Les Nuits Fauves
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71 critiques spectateurs

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chrischambers86

16 164 abonnés 13 116 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 octobre 2019
Premier long sur les annèes sida où l'on ressent l'urgence de son auteur de faire ce film là. "Les nuits fauves" est une oeuvre bouillonnante de vie et d'ènergie avec deux rèvèlations, deux noms qui s'imposent et qu'on oubliera jamais : Cyril Collard & Romane Bohringer, deux enfants terribles de toute une gènèration, amoureux, dèchirès et follement romantiques! Le film èmotion de 1992 et un style qui tèmoigne d'une libertè et d'une vitalitè rares, tournant le dos à priori esthètiques, mèlangeant les courants et les genres! La mise en scène de Collard est absolument stupèfiante! Sa mort en 1993 laisse un vide car très vite le public avait ètè conquis par la sincèritè et le brio du rèalisateur-acteur! Triomphe mèritè aux Cèsars et des souvenirs gravès à jamais dans ma mèmoire! C'est cru, brutal et vrai! 5* haut la main...
Gonnard
Gonnard

287 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 octobre 2010
Déchéance est le maître-mot de ce film. Du coup, le plaisir du spectateur est en réduit à la portion congrue. Voir un homme se jeter à corps perdu dans le vice et le stupre, se quereller sans cesse avec son entourage et hurler de temps à autre qu’il veut vivre, c’est pas très fun. L’absence de scénario n’arrange rien. On passe d’une scène à une autre sans comprendre pourquoi. Pour un film de 2h, c’est gênant. Un film coup de poing ? Oui, dans le sens où le héros mène une vie de dépravé et car il réalise des choix révoltants. En revanche, il est étonnant de constater combien « Les nuits fauves » caressent les préjugés dans le sens du poil. Le film accrédite la thèse selon laquelle les séropositifs sont tous des pédérastes drogués, errant tels des ombres dans la nuit urbaine, menaçant les honnêtes passants de les contaminer par le simple contact avec le redouté liquide écarlate. On peut difficilement faire mieux. Et c’est peut-être la plus grande déception du film. Une œuvre qui se veut choquante, histoire de remuer les bonnes consciences bourgeoises, mais qui finalement renforce les topos collectifs. Malgré lui bien sûr, ce qui encore plus navrant.
Julien D

1 337 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 juin 2014
C’est en fait uniquement pour son écriture autobiographique que Les nuits fauves a su s’imposer, au début des années 90, comme un témoignage poignant de l’émergence de l’épidémie du Sida au sein de la communauté homosexuelle. En effet Cyril Collard, acteur-réalisateur mais aussi auteur du livre qu’il auto-adapte, a succombé à la tristement célèbre maladie sexuellement transmissible quelques jours à peine après avoir été multi-récompensé à la cérémonie des Césars, garantissant ainsi le capital dramatique de son film. Pourtant, le scénario de cette chronique filmée de façon désordonnée (aucun effort sur la photographie ni la mise en scène et montage trop elliptique pour creuser les personnages) et dont les deux principaux personnages, incarnés par Collard et la jeune révélation Romane Bohringer, ne sont que des individus qui s’avèrent fort détestables (lui de par son nombrilisme, elle à cause de ses crises d’hystérie), n’a rien de fondamentalement émouvant ni d’original. Avec un minimum de recul, on peut même y voir une accumulation de clichés nauséabonds sur les homosexuels qui apparaissent au final comme des créatures nocturnes libidineuses aux pratiques sexuelles avilissantes (polygamie, orgie et sadomasochisme) et surtout comme les diffuseurs sans culpabilité d’un virus mortel.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 décembre 2011
En 1992, Cyril Collard réalise un film assez poignant, bien que plutôt moyen formellement. Il faut reconnaître que l'interprétation est assez exceptionnelle ( notamment Romane Bohringer, qui a reçu le césar du meilleur espoir féminin pour sa prestation. Cela dit, son personnage respire l'hystérie, et cela est purement insupportable par moments... ) mais je trouve que Les Nuits Fauves possède un caractère relativement nunuche, en dépit de la sincérité avec laquelle Cyril Collard entreprend la réalisation de son film : en effet, l'acteur - auteur - réalisateur adapte son propre roman s'inspirant d'un sujet grave le concernant ( l'arrivée du virus du SIDA dans les années 1980 ). Mais là où un Johnatan Demme ( Philadelphia ) et un André Téchiné ( avec un film comme Les Témoins ) parviennent à nous émouvoir sans tomber dans la sensiblerie, Collard ne parvient pas à éviter le piège du misérabilisme ( et à mon avis, le jeu de Romane Bohringer y est pour beaucoup, bien que magistral paradoxalement ). On reconnaît, malgré la pauvreté formelle des Nuits Fauves ( montage injustement encensé, photographie sans âme...), que le jeune cinéaste connaît son sujet, et qu'il mérita symboliquement et à titre posthume son césar de la meilleur première oeuvre en 1993. A voir.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 octobre 2011
En toute franchise, si ce film n'avait pas été le seul long-métrage réalisé, scénarisé et interprété par un sérépositif qui jetait ses derniers feux dans cette entreprise, il serait tombé aux oubliettes. Il y a un sujet très fort à savoir le SIDA, ou plutôt la vie d'un homme atteint de cette maladie, qui est pris par un aspect a-priori intéressant : au lieu de se morfondre, vivre intensément ses derniers instants. Tout d'abord, j'ai beau être aussi natif du 19 décembre, j'ai du mal à comprendre en quoi faire l'amour, tout en sachant qu'on est séropositif, sans préservatif et sans prévenir son partenaire est un acte de force ou d'amour ou de je-ne-sais-quoi... Je suis peut-être trop terre-à-terre mais je n'arrive du tout à comprendre le point de vue de Cyril Collard que je trouve scandaleux pour ne pas dire criminel. Ensuite pour vraiment en revenir au film, la structure est dérangeante. Le réalisateur manie pendant deux heures l'ellipse n'importe comment et on passe d'une scène à l'autre sans savoir pourquoi. On sacrifie ainsi totalement la consistance des personnages qui ont l'air de passer leur temps à se disputer et aussi la profondeur émotionnelle que l'on pouvait tirer d'un tel sujet. Vous comprendrez que pour moi ce film n'a absolument rien d'une grande oeuvre ou d'un quelconque film culte.
L'homme le plus classe du monde
L'homme le plus classe du monde

365 abonnés 450 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2013
Un film touchant, en partie grâce au contexte dans lequel ce film est sorti (la mort de Cyril Collard). Filmé un peu l'arrache, "les nuits fauves", n'en reste pas moins magnifique. Le coté "poète écorché vif", m'a parfois fait penser aux personnages des films de Leos Carax. Dommage que cette douce mélancolie se transforme dans la dernière demi-heure, par une crise d'hystérie discontinue particulièrement agaçante.
Phil MacGyver
Phil MacGyver

30 abonnés 190 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 septembre 2022
J'ai énormément de mal à comprendre en quoi avoir des rapports sexuels, tout en sachant qu'on est séropositif, sans préservatif et sans prévenir son partenaire, est un acte de force ou d'amour ou de je-ne-sais-quoi... Je suis peut-être trop terre-à-terre mais je n'arrive pas du tout à comprendre le point de vue de Cyril Collard que je trouve particulièrement douteux, pour ne pas dire criminel... Si, disons-le !

"Tu peux pas juger ça, tu sais pas c'que ça fait."
Euh si je peux juger. C'est un comportement irresponsable, dangereux, hypocrite et égoïste !
"Tu sais, parfois je suis prêt à tout pour oublier que je crève à petits feux. Tu sais c'que c'est ? Vivre avec cette menace ? Minute après minute."
C'est très touchant tout ça, mais ta souffrance est censée justifier les risques que tu imposes aux autres à leur insu ?
Être sur le point de perdre la vie ne devrait-il pas t'apprendre à quel point elle est précieuse, celle des autres y compris ?

En fait, avec ce film, on est dans la victimisation insupportable où, sous prétexte qu'on souffre, on a un alibi en béton qui justifie tout pour faire n'importe quoi.
Avec une personne qui ne voit la souffrance que quand ça la concerne.
Un "héros" qui veut faire de son film une ode à la vie, avec le fascinant paradoxe de totalement mépriser celle des autres.

Et puis "la rage de vivre". Je rigole...
Le réalisateur vous montre la beauté de la vie nocturne sous les ponts, et attention, ça fait envie ! :
Éponger des gars à l'aveugle dans des rues sordides, se faire même uriner dessus à la demande (je n'invente rien, c'est dans les séquences "pioure émocheune vérité vraie" du film)... Clair que ça vaut le coup de se battre pour pouvoir continuer à servir de cuvette au premier venu.
Il veut vous hurler que la vie est le plus beau des cadeaux, qu'il faut se battre jusqu'au bout pour elle, mais rien dans sa vie ne fait rêver: Alcool, drogue, rencontres de passage, sexe brut à la volée sans sentiments et dégradant...
D'accord il est censé être à la dérive par désespoir, mais le magnifique "héros" du film n'a pas attendu le Sida pour être irresponsable, égocentré et toxique. C'était déjà sa vie avant, et c'est ce qui l'a amené là et pas le contraire. Son désespoir il se l'est créé, et il ne manque pas de contaminer les autres.
Si tu veux donner un sens à ta vie avant de mourir et partir dignement, va plutôt creuser des puits en Afrique, mon gars, parce que les joies du sexe vulgaire et vain sous un pont mal éclairé comme baroud d'honneur forcent plutôt la consternation que l'admiration...

Notre héros, "admirable écorché vif" rebelle avant tout, vit sa vie à cent à l'heure comme un grand, même avec sa tuture, sans jamais se soucier des autres, jusqu'à l'accident.
On est trop fier de lui, quel homme qui nous montre tellement bien à quel point la vie est précieuse à ses yeux. On est forcément convaincu par la démonstration !

C'est très étrange la manière choisie pour montrer le désespoir de perdre la vie.
Que l'on se referme sur soi-même en déprimant et en hurlant à l'injustice me paraît logique, mais que l'on abîme, qu'on salisse carrément le peu de temps qui reste, lance un message assez embarrassant je trouve, et ne rend pas le personnage aussi touchant que le film voudrait nous le présenter.

Ce personnage très ambigue, n'est pas totalement une fiction en fait.
Le scénariste/réalisateur/acteur prend le risque de s'inspirer de ses propres expériences (dixit son roman autobiographique) et de sa fin probable (qui arrivera peu après), sans fioritures ni retenue. C'est courageux, mais la manière dont les questionnements sont amenés vont à l'encontre du respect qu'il aimerait inspirer, et donne à sa "logique" un goût qui ne passe vraiment pas bien.
Il passe son temps à jongler avec le côté "injuste" de sa situation sans jamais se demander si ce n'est pas quelque peu "injuste" que d'autres risquent de se faire contaminer par ses actions.
Et il faut le plaindre... C'est le héros de "son" film en fait !

Les autres personnages du film, évidemment "à fleur de peau" aussi, "pioure émocheune" oblige, n'arrangent vraiment pas le niveau général.
Son copain Sammy est un pur troud*c dans la grande tradition de ce qui est bien puant.
Laura... Oh my God ! Elle se comporte avec une rare bêtise, est terriblement possessive, immature et hystérique. Et pas n'importe quelles crises d'hystérie, les crises d'hystérie pioure émocheune with no simulaicheune vraiment gavantes pour les Césars.

Les dialogues du film sont souvent très mauvais, à tel point qu'ils semblent régulièrement être improvisés.

Avouons quand même que la fin tout au bout de l'Europe est très inspirée. Plus contemplative et moins forcée, elle est ce que le film aurait dû être tout le long.

Reconnaissons également que si son film est globalement mal foutu et finalement très prétentieux malgré une fausse humilité de surface, Cyril Collard est un excellent acteur, au jeu fougueux et passionné.
Dommage que ce soit pour défendre un propos biaisé et une réalité très contestable !

Pour résumer, un film brut et sincère, mais qui oscille constamment entre le touchant, le douteux et le nullissime.
Un film également très paradoxal et hypocrite, et sacrément égocentré, ne voyant le problème que d'un point de vue étriqué et très arrangeant pour son auteur, lui permettant (illusoirement) de se dédouaner.

Mais ce qui est bien le plus douteux, le plus dérangeant, c'est de présenter à l'époque comme le symbole d'une génération, un soi-disant "héros", quelqu'un qui risquait la vie de ses partenaires à leur insu.
C'est incroyable quand même à quelle point la fatuité de certains médias arrive à falsifier la réalité, la renverser en insultant implicitement des victimes collatérales qui n'ont rien demandé, juste pour créer de faux événements "intellectuels" et s'en gargariser.
Tout ce tapage, tous ces hommages de "gens qui savent et ont tout compris (et vont vous apprendre en toute condescendance)" à l'époque - j'y étais -, pour un individu qui osait parler de la vie sans respecter celle des autres.
Puis, passé le phénomène de mode qui remplit glorieusement les discussions dans les cocktails mondains, on s'invente un nouveau sujet "de société" d'importance calculé pour s'astiquer la cervelle et refaire le monde sans rien faire, entre gens de bonne compagnie. Consternant... et terrifiant en fait !

J'ai mis presque 30 ans pour voir ce "chef-d'oeuvre" qui devrait plutôt s'appeler "Les Nuits Pauvres", j'aurais pu encore attendre tant la "leçon de vie" qui en ressort ne me concerne pas.

A voir... par curiosité et témoignage des paradoxes des hommages à la vie que nous pondent régulièrement les médias avides de buzz rentables...
Juliette-Moins-Clyde
Juliette-Moins-Clyde

24 abonnés 246 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 novembre 2010
Les nuits fauves est un film difficile, né d'une maladie qui implose dans la mise en scène par son absence, sa représentation abstraite et secondaire. La passion dévastatrice qui lie Laura et Jean nous plonge dans un tourbillon charnel, plein d'ardeur, de masochisme, de destruction et de souffrance, toujours soigné par un réalisme et difficile à encaisser quand on connaît la vérité sur Cyril Collard. Je ne le connaissais pas, mais au-delà d'être un réalisateur brut et talentueux, il est un acteur au charisme troublant. Son regard, son allure, son sourire, ses traits, tout est propice à créer un trouble. Romane Bohringer est parfaite lorsqu'elle campe avec vivacité cette sauvage amoureuse et ingénue. Finalement, Les Nuits Fauves n'a rien de divertissant, il est juste l'expression d'une souffrance qui cherche à s'élever au-delà de ses propres limites, et qui sort de son silence à coups de cris, de coups de poing et de passion.
SebD31
SebD31

102 abonnés 553 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 août 2009
Un film déchirant et désabusé, très dur, véritable cri de douleur, de colère. Une mise en scène nerveuse, à l'image de son auteur parti trop vite. Le film choc sur les années sida !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
S'il n'y avait pas eu le drame humain vécu par son réalisateur, ce film serait sans doute devenu une référence du ridicule. Outre une fascination pour le sordide, le film accumule les maladresses pour tenter de faire passer un message pompeux et prétentieux sur la vie et l'amour. Or il ne s'agit que d'une quête désespérément egoïste d'un personnage à la dérive. Pourtant c'est dans ces maladresses que le film est sans doute le moins inintéressant. En voulant appuyer naïvement un discours à la limite de l'idéologie la plus totalitaire, elles dévoilent involontairement l'authenticité refoulée du réalisateur. Reste que c'est ce discours, et non un film, qui a été récompensé par une académie des Césars qui, une fois encore, s'est fait une idée bien étrange du cinéma.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2013
une mise en scène pas génial pour ne pas dire moche une grosse claque dans la gueule et pas de celle qui fait plaisir. romane bohringer une performance a en pleurer et son personnage est jeune, passionné excusable presque mais lui ... quel con. le mec dans la trentaine qui ne prévient même pas une gamine qu'il est atteint du sida et il se décide après mainte et mainte rapport à lui avoué et il dit qu'il l'aime ? la scène du do-mac avec la mère de laura prouve bien a quel point c'est un gamin attardé, je dit pas qu'il doit renié ou chialé sur ce qu'il lui arrive il a raison et c'est admirable de vivre sa vie a fond mais pas de mettre en danger la vie d'autres personnes enfin la c'est surtout la question de sa bisexualité ou il nargue totalement par pure provocation la mère alors que elle ne veut que le bien de son enfant et encore elle est plutôt laxiste sur les bords puisqu'elle la laisse faire ce qu'elle veut. un petit con de bourgeois prétentieux pensent tout connaitre mieux que tout le monde il essaye de démontré sa supériorité sur les autres voila se que je voit chez se type narcissique et égocentrique, bien évidemment je compatis avec ce qu'il lui arrive sa doit être dure du jour au lendemain d'apprendre une telle nouvelle mais je comprends pas son raisonnement. ce qu'il lui est arrivé est bien triste paix a son âme mais le fait même dans faire un film aussi intéressant soit-il quel est le massage ? il y a une utilité oui, une certaine beauté également mais le point de vue de cyril collard est assez révoltant. j'ai eu une boule au ventre tout le long de cette histoire sa ma touché au fond de moi-même une grosse claque dans la gueule et celle-la j'aime beaucoup.
alouet29
alouet29

94 abonnés 1 514 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 février 2017
Ecoeurante et presque malsaine, cette ode à un personnage égoïste et macho donne un film fermé, difficile à comprendre et inutile.
karpathakis y
karpathakis y

34 abonnés 633 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 janvier 2020
Ce n'est pas parce qu'un film est probablement destiné à choquer qu'il ne rend pas son message acceptable ni même intéressant. Beaucoup de gens peuvent être facilement influencés par de tels contenus. Quelle que soit la passion, il n'y a aucune excuse pour afficher un comportement aussi destructeur et autodestructeur que notre héros dans ce film. Il est également tordu de faire croire aux spectateurs qu'il y a de l'amour entre Jean et Laura dans cette histoire, alors que la luxure et le seul mot pour décrire leurs relations. Le film entier est presque comme une excuse boiteuse pour des scènes controversées. Les performances "fortes" des acteurs principaux ne peuvent rien faire pour racheter leurs rôles et ce qu'on pourrait appeler un "scénario". Les Nuits Fauves ce n'est que controverse et aucune idée...dire que j'ai perdu deux heures de ma journée à regarder ce film...
Arkhos
Arkhos

50 abonnés 440 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 septembre 2006
Typique d'un succès français préfabriqué plaisant aux pseudos intellectuels et autres universitaires déjà gaucho.
Bref quand on encense un navet lourd à cause de la mort de son réalisateur, c'est peut être dur à lire pour vous, mais celà traduit la tendance "prise de tête" montante des années 90, colportés par canal + et compagnie....
Sylwish
Sylwish

10 abonnés 79 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 juillet 2018
À vouloir trop crier l'amour, on n'y entend plus rien. Les Nuits Fauves est un film hystérique, où l'urgence suinte de partout. Le montage, d'abord, qui part dans tous les sens. La majeure partie des scènes sont courtes, elles se coupent brusquement, puis reprennent, sans même changer d'angle. Dès le début, le film nous plonge dans une ambiance chaotique usante. Les musiques fusent, quelques secondes par ci, puis s'arrêtent, puis une autre démarre, quelques secondes par là. Les thèmes sont forts : la passion brûle, le corps veut vivre, mais le spectateur ressort sonné de ces aventures. Et pas sonné « waw, quelle claque ! », mais sonné « chut, un peu! ». Le film tourne vite en rond, ça hurle et ça ne se calme pas, ça redit les mêmes mots, ça ressasse les mêmes idées. Si certains acteurs sont épatants (je pense à Romane Bohringer, surtout), beaucoup d'autres fleurent bon l'amateurisme. Il en ressort un film bancal, inégal et au propos peu justifié. Cyril Collard nous parle de sa vie, il crie son désarroi, sa rage, sa soif de vie ; c'est très auto-centré, très maladroit aussi. Les personnages ne sont jamais attachants. Ils sont bêtes et n'apprennent pas de leurs erreurs, ils ne se remettent pas en question, ils restent coincés. Le livre m'avait laissé une bien meilleure impression, bien plus chaude et humaine que ce film sous speed où rien ne décolle jamais vraiment.
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