"Saboteur" reprend le concept très hitchcockien de l'homme innocent accusé à tort. En l'occurrence, un travailleur d'usine, pris pour un saboteur par les forces de l'ordre, qui devra trouver les vrais espions pour prouver son innocence. Le film fait même penser à "North By Northwest", avec une cavale, un couple initialement assorti sous la contrainte, un réseau d'espion, et un final sur un grand monument américain ! "Saboteur" n'est pas le film le plus palpitant de son réalisateur, loin de là. Il n'est pas non plus le plus subtil en terme de propagande ("Lifeboat" était davantage intéressant). Mais il s'agit d'un divertissement tout à fait convenable, porté par des acteurs très corrects. Et surtout, le film est chargé en ironie. Des panneaux publicitaires et des titres de livres qui semblent glisser des message aux protagonistes. Un système policier perçu comme agressif et antipathique, qui n'inspire aucune confiance. Des traîtres qui sommeillent un peu partout, généralement là où on l'attend le moins. Finalement, les seuls alliés se trouvent parmi les marginaux ! Sans compter une séquence amusante de mise en abyme dans une salle de cinéma. Un plan osé sur le SS Normandie, qui avait brûlé seulement quelques semaines avant la sortie du film (un sabotage était alors soupçonné). Et une utilisation adroite de la statue de la liberté, symbole évident des valeurs défendues par nos héros !
Un bon hitchcock dans la même veine que les 39 marches sur le sujet des complotistes anti americains .On retrouve ici l'idée de la scène finale de la mort aux trousses.
Un film à moitié de propagande mais normal vu l'époque (1942) ou l'on ne frémit pas énormément au niveau suspens. J'en ressors la scène du Bal de charité ou les deux héros dansent parmi les convives sans savoir qui sont les nazis
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4,0
Publiée le 17 mai 2021
Classique entraînant et bien ficelè du film antinazi d'Alfred Hitchcock à une èpoque où le sabotage ètait un crime pire que tout autre! il y a un adage qui dit que les hommes sont innocents tant que leur culpabilitè n'est pas prouvèe! Une histoire d'espionnage qui cache une intense propagande nazie dont le hèros, bien malgrè lui, est Robert Cummings! Nous sommes dans le plus grand nid d'espion du pays et rien n'est simple quand on l'accuse d'avoir incendiè une usine d'aviation! Fort heureusement sa rencontre avec Priscilla Lane changera la donne! Pour son premier rôle, Norman Lloyd (mort à 106 ans) fait une grande impression en saboteur! De plus on apprend à connaitre le coeur d'un pays en guerre grâce a des gens solidaires! Dans ce conflit qui prèsente une cinquième colonne agissante, chacun est prêt à aider : un routier, un aveugle, des errants du cirque [...] Une scène d'anthologie est à souligner : le coupable qui se rèfugie dans la torche de la Statue de la libertè! Tout l'art de Hitchcock est dans ce final à suspense...
Film américain réalisé par le britannique Alfred Hitchcock, Cinquième colonne (titre original Saboteur) est sorti en 1942, donc en pleine guerre mondiale. La France occupée devra attendre quelques années après sa libération pour le découvrir.
L’esprit du film est à rapprocher des 39 marches du même réalisateur : un homme recherché par la police doit pour s’innocenter parcourir le pays (cette fois les Etats-Unis au lieu du Royaume-Uni) pour mettre à jour un réseau de personnalités influentes oeuvrant pour la puissance ennemie nazie. Cinquième colonne est un film riche, tant par la variété de ses personnages que des différentes situations qui se succèdent sans se ressembler.
Le tout dessert un message tant politique (lutte contre le nazisme) qu’éthique. L’échange entre le héros et la tête pensante de l’organisation est relativement brillant en la matière. Mais surtout la mise en abîme entre les personnes du cirque itinérant (femme à barbe, siamoises…) et la très distinguée élite invitée au bal de charité (bal qui s’avèrera au final une simple couverture) démontre brillamment que la véritable humanité ne se juge pas sur les simples apparences.
Ne pouvant pas contribuer à l’effort de guerre physiquement vu sa corpulence, Alfred Hitchcock voulut participer à la Seconde Guerre mondiale à sa manière, c’est-à-dire par le cinéma. Cela donnera les courts-métrages de propagande Aventure malgache et Bon voyage mais également par son évocation dans certains de ses films (Correspondant 17 et Lifeboat). Cinquième colonne fait partie de cette mouvance. Reprenant la structure des Trente-neuf marches (un road movie où un homme poursuivi à tort cherche à prouver son innocence), le film n’est pas à classer parmi les meilleurs Hitchcock. Le duo principal (Robert Cummings et Priscilla Lane) n’est pas très charismatique et l’ensemble peut paraître un peu mou aujourd’hui. Cependant, cette œuvre possède beaucoup de bons momentsspoiler: comme la séquence chez Tobin, celle avec l’aveugle (un hommage au Frankenstein de James Whale ?), celle du cirque (où des freaks se révèlent plus accueillant que les gens "normaux"), celle de la soirée chez Mme Van Sutton et surtout le final sur la Statue de la Liberté (qui reste un des extraits mémorables de cette période de l’œuvre du Maître) . Cinquième colonne est donc un film plaisant mais qui se situe très en-dessous de La Mort aux trousses que l’on peut voir comme en étant une sorte de remake ou de son film suivant, le génial L’Ombre d’un doute.
Cinquième colonne, c'est d'abord et avant tout pour moi cette scène finale mythique de la Statue de la Liberté, qui se doit de figurer en bonne place dans toute anthologie du cinéma mondial. Mais c'est aussi bien sûr, un grand film, sur le thème du fugitif innocent, comme Jeune et Innocent, Les 39 Marches ou La Mort aux Trousses. Une maîtrise de virtuose. Action, tragique, humour, suspense. Robert Cummings, Priscilla Lane (qui jouera dans un autre film culte, Arsenics et Vieilles Dentelles) et celui qui joue le chef des méchants, entre autres, sont excellents. Autre séquence célèbre, celle de la caravane des"monstres" au grand coeur la nuit. Tu as le bonjour d'Alfred !
Tournée en pleine Seconde Guerre Mondiale au moment de l’attaque du Pearl Harbor, “La cinquième colonne” est un film d’espionnage qui suit un ouvrier américain accusé à tort d’avoir saboté une usine d’armements. Aidé d’une jeune femme, il va parcourir le pays pour démasquer le véritable coupable, un agent nazi infiltré, et venger son meilleur ami qui a été tué brûlé vif. Le réalisateur Alfred Hitchcock s’amuse à alterner les très gros plans et les plans d’ensemble parfois jusqu’à deux kilomètres de ses comédiens avec une fluidité remarquable. Il faut dire que “Cinquième Colonne” a nécessité plus de 1 000 scènes et 4 500 plans. Les nombreux éléments de mises en scène donnent ainsi un rythme palpitant à l’intrigue. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Aussi palpitant que la vision d’un escargot sur la route. Tant de scènes aujourd’hui totalement ridicules. Témoin celle de l’homme qui parle à son bébé qui regarde les menottes. Risible et décourageant. Agrémenté deci delà de modestes scènes d’action (l’homme saute du pont!!!!!!), le film est totalement évitable et reste véritablement ennuyeux avec des dialogues affligeants.
Pour un film de 1942, ce n'est pas si mauvais, même de la part d'Alfred Hitchcock : l'histoire classique d'espionnage qui contribue à sa manière à l'effort de guerre (et à remonter le moral des troupes) ne s'abîme pas outre-mesure dans la propagande et la retape pour la patrie (et la gloire de nos armes etc) malgré comme trop souvent chez Hitchcock des longueurs désagréables... ce qui n'empêche pas quelques raccourcis vers la fin qui nuisent à l'intégrité de l'intrigue.
On passe sur les collages (en nombre impressionnant comme d'habitude) surtout qu'à cette période, c'était la norme. On a plus de mal avec la blondasse, cette cruche pomponnée et le comportement évidemment incroyablement guindé de tous les personnages. A cet égard, on vraiment l'impression de regarder un film des années 30 et tous ces acteurs qui se croient dans une pièce de théâtre (c'est presque le cas en fait) ne font rien pour arranger les choses.
Naturellement, le temps qui passe appelle à l'indulgence pour cette mise en scène d'un autre âge, aussi compassée que tout le film lui-même et il reste cette ambiance de "Cinquième colonne" qui annonce le paquet de polars des années 50 à venir.
Décidément, Alfred Hitchcock n'est pas à l'aise avec les films d'actualité : ici, le nazisme et l'espionnage durant la seconde guerre mondiale. Pourtant, un certain nombre d'ingrédient laissait présager de bons moments de suspens. Or, cet ersatz d'un chef d'oeuvre " Les 39 Marches" ne parvient pas à faire mieux que ce dernier : intrigue linéaire avec des personnages sans aucun intérêt même si quelques uns relèvent le niveau (le camionneur, le vieil aveugle...), une réalisation chaotique sans grande originalité ni surprise. Bref, "La 5ème colonne" déçoit pour son traitement et pour sa volonté de construire un suspens qui n'intervient que trop rarement à divers moments du film. Néanmoins, ce film se laisse regarder avec plaisir (c'est du Hitchcock quand même) notamment pour savoir le dénouement de toute cette histoire.
"Cinquième colonne" n'est pas le film d'Alfred Hitchcock le plus marquant. Mais même un "petit" Hitchcock reste très agréable à regarder. D'autant qu'une histoire de faux coupable est toujours bonne à prendre. Ce film a été tourné pendant la guerre et cela se voit (patriotisme ambiant, manque de moyens). Il est empreint d'une naïveté propre aux vieux films, et certains dialogues tournent aux discours pompeux. L'interprétation est ici le maillon faible, un comble pour le réalisateur ! En effet, le jeu des acteurs n'est pas toujours très naturel, et le héros s'avère un peu trop "tendre" à mon goût. Pourtant, le savoir-faire du maître du suspense opère une fois de plus. Le scénario est solide et la réalisation sans faille. Il y a de beaux paysages, de l'action, de l'humour et du suspense. On trouve de très bonnes idées comme spoiler: la rencontre avec les phénomènes de foire d'un cirque ambulant, une scène dans une salle de cinéma qui alterne fiction à l'écran et réalité, ou encore le final tendu au sommet de la Statue de la Liberté. Le milieu social des traîtres amène à réfléchir sur les apparences. La fin du film ne se perd pas en longueurs inutiles ; c'est carré et concis. Bref, il s'agit là d'un divertissement haut de gamme.
Souvent, les Hitchcock méconnus font partie des meilleurs. "La cinquième Colonne" prend forme dans un contexte historique particulier ce qui donne un aspect symbolique à certaines scènes. Ficellée avec génie, l'histoire, très prenante, use de nombreux mécanismes dramatiques qui inspireront de nombreux réa par la suite. A cela, les protagonistes sont bien joués. Seul, la scène finale est décevante...