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4,0
Publiée le 9 septembre 2018
"L'enfer des anges" apporte à ce cinèma aujourd'hui disparu la chose que l'on attend! Jean Claudio, Serge Grave, Marcel Mouloudji...les Chiche Capon de St-Agil à nouveau rèunis à l'ècran! Ce qui en accroît la valeur! Avec quelques rescapès du cèlèbre pensionnat dont Rollis et Jean Buquet! Les jeunes acteurs apportent à ce film attachant le concours de leur bonne volontè en donnant une leçon sur toutes ses misères passèes! Le malheur des tout-petits de cette citè Henri IV de la capitale est si grand! Les seconds rôles (Dorville, Tissier, Blier...) apportent ègalement leur grande part au succès du film! Mais "L'enfer des anges" bènèficie surtout de la sensibilitè de tous ceux qui ont bossè dessus, à commencer par son rèalisateur Christian-Jaque! Car son nom, comme ses films devenus des classiques du patrimoine français ("Les disparus de St-Agil", "L'assassinat du Père-Noël"...) se perd rarement dans l'anonymat! il est certain que Christian-Jaque reste encore une influence, car il s'intèressa vraiment à l'enfance : magique, mystèrieuse, malheureuse et abandonnèe...
Hector Malot l'avait décrit cet enfer dans "sans famille". L'enfance maltraitée et exploitée dans sa misère. Tous les travers des hommes inculqués aux jeunes. Le constat ici est dur et l'histoire s'étale sur plusieurs événements peu glorieux.....
En préambule au film restauré l’an passé on peut lire les raisons de ce projet et l’absolu nécessité de venir en aide à l’enfance maltraitée, malheureuse. C'était en 1939 ... Si l’on retrouve ainsi le même trio de jeunes comédiens (Jean Claudio, Serge Grave et Marcel Mouloudji),le même auteur (Pierre Véry) et le même musicien (Henri Verdun) que dans son film précédent « Les Disparus de Saint-Agil » le ton est résolument différent. Un mélodrame qui pourrait annoncer le néoréalisme italien, dans les quartiers pouilleux de la capitale à la veille de la seconde guerre mondiale. Les enfants livrés à eux-mêmes, le sont bien souvent sous la coupe d’adultes sans scrupules . Si de bonnes personnes tentent de leur montrer le bon chemin, celui-ci demeure pavé de mauvaises rencontres et d’arnaques en tout genre. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Le début du film est saisissant par son réalisme noir et par une violente séquence qui donne le ton, croit-on, à ce drame social à propos de l'enfance maltraitée. Toutefois, lorsque le récit, sur les pas de la jeune Lucienne (Louise Carletti dans une belle prestation) et du gosse amnésique Lucien, se fixe dans une espèce de cour des Miracles de gamins livrés à eux-mêmes, le romanesque et la tentation du mélo s'installent. L'endroit est sordide, bidonville pour une jeunesse à cheval sur les jeux d'enfants et la délinquance, à la merci d'une crapule telle celle que joue Jean Tissier avec délectation. Christian-Jaque se met raconter une histoire édulcorée, plutôt que garder le cap d'un témoignage âpre. Dès lors, à certains moments du film, plus légers ou attachés à restituer la candeur de l'enfance, on se souvient que Christian-Jaque et son scénariste Pierre Véry ont tourné, l'année précédente, "Les disparus de Saint -Agil, avec d'ailleurs une poignée de jeunes comédiens qu'on retrouve ici. Dans "L'enfer des anges", les auteurs ne cachent pas, comme signifié en exergue, qu'ils sont en mission afin d'alerter et de mobiliser les bonnes volontés relativement à l'enfance malheureuse. La réalisation est soignée, irréprochable en termes de décors ; on y trouve des plans très travaillés. Cela va de pair avec une intrigue illustrative dont le prologue, sur le fond et la forme, n'a pas tenu ses promesses.
Un film de Christian-Jacque tourné en 1939 et sorti début 1941 sous l'occupation allemande et qui traite de la jeunesse pauvre et perdue d'un quartier populaire de Paris avec les mêmes jeunes acteurs que dans Les Disparus de Saint-Agil avec en plus Bernard Blier, Jean Tissier, Fréhel, etc... Ce film n'a rien d'une comédie et relève plus d'un drame social et réaliste. Il ne noircit pas cette jeunesse pauvre et au contraire tente de la rendre plus joyeuse. On sent que Christian-Jacque avait un grand respect pour cette jeunesse pauvre et perdue et la montrait sans négativité. C'est tout le sens du titre du film : l'enfer des anges!