replonger avec Nostalgie dans ce fameux premier King Kong. Si la noltalgie a effectivement été au RDV, j'ai regretté le coté assez balot des plans et le rythme très saccadé du film qui manque beaucoup de finesse. Dommage.
En 1933, Ernest B. Schoedsack et Merian C. Cooper emmènent le riche Carl Denham (Robert Armstrong), sa ravissante actrice Ann Darrow (Fay Wray) et tout un équipage en plein Océan Indien. Lhistoire est connue de tous les cinéphiles : une rumeur veut quune créature gigantesque règne sur Skull Island, une petite île absente de toutes les cartes de navigation. Un cinéaste téméraire complote une expédition pour aller vérifier cette légende. Jai revu avec beaucoup de plaisir "King Kong", loriginal, le vrai mais pas lunique. On recroisera en effet sur grand écran le célèbre primate dans dimprobables aventures (la plus notable étant "King Kong contre Godzilla") avant quun premier remake officiel nen soit tourné en 1976. A voir les premières images de la version 2005, Peter Jackson a suivi dextrêmement près le film de la RKO, cest dire si loeuvre initiale regorge de qualités ! Cette superproduction ultra spectaculaire pour lépoque offre une action soutenue et de très nombreuses séquences à trucages. Si certains effets spéciaux fonctionnent assez mal (images de stégosaure projetées derrière les acteurs ; Fay Wray en pâte à modeler), dautres impressionnent compte tenu de leur âge canonique (la lutte avec le tyrannosaure notamment, même si elle ressemble furieusement à un combat de catch). La narration est efficace (lexposition est condensée en à peine deux minutes et deux scènes !) quoique parfois précipitée (passage où Ann et Jack Driscoll se découvrent des sentiments). Passons outre quelques bizarreries comme les changements déchelle et on se régale dun grand et bon film daventures fantastiques. On peut sans abus de langage qualifier certains plans danthologiques (King Kong regardant à travers la fenêtre ; King Kong au sommet de lEmpire State Building cherchant à attraper les avions ). Un classique indémodable qui se suffit à lui-même tant il recèle de magie. La petite histoire retiendra quon aura bien vite oublié sa suite instantanée ("Le fils de Kong").