Les Orgueilleux
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Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 avril 2026
"Les Orgueilleux" propose une histoire au scénario simple, très prévisible, et pourtant, on se laisse volontiers emporter par le film. Est-ce dû à la photographie rétro en noir et blanc, si évocatrice ? Ou bien à la présence des acteurs, et notamment à celle, envoûtante, de Michèle Morgan ? Toujours est-il que, sans être un chef-d’œuvre, le film offre un moment agréable.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2025
Yves Allegret ( il fut le mari de Simone Signoret dont il lança la carrière ), fut une des cibles des critiques/ futurs cinéastes de la nouvelle vague.

Sa filmographie comporte pourtant de sacrées pépites, à l'image de " les orgueilleux" (1953 ), considéré par certains ( Jacques Lourcelles notamment et les mac mahoniens ) comme son meilleur film.

Tourné au Mexique, le scénario écrit par Jean Aurenche ( un des scénaristes majeurs du cinéma français, moqué un temps par les Cahiers du cinéma des années 1950, mais très justement réhabilité par Bertrand Tavernier et Patrick Brion ) a été remodelé à partir d'un autre scénario écrit par Jean-Paul Sartre ( il refusa la paternité du film et ne figure pas au générique).

Confrontation entre deux êtres perdus au bout du monde, la force du scénario puise son intensité dramatique dans l'absence de ligne dramatique évidente.

Opposition symbolique entre la mort et la vie, le film parvient à rendre tangible un monde où la sueur, la chaleur tropicale, la crasse règnent en maître.

Gerard Philippe montre un autre aspect de son talent, dans sa capacité à incarner une différente facette de la jeunesse de son temps.

On pourra noter dans un second rôle la présence de Michèle Cordoue ( seconde épouse de Yves Allegret après Signoret ).

Elle joua un rôle déterminant dans le cinéma français : ce fut elle qui lança la carrière du débutant Alain Delon avec lequel elle eut une liaison.

Avec " les orgueilleux" on est en présence d'un des titres majeurs du cinéma français des années 1950. Rien de moins.
vitrail
vitrail

2 abonnés 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2025
Les décors réalistes, la musique, la chaleur suffocante et les pétards qui claquent dans l'air nous plongent avec une intensité presque palpable dans le Mexique de l’immédiat après-guerre. L'omniprésence des enfants, libres de circuler dans l'espace public, contraste avec nos sociétés vieillissantes d’aujourd’hui. Michèle Morgan est tout en retenue, comme à son habitude, mais empreinte de sensualité ; sa présence dans certaines scènes génère même un érotisme discret. Gérard Philipe signe ici l'une de ses plus grandes performances d'acteur, et le couple qu'il forme avec Michèle Morgan est troublant à souhait.
Toutefois, malgré ses qualités indéniables, le film trébuche sur une fin qui semble déconnectée de l’intensité dramatique construite jusque-là. Une personne alcoolique ne peut pas devenir sobre du jour au lendemain, simplement parce qu'elle l'a décidé. Cette transformation soudaine semble refléter l’influence des idées existentialistes de Sartre, selon lesquelles l’homme peut se redéfinir à travers ses choix, même les plus radicaux. Pourtant, cette vision paraît déconnectée de la réalité d’une addiction.
Malgré cette fin perfectible, Les Orgueilleux reste un chef-d’œuvre intemporel. Son intensité émotionnelle et ses interprétations magistrales continuent de captiver, même après plusieurs visionnages.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 janvier 2022
Sous la chaleur étouffante d’une ville paumée du Mexique en proie à une épidémie, un mélodrame assez ennuyant et manquant de rythme, avec un scénario qui ne décolle jamais, et un couple charismatique (surtout la lumineuse Michelle Morgan) sur le papier mais manquant de crédibilité.
Gablivildo62
Gablivildo62

8 abonnés 260 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 août 2021
Pour moi, ce film est un chef d’œuvre à grâce à la prestation exceptionnelle de Gérard Philipe. Quel talent ! Il joue à merveille ce rôle de médecin alcoolique et dépressif dans un coin paumé du Mexique. Des scènes mémorables comme cette danse qu'il effectue pour un verre d'alcool. Il ne faut pas non plus oublier l'interprétation de Michèle Morgan qui va permettre de rendre attachant le personnage joué par Gérard Philipe. C'est en regardant "Les orgueilleux" que je me suis aperçu qu'il était vraiment un grand acteur et que sa mort prématurée en 1959 a été une réelle perte pour le cinéma français. Il s'agit également l'un des meilleurs films réalisé par Yves Allégret avec "Manèges" que je recommande pour les amateurs de films noirs voire très noirs.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 mai 2021
J'ai regardé Les Orgueilleux ce soir en me forçant à le regarder même si je ne me suis jamais intéressée aux personnages ou à ce qui leur arrivait parce que les deux acteurs principaux Gérard Philippe et Michèle Morgan étaient des stars du cinéma de leur époque et que je voulais les voir dans quelque chose de différent ce qui était certainement le cas. Ils ont tous deux livré de belles performances mais dans des personnages de mauvais goût. En effet tout l'histoire porte sur une petite ville minable du Mexique habitée par des personnages presque tous de mauvais goût le docteur étant la principale exception. Ce que Michèle Morgan voit en Philippe pour tomber amoureuse de lui n'est jamais expliqué. Ce film est censé être basé sur une œuvre de Jean-Paul Sartre. Tout ce que j'ai pu penser c'est que si l'œuvre de ce prétentieux Sartre ressemble à ce film il doit s'agir d'une tentative très médiocre d'imitation du magistral roman de Camus La Peste qui traite d'une épidémie en Afrique du Nord...
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 avril 2019
Contemporain du « Salaire de la peur » d’Henri-Georges Clouzot, « Les orgueilleux » d’Yves Allégret entraine donc une comparaison entre les deux sites latinos. Même autarcie et même domination du pouvoir de l’argent sur une population qui survit. Mais le côté festif des « Orgueilleux » et certains personnages humains atténuent son côté implacable et létal. Ainsi, le happy end voulu par la production passe, même si un peu d’ambiguïté l’aurait rendu plus réaliste, alors qu’il aurait été impossible dans le film de Clouzot, et encore moins dans le brillant remake de Friedkin. Bien sur Allégret ne possède pas la maestria de Clouzot et l’adaptation d’un écrit de Jean-Paul Sartre pose un véritable problème quant à la conception cinématographique qu’on peut en faire. Sur ce point Aurenche a remarquablement réussi sa transposition de « Typhus » et le passage de la Chine à un petit village mexicain écrasé de chaleur fonctionne parfaitement. Mais la force des « Orgueilleux » réside surtout dans l’interprétation inhabituelle du couple central. Gérard Philippe, aux antipodes des rôles qu’il a tenu jusqu’alors, joue un médecin déchu, devenu alcoolique à la suite de la mort de sa femme dont il porte la responsabilité, et ne croyant même plus à une quelconque rédemption (la cruelle scène de la danse est un sommet). Michèle Morgan, interprète de la femme vestale, bourgeoise propre sur elle, au comportement et à la moralité irréprochables, interprète ici une veuve perdue, indifférente à la mort de son mari. Au mépris de sa classe elle est prête à un impossible amour avec un laissé pour compte, donc tout au bas de l’échelle. Pour casser encore un peu plus son image, le cinéaste n’hésite pas à l’érotiser, transpirante, en soutient gorge blanc et détachant les bas de ses jarretelles (il paraît que ce fut un énorme choc pour le jeune Martin Scorcese). Oui, mais voilà, malgré la noirceur, détaillée jusque dans les vomissements, les « cucarachas », la crasse, la sueur et l’épidémie, le film se regarde sans grands frissons, ni révolte, contrairement à ceux cités plus haut. A la place il développe une résignation implacable, jusqu’à l’absurde et la musique obsédante de Misraki n’y est pas étrangère. C’est, avec « Dédée d’Anvers » le seul grand film réalisé par Yves Allégret, qui de plus a très peu vieilli, car excepté la scène du miroir, après la tentative de viol (superbe idée, mal scriptée), tout fonctionne.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mai 2015
Une histoire d'amour sur fond d'épidémie au Mexique. Il y a une belle ambiance. On a l'impression de retrouver "le salaire de la peur" ou même "la soif du mal". Cependant l'action est très lente et à part la solitude de cette femme qui va mettre longtemps à aimer G. Philipe, il ne se passe pas grand chose à part l'amour qu'ils vont rencontrer.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2015
Sorti en 1953 – la même année que Le Salaire de la peur de Henri-Georges Clouzot, les deux films ayant en commun cette atmosphère désespérée et poisseuse d'une Amérique du sud peuplée d'Européens échoués là pour on ne sait quelles raisons – Les orgueilleux est un film d'une grande maîtrise technique, aux mouvements de caméra impressionnants de modernité. Cette œuvre fortement érotique au regard de l'année de son tournage est magnifiquement portée par Michèle Morgan et Gérard Philipe, tous deux éblouissants.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 avril 2015
Un bon film de Yves Allégret servi par de grands acteurs, qui a bien résisté au temps contrairement à tant de films des années d'après guerre. La photo est splendide, la musique, elle, un peu pesante et convenue.
Sur fond d'épidémie de méningite et de fêtes (bruyantes) de Pâques dans un petit village du Mexique, une belle française (Michèle Morgan) perd son mari et s'aperçoit qu'elle n'en éprouve pas de chagrin. Elle fait la rencontre d'un jeune médecin français (Gérard Philippe) complètement alcoolique et asocial depuis qu'il a provoqué la mort de sa femme en l'accouchant. Une passion va naître, un peu à leurs corps défendant au début, mais elle conduira à la guérison du médecin et à l'épanouissement de la dame. Cette passion sera accompagnée par des personnages typés : les machos mexicains,l'épouse de l'hôtelier jalouse, le médecin mexicain dévoué... la fin est un peu kitch, mais bon, on pardonne après 1h30 de bon spectacle.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 janvier 2015
Il n'y a pas à dire, à une lointaine époque, la France et ses réalisateurs savait faire du cinéma. Il y avait les polars, les films de guerre, les études sociales, les vraies comédies, "La femme du Boulanger", "Marius", "Ulysse", "Pécheurs d'Islande". "Les orgueilleux" est un savant mélange explosif, d'exotisme, d'aventure et de sensualité torride. Dans un contexte poisseux, par amour, un docteur alcoolique, clochardisé, réveille son savoir pour endiguer une épidémie. Le fil conducteur excellent et bien dans le cadre de l'époque, reste simple et ne ferait pas à lui seul, un si grand film. Mais le talent et la plastique exceptionnels de Michel Morgan et de Gérard Philippe rendent l’œuvre mémorable pour son interprétation et l'incroyable tension érotique de plusieurs séquences, tout cela sans montrer une seconde, plus qu'un regard ou bien une goutte de transpiration qui s'écoule sur le cou lors d'une étreinte symbolique. Chapeau les artistes. Quant à la déchéance alcoolique, ce n'est pas là qu'on pouvait attendre monsieur Philippe et pourtant, il y est et crève littéralement l'écran...
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 mars 2014
Une photo superbe (Michèle Morgan est remarquablement photographiée), une interprétation magistrale de Gérard Philippe (la scène de la danse est mémorable). Mais à côté de ça nous avons une histoire qui ne décolle jamais, entrecoupée d'ellipses qui rendent le récit confus (le rôle de Rodrigo, l'épisode du portefeuille…) Par contre là où il aurait fallu couper, le film ne le fait pas : on a ainsi droit par exemple à l'intégralité de la prière au confessionnal ce qui apporte quoi ? Notons encore certaines scènes absurdes (la séquence du miroir après la tentative de viol de Rodrigo sur Morgan) et puis la fin ridicule (quoiqu'il parait qu'elle a été imposée au réalisateur). Enfin la bande son est assourdissante (on a connu Paul Misraki mieux inspiré). De bonnes choses quand même mais ça reste à peine moyen.
bsalvert

521 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 mars 2013
un couple qui fait rêver et pourtant il n'en sort rien.
PLV : à réesever aux fans de ces acteurs même si le film ne leur rend pas justice;
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 juin 2012
Très bon film.
Remarquable interprétation de Michèle Morgan et de Victor Manuel Mendoza.
Des scènes d'anthologie et une musique envoûtante notamment pour la scène où Nellie cherche le portefeuille.
Les points faibles sont pour moi : la fin du film ( "fin" qui n'était pas le choix du metteur en scène) et- cela n'engage que moi- le jeu trop théâtral de Gérard Philippe...il aurait fallu un Humprey Bogart "frenchie" !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 21 décembre 2011
Pour voir Gérard Philipe et Michèle Morgan dans un cadre dépaysan et assez réaliste pour le reste Allégret n'a pas réussi à maitriser la tension et s'éparpille, le film ne décolle pas vraiment.
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