«The Duellists» (USA, 1977) a pour excuse de nêtre que le deuxième film de Ridley Scott. Précédant «Alien» (USA, 1979), ce film se trouve chronologiquement à lopposé. Lhistoire est celle de deux militaires napoléoniens qui passe la majorité de leur vie à se combattre en duel. Ce quon est alors en droit de redouter arrive bel et bien. «The Duellists» possède un défaut de répétitions. Répétitions naissantes du schéma redondant de lhistoire qui consiste à être : duel-répit-duel-répit-duel, etc
Heureusement, Ridley Scott nomet pas la règle dévolution qui régit tout film digne de ce nom : le principe dévolution. Ainsi si les duels se suivent, pour le bien du film ( et le plaisir de laction ), ils ne se ressemblent pas. Changement darmes entre deux duels, changement de style de combat, changement aussi de mise en scène. Cependant il ne faudra pas moins de six duels, finissant tous ridiculement, du premier jusquau dernier, pour se rendre compte de toute la métaphysique du film. En fin de compte, «The Duellists» savère être une lutte entre deux hommes, une lutte symbolique entre le Dominant et le Dominé. Mais le mécanisme ultra-visible de tout ça évapore le charme de la fin. Pour ce qui est des acteurs, il faut compter sur Harvey Keitel en grognard pro-napoléonien, représentant de la stupide conviction et Keith Carradine, victime mais fier dans son malheur. Ridley Scott a le mérite de réussir à crédibiliser lunion meurtrière des deux personnages. Film historique, conte sur les meurtres légaux pour un honneur certain, peinture de murs, «The Duellists» est tout ça et il se pare dune photographie signée Frank Tidy mal calquée sur celle de «Barry Lyndon» (USA, 1976). Bref, si limage retranscrit bien lépoque, elle ne fait que copier-coller ce qui a déjà été mieux fait. En conclusion, «The Duellists» est un coup dépée dans leau, une grande épopée qui ne mène pas bien loin. Une déception en somme.