King Kong
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Jack G
Jack G

13 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 mai 2021
Mythe intemporel du septième art, chef d’œuvre du fantastique américain, « blockbuster » des années 1930, membre éminent des pionniers cinématographiques mettant en scène des monstres terrifiants, la toute première apparition sur grand écran du gorille le plus connu au monde peut être qualifiée de mille manières.
A la sortie de King Kong, en 1933, le public a déjà pu découvrir des tableaux préhistoriques au cours desquelles s’ébattaient des monstres antédiluviens : Le Golem et son automate géant (1920), Les Nibelungen et son légendaire dragon (1924), ainsi que Le Monde perdu et ses dinosaures (1925). Mais la découverte de cette créature simiesque gigantesque, plus proche de l’homme que du singe et régnant sur une île à l’atmosphère mystérieuse, marqua durablement l’esprit de millions de spectateurs. Et ainsi vit le jour l’un des mythes les plus incontournables du cinéma, une icône populaire aux remakes nombreux et encore d’actualité près d’un siècle plus tard, grâce à une idée de Merian Caldwell Cooper, l’un des deux réalisateurs, avec Ernest B. Schoedsack. Ce dernier vient de signer deux films d’aventures horrifiques, dont Les Chasses du comte Zaroff, qui compte dans ses rangs Fay Wray, l’actrice aux cheveux d’or qui charmera le roi de Skull Island l’année suivante.
Mais quinze ans plus tôt, en 1918, les deux hommes, qui ne sont pas encore réalisateurs, sortent sonnés de la Grande Guerre. Ernest Schoedsack a filmé l’horreur dans la boue des tranchées tandis que Merian Cooper, héros de l’aviation américaine, sérieusement brûlé, est sorti d’un camp de prisonniers. Tous les deux se rencontrent la même année à Vienne, capitale autrichienne alors occupée par une Triple-Entente victorieuse, et réalisent leur premier film en commun, Grass, en 1925. Après la sortie des horrifiques Chasses du comte Zaroff par Schoedsack en 1932, Merian Cooper retrouve son vieil ami à Londres, où naît le projet qui va les lier pour la vie. Complètement folle pour l’époque, cette épopée nécessite un important budget de production et l’invention de nouvelles techniques d’animation.
A ce titre, le travail considérable et inédit opéré par le superviseur des effets spéciaux, Willis O’Brien, et son équipe (déjà à l’action sur le plateau du Monde perdu de 1925), donne lieu à des innovations éblouissantes, construisant nombre de modèles réduits articulés et bâtissant des parties de Kong grandeur nature, respectant ainsi des dimensions de l’ordre de quinze mètres de hauteur avec un effort incroyable sur les expressions faciales, miroirs de ses émotions qui offrent une vision anthropomorphique du géant simien. Avec ses fascinants effets-spéciaux en pâte à modeler et sa profonde maitrise des effets de trucages (animation en volume, surimpression), qui représentent plus de 90% du film, King Kong est un chef d’œuvre d’inventivité réalisé avec des moyens assez rudimentaires comparés à ceux de notre époque, mais colossaux au regard de la période dans laquelle il a vu le jour. Ainsi, le budget final de production atteint presque la somme astronomique de 700 000 dollars, un record pour l’époque, dépassant de 80% l’enveloppe initialement prévue.
Le budget de King Kong est effectivement important, permettant ainsi d’utiliser l’animation image par image de modèles réduits et toutes les techniques imaginables de superposition et de transparence. Suivant les scènes, les réalisateurs utilisèrent un King Kong de différentes tailles, le plus grand mesurant soixante-dix mètres. Mais au-delà de sa prodigieuse performance en matière d’effets spéciaux, le film se démarque également des autres longs-métrages de son genre et de son temps par le rôle prépondérant accordé à la créature qui orne son affiche.
King Kong, contrairement au Monde perdu qui présentait une foule d’animaux et de dinosaures sans jamais vraiment sublimer l’un ou l’autre, confère au gorille une place de choix, celle du rôle-titre et d’acteur principal. Il faut dire que face à lui, le reste de la distribution fait pâle figure et aucun personnage ne suscite l’intérêt, faute d’exploitation suffisante.
Une autre caractéristique novatrice et épatante réside dans le tableau physique du personnage central. Bien que son apparence première soit celle d’un singe, cette première version de King Kong se tient debout, de manière anthropomorphique, et témoigne d’une certaine intelligence, d’une capacité de raisonnement et de la perception d’une palette d’émotions. Ce choix provient directement de Willis O'Brien en personne, qui veut en faire un « homme-singe » plus qu'un véritable gorille. Sa taille varie durant le film : on peut l'estimer à 6 mètres dans l'île, un peu plus de 7 sur les scènes se déroulant à New York et presque 20 en haut de l'Empire State Building.
Au thème du Monde perdu et de ses créatures effrayantes vient se greffer le mythe de La Belle et la bête dans un script co-écrit par la femme de Schoedsack, Ruth Rose, qui sent l’exotisme et l’aventure. Ainsi, au centre de cette expédition à haut risque sur une île mystérieuse, visant d’abord à débusquer une créature monstrueuse, un cauchemar effroyable, c’est aussi l’histoire du désir, aussi déstabilisant que touchant pour le spectateur, d’un représentant de la famille Hominidé pour un autre, bien qu’ils appartiennent tous deux à deux genres différents (Homo et gorille). Cette référence scénaristique atteint son paroxysme dans l’un des épilogues les plus connus du septième art, et à travers une réplique non moins célèbre provenant de la bouche de Dunham : « « Ce n'étaient pas les avions, mais la Belle qui a tué la Bête ».
Le décor du long-métrage Rois de rois (1927) qui représentait Jérusalem, devenu celui de « Skull Island » et de son village fortifié en 1933, est réutilisé une dernière fois en 1938, pour Autant en emporte le vent. En effet, il fait partie des décors d’anciens films que George Cukor a brûlés pour simuler l’incendie d’Atlanta. Les réutilisations de décors sont déjà monnaie courante dans le cinéma, mais il s’agit le plus souvent pour les productions de série B (films à budget réduit) de réutiliser les décors de films précédents. C’est certainement plus rare pour des grosses productions comme King Kong, mais à l’époque, rien ne se perdait, et on réutilisait les costumes et les décors utilisés pour des films précédents.
Bien qu’étant située sur une île exotique, l’intrigue de King Kong ne passe pas pour autant à côté d’une approche sociologique et économique de la situation américaine en plein milieu de la Grande Dépression. Ainsi, à travers les portraits d’un producteur au bord de la faillite et d’une jeune artiste au chômage, c’est la peinture d’une Amérique troublée par la pauvreté et la crise qui apparait en filigrane. Ce tableau est également présent dans la suite réalisée la même année par Ernest B. Schoedsack, Le Fils de King Kong, un échec commercial qui a souffert de l’ombre provoquée par le succès récent de son prédécesseur, d’un budget bien plus limité et d’un ton plus familial qui a surtout attiré un jeune public.
Pour sa première sortie mondiale, le 7 mars 1933, King Kong est projeté à New York devant une foule immense, trois semaines avant qu’Hitler ne prenne les pleins pouvoirs. Malgré sa classification dans le registre du film horrifique de monstres, un genre méprisé à cette époque et encore à la nôtre, son succès a été aussi grand qu’immédiat. Et pour preuve que ce triomphe ne s’est jamais démenti, ce long-métrage fait partie de la Liste du British Film Institute des 50 films à voir avant d'avoir 14 ans. Aujourd’hui, il est devenu une référence en matière de progrès des effets spéciaux au cinéma, le berceau d’un mythe populaire et purement cinématographique, King Kong, le roi de Skull Island maintes fois repris depuis cette première apparition mémorable par Hollywood, et même par le cinéma japonais dans les années 1960.
Néanmoins, quelques légers bémols sont à noter mais n’altèrent en rien la qualité intemporelle de ce chef d’œuvre : un film à la durée trop courte qui ne permet pas de faire naître une réelle tension, ainsi qu’une galerie de personnages fade et inexploitée couronnée par un village indigène plutôt ridicule. Mais en dépit de ces minces reproches, cette première version de King Kong mérite sa place au rang des plus grands longs-métrages, l’élite de ceux qui ont crée un mythe pour des générations de spectateurs.
petitlapinnoir
petitlapinnoir

73 abonnés 341 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 avril 2020
Sidérant. King Kong, après toutes ces décennies, reste plus que jamais un film mythique, et n'a rien à envier aux remakes qui ont suivi. Mais ce qui m'a le plus frappé, c'est la violence inouïe (pour l'époque) de certaines scènes. Les décors, sublimes, témoignent du budget colossal dont le film a bénéficié. Mythique on vous dit...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 août 2019
Oh grand chef-d'œuvre simiesque aux intrigues diverses ! L'Amérique en crise grande dépressive accueil forcément cet animal souverain gigantesque. C'est superbement fun de voir ça en noir et blanc, la compagnie animale vestige préhistorique est bien préservée sur cette île aux coutumes indigènes païennes, une bataille épique entre monuments pré-chronologiques. Comme une pellicule du musée de la conversation cinématographique, New-York New-York ramenant son public raffiné à Broadway devant l'imposant Roi des King. Sa puissance sur-animalière brise ses chaînes humaines ridicules, l'union ne fait leur force face à Kong. Ça ne rigole pas avec ses dents dangereuses qui arrachent l'écran, il n'y aura pas de pitié ! Sauf pour sa blonde adorée, un amour sauvage à Empire State Building haut les clichés, la mamzelle en détresse crie parce qu'elle a vue un monstre phénoménal dans les annales du cinéma.
Nicolas L.
Nicolas L.

122 abonnés 2 119 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 août 2018
Pur personnage de cinéma. King Kong a été crée par et pour le septième art. Ce qui est assez bluffant dans ce film de 1933 c'est la qualité,pour son époque, des effets spéciaux. Après l'histoire est ce qu'elle est, les personnages humains ne sont pas très intéressants car le sujet c'est Kong. La mise en scène est plus technique qu'artistique mais qu'importe ça reste du spectacle (même en 2015) et ce film reste le témoin d'une date clef dans le cinéma fantastique.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 avril 2018
Ils ya eu tellement de reproduction et adaptation depuis la sortie de loriginal en 1933 comme kong skull island le fils de king kong .....et bien dautres je parle de celui de karl dehnam .surement lun des meilleuts king kong avec celui sortit en 2005 .il ya eu bcp daction des scénes
Spectaculaire et touchante et yn suspence jusqua bout .mérite bien 4/5!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 février 2018
"King Kong" est un excellent film culte, créatif, intelligent et original avec une très belle histoire, des scènes marquantes, des décors impressionnants, des répliques cultes, un scénario simple mais efficace, des effets spéciaux grandioses et des acteurs excellents.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 septembre 2017
Créatif, intelligent et original, "King Kong" est un excellent film culte avec une très belle histoire, des scènes marquantes, des décors impressionnants, des répliques cultes, un scénario simple mais efficace, des effets spéciaux grandioses et des acteurs excellents.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 août 2017
Créatif, intelligent et original, "King Kong" est un chef d'oeuvre du septième art avec une très belle histoire, des scènes marquantes, des décors impressionnants, des répliques cultes, un scénario simple mais efficace, des effets spéciaux grandioses et des acteurs excellents.
alouet29
alouet29

95 abonnés 1 514 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 juin 2017
Bien entendu, tout cela parait bien vieux, suranné, décalé, démodé, mais il faut saluer néanmoins l'inventivité du scénario, le travail sur les effets spéciaux et le casting, tout particulièrement Fay Wray qui incarne Ann Darrow (la belle)
py314159
py314159

2 abonnés 145 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 avril 2017
Le film original tourné, la nuit, en même temps que La Chasse du Comte Zaroff, le jour, avec la même actrice principale. Deux films majeurs qui en ont inspiré tant d'autres ! Les morceaux de bravoure ne manquent pas pour ce film diablement efficace !
Ricco92
Ricco92

295 abonnés 2 349 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 mars 2017
Film mythique du cinéma fantastique, le King Kong de 1933 est toujours aussi beau de nos jours.
Bien sûr, le film possède certains clichés misogynes spoiler: (Fay Wray incarne une femme victime qui est sauvée par l’homme de sa vie, homme dans les bras duquel elle tombe avec une rapidité incroyable, les marins enchainent les propos que l’on jugerait aujourd’hui machistes…)
et racistes spoiler: (le cuisinier chinois avec sa tenue chinoise traditionnelle ; les habitants de l’île sont typiques du sauvage tel que le cinéma hollywoodien se le représentait ; quand Denham apprend que la femme du village qu’il voit est une offrande à Kong , il dit au Capitaine Engelhorn "Chic ! Tachez d’avoir quelques détails" mais s’oppose à la volonté du chef du village de prendre Ann, une blanche, comme offrande ; les hommes blancs osent s’aventurer sur le territoire de Kong alors que les noirs du village s’abritent derrière une muraille ; le dialogue "On dit que c'est une espèce de gorille ! - Oh! Comme si y en avait pas assez à New York !" qui sent fortement l’insulte raciste…)
de son époque. De même, les dialogues d’exposition sont assez peu naturels et trop didactiques mais permettent d’installer rapidement les éléments du film.
Cependant, une fois ces caractéristiques inhérentes au cinéma d’aventures hollywoodien d’alors acceptées, King Kong se révèle un film enchainant les séquences mémorables qui ont marqué l’histoire du 7ème art spoiler: (la séquence où Ann joue un cri d’effroi qui est à la fois un hommage aux conditions de tournage du cinéma muet encore proche et une annonce de ce qu’elle fera plus tard face à Kong ; la première apparition de Kong ; les différents combats entre Kong et les dinosaures ; Kong à travers New York…)
.
Mais King Kong se distingue surtout par la qualité de ses effets spéciaux. Willis O’Brien atteint l’apogée de sa maitrise de l’animation image par image (technique qu’il avait déjà utilisée pour mettre en scène des dinosaures dans Le Monde perdu huit ans auparavant). Évidemment, ceux-ci sont beaucoup moins crédibles que les effets numériques actuels (et la connaissance des dinosaures étant moins grande à l’époque qu’aujourd’hui faisant que les caractéristiques de ceux-ci ne semblent pas toujours justes) mais ils possèdent une poésie absente des trucages modernes et étaient surtout pour l’époque une véritable révolution.
De plus, le film possède une vision assez critique de la civilisation américaine n’hésitant pas à sortir un animal de son milieu d’origine en ne pensant pas aux risques éventuels uniquement pour des buts lucratifs et de glorification. Cette même civilisation est montrée également comme ne possédant aucune pitié envers ses ennemis quand les avions continuent à tirer sur Kong, qui ne cherche d’ailleurs qu’à partir avec celle qu’il considère comme étant sa femelle (le fameux thème de La Belle et la Bête cité explicitement dans le film d’ailleurs), alors que celui-ci est déjà mortellement blessé.
D’un point de vue technique, la mise en scène de Merian C. Cooper et d’Ernest B. Schoedsack, sans être révolutionnaire, est très efficace et met pleinement en avant la qualité des effets spéciaux et la musique de Max Steiner illustre parfaitement le gigantisme caractéristique de son personnage éponyme.
Plus de 80 ans après sa réalisation, King Kong se révèle donc toujours une œuvre majeure du cinéma fantastique et une belle réussite pleine de poésie aux effets spéciaux extraordinaires. Une date dans l’histoire du cinéma.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 février 2017
Le film datant de 1933, il est normal qu'il à vieillis mais pour l'époque c'est vraiment sublime. Les décors sont splendides, les personnages attachants et fabuleux et une petite touche de romantisme est à noter. Un scénario à la hauteur de ce que je m'attendais et une musique presque angoissante et intrigante.
Une première partie plus centre sur la découverte de l'ile pour cette équipe avec notamment ces autochtones. La deuxième partie est tout autre chose et vraiment centré sur ce singe imposant et plein de colère.
Quand au final il est juste grandiose et marquant avec une touche poétique.
Très réaliste pour l'époque et des effets spéciaux déjà remarquables
dougray
dougray

277 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 décembre 2016
J’ai longtemps attendu avant de découvrir le "King Kong" original de 1933. Il faut dire que les extraits que j’en avais vu avec l’animation en stop-motion paraissait bien vieillots, surtout quand on est gamin. Il m’aura, donc, fallu attendre l’âge adulte et une certaine curiosité de cinéphile pour visionner ce film fondateur du mythe de King Kong qui n’est pas l’adaptation d’une roman ou d’une légende locale mais bien une création originale (ce qui est assez rare pour être souligné). Et mon jugement est… mitigé. Je n’ai pas grand-chose à reprocher aux effets spéciaux, bien au contraire ! Ils constituaient, en effet, un véritable tour de force lors de la sortie du film, qui a révolutionné le genre et pleinement contribuer à démocratiser les films de monstres sur grand écran. Les apparitions de King Kong sont, d’ailleurs, assez savoureuses, avec le recul du temps, puisqu’on peut imaginer sans peine la frayeur qu’il a dû provoquer à l’époque tout en se délectant de ses changements d’apparence et de taille au cours du film. Les autres créatures préhistoriques s’apprécient de la même façon (même si elles font un peu plus carton-pâte) et, une fois encore, on ne peut que saluer le talent des créateurs de l’époque qui ont su reconstituer un univers des plus dépaysant à une époque où le public n’avait pas grand-chose à se mettre sous la dent. Mon principal problème avec "King Kong" est, en fait, inhérent à la nature même du film qui a les défauts de ses qualités. Le mot d’ordre étant d’en mettre plein la vue aux spectateurs avec des monstres terrifiants et des effets spéciaux jamais vus, on ne peut s’étonner que bon nombre de scènes soient consacrées aux affrontements entre créatures ou encore au sort de la gente demoiselle prisonnière de la main du signe géant. Malheureusement, à partir du moment où Kong apparaît, le film, qui faisait preuve jusque-là d’une intéressante subtilité et faisait gentiment monter la tension, se transforme en une succession de scènes spectaculaire où les dialogues se limitent à des cris de frayeur et où les scènes ont tendance à se répéter. Mon jugement aurait sans doute été très différent en 1933 mais, aujourd’hui, il manque un peu de substance au film lors de ces différentes séquences. La capture de King Kong redonne un peu de vigueur à l’intrigue avec des personnages qui retrouve de l’importance… mais son évasion oriente, à nouveau, le film vers le spectaculaire à tout prix, et ce jusqu’à la mythique scène de l’Empire State Building. Ce final légendaire est, bien évidemment, bien moins spectaculaire aujourd’hui mais il permet un dialogue, également, devenu culte ("Les avions n’y sont pour rien. C’est la Belle qui a tué la Bête") qui rappelle que "King Kong" n’est pas qu’un film de monstre. Il s’agit, avant tout, d’une relecture inattendue de "La Belle et la Bête", soit un angle de lecture qui apporte une vraie plus-value au film. Il en est de même concernant les velléités mercantiles du réalisateur au mépris de la sécurité la plus élémentaire et, plus généralement, du respect des règles de la Nature, qui apporte une certaine épaisseur au récit. La captivité de Kong est, à ce titre, un intéressant renversement des rôles qui amène le spectateur à une certaine réflexion. Le travail sur les décors mais, également, sur les éclairages est, également, un atout majeur du film qui bénéficie, ainsi, d’une identité forte… qu’on aurait aimé trouver chez les personnages. En effet, à l’exception notable du réalisateur inconscient Carl Denham (Robert Armstrong très bien), il me parait difficile de se satisfaire totalement des prestations du falot Bruce Cabot en sauveur de ses dames et même de Fay Wray, pourtant starifiée par le film, mais qui se voit un peu trop cantonnée au statut de Screaming Queen (ce qu’elle fait très bien du reste) alors qu’elle a démontrer, notamment, avec "Masques de cire" (sorti la même année), qu’elle savait se montrer bien plus espiègle que nunuche. Ce constat confirme que King Kong est définitivement un film à grand spectacle qui privilégie les effets spéciaux et les scènes d’action… ce en quoi il préfigure les blockbusters hollywoodiens actuels. Ce serait, tout de même, se montrer injuste avec un film qui su révolutionner le monde des effets spéciaux et marquer l’histoire du cinéma. Il n’en demeure pas moins qu’il a bien moins bien résister aux affres du temps que bon nombre de ses contemporains.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

168 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2016
Il n'y a plus grande place pour la critique quand un film comme celui-ci utilise des effets spéciaux tels qu'on en verra plus avant quarante ans. On ne peut guère plus dire objectivement que deux choses : les combats prennent trop de place dans l'intrigue (et encore, si ça justifie un peu plus de ces étonnants effets visuels !) et deux mots reviennent un peu trop souvent dans les dialogues : "aargh" et "groaar". Curieusement, son avance technologique, qui se ressent aussi dans le propos, ne l'a pas empêché de très mal vieillir et c'est devenu une oeuvre très soporifique ; attention donc aux critiques largement positives qui n'en font pas cas.
Chris46

584 abonnés 978 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juillet 2016
" King Kong " grand classique du 7e art . C'est l'histoire de l'actrice Ann Darrow ( Fay Wray ) qui est engagé par le réalisateur Carl Denham ( Robert Armstrong ) pour être la vedette de son prochain film qu'il veut tourner sur une île mystérieuse nommer skull Island . Ils se rendent sur l'île grâce au navire commander par le capitaine Englehorn et son second Jack Driscoll ( Bruce Cabot ) . La bas ils vont être confronter à toute une faune préhistorique qui à survécu et à un gorille géant baptiser King Kong qui à kidnapper Ann . Ils vont alors se lancer à sa poursuite pour la sauver ...
" King Kong " de Ernest B . Schoedsack et Merian C . Cooper est un très grand classique du cinéma . Un film qui à marquer l'histoire du cinéma lors de sa sortie en 1933 . L'histoire est originale pour l'époque et prenante celle d'une équipe de tournage qui vont se retrouvé aux prise avec un gorille géant et une faune préhistorique sur une île mystérieuse ce qui va les embarqué dans une aventure remplit de suspense , de rebondissement et d'action . Le film est riche en scéne devenu culte spoiler: ( King Kong qui se bat contre le T-rex , l'évasion de King Kong dans les rues de New York ... )
dont certaines sont devenu mythique et ancrer dans la mémoire collectif spoiler: ( King Kong en haut de l'empire state bulding avec les avions qui lui tournent autour pour l'abattre )
.
Les trucages et effets spéciaux qui donnent vie à King Kong et aux créatures préhistoriques du film étaient révolutionnaire et époustouflant à l'époque . Bien évidemment aujourd'hui les trucages paraissent désuet vu l'évolution des effets spéciaux depuis 80 ans mais contiennent un charme désuet indéniable . Les spectateurs découvrait tout un bestiaire effrayant et impressionnant pour l'époque avec en tête de liste le fameux gorille géant King Kong qui à effrayer et impressionner es spectateurs du monde entier à l'époque . King Kong est devenu un monstre mythique du cinéma que tout le monde connait aujourd'hui sans forcément avoir vu le film . Les décors du film sont également grandiose pour l'époque que ce soit les décors de l'île de skull Island ou les décors de New York avec en autre l'empire state building . Sans oublier une très bonne musique qui colle à merveille à l'ambiance du film . Quand on se replace dans le contexte de l'époque on se rend compte à quelle point ce film était un spectacle grandiose qui a vraiment marqué les esprits des spectateurs . Même si aujourd'hui le film a perdu de sa puissance d'antant du aux poids des années ( plus de 80 ans se sont écoulé depuis sa sortie en 1933 ) sa reste toujour un film prenant et divertissant .
Le film est porter par un bon casting dont Fay Wray qui joue l'actrice Ann Darrow , Robert Armstrong dans le rôle du réalisateur Carl Denham ou encore Bruce Cabot qui joue Jack Driscoll le second du bateau qui vont être confronter aux gorille King Kong sur l'île mysterieuse de skull Island .
" King Kong " était à l'epoque le premier grand film de monstre devenu instantanément une référence et un classique dont le succès à ouvert la voie à tout les films de monstres qui ont suivi comme " godzilla " . Le film connaîtra une suite assez méconnu sortit la même année ( " le fils de Kong " ) largement moins réussit que son aîné . " King Kong " fera également l'objet de deux remake . Le premier remake nommer également " King Kong " est sortit en 1976 est un remake plutot réussit et divertissant même si il est inférieur au film original . Il sera suivi d'une suite nommer " King Kong 2 " sortit en 1986 . Et le second remake toujour baptiser " King Kong " sortit en 2005 réalisé par Peter Jackson ( réalisateur du seigneur des anneaux ) est un remake grandiose qui rend un belle hommage au film originale .
En tous cas cette premiére version de " King Kong " sortit en 1933 reste un grand classique du 7e art qui à lancer le mythe King Kong dans la culture populaire et que tout bon cinéphile se doit de visionner .
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