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Rideau sur l'Écran
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2,0
Publiée le 1 décembre 2025
"Les Nuits Fauves" est une plongée intense dans le Paris de la fin des années 80, mais le temps n'a pas été tendre avec lui. L'œuvre de Cyril Collard semble aujourd'hui n'avoir conservé son statut culte que par l'écho tragique de la vie et de la mort précoces de son créateur et acteur. Dès les premières minutes, une sensation d'urgence frénétique saisit le spectateur. La mise en scène, volontairement désordonnée, cherche manifestement à capturer une énergie brute, une sorte de furie Nouvelle Vague sans toujours en maîtriser l'élégance ou la profondeur. Le résultat est souvent chaotique, la caméra court après des personnages aux comportements extrêmes : irresponsables, voire carrément dangereux. La relation tumultueuse entre Jean et Laura est un cri, une fuite en avant épuisante où l'hystérie est la seule boussole. C'est un témoignage daté, fascinant pour ce qu'il révèle de l'époque, de ses peurs et de sa soif de vivre à tout prix. Mais le film a terriblement vieilli. Ce qui était sans doute perçu comme de la liberté ou de la rébellion à sa sortie semble désormais simplement dépassé et l'ensemble peine à transcender son contexte pour toucher durablement le public d'aujourd'hui. Un document d'une autre ère, mais pas un chef-d'œuvre intemporel.
Adapté du Roman éponyme de Feu Cyril Collard c'est là le Portrait en images d'un artiste en quête d'identité et de reconnaissance . C'est là un film de toute une Génération , un manifeste pour toute une jeunesse qui ne sait plus très bien comment aimer durant ces "Années Sida" ! - Le 8 mars 1993 lors de la 18e cérémonie des César , le film est couronné de quatre César dont celui du meilleur film et du meilleur premier film !
Il s’agit d’un film français culte des années 90, mais honnêtement, je n’ai pas compris pourquoi. Le scénario se résume essentiellement à suivre des jeunes en quête de sensations fortes, sans véritable fond ou profondeur narrative. Le personnage principal m’a paru particulièrement antipathique : son égoïsme et son comportement irresponsable; notamment le fait d’avoir des rapports non protégés en étant séropositif, relèvent d’une grave inconscience, voire d’un acte criminel. Sa partenaire, quant à elle, est dépeinte de manière caricaturale, presque hystérique, ce qui la rend difficilement supportable. On nous présente un film censé aborder le thème du sida, mais ce que l’on retient, ce sont surtout des personnages insupportables qui font n’importe quoi. Je reste très sceptique quant à la pertinence de cette approche pour traiter un sujet aussi sérieux.
Les Nuits fauves est précédé d'une réputation qu'il est difficile de bien saisir en 2025 : de l'eau a coulé sous les ponts, et ce qui pouvait choquer, paraître nouveau alors, est aujourd'hui devenu un peu plus banal au cinéma. 35 ans après, cela n'en reste pas moins un film puissant sur l'amour au temps du SIDA et des gangs de skins, ainsi qu'un intrigant document d'époque qui montre le Paris underground d'avant la grande gentrification. Si les défauts de ce film de Cyril Collard sont criants - tant de dialogues sur l'amour fou ampoulés et un peu niais, d'effets visuels très clippesques - on en retient malgré tout une énergie et une inventivité remarquables, qui parviennent par instants à toucher à quelque chose de transcendant.
Récompensée par le César du meilleur film, une chronique un peu décousue mais vibrante et sincère des années Sida, réalisée et incarnée par Cyril Collard lui-même séropositif (et décédé peu après) qui donne au film une intensité dramatique rare et percutante, avec également l’interprétation (césarisée) à fleur de peau de l’éblouissante Romane Borhinger.
Je n’ai vraiment pas été emballé. Je trouve le propos vain et ne vois dans ce film que des jeunes qui zonent ici et là en flirtant, en couchant (très sagement d’ailleurs) et en passant le temps, notre temps, à se crier dessus. Définitivement pas terrible.
Autodestruction, destruction des autres donc par je m'en foutisme, narcissisme, nombrilisme, égoïsme, égotisme, outrances, même si les acteurs sont à la hauteur, ça reste au niveau du caniveau. Bref, merci mais non merci.
Moins riche que le livre, le film éponyme est rapide et saccadé. Il met en scène un homme qui n'aime rien mais touche à tout...
Une relation difficile avec Laura et Sammy, mais on n’y voit que brièvement Mohamed (personnage clé dans le livre).
Ce film retrace les débuts des années SIDA… l’un des premiers films français à traiter du sujet. (Aux États-Unis, il y eut la même année Philadelphia et Les Soldats de l’espérance, avec le poignant titre The Last Song d’Elton John au générique.)
Les Nuits fauves, par son sujet et sa manière de le traiter, fit scandale à sa sortie. Je l’avais vu à l’époque au cinéma ! Déjà !
Le film présente parfois des successions de scènes maladroites, mal coupées et montées, rendant la narration difficile… ressemblant plus à un film d’amateur !
Il se distingue par ses récompenses (BRAVO à l’actrice principale, Romane Bohringer) et surtout par la mort du réalisateur, qui est aussi l’acteur principal, décédé du SIDA trois jours avant la cérémonie des Césars.
Un film culte générationnel, précurseur du thème de la séropositivité au cinéma, qui s’avère incontournable. Attention tout de même à ne pas l’aborder par un prisme contemporain car oui, Les Nuits Fauves est un film qui a vieilli. Certains propos et thèmes traités tels que la banalisation du viol sur mineur, l’irresponsabilité sexuelle, ou encore la toxicité amoureuse n’ont pas leur place dans notre époque. Ce film doit se regarder pour rien d’autre que ce qu’il est: un cri du cœur d’une génération perdue, une fulgurante pulsion de vie d’un réalisateur et comédien dont les jours sont comptés. Une œuvre on ne peut plus ancrée dans son époque et dans sa thématique qui n’a nulle vocation de délivrer un discours universel et intemporel. Une fois ce postulat établi, ce film est incontestablement un chef d’œuvre.
j’me le suis imposé, en témoignage d’une époque que j’ai connu, mais trop jeune pour tout y comprendre. Mais j’ai pas raccroché tous les wagons de cette histoire d’amour, de sexe, d’amitié et de vie avec le sida. On n’est plus dans les standards d’histoire de notre époque 30 ans plus tard. j’imagine le choc pour des grandes ado de 17 ans de maintenant. Mais ca n’enleve rien aux talents qui ont pris part a ce film
Très beau film, fort, qui oscille entre le cinéma-vérité brut (quasi documentaire) et le drame lyrique. Le film prend toute sa puissance à partir de l'annonce de Jean à Laura de sa séropositivité. On ne peut qu'être touchés par la démarche sincère et courageuse de Collard, par la poésie qui se dégage par moments et de façon inattendue, ainsi que par l'interprétation magnifique et bouleversante de Romane Bohringer, qui à elle seule porte le film sur ses épaules. On appréciera également les superbes chansons de sa bande originale. A voir absolument, même si certaines scènes peuvent choquer et mettre mal à l'aise et si on risque d'en sortir assez déprimé...
Ce film, qui a le grand mérite d'être le film marquant des années sida (nous sommes 5 ans avant les trithérapies), est rendu insupportable par Romane Bohringer, folle hurlante proche de la psychiatrie. La sincérité de Collard est balayée par cette actrice démente et c'est fort dommage.
Véritable coup de poing lors de sa sortie en salle en 1992, ce long-métrage a permis à l’époque de découvrir avec effroi la réalité de la maladie du SIDA. A la fois auteur, réalisateur et acteur, Cyril Collard signe une œuvre crue et provocatrice qui lui vaudra le César du meilleur film (César qu’il ne pourra prendre dans ses mains ayant succombé à l'infection trois jours avant la cérémonie). Toutefois, le contenu n’est pas sans défaut. Au-delà d’un scénario chaotique, composé de séquences parfois inutiles, le portrait psychologique des personnages principaux ne les rend pas attachants. En effet, les relations sentimentales entre les trois héros reposent autant sur le mensonge que le non-dit sans jamais fournir de grille de lecture convaincante. A cela, les crises d’hystérie de Romane Bohringer (César du meilleur espoir féminin) ne peuvent rien changer. Bref, malgré son caractère culte, il s’agit d’un récit contestable sur les valeurs de l’amour.
Cyril Collard devait faire ce film, c'était son moyen de devenir éternel, de raconter ce qu'il était et ce qu'il vivait, ce qu'il n'arrivait pas à faire comprendre à ces hommes de ces nuits, à ces femmes qu'il a aimées et qu'il en a rendu fou. Il était dans l'urgence d'exprimer sa présence, de crier, de pleurer, de rire. Il devait faire du cinéma. Le résultat ? Une œuvre autobiographique d'une richesse documentaire incroyable. Les nuits fauves nous plongent dans le paris sale des années 90, un paris ou les amours sont en crise par un virus qui oblige à porter des préservatifs. C'est un film qui a peut être perdu de son dramatique, de son côté effrayant, larmoyant mais il a toujours gardé ce truc. Ce truc moderne qui nous fait regarder le film en souriant. C'est très amateur, les acteurs jouent mal, le montage est catastrophique, les répliques écrite à l'avance mais c'est beau pu*** ! Le mec savait qu'il allait mourir et donc il en avait rien à faire, il fallait qu'il filme un coucher de soleil, peut être son dernier, il fallait qu'il filme une gifle, trace de sa déchéance, il fallait qu'il filme la voiture de l'extérieur, il fallait qu'il se filme. 5 mois après, Cyril Collard est mort, mais 30 après, il est encore là, éternellement une silhouette parmi ces nuits fauves.