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loulou451
146 abonnés
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5,0
Publiée le 8 septembre 2009
Une des œuvres majeures du cinéma français de la fin du XXe siècle. Non seulement pour son scénario tendu, violent, parfois épique, cruellement romantique, mais également pour sa forme, sa mise en scène exceptionnelle, aussi urgente que son thème, rythmée et inventive, sur le fil du rasoir, rehaussée par un montage aux petits oignons. Un film culte pour toute une génération.
Un film coup de poing. Cyril COLLARD était au cinéma ce que fut Arthur RIMBAUD à la poésie, en étant peut-être moins prolifique, mais avec la même sensibilité à fleur de peau !
Très dur de faire une critique de ce film sans toucher à son réalisme, sans dénaturer sa vérité. L'histoire de Cyril Collard est une tragédie qu'il a eu le talent de savoir mettre en images et en musique. La voix de Shane MacGowan ajoute sa part de nostalgie à cette époque encore très insouciante des années 90. On peut déplorer la cruauté des personnages, mais ils respirent l'authenticité, on peut déplorer la violence des scènes mais elles sont à la hauteur de la passion et de l'enjeu de la relation entre Laura et Jean. Cyril a mis toute l'énergie du désespoir de sa mort certaine dans ce film, mais avec beaucoup de grâce, d'amour et de beauté, malgré tout le reste. Cynisme non, réalisme oui. Unique en son genre, chef d'oeuvre immanquable.
25 ans après sa sorite, Les Nuits fauves garde son parfum sulfureux destiné aux culturomondains qui l'ont étiqueté Film d'une génération. Mais de quelle génération s'agit-il ? Non pas celle des années Mitterand frappée par la crise de l'emploi et le détricotage des acquis sociaux, mais de la jeunesse bourgeoise enfantée par les soixante-huitards germanopratins, dont la seule raison d'être est la jouissance sans limite. Découpage à l'arrache, dramaturgie hasardeuse, emboitage de scènes bouclées sur elles-mêmes, traversée par un personnage féminin exploité en mieux par Truffaut dans Adèle H ou La Femme d'à côté, avec au passage un discours antiraciste sans rapport avec le sujet, mais qu'on a introduit pour assurer les sourcilleux qu'on est bien dans un film de gauche. Cyril Collard a du charisme, il a même un côté Alain Delon, et Romane Bohringer aura joué là le film de sa vie. On en sort toutefois fort mal à l'aise, la faute à des personnages détestables, baignés dans une atmosphère hystérique, qui font passer les films de Zulawski pour de la zénitude Bressonienne. Derrière l'universalité revendiquée du sujet, se dévoile un film nombriliste, peinture d'une faune parisienne qui vit en cercle fermé.
Cyril Collard a eu le mérite de parler de la bisexualité et du sida, et des difficultés à vivre ces deux conditions, avec extrêmement de réalisme. Un réalisme ancré dans la vraie vie, criant de vérité, et non pas une simple adaptation de roman au cinéma. "Les nuits fauves" est une oeuvre forte et atypique, largement autobiographique, dans laquelle Romane Bohringer s'est visiblement investie avec beaucoup de générosité. Elle y joue de fait avec ses tripes une jeune héroïne folle amoureuse, dont l'amour exclusif la conduira à l'obsession et à l'hystérie. Drame de cette passion impossible à vivre, déchirante. Et pourtant le message du film est un message d'espoir, que Cyril Collard a transmis avec un formidable amour de la vie.
Un film et un livre magnifique de Cyril Collard qui marque une ére nouvelle du cinéma, un nouveau théme: le sida mais on ne le représente pas ici de façon tragique accompagné par un orchestre mélo, on le montre plutôt tel qu'il est sans doute: cet virus qui bouffe non seulement la vie mais aussi les autres, ceux qu'on aime le plus et qui finit par nous détruire en profondeur. Romane Bohringer est magnifique dans ce film!
La réalisation est très réussie, la manière de filmer les rues, les boites et immeubles fait pensé a Schatzberg ou Friedkin. Les personnages sont peu attachants je trouve et parfois les situations sont lourdes (cela reste correct). Film pas politiquement correct cela fait du bien même si on est en désaccord avec certains propos, quelques dialogues pas mal ecrit en plus.
film honteux, répugnant, dégoutant! Collard était en fait un monstre qui allait à droite, à gauche, et qui du même coup refilait le sida aux autres. Alors que cette maladie continue de faire des ravages, certains pseudo-intellos osent qualifier ce film de "culte"! C'est à vomir! Evidemment, toute l'intelligentsia opportuniste et ecoeurante du cinéma français n'a pas oublié de récompenser ce chef d'oeuvre! Plus un film est gerbant, immoral et caricatural, plus il a de chance d'être porté aux nues! C'est navrant. Chao Cyril! J'espère pour toi que les diables qui t'accompagnent en enfer sont aussi "ouverts" que les humains que t'a contaminé de ton vivant!
A cause de la polémique suscitée par le film et son réalisateur à sa sortie (qui renforçait l'amalgame SIDA-homosexuels-drogués auprès de la population "bien-pensante"), Les nuits fauves est passée à côté d'une véritable reconnaissance artistique. Ce qui ne l'a pas empêché de recevoir de nombreuses récompenses. Le film a cependant engendré quelques malentendus. Difficile alors en pleine année 1993 de parler des Nuits fauves sans déclencher l'ire de certains de vos interlocuteurs. Personnellement, ce film m'a autant touché que le Querelle de Fassbinder et reste à mes yeux une des plus belles productions cinématographiques des 20 dernières années. Mention spéciale pour les acteurs qui donnent là toutes leurs tripes et leur âme (notamment Romane Bohringer) et à la bande son, composée par Collard et Bini : un film dur mais profond. Une véritable oeuvre d'écorché vif...
Adepte du Barebacking, Cyril Collard s'est construit un film narcissique, autobiographique et interminable, dans lequel il discourt sur l'amour, la mort, les paraphilies et un peu tout ce qui lui passe par la tête. Sa mort a suffit pour rendre ce film culte et césarisés. A tord semble-t-il.
Autodestruction, destruction des autres donc par je m'en foutisme, narcissisme, nombrilisme, égoïsme, égotisme, outrances, même si les acteurs sont à la hauteur, ça reste au niveau du caniveau. Bref, merci mais non merci.
Film dur qui est rendu accessible par la présence et magnifique interprétation de Romane Bohringer. attention certains scènes peuvent choquer. PLV : le sujet reste malheureusement d'actualité.
Un film référence des années 90 mais uniquement pour le sujet traité et parce que son réalisateur césarisé est mort juste après. Car on ne peut pas dire que ce soit un chef d'oeuvre. La mise en scène est brouillonne, les acteurs pas terrible hormis la prestation de Romane Bohringer. Mais surtout le message véhiculé est tellement malsain... ou alors quelque chose m'a échappé.