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Un visiteur
5,0
Publiée le 18 septembre 2009
Dans Les Nuits Fauves , la nuit n'est pas tendre, elle est sauvage, bruyante et brutale. Jean a 30 ans. Il aime les garçons mais aussi les filles. Ou plus exactement: Jean éprouve une certaine difficulté à aimer les garçons et les filles. De cette difficulté et de tout un tas d'autres névroses découle une révolte. Une contestation par le sexe. Dès les premières images, cette femme tunisienne visionnaire fait un constat: "Tu t'es révolté par le sexe parce que tu n'as rien trouvé d'autre". Besoin féroce de vivre, incapacité à faire des choix et à dire non, Jean a voulu vivre trop intensément dans une époque où les nuits sont sordides et les êtres égarés. Alors forcément, il s'est brûlé les ailes. Les rendez vous hebdomadaires à l'hôpital, ses regards sans équivoque pour Samy, et puis sa rencontre avec Laura. Le spectateur se doute mais n'attend que les aveux du héros. Voilà, qu'il avoue à son meilleur ami son incapacité à dire à Laura "Je suis séropositif". L'aveu tant attendu est lancé comme cela, d'un naturel et d'une sincérité subjuguante.
Une des œuvres majeures du cinéma français de la fin du XXe siècle. Non seulement pour son scénario tendu, violent, parfois épique, cruellement romantique, mais également pour sa forme, sa mise en scène exceptionnelle, aussi urgente que son thème, rythmée et inventive, sur le fil du rasoir, rehaussée par un montage aux petits oignons. Un film culte pour toute une génération.
Un film déchirant et désabusé, très dur, véritable cri de douleur, de colère. Une mise en scène nerveuse, à l'image de son auteur parti trop vite. Le film choc sur les années sida !
Un film magnifique, servi par des acteurs brillants, Cyril Collard est terriblement touchant, Romane Boringer extrêmement convaincante dans ce rôle d'amoureuse transie. Un film à voir et à ne pas oublier!!!!!
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5,0
Publiée le 6 octobre 2019
Premier long sur les annèes sida où l'on ressent l'urgence de son auteur de faire ce film là. "Les nuits fauves" est une oeuvre bouillonnante de vie et d'ènergie avec deux rèvèlations, deux noms qui s'imposent et qu'on oubliera jamais : Cyril Collard & Romane Bohringer, deux enfants terribles de toute une gènèration, amoureux, dèchirès et follement romantiques! Le film èmotion de 1992 et un style qui tèmoigne d'une libertè et d'une vitalitè rares, tournant le dos à priori esthètiques, mèlangeant les courants et les genres! La mise en scène de Collard est absolument stupèfiante! Sa mort en 1993 laisse un vide car très vite le public avait ètè conquis par la sincèritè et le brio du rèalisateur-acteur! Triomphe mèritè aux Cèsars et des souvenirs gravès à jamais dans ma mèmoire! C'est cru, brutal et vrai! 5* haut la main...
Un film et un livre magnifique de Cyril Collard qui marque une ére nouvelle du cinéma, un nouveau théme: le sida mais on ne le représente pas ici de façon tragique accompagné par un orchestre mélo, on le montre plutôt tel qu'il est sans doute: cet virus qui bouffe non seulement la vie mais aussi les autres, ceux qu'on aime le plus et qui finit par nous détruire en profondeur. Romane Bohringer est magnifique dans ce film!
Cyril Collard, acteur principal et réalisateur du film, traite ici le sujet tabou du sida dont il décèdera peu de temps après le film. Ce film est en effet réaliste et émouvant mais le jeu de Cyril Collard ne m'a pas convaincue. Beaucoup de maladresses et une histoire qui, au bout d'un certain temps, tourne en rond. Film néanmoins touchant.
Un film coup de poing. Cyril COLLARD était au cinéma ce que fut Arthur RIMBAUD à la poésie, en étant peut-être moins prolifique, mais avec la même sensibilité à fleur de peau !
Un film référence des années 90 mais uniquement pour le sujet traité et parce que son réalisateur césarisé est mort juste après. Car on ne peut pas dire que ce soit un chef d'oeuvre. La mise en scène est brouillonne, les acteurs pas terrible hormis la prestation de Romane Bohringer. Mais surtout le message véhiculé est tellement malsain... ou alors quelque chose m'a échappé.
Les mots manquent pour définir la beauté de cet immense film du (très) regrété Cyril Collard. Ce dernier a décroché une étoile en la personne de Romane Bohringer touchante et magnifique. Le film montre la maladie dans l'amour et vice-versa. Le réalisateur touche des points sensibles comme le sida, l'homosexualité d'une manière soft et non vulgaire ; ce qu'auraient pu faire certains. Un chef d'oeuvre français qu'il faut voir absoluement.
Les acteurs jouent super bien mais je n'ai pas accroché. Le film et trop long et c'est dommage mais l'histoire est trop crue pour que ce message soit toujours d'actualité ! A voir quand même parce que c'est un film culte.
En 1992, Cyril Collard réalise un film assez poignant, bien que plutôt moyen formellement. Il faut reconnaître que l'interprétation est assez exceptionnelle ( notamment Romane Bohringer, qui a reçu le césar du meilleur espoir féminin pour sa prestation. Cela dit, son personnage respire l'hystérie, et cela est purement insupportable par moments... ) mais je trouve que Les Nuits Fauves possède un caractère relativement nunuche, en dépit de la sincérité avec laquelle Cyril Collard entreprend la réalisation de son film : en effet, l'acteur - auteur - réalisateur adapte son propre roman s'inspirant d'un sujet grave le concernant ( l'arrivée du virus du SIDA dans les années 1980 ). Mais là où un Johnatan Demme ( Philadelphia ) et un André Téchiné ( avec un film comme Les Témoins ) parviennent à nous émouvoir sans tomber dans la sensiblerie, Collard ne parvient pas à éviter le piège du misérabilisme ( et à mon avis, le jeu de Romane Bohringer y est pour beaucoup, bien que magistral paradoxalement ). On reconnaît, malgré la pauvreté formelle des Nuits Fauves ( montage injustement encensé, photographie sans âme...), que le jeune cinéaste connaît son sujet, et qu'il mérita symboliquement et à titre posthume son césar de la meilleur première oeuvre en 1993. A voir.
film honteux, répugnant, dégoutant! Collard était en fait un monstre qui allait à droite, à gauche, et qui du même coup refilait le sida aux autres. Alors que cette maladie continue de faire des ravages, certains pseudo-intellos osent qualifier ce film de "culte"! C'est à vomir! Evidemment, toute l'intelligentsia opportuniste et ecoeurante du cinéma français n'a pas oublié de récompenser ce chef d'oeuvre! Plus un film est gerbant, immoral et caricatural, plus il a de chance d'être porté aux nues! C'est navrant. Chao Cyril! J'espère pour toi que les diables qui t'accompagnent en enfer sont aussi "ouverts" que les humains que t'a contaminé de ton vivant!