Trois couleurs - Rouge
Note moyenne
3,6
957 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

62 critiques spectateurs

5
10 critiques
4
18 critiques
3
18 critiques
2
11 critiques
1
1 critique
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 août 2024
C’était le dernier long-métrage de Krzysztof Kieslowski, grand réalisateur polonais décédé en 1996, qui clôturait avec ce film sa trilogie consacrée aux couleurs et valeurs de la France. Après Bleu et la liberté, Blanc et l’égalité, voici Rouge et la fraternité. Une fraternité qui naît contre toute attente entre deux personnages diamétralement opposés : une jeune femme tout en douceur et en fraîcheur, qui s’offre aux regards, et un vieux juge reclus, cynique, voyeur (ou plutôt « écouteur » puisqu’il passe son temps à écouter illégalement les conversations téléphoniques de ses voisins). Après un temps de répulsion réciproque, il va se passer quelque chose entre eux, de l’ordre de la fascination et de la compassion. Comme à son habitude, Kieslowski aime à jouer (intelligemment) avec l’ambiguïté des émotions et des actes, ici dans un cadre thématique où il est question de morale, de vérité, de justice, d’amour, de tromperie. Il aime aussi à broder sur le mystère qui unit les êtres, directement et parallèlement, en lançant des récits croisés au sein même de ce film et en développant un jeu de correspondances et d’échos entre ses différents films : les personnages principaux de Bleu et Blanc apparaissent à la fin de Rouge ; l’évocation du compositeur Van den Budemayer (compositeur fictif) et la scène qui montre une vieille femme peiner à mettre une bouteille vide dans un conteneur renvoient à La Double Vie de Véronique. La réflexion sur le hasard et le destin est au cœur de la filmographie du réalisateur polonais et de son dernier film, le personnage du juge apparaissant ici comme un instrument du destin, orientant le personnage de Valentine vers celui de l’étudiant en droit (qui apparaît, lui, comme le double jeune du juge). Tout cela est riche et brillamment écrit, avec une mise en scène et une direction d’acteurs minutieuses, une photo soignée qui focalise sur les détails, les symboles, les couleurs, une interprétation convaincante (Irène Jacob retrouvant le cinéaste qui l’a révélée dans La Double Vie de Véronique ; Jean-Louis Trintignant, magistral). Le revers de la médaille d’une telle maîtrise, c’est un petit manque de spontanéité, quelques éléments narratifs trop soulignés, une émotion qui ne filtre pas aussi superbement que dans Bleu.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 juillet 2024
M’ouais, je me suis décidé à voir les trois couleurs républicaines françaises selon un réalisateur polonais nommé Krzysztof Kieslowski.
Pas n’importe qui.
Il a décidé d’attribuer pour chaque couleur du drapeau français une devise républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité.
Un point de vue qui n’engage que son imagination.
Mais quel est le mien à la lecture de ce triptyque ?

« Rouge » la couleur de la Fraternité.
Comme celle dont fait preuve Valentine (Irène Jacob) en recueillant une chienne qu’elle avait heurtée en voiture. Elle la récupère pour l’emmener aussitôt chez le vétérinaire puis chez son propriétaire, un juge en retraite, taciturne et solitaire.
Comme celle dont fait preuve Valentine envers une vieille dame qui a un mal fou pour insérer une bouteille dans le container à verre.
Valentine est bien la seule des trois couleurs à aider cette petite vieille.
Bien vu de la part du réalisateur qui donne une cohérence à son triptyque.

Rouge comme la solitude du juge Kern qui espionne illégalement des voisins.
Rouge comme Carouge, patelin où réside le juge Kern (Jean-Louis Trintignant).
Rouge comme la solitude de Valentine et celle de son voisin d’en face, Auguste.
Cette solitude commune à Julie, Karol et Dominique ; soit le Bleu et le Blanc, trois couleurs qui donnent une cohérence à ce triptyque.
Rouge, comme l’immense affiche qui flotte dans Genève où Valentine figure pour une marque de chewing-gums.
Le rouge de la colère suite à des trahisons : celle de la femme du juge Kern et celle d’Auguste qui surprend sa fiancée avec un amant.
Rouge qui redonne des couleurs : le juge Kern reprend goût à la vie avec cet amour platonique pour Valentine.
Rouge : « Rusticité et valeur » selon le site du gouvernement.
Rustique chez le juge Kern, valeur chez Valentine.

Bref, voilà mon ressenti de ce « Trois couleurs : Rouge » de Krzysztof Kieslowski où ce rouge rehausse le Blanc précédent.
Rouge comme mes mains qui applaudissent la belle prestation d’Irène Jacob et de son partenaire Jean-Louis Trintignant.
SB88
SB88

35 abonnés 1 575 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juin 2023
Une sorte d'exploitation vicieuse dans la relation des personnages. C'est très lent et on s'ennuie tout de même dans leurs nombreux dialogues. Je pense l'oublier...
3,1/5
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2022
Encore une réalisation du polonais Kieslowsky assez surprenante par l'histoire racontée et son art de mélanger présent et passé. Une rencontre entre deux personnes très différentes, une étudiante suisse et un juge en retraite. spoiler: Is sont intrigués l'un par l'autre et une relation étrange se noue entre eux.
Le style est dans la lignée des deux opus précédents avec davantage de dialogues.
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mai 2022
Le duo Trintignant-Jacob fonctionne à merveille, les deux acteurs sont excellents. La mise en scène est solide faisant ressortir de l'émotion et des sentiments à travers la belle relation entre Valentine et Kern. L'évolution de leur duo est beau à voir, commençant d'inconnus à confidants. Néanmoins l'oeuvre reste limitée avec un scénario timide manquant de profondeur et d'audace.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mars 2026
Conclusion de la trilogie Trois Couleurs par la plus grande porte !

Frôlant l'excellence, Rouge est un film brillant et d'une justesse rare. A la lignée des précédents films, la trilogie trois couleurs se veut une interprétation de la devise française : Liberté Égalité Fraternité.

Après un premier film exceptionnel traitant la Liberté et d'un deuxième film en demi-teinte, traitant l'égalité, La Fraternité de Rouge est tout simplement métaphorique à la devise entière. Rien ne va sans l'autre ; L'alchimie forme cette ensemble, sans quoi, elle se casse, se brise.

Le film ne cesse de questionner sur la vie ; les choix ; les liens et les contacts humains. C'est un film rempli de douceurs et de sincérité.

Le duo Irène Jacob / Jean Louis Trintignant définissent la Fraternité : un espoir ; une chance et une opportunité afin que l'on soit pas diviser

C'est bouleversant
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2025
C'est le dernier volet de l'ensemble tricolore de Kieslowski. Le metteur en scène y développe, après la Liberté et l'Egalité, des familles connexes de la Fraternité: solitude et incommunicabilité, à travers la rencontre entre une jeune femme délaissée et vulnérable et un cynique magistrat en retraite qui, tel un espion, écoutent les communications privées et semble avoir conservé de son métier des pratiques inquisitrices.
Entre Valentine et l'ancien juge se noue une amitié mal engagée mais que le dialogue et l'écoute ont rendu possible. Au coeur de la réflexion de Kieslowski, le téléphone -dont les sonneries, dans un rapport analogue, sont souvent les ressorts faciles des scénarii peu inspirés...) fait figure -avant même la généralisation du portable- d'outil déplorable, mal utilisé et produisant des dialogues impersonnels et inaboutis. Il implique, par définition, une conversation éloignée, distance symbolisée ici par l'attitude du juge qui n'est pas acteur mais témoin voyeur.
On peut être agacé par le maniérisme de la mise en scène, ce mariage de couleurs sombres et rouges, cette lenteur affectée et la nature taciturne des personnages -on reconnaitra lors du dénouement l'habileté et l'originalité de cette mise en scène- mais on ne peut enlever au propos son intelligence et sa valeur philosophique.
Au-delà, "Rouge" est aussi une belle illustration du hasard, celui qui préside aux rencontres principalement.
aldelannoy
aldelannoy

53 abonnés 374 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 septembre 2019
Il faut voir dans ce film le passé corrigé par le présent. L'amour déchiré des années et des années en arrière qui se réalise dans le présent. Une belle leçon où les blessures d'antan sont corrigées et se referment dans le bonheur d'amours épanouies dorénavant.

Et patati et patata. Laissons là les blablas à l'eau de rose. Arrêtons les simagrées. C'est mièvre et niais.
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 mars 2021
Comment se fait-il que lorsqu'un film est ennuyeux et fait semblant d'être quelque chose nous sommes censés le prendre plus au sérieux que disons une comédie. Ce film m'a en fait rendu malade pour le cinéma en général. Après cette expérience il m'a fallu un certain temps pour regarder un autre film. Quels que soient les clichés de film que ce film évite il les remplace par la stupidité. Le rôle principal français, boudeur, silencieux est si sérieusement ennuyeux comment peut-on le regarder. Le vieil homme est censé être sage dans les manières du monde et des gens mais avec ce dédain blasé qui lui donne un sentiment de supériorité. Les choses que ce type dit sont si scandaleusement fausses et ennuyeuses qu'il est difficile de garder un visage droit. Je suppose qu'il est le renard rusé qui éduque le bébé innocent peu importe à quel point c'est faux et ennuyeux. Car c'est du cinéma sérieux souvenez-vous. Trois couleurs : Rouge est comme une sculpture ennuyeuse assise dans le vide. Chaque scènes semblent être sculptée dans du plomb. C'est une violation de ce que je pense être une des règles d'une dramaturgie efficace. Ces films sont censés nous émouvoir et nous faire ressentir quelque chose mais ils ne font que nous mettre en transe avec leur ressemblance émotionnelle. Un film tous aussi vide et ennuyeux que le Trois couleurs : Blanc ou le Trois couleurs : Bleu...
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 décembre 2019
Un petit intérêt scénaristique avec une petite pirouette artistique, une jolie photo (même si avec un titre pareil le soin photographique était presque évident...), le film reste malgré tout assez soporiphique et l'ennuie gagne rapidement. Les dialogues sont souvent incohérents et heureusement que Trintignant est la parce que Irène Jacob joue comme un pied... Bref bof bof pour ma part.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 juin 2023
Je n’ai pas pu en regardant « Rouge » me départir du souvenir du « Décalogue », ce qui m’a empêché de regarder ce film « objectivement » ou « normalement ». Du coup il m’est apparu plein de coquetteries et d’artifices ; le suivi du fil téléphonique dès l’ouverture donne le ton : il n’a aucune fonction ou signification, et ne paraît qu’une originalité gratuite ; presque tout le film est à l’avenant, avec des séquences ne s’intégrant pas dans un projet ou un discours ; la fin parfaitement improbable s’inscrivant dans la même veine. La volonté de faire apparaître dans chaque plan un élément de la couleur du titre constitue malheureusement le symbole de cette inexplicable démarche. On peut aussi s’étonner que ce film qui clôt la trilogie de la devise Française se déroule en Suisse, comme chercher le rapport bien ténu avec la Fraternité. Seule la présence lumineuse de Irène Jacob restera dans mon souvenir. J’ai peine à comprendre un tel changement de style chez un réalisateur qui avait donné un modèle absolu de cinéma sobre, pensé et cohérent, qui, avec peu de moyens, atteignait, et avec émotion, la profondeur et la complexité des problèmes qui se posent aux hommes.
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 octobre 2015
"Trois couleurs : Rouge" (1994) rediff sur France 2 le 28.09.2015
C'était un temps où les trilogies étaient à la mode : on espérait que le succès d'un premier épisode encouragerait à aller voir les autres. C'est souvent, lassitude ou déception obligent, le contraire qui se passait ! Le film n'avait réussi à l'époque qu'à intriguer le public, mais pas vraiment à le séduire. C'est sans doute la raison pour laquelle France 2 l'a rediffusé de nuit, presque comme pour se cacher ou s'excuser ! Kieslowski a réalisé ici son dernier film après lequel il ne voulait plus en tourner d'autres, Puis il s'était ravisé mais une crise cardiaque l'en a empêché.... Cette histoire aura donc été son chant du cygne. Pour les amateurs irréductibles de cinéma dit d'art et d'essai mais en ce qui me concerne, je l'avais oublié depuis longtemps !
willycopresto
JamesDomb
JamesDomb

127 abonnés 1 061 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Après un second volet léger, Kieslowski clôt sa trilogie « Trois couleurs » en beauté avec « Rouge ». Fidèle à ses thèmes privilégiés abordés dans La double vie de Véronique et les précédents volets de la trilogie, Kieslowski signe une œuvre émouvante, pleine de grâce, intelligente, magistralement interprétée par la lumineuse et radieuse Irène Jacob et le magnifique Jean-Louis Trintignant. Rouge c’est les liens du sang, la fraternité. Fraternité qui aide les gens à sortir de leur cocon, à s’ouvrir aux autres après avoir affronter la solitude et l’absence de communication. Le hasard et le destin sont encore une fois les thèmes abordés par Kieslowski et rare film n’aura été aussi dense, complexe, envoûtant, troublant (à part Bleu et La Double vie de Véronique bien sur) et surtout délivrant un superbe message d'espoir, d'entente entre les êtres humains, envie de croire en la vie. "Rouge" est un film construit de façon complexe mettant en scène beaucoup de parallèles entre différents personnages. Ainsi le jeune juge Auguste revit-il les expériences passées de l'ancien juge interprété par Trintignant comme si la vie n'était qu'un éternel recommencement, donnant envie et l'espoir que les choses changent en s'ouvrant aux autres. "Rouge" est un film magnifique plein d'espoir et d'amour contant la rencontre de deux êtres que tout oppose. Rouge comme le coeur, comme le sang, couleur donnant le ton du film dès la première image, élément narratif au même plan que la sublime musique de Zbigniew Preisner mettant en évidence les sentiments des personnages. La dernière scène renforce le sentiment d'une présence mystique en la personne du Juge que l'on peut facilement assimiler à un Dieu. Dieu n'est-il pas le Juge des hommes ? Le juge n'a par ailleurs pas de nom. Est-ce le Juge Suprême ? Le naufrage final est-il Le Déluge ne sauvant que ceux qui le méritent ? Ainsi retrouve-t-on les personnages des deux précédents volets. Personnages capables d'amour. Quel Chef d'oeuvre !
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 mai 2023
En 1994, Krzysztof Kieslowski réalise le dernier volet du triptyque « Trois couleurs » (Bleu, Blanc, Rouge) explorant les valeurs « Liberté, Egalité, Fraternité ». Il s’agit certainement du volume le moins intéressant compte tenu d’un scénario peu palpitant. La rencontre fortuite d’une jeune femme (Irène Jacob, qui ne dégage pas beaucoup de charisme) avec un ancien juge (Jean-Louis Trintignant, tout juste parfait) donne lieu à une série de bavardages existentiels sur le thème du voyeurisme. Seul le final sympathique, avec ce clin d’œil à tous les acteurs principaux de la trilogie, donne un léger sursaut. C’est en visionnant l’ensemble de l’œuvre que l’on saisit la mise en avant des valeurs de la République française avec l’utilisation prédominante d’une des trois couleurs selon les scènes (le bleu exprimant la liberté, le blanc l’égalité et le rouge la fraternité). Bref, on ressent un certain essoufflement de la part du cinéaste.
Niko0982
Niko0982

77 abonnés 1 331 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 avril 2008
Un vrai petit bijou. C'est le meilleur de la trilogie. La mise en scène est vraiment impressionante et la présence de la couleur rouge un peu partout apporte à ce film une touche unique et particulière. De plus, c'est formidablement bien joué.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse