Un film qui avait marqué son époque et une génération traumatisée par le sida. En le découvrant presque 30 ans plus tard il faut bien reconnaître qu’il a du mal à passer dans ce qu’il montre. Si on peut comprendre la soif de vivre de son personnage principal révolté par le sort qui lui est réservé, son égocentrisme est rapidement insupportable surtout quand ce dernier prend le risque de contaminer sa partenaire en lui cachant sa maladie et en lui faisant l’amour sans capote. A partir de là ce qu’il montre ou veut évoquer ne peut plus passer même s’il y a des des moments très forts. Le personnage devenant détestable on a envie d’être en opposition systématique avec lui. De plus le film est joué de manière vraiment inégale; seule Romane Borhinger tire son épingle du jeu. Il a de manière générale assez mal vieilli car justement trop ancrée dans l’instant présent où il a été fait. Bref si on peut lui reconnaître le fait qu’il a eu le mérite de faire parler de la maladie dans le cinéma français, je l’ai trouvé assez détestable.
Film bouleversant qui nous montre la complexité des relations humaines et de cette quête de la vie. Un témoignage qui a marqué toute une génération en montrant le bon comme le mauvais, la maladie comme fond de toile sublimant la passion et l'espoir. Ce film a allumé quelque chose en moi, le témoignage plus que le film, la personne qu'était Cyril que je ne connaissais pas jusqu'alors m'a touché, Laura tout autant. C'est alors qu'une passion pour Collard a surgit en moi, me poussant dans sa vie à travers ses livres, ses oeuvres, cherchant à comprendre pourquoi tant de polémiques. spoiler: Laurence (Laura dans le film qui est un personnage que je soupçonne d'être à la fois dans le film Laurence et Laura Favali contrairement au livre où il ne s'agit en effet que de Laurence) n'a pas été contaminée, quant à Erica Prou leur relation remontait en 84, 1an avant qu'il ne se sache séropositif. Dans son journal intime (publié sous le nom : L'ange sauvage) il explique que peu de temps avant de l'apprendre il s'est retreint sexuellement, craignant la maladie. Il n'a jamais caché sa maladie sauf à Laurence par honte et espoir, qui fut pour lui une des rencontres de sa vie les plus importantes et qui le poussa à faire un travail sur lui même et à se remettre en question. Malheureusement, peu de gens seront assez curieux pour s'interesser aux éléments de sa vie et aux faits en préférant s'arrêter aux "on dit" sans chercher à connaitre la vérité ou tout du moins ce qui s'en rapproche vraiment. Je me sentais obligé de faire cette aparté voyant bon nombre de commentaires accablants se basant sur des suppositions et des rumeurs.
Véritable coup de poing lors de sa sortie en salle en 1992, ce long-métrage a permis à l’époque de découvrir avec effroi la réalité de la maladie du SIDA. A la fois auteur, réalisateur et acteur, Cyril Collard signe une œuvre crue et provocatrice qui lui vaudra le César du meilleur film (César qu’il ne pourra prendre dans ses mains ayant succombé à l'infection trois jours avant la cérémonie). Toutefois, le contenu n’est pas sans défaut. Au-delà d’un scénario chaotique, composé de séquences parfois inutiles, le portrait psychologique des personnages principaux ne les rend pas attachants. En effet, les relations sentimentales entre les trois héros reposent autant sur le mensonge que le non-dit sans jamais fournir de grille de lecture convaincante. A cela, les crises d’hystérie de Romane Bohringer (César du meilleur espoir féminin) ne peuvent rien changer. Bref, malgré son caractère culte, il s’agit d’un récit contestable sur les valeurs de l’amour.
Un hymne à la vie mis en scène par un cinéaste condamné, quoi de plus beau que Les Nuits Fauves pour ainsi montrer qu'il faut en profiter... Cyril Collard, décédé avant de recevoir ces quatre Césars, réalisait alors un film traitant de sujets taboux tels que l'homosexualité, la bisexualité, le SIDA, la violence,... à travers une mise en scène traduisant une urgence permanente (Caméra portée, montage assez rythmé,...). En tant qu'acteur, il est tout aussi parfait que Romane Bohringer dans des rôles plutôt difficiles où leurs talents explosent à l'écran à chacune de leurs apparitions. Une oeuvre forte, culte,... et inoubliable.
Cyril Collard devait faire ce film, c'était son moyen de devenir éternel, de raconter ce qu'il était et ce qu'il vivait, ce qu'il n'arrivait pas à faire comprendre à ces hommes de ces nuits, à ces femmes qu'il a aimées et qu'il en a rendu fou. Il était dans l'urgence d'exprimer sa présence, de crier, de pleurer, de rire. Il devait faire du cinéma. Le résultat ? Une œuvre autobiographique d'une richesse documentaire incroyable. Les nuits fauves nous plongent dans le paris sale des années 90, un paris ou les amours sont en crise par un virus qui oblige à porter des préservatifs. C'est un film qui a peut être perdu de son dramatique, de son côté effrayant, larmoyant mais il a toujours gardé ce truc. Ce truc moderne qui nous fait regarder le film en souriant. C'est très amateur, les acteurs jouent mal, le montage est catastrophique, les répliques écrite à l'avance mais c'est beau pu*** ! Le mec savait qu'il allait mourir et donc il en avait rien à faire, il fallait qu'il filme un coucher de soleil, peut être son dernier, il fallait qu'il filme une gifle, trace de sa déchéance, il fallait qu'il filme la voiture de l'extérieur, il fallait qu'il se filme. 5 mois après, Cyril Collard est mort, mais 30 après, il est encore là, éternellement une silhouette parmi ces nuits fauves.
Film testamentaire de Cyril Collard, « les Nuits Fauves » est une oeuvre forte et unique sur une jeunesse fauchée en plein vol à cause du sida. Un scénario d’amour-passion dont certaines images crues ou le choix du personnage principal spoiler: de ne pas révéler sa séropositivité avant une relation sexuelle non protégée , dérangent forcément. Le naturel des acteurs, dont une touchante Romane Bohringer, apporte une réelle authenticité à ce film dont la portée cachée derrière son apparente déchéance est tout simplement la vie.
Film très poignant sur la terrible maladie qu'est le SIDA !! Cyril Collard est bouleversant mais cela ne suffit pas pour faire des Nuits Fauves un grand film ! Romane Bohringer est irritante dans ce film et on regrette trop de longueurs !! Le film a pris un petit coup de vieux par la dessus et on tire un peu sur la fin !! A voir quand même en hommage à ce grand artiste qu'était Cyril Collard et à toutes les victimes de ce terrible virus !!
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1,5
Publiée le 14 avril 2021
Il est difficile pour moi de comprendre que ce film ait obtenu un César. On peut trouver des personnes comme ca dans n'importe quelle race, religion, sexe ou orientation sexuelle. Il est vrai que de nombreux films explorent le côté noir de l'humanité et certains sont des œuvres d'art remarquables. Lorsqu'il s'agit de sexualité le sujet est plus délicat et nécessite beaucoup d'intelligence de la part du réalisateur pour faire passer le message s'il y en a un. Dans Les Nuits Fauves je crois que la frontière est franchie en montrant un comportement bizarre attaché au personnage principal un gay bisexuel. Et ce n'est pas ce qu'est l'homosexualité. Mauvais est le seul mot qui me vient à l'esprit mais encore une fois d'autres peuvent avoir une opinion différente et je le comprend...
Moins riche que le livre, le film éponyme est rapide et saccadé. Il met en scène un homme qui n'aime rien mais touche à tout...
Une relation difficile avec Laura et Sammy, mais on n’y voit que brièvement Mohamed (personnage clé dans le livre).
Ce film retrace les débuts des années SIDA… l’un des premiers films français à traiter du sujet. (Aux États-Unis, il y eut la même année Philadelphia et Les Soldats de l’espérance, avec le poignant titre The Last Song d’Elton John au générique.)
Les Nuits fauves, par son sujet et sa manière de le traiter, fit scandale à sa sortie. Je l’avais vu à l’époque au cinéma ! Déjà !
Le film présente parfois des successions de scènes maladroites, mal coupées et montées, rendant la narration difficile… ressemblant plus à un film d’amateur !
Il se distingue par ses récompenses (BRAVO à l’actrice principale, Romane Bohringer) et surtout par la mort du réalisateur, qui est aussi l’acteur principal, décédé du SIDA trois jours avant la cérémonie des Césars.
Cyril Collard, acteur principal et réalisateur du film, traite ici le sujet tabou du sida dont il décèdera peu de temps après le film. Ce film est en effet réaliste et émouvant mais le jeu de Cyril Collard ne m'a pas convaincue. Beaucoup de maladresses et une histoire qui, au bout d'un certain temps, tourne en rond. Film néanmoins touchant.
j’me le suis imposé, en témoignage d’une époque que j’ai connu, mais trop jeune pour tout y comprendre. Mais j’ai pas raccroché tous les wagons de cette histoire d’amour, de sexe, d’amitié et de vie avec le sida. On n’est plus dans les standards d’histoire de notre époque 30 ans plus tard. j’imagine le choc pour des grandes ado de 17 ans de maintenant. Mais ca n’enleve rien aux talents qui ont pris part a ce film
Les mots manquent pour définir la beauté de cet immense film du (très) regrété Cyril Collard. Ce dernier a décroché une étoile en la personne de Romane Bohringer touchante et magnifique. Le film montre la maladie dans l'amour et vice-versa. Le réalisateur touche des points sensibles comme le sida, l'homosexualité d'une manière soft et non vulgaire ; ce qu'auraient pu faire certains. Un chef d'oeuvre français qu'il faut voir absoluement.
J'avoue, je n'avais jamais vu "les nuits fauves" depuis sa sortie. Eh ben, ça a pris un drôle de coup de vieux, en si peu de temps. Seul intérêt du film, à mon sens : sociologique, bien sûr ; ce passage des folles années disco aux rudes années pognon est passablement déprimant. Qui plus est, Cyrille Collard nous présente un héros total narcissique-tête à claque absolue, dont on se demande bien ce que Romane Bohringer (et les autres) lui trouve (nt). Les longs plans de fin sur Cyrille-coucher de soleil, Cyrille-rêveur, Cyrille-aventurier, etc... sont proprement insupportables.