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AlphaWolf
91 abonnés
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0,5
Publiée le 26 janvier 2022
Une heure cinquante de vacuité pseudo-intellectuelle prétentieuse, durant laquelle Louis Malle enfile les plans interminables à la morosité déprimante, à l'image de son personnage principal.
6 192 abonnés
18 103 critiques
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1,0
Publiée le 3 mai 2021
Le mieux que je puisse faire est d'interpréter Le feu follet politiquement. Ronet joue l'intellectuel tranquille avec des nuances discrètes mais il est toujours à l'intérieur de son personnage. Il appartient à la catégorie des acteurs de caractère sensibles mais il n'est jamais assez voyant dans un rôle que certains autres acteurs auraient pu être tentés de sur jouer. Il a choisi une date à laquelle il a l'intention d'en finir et passe les derniers jours de sa vie à faire ses adieux à ses amis. Le thème était trop déprimant pour m'intéresser et le film fut un échec au box-office pour Malle que j'aime habituellement. Il n'est pas nécessaire de prendre l'existentialisme du film pour argent comptant car il ne s'agit pas d'une énigme métaphysique...
Alain Leroy (Maurice Ronet) vient de passer une nuit avec sa maîtresse. Il est séparé de sa femme Dorothy qui vit aux États-Unis. Alcoolique repenti, il achève une cure de désintoxication dans une clinique versaillaise. Agité de pensées suicidaires, il va passer une dernière journée à Paris. Les rencontres qu’il va y faire – un ami passionné d’égyptologie, marié et père de famille, deux camarades de régiment pervertis par l’OAS, une ancienne maîtresse (Jeanne Moreau à laquelle Louis Malle venait de donner le rôle principal d’"Ascenseur pour l’échafaud") – ne parviennent pas à le détourner de son macabre projet.
Le film de Louis Malle, sorti en 1963, est l’adaptation du roman de Pierre Drieu la Rochelle écrit trente ans plus tôt. Il lui est très fidèle même s’il transpose son action dans le Paris des années soixante, dont on revoit avec nostalgie les rues incroyablement embouteillées de l’époque, et s’il évoque la guerre d’Algérie et ses répliques dans la société française.
Il ne quitte pas d’une semelle Maurice Ronet, qui habite le rôle de ce trentenaire désabusé, rongé par ses démons intérieurs. Trop tôt disparu en 1983, l’acteur allait connaître son heure de gloire dans les années soixante. À l’époque sa renommée égalait celle d’un Belmondo ou d’un Delon, avec lequel il partagea d’ailleurs l’affiche de "Plein soleil" ou de "La Piscine".
J’avais lu "Le Feu follet" il y a quelques années. J’en étais curieux d’en voir l’adaptation. Le film comme le livre ont fait sur moi la même impression. J’ai trouvé qu’ils souffraient l’un comme l’autre d’un défaut de construction et d’un manque de rythme, les rencontres qu’Alain Leroy fait à Paris durant sa déambulation s’accumulant sans ordre ni logique. Mais j’ai été surtout mortellement déprimé par ce sujet plombant qui m’a laissé hagard et atone.
Un bon film, qui traite bien les sujets que sont la dépression et l'alcoolisme ainsi que la lassitude de la vie. Néanmoins, Maurice RONET manque par moment de crédibilité quand à sa situation désespérée. Et en ce qui me concerne, le fait que ce drame se situe dans le milieu de la haute bourgeoisie, n'arrange pas la compassion et l'empathie que pourrait dégagée cette oeuvre.
Guéri, après une cure de désintoxication à alcoolisme, un homme se retrouve confronté à la cruelle réalité de l’échec de sa vie et de son mariage. Avec une lucidité qui jusque là lui faisait défaut tant il menait une vie dissolue, il doit affronter ce vide et cette peur de vivre qui au fond l’ont toujours habité et décide alors de mettre fin à ses jours. Il revoit ses anciens camarades de beuverie et de débauche qui involontairement le conforteront un peu plus dans cette certitude de la vanité de la vie.
Un film d’une noirceur absolue étant donné que le thème abordé est le suicide mais c’est surtout un film sur la solitude et la souffrance intérieure de l’homme confronté à ses propres angoisses et traité avec une grande justesse. On peu y voir aussi une critique acerbe d’une certaine société bourgeoise oisive et débauchée.
Bénéficiant d’un très grande performance de Maurice Ronet, c’est un très beau film qui ne peux laisser indifférent quiconque aura un jour été confronté aux questions existentielles et qui est bercé par la belle et mélancolique musique de Erik Satie notamment dans l’admirable et poignante scène du café, une des plus belle scène du cinéma que j’ai vue, ou l’on ressent plus que jamais la solitude et la détresse de cet homme socialement malade.
« Le feu follet » de Louis Malle (1963) est un film difficile car le passé d’Alain Leroy (Maurice Ronet) n’est pas à mon sens assez explicité. Comme « il a fait la guerre et a commandé », on peut supposer qu’il a fait la guerre d’Algérie et que de retour à Paris, il ne reconnait plus la vie mondaine et fortement alcoolisée qu’il a connue plus jeune dans St Germain entre le café de Flore et la brasserie Lipp. Séparé de son épouse, Dorothy restée à New York, il est manifestement seul même si Lydia (Lena Skerla) aurait aimé être son épouse. Il a subi une cure de désintoxication à Versailles et est sur le point de sortir, mais il va replonger une dernière fois dans la vie parisienne où il ne reconnaitra plus le parcours de ses amis et ses anciennes conquêtes. Las de la vie – « Moi je n’ai rien. Je ne peux mettre la main sur rien. Les femmes me font peur … alors je vais essayer avec la mort » - et à son ami Dubourg il dira « c’est fini pour moi, je m’en vais » et même « aide moi à mourir » et Dubourg de lui répondre « Moi, j’ai vieilli et toi tu es resté enfermé dans ton adolescence ». Il replongera avec un verre de cognac et la fin de cet homme qui « avait tant voulu être aimé » est lentement inéluctable. A noter dans la distribution une Yvonne Clech que je n’avais pas reconnue et Jeanne Moreau dans le rôle d’une artiste peintre. Le noir et blanc de ce film est superbe ainsi que la caméra et le montage bercé par la musique d’Éric Satie… Un film très grave mais hélas un peu trop élitiste et intellectuel, magistralement interprété par un Maurice Ronet non charismatique voire cynique mais dont le tourment transpire de son visage.
Film sur le mal de vivre qui mène au suicide. Des dialogues un peu artificiels et des portraits d'oisifs snobs vers la fin font très nouvelle vague et n'apportent rien à la douleur du personnage qui se suffit à elle même. Rôle culte pour Maurice Ronet.
Ce film de Louis Malle tient surtout à son matériau source - superbe, indémodable. Quel dommage, donc, que la réalisation soit si sage, si scolaire, enveloppant le propos du film dans un classicisme qui ne lui sied pas. On préférera sûrement 'Oslo, 31 août' à cette adaptation fidèle mais manquant un peu d'imagination.
Voilà un "vieux" film qui n'a pas vieilli. Forcément, il parle de la douleur de quitter la jeunesse. Et ça, ça ne vieillit pas. On peut râler qu'il se passe chef les "oisifs", mais, eux aussi ont le droit d'exister :) Et puis, ce genre de problèmes, on les sent moins quand on doit trimer pour survivre... Quoiqu'il en soit, le jeu des acteurs, la lumière et le fond du problème sont très bien rendus. Le cadrage des scènes a un peu vieilli. Le son aussi. Certaines scènes sont un peu figées. Mais, la douleur de quitter la jeunesse, les concessions que ça sous entend, tout cela est bien rendu et reste d'actualité.
Dans Le feu follet, Louis Malle respecte les genres. Ainsi, l'intuition sera féminine alors que l'entêtement sera masculin. Le réalisateur français adapte ici le roman éponyme de Pierre Drieu La Rochelle et engage Maurice Ronet pour incarner le personnage principal, Alain Leroy. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/festivals/la-rochelle/2019-2/
Fresque monumentale, un film que l'on ne peut oublier ou difficilement. Il retrace les dernières heures de Alain Leroy, un ancien mondain devenu alcoolique qui sort d'une cure et qui fait une dernière virée sur Paris. Une leçon de vie pour certains, il donne le bourdon a certains moment. Il est d'une simplicité rare et d'une poésie totale. Une oeuvre parfaite dont le genre est aujourd'hui disparu ainsi qu'une ardeur que seul Maurice Ronet peut transmettre avec profondeur.
Ce film est une merveille ! D'abord il y a la beauté de Paris, un Paris encore intact, glorieux... on n'en voit aujourd'hui que des restes : le Luxembourg, les façades et les portes des immeubles, le Rouquet, Lipp... Dans la scène au Flore, on voit en arrière plan le soleil sur le trottoir du boulevard Saint Germain, comme dans la poussière... c'est sublime... Et puis la jeunesse qui passe... Les acteurs, les dialogues, le rythme, l'image sont impeccables : Paris, le charme et la jeunesse... voilà tout ce que dit ce film.
Jean Pierre Melville était le grand auteur tragique du cinéma français; Maurice Ronet en était le grand acteur tragique. Il excellait dans ces rôles de séducteur fripé,fatigué, comme dans ce "Feu Follet" de Louis Malle,adaptation du roman de Drieu la rochelle,qui raconte la dérive parisienne des dernières 24 heures d'un alcoolique essayant,au travers de ses rencontres,de trouver des raisons de se raccrocher à la vie. Maurice Ronet,par son charisme,était l'interprète idéal pour porter les fêlures de ce dandy désabusé,genre de rôle qu'il a souvent tenu au cinéma. Dans le film Malle ,il est bouleversant et donne envie d'être sauvé...
Louis Malle flmer l'errance, l'ennui et le mal-être avec la musique lancinante de Satie et les longs plans sur le vide de son existence: les objets inanimés, l'écriture qui est une noire transposition de son esprit: raturée et barrée. "Je voulais que tu m'aides à mourir" dit-il à son ami. "Je ne peux pas toucher les gens" répète-t'il tout du long. Il a en fait une trop haute idée de la vie. C'est comme si il n'en faisait pas partie. Balade mélancolique et désespérée dans Paris sous forme d'adieu à la vie façon "Cléo de 5 à 7" avec cette fin inéluctable.