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4,0
Publiée le 1 avril 2026
Avec Trois couleurs : Rouge, Krzysztof Kieslowski conclut sa trilogie par une méditation subtile sur le hasard, la connexion humaine et la possibilité d’un lien invisible entre les êtres. La mise en scène, d’une élégance presque imperceptible, tisse un réseau de correspondances visuelles et narratives où chaque détail semble chargé de sens. Irène Jacob incarne une héroïne lumineuse, dont la sensibilité contraste avec le retrait cynique du juge interprété par Jean-Louis Trintignant. Kieslowski explore avec finesse la notion de fraternité, moins comme principe abstrait que comme expérience fragile et inattendue. Un film délicat et profondément émouvant, qui laisse une empreinte durable par sa grâce et sa profondeur.
Vingt ans plus tard me restaient, de la première projection, des flashs forts d'ambiance rouge, d'intérieurs sombres, de JL Trintignant recevant une jeune fille fraiche et naïve. Aujourd'hui je redécouvre la trame de l'histoire, et m'attache plus au role de Irène Jacob, toute auréolée de son explosion dans la Double vie de Véronique. Le metteur en scène polonais signe ici sa dernière création, en pleine maturité, après l'ouverture de son pays à la liberté d'expression. Valentine a la vie devant elle, son amoureux est loin d'elle, Joseph a la vie derrière lui, son amoureuse l'a trompé il y a fort longtemps. Comment la "fraternité" peut surgir entre des êtres que tout sépare? Le destin marque les protagonistes, depuis un chien blessé que l'on ramène à son maitre, jusqu'à la scène finale d'une tempête qui broient des destins et laissent quelques survivants hagards devant les caméras. Rouge est un film d'atmosphère, plus que de scénario élaboré. Joseph épie ses voisins en secret, alors que Valentine apparait au grand jour dans de grandes affiches publicitaires murales. Etre vue ou être écouté? L'apprivoisement progressif entre les deux protagonistes et la qualité de la mise en scène ne peuvent qu'inciter à réviser rapidement le Blanc et le Bleu! Mai 26 - DVD vo 2 Ambiance genevoise, au début je me serai cru à Paris! Un pur film d'auteur, dense, plein d'images et de vécu. Jeux de lumière, jeux de rouge, clash entre deux générations, entre la vie de mannequin, et celle de l'ex juge voyeur/manipulateur. Drame d'amour déçu, photo fanée d'une occasion finie, refaire le passé. JL Trintignant est buriné, hirsute, fascinant et clairvoyant. Février 1995 vo - cinéma