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Thierry LEFEVRE
1 abonné
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4,0
Publiée le 5 juillet 2026
Les haines politiques ou militaires ne quitteront jamais les humains quels que soient les siècles. Celle-ci oppose le Lieutenant Gabriel Feraud (Harvey Keitel) méprisable et antipathique notoire (un Mélenchon du XXI ème siècle) au cérébral Lieutenant Armand Hubert (Keith Carradine). Ce dernier a compris que les ennemis de la raison ressemblent aux aveugles. Féraud batailleur « Dégainez, qu’attendez-vous, je vous pourchasserai comme une volaille » La matière grise des codes de l’honneur militaire ne quitte pas ces deux personnes qui vont s’affronter tout au long des campagnes napoléoniennes de 1800 jusqu’en 1815 de l’escarmouche de cavalerie légère jusqu’à la boucherie (Epée, sabre, pistolets). Cette farouche inimitié ressemble en tous points à celle du allé « Maître de Ballantrae » jusqu’à ce que mort s’ensuive. « J’ai du travail en retard et je suis allé faire un tour » La soumission à l’honneur n’existe plus !
Le tout premier film de Ridley Scott, et il est quand même bien mieux que ce qu'il nous propose depuis un certain temps. Même si, je trouve que la photographie est magnifique, que les costume sont splendide, et que les acteurs jouent merveilleusement bien leur partition, je n'arrive pas à comprendre cette haine qui anime l'un des protagoniste, cela tourne au ridicule. Pourquoi, vouloir laver un honneur qui n'a jamais été bafouer, pure folie. L'homme est un message, il ne faits que délivré, obéir aux ordres, et il se retrouve coincé dans une guerre intestine, où l'égo est plus fort que l'honneur. ET tout le film tient là dessus. Et pour en rajouter, l'histoire est tirée d'un fait réel. Comme si, les conditions de vie n'étaient pas suffisamment difficiles à cette époque. C'est tout de même un film à voir, pour retrouver un Scott inspiré.
Premier film après une fastueuse carrière de publicitaire, Les Duellistes signe l’entrée sur la scène cinématographique du mythique Ridley Scott. En 1977, il réalise un film à budget réduit et adapte de son propre aveu une nouvelle de Conrad, pour éviter d’avoir à acheter une œuvre littéraire qui ne soit pas encore tombée dans le domaine public.
Le long métrage est une évocation de l’époque napoléonienne en suivant l’opposition de deux officiers de la Grande Armée qui s’affrontent en duel à diverses étapes des conflits qui ravagent l’Europe.
Sorti deux ans après Barry Lyndon, le long métrage transpire l’influence de Kubrick. Avec ses compositions picturales, ses intérieurs éclairés à la bougie, ses décors naturels enfumés et brumeux et sa composition musicale classique, on peut le voir comme une transposition de la pâte de Barry Lyndon à la période révolutionnaire. Tourné en France, ce sont les plans extérieurs magnifiques qui ressortent du visionnage des Duellistes, pourtant composés de manière aléatoire, choisis par Scott au fil de ses déambulations dans la Dordogne et filmés en fonction des lumières naturelles et de la météo.
La beauté plastique du film ne doit pas effacer une lecture plus historique. Celle de l’opposition entre un officier d’ascendance noble qui se rangera du côté des royalistes en suivant les vagues de l‘histoire et de son alter ego bonapartiste, fanatique, aux décisions irrationnelles pour ses adversaires. spoiler: Dans un plan final mémorable ce dernier, défait en duel, contemple, de dos, la campagne française qu’il surplombe. Cet ultime plan, mélancolique à souhait, évoque directement les représentations de l’empereur lui-même, d’après le réalisateur. À l’image de Bonaparte, Féraud idéaliste, impulsif, avec sa vision parfois incompréhensible de l’honneur, n’a pas été tué par ses ennemis mais mis hors d’état de nuire ; leur temps est révolu.
L’aboutissement du projet de ce film doit beaucoup à un alignement des sphères comme l’explique justement le making of, aussi bien pour ses tournages extérieurs que pour son casting. Le recrutement de l’excellent Harvey Keitel, décidément habitué aux premiers films, puisqu’il accompagne les premières réalisations de Tarantino Scorsese ou James Mangold, est dû au fait qu’il se soit fait renvoyer en plein tournage d’Apocalypse Now par Coppola.
Scott réalise un premier film visuellement somptueux qui capture l’essence d’une époque grâce à une reconstitution historique soignée. Malgré un accueil public aux États-Unis qui déçoit son réalisateur, le film est primé à Cannes et loué par la critique et lance la carrière fastueuse autant qu’inégale de son réalisateur.
La détestation de son Napoléon n’en est que plus grande après le visionnage des Duellistes, en constatant la rigueur historique et la capture réussie des caractères et de l’atmosphère de la période napoléonienne dans sa première oeuvre.
Avec Les Duellistes, Ridley Scott signe un premier film d’une splendeur picturale saisissante, où chaque plan semble directement inspiré de la peinture romantique du XIXe siècle. La rivalité absurde entre les deux officiers devient peu à peu une obsession presque métaphysique, comme si le duel lui-même survivait aux raisons qui l’ont fait naître. Harvey Keitel et Keith Carradine incarnent admirablement cette confrontation entre impulsion destructrice et désir d’apaisement, dans un récit traversé par une étrange mélancolie historique. Pourtant, derrière cette maîtrise visuelle impressionnante et l’élégance de sa mise en scène, le film paraît parfois davantage fasciné par sa beauté formelle que réellement investi émotionnellement dans ses personnages. Une œuvre raffinée et hypnotique, annonçant déjà le grand styliste qu’est Scott, mais dont la distance contemplative limite légèrement l’intensité dramatique.
Les Duellistes de Ridley Scott est un film historique très soigné visuellement, mais qui peut laisser à distance. Le film suit l’affrontement obsessionnel entre deux officiers, interprétés par Harvey Keitel et Keith Carradine. Leur rivalité est intéressante sur le principe, mais peut sembler répétitive à la longue. Le gros point fort reste la mise en scène : chaque duel est magnifiquement filmé, avec une photographie très travaillée, presque picturale. En revanche, le film souffre de : rythme lent manque d’attachement aux personnages répétition du schéma duel / séparation / retrouvailles L’ensemble est élégant mais un peu froid, ce qui peut empêcher une vraie implication. Au final, un film très beau mais assez distant, intéressant pour sa réalisation, mais moins pour son impact émotionnel.
Formidable première réalisation de Ridley scott, qui dresse ici des portraits fascinants. La mise en scène et la photographie sont irréprochables, la reconstitution historique est incroyable, la campagne est filmée avec soin à la lumière naturelle. Bref que d'éloges, et rien à reprocher à cette œuvre.
Premier long-métrage du cinéaste Ridley Scott (sorti deux ans avant son mythique Alien), Les duellistes est une très belle réussite pour au moins deux raisons. Tout d’abord car ce film d'époque – mettant en scène deux hussards, il se déroule pendant les guerres napoléoniennes sur une quinzaine d’années – ne bénéficie pas d’énormément de moyens mais parvient, par des astuces de mise en scène et une lumière naturelle magnifique, à atteindre un niveau de qualité impressionnant. Ensuite car il fait le choix de son concentrer sur un sujet précis et ramassé – les duels incessants entre deux soldats pendant plusieurs années, dont la rancœur mutuelle est issue d'un motif futile. Ridley Scott commençait fort avec cette petite pépite, et allait enchaîner les chefs-d’œuvres en cette fin des années 70 et début des années 80.
Belle immersion dans l'époque, les costumes sont remarquables et le rythme du film est vraiment bon. Cependant le personnage d'Harvey Keitel parait vraiment caricatural, il prend la mouche pour trois fois rien et garde la rancœur pour des années, qui vont nous mener tout au long du film. Film qui, je pense, se focalise beaucoup trop sur les duels entre les deux hommes, duels dont les scènes ne sont pas fantastiques pour autant.
Passionné par l'époque Napoléonienne,ce film ne pouvait que m'intéresser !! Que dire le lieu la Dordogne magique s'il en est, l'interprétation magnifique le respect et la beauté des uniformes napoléoniens, l'histoire fil conducteur de l'épopée napoléonienne. Ridley Scott réalise là réellement un chef-d'œuvre tant l'ensemble des ingrédients et savamment dosé.Keitel et Carradine sont impressionnants. Ce film si l'époque était plus juste mériterait d'être projeté à des étudiants. Je l'ai peut-être vu 10 15 fois et je le verrai semblablement autant. Il gagnerait maintenant à être retravaillé en 4k tant à mon avis c'est un trésor à bien conserver.
Premier film de Ridley Scott, The Duellists raconte un affrontement perpétuel au fil des années napoléoniennes où la défense de l'honneur devient pathétique. Une lutte stérile que l'on suit avec un certain ennui mais amoindri grâce aux deux excellents acteurs et la reconstitution des duels précise.
Epoustouflant de beauté naturelle, on sent l'inspiration de Barry Lyndon. Une magnifique plongée dans les débuts du XIXe siècle. Une histoire captivante entre deux hommes qui n'arrivent pas à se lâcher sur fond de recherche d'honneur et de gloire au temps de Napoléon 1er. Pour un petit film et un premier film, Ridley Scott a tapé très fort.
Deux soldats napoléoniens se croisent et se recroisent, un motif futile, le sens de l'honneur et le caractère sanguin de l'un d'eux les poussent dans un duel sans fin... Premier film de Ridley Scott et première réussite, malgré quelques mouvements de caméra hasardeux (notamment les gros plans), on sent l'influence du grand "Barry Lyndon" de Kubrick sorti quelques années plus tôt (les tableaux, la lumière naturelle, les paysages), bref cela donne un excellent film d'époque. Carradine est quand même un peu fade, même si c'est certainement pour contrebalancer le teigneux Keitel.
Je retiens de ce premier long-métrage de Ridley Scott ses qualités esthétiques. Tourné majoritairement en Dordogne, la mise en scène est belle, très picturale et nourrie d’une très jolie photographie. Par contre, au-delà d’une bonne reconstitution de l’époque, cette absurde querelle entre deux officiers napoléoniens - Harvey Keitel et Keith Carradine - montre ces limites en tournant rapidement en rond.
Découverte des Duellistes presque 50 ans plus tard. Le film a quelque peu vieilli mais se regarde encore bien grâce à une narration rapide avec des séquences qui ne sont pas à rallonges et des costumes d'un impeccable surprenant pour l'époque et qui ne serait pas aussi crédible aujourd'hui. Par contre le scénario a quelque chose d'ennuyant dans la betise des 2 personnages et le fond historique n'apporte pas grand chose au récit, où les liens semblent très faibles, alors même qu'ils sont centraux. J'ai toujours du mal avec ces films où les protagonistes sont d'un crétinisme absolu, personnage d'Harvey Keitel en tête. Donc derrière les grandes qualités de réalisation je reste un peu déçu de l'aspect purement scénaristique de ces duellistes, qui n'apporte aucune émotion même dans le dénouement.