Trois couleurs - Rouge
Note moyenne
3,6
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62 critiques spectateurs

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calamarboiteux
calamarboiteux

48 abonnés 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2010
Genève : rapportant le chien qu’elle a heurté avec sa voiture à son propriétaire, la jeune Valentine (Irène Jacob) découvre qu’il s’agit d’un juge retraité (Jean-Louis Trintignant) dont l’activité principale est d’écouter les conversations téléphoniques de ses voisins. D’étranges rapports se nouent entre eux.
Pour le dernier volet de sa trilogie, Kieslowski est fidèle aux thèmes qui lui sont chers : solitude, courts instants de chaleur humaine, importance du hasard (un de ses films porte ce titre), sens du destin, pessimisme concernant les rapports humains. La mise en scène ne déroge pas à ses habitudes : utilisation adéquate du couple musique-silence, construction impressionniste, et images somptueuses, avec ici primauté de la couleur rouge bien sûr. Centré sur les rapports entre les deux personnages principaux, l’œuvre est toute de subtilité, servie par deux grands comédiens entre lesquels le courant passe visiblement. Les dialogues ont de la tenue, les personnages secondaires de l’importance, le décor du lac de Genève baigne l’ensemble dans un calme trompeur, la musique de Priesner, rare, a la nostalgie nécessaire, et tout cela participe à créer un climat émotionnel fort, de même niveau que celui du premier volet (bleu). La recherche formelle existe ici, mais elle se fond dans le thème, devenant ce qu’elle doit être : un des éléments qui participent à la réussite de l’ensemble.
Ce qui nuit au film, c’est le jeu de correspondances artificielles qui lie les destins semblables en tout point du juge retraité et d’un jeune venant de réussir le concours de la magistrature ; et l’on retrouve là le thème pesant de « la double vie de Véronique », lié sans doute au destin personnel de l’auteur. S’y ajoute le côté devin du juge, évidement facile à développer au cinéma, qui brouille un peu l’image de ce personnage atypique, meurtri, et fort.
Ces réserves empêchent le dernier film de Kieslowski d’être un chef d’œuvre, mais la production est cependant remarquable.
Plume231

4 407 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2010
Troisième et dernier volet, "Rouge" est de loin le meilleur film composant la trilogie de Kieslowski car l'émotion, qui faisait défaut à "Bleu", et l'esthétisme, qui manquait à "Blanc", vivent en très grande harmonie. C'est bien sûr le thème de fraternité qui est évoqué et la couleur rouge qui prédomine. La notion de destins qui se ressemblent et s'entrecroisent n'a rarement aussi bien été évoqué au cinéma que dans ce film. Le film doit beaucoup aussi aux merveilleuses interprétations de la délicieuse Irène Jacob et de l'excellent Jean-Louis Trintignant qui nous offrent une confrontation pleine d'émotions. Un exercice très brillant qui clôt magistralement une trilogie et une carrière de cinéaste.
jfharo
jfharo

68 abonnés 1 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2010
Très beau et tout en subtilité , Irène Jacob est lumineuse , quant à Jean-Louis Trintigant inutile d'en dire plus .
gimliamideselfes

3 436 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juin 2009
Film à la fois profond, très bien joué, intéressant de bout en bout, on se plaît à chercher les petits détails, tout est maîtrisé, un très grand film. Meilleur que bleu et blanc. Une très bonne trilogie, Rouge est un pur moment de cinéma.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 juillet 2008
Le meilleur film de la trilogie, un homme coupé du monde qui ne vit plus qu'épiant ses voisins grace à une jeune femme renait à la vie, exceptionnelle composition de Trintignant film d'une grande sensibilité.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 juillet 2008
Dernière pièce du puzzle de Krzysztof Kieslowski, Rouge est sans contexte le meilleur opus de la trilogie. Pertinent, il aborde un thème aussi effrayant que volontairement tabou : le voyeurisme non au sens propre et explicite du terme, mais une véritable étude d'une psychologie complexe ammenant du faux vice une ambiguïté qui n'est autre que le support d'une personnalité en pleine perdition. Et de ce fait, le personnage qui incarne d'un premier point de vu le vice et le dégoût nous fait découvrir peu à peu son humanité. Et c'est à ce moment là que l'on reconnaît la patte de l'auteur. Entre-autre, le cynisme prend une place considérable dans le rôle de ses personnages. Jamais sérieux dans sa démarche, il les peints avec une réflexion aussi intélligente que personnelle. Le personnage de Jean-Louis Trintignant est évidemment le plus fascinant. Alors que le réalisateur lui donne en première partie son écoeurement, il le lui pardonne et l'explique en deuxième partie. Comme si finalement le vilain monsieur était au final un bon et honnête homme faussement antipathique au servir de la morale contre le vice humain. Avec un fond dérisoire de déception amoureuse. Absolument mordant en tous les sens, le film repose comme Bleu dans une ironie omniprésente prenant le chemin magnifique et complexe du sarcasme. Sombrement lumineux et un brin péssimiste, Rouge est un film éclatant. Une réussite.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 23 mai 2008
Film d'un ennui ultra profond... qu'est-ce qu'on s'enmerde... Si s'était bien réalisé encore mais même pas.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 4 mai 2008
C'est un film. Il y a du rouge. Une jolie actrice qui a l'air tarte pendant tout le film, dont la vie lui échappe totalement, elle a au moins l'honnêteté de ne pas prétendre comprendre et maîtriser. La vie tourne autour d'elle, sans qu'elle puisse vraiment faire autre chose que la potiche, ce qui est normal, elle est mannequin.
Finalement, il y a quelque chose de très juste dans la fin de la trilogie: les acteurs, et les spectateurs, finissent comme des rescapés de cette quintessence de l'ennuie qu'auront été ces trois films...
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 854 abonnés 8 178 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mars 2008
Dernier chapitre de la trilogie des Trois Couleur, entamé en 1993 avec Bleu, suivit de Blanc en 1994. Cette fois, c’est avec Rouge que Krzysztof Kieslowski clôture en beauté ce recueil dramatique, en y instaurant pour thème principal, le voyeurisme.
Avec un scénario multipliant les intrigues, on part à la rencontre de divers personnages, tous ayant un lien direct ou indirect que l’on découvre au fur et à mesure du film (comme cela était le cas avec les précédents opus).
On appréciera aussi le twist final, faisant par la même occasion un clin d’œil aux précédents chapitres, puisque à la fin, on retrouve furtivement Juliette Binoche (présente dans le premier volet : Bleu), ainsi que Julie Delpy & Zbigniew Zamachowski (présent quant à eux, dans le second volet : Blanc).
riri2
riri2

29 abonnés 263 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2008
Rouge est un trés beau film tant par l'image et la façon de filmer que par le sujet et son traitement. Une façon aussi de clore de manière optimiste la trilogie sur un thème, la fraternité, qui recèle de bien des surprises.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 février 2008
Dernier pan du triptyque de Krzysztof Kieslowski, «Trois couleurs-Rouge» (France, 1993) s’achève sur la survivance finale des principaux protagonistes de la trilogie. Pour en arriver là, il a fallu passer par «Bleu» et «Blanc». Au deuil du premier et à la douce facétie du deuxième naît la crise générationnelle du troisième. Suite à un léger accident de voiture, moins grave que celui de «Bleu», où Valentine (Irène Jacob), jeune mannequin, blesse un chien, elle se rend chez son vieux propriétaire (Jean-Louis Trintignant). Le hasard pousse les rencontres, c’est une constance de la trilogie qui cisèle là les rapports humains pour faire du film une brèche, une entrée privée dans des accointances intimes. Kieslowski fait de la femme de «Rouge» non plus l’être solitaire de «Bleu» ni même la garce froide de «Blanc» mais une âme isolée débordant de moral, épris d’amour seulement. L’homme, un juge retraité qui passe ses journées à épier les conversations téléphoniques de ses voisins, est l’être flou du film. Ses motivations restent occultes tout au long jusqu’in fine où l’amour et ses déceptions se révèlent encore la cause des maux de «Trois couleurs». La singularité de «Rouge» sur ses prédécesseurs n’est pas dans le régime formel, Kieslowski épure son style polonais pour concentrer son esthétique aux éclats des couleurs phares de ses films. Il y a du fétichisme encore dans «Rouge», peut-être davantage puisque la couleur en l’occurrence est bien plus frappante que les deux précédentes. S’arrêter à ce seul aspect se serait s’aveugler face à l’organisation éloquente du monde. La percée dans l’intimité que creuse Kieslowski est d’autant plus chaleureuse que les gens semblent ne communiquer que par le truchement de l’appareil téléphonique. Comme dans le burlesque «Mujeres al borde de un ataque de nervios» d’Almodovar, le monde est clos, il paraît lumineux mais se ploie sous les ombres de l’anonymat. «Trois couleurs-Rouge» a de beau qu’il reconquit l’identité.
WonderfulLife
WonderfulLife

5 abonnés 299 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 août 2010
Le dernier volet des trois couleurs est superbement réalisé. La thématique abordé est le voyeurisme et l'espionnage. Sur cette base vient se greffer toutes sortes d'anecdotes. La fin nous laisse réfléchir sur le sens même du film et ferme les 3 volets en finesse. Coïncidence ou pouvoir divin et juge suprême. Un scénario inoubliable et des acteurs très crédibles.
Niko0982
Niko0982

77 abonnés 1 331 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 avril 2008
Un vrai petit bijou. C'est le meilleur de la trilogie. La mise en scène est vraiment impressionante et la présence de la couleur rouge un peu partout apporte à ce film une touche unique et particulière. De plus, c'est formidablement bien joué.
oranous
oranous

161 abonnés 1 097 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 février 2008
Effectivement Rouge est certainement le film que je préfère de la trilogie. En tout cas une chose est sure, celui que j'aime le moins est blanc.
Au risque de me répéter ce film est parfait.
Les acteurs jouent braiment bien que ce soit Irene Jacob ou Jean-Louis Trintignant.
La musique de Preisner est toujours aussi magique.
Le rouge est ici présent dans presque tous les plans que ce soit a travers un objet, un reflet ou une lumière.
J'aime vraiment Kieslowski et sa manière de dépeindre des vies et la vie. Ici l'espoir est permanent. La scène finale est vraiment très bien dans le sens ou l'on voit bien que Rouge clos la trilogie en faisant apparaitre tous les personnages principaux à la manière d'un générique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 mai 2007
L'ultime chef d’œuvre de Kieslowski. Le rouge de la fraternité. Quelle force, quelle émotion, quelle intelligence dans l’analyse du rapport humain !
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