406 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
52 critiques spectateurs
5
14 critiques
4
25 critiques
3
8 critiques
2
4 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
NinaMyers
18 abonnés
241 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 12 décembre 2024
Film magnifique, d'abord le casting, que de grands acteurs :Spencer Tracy, Burt Lancaster, Marlene Dietrich, Richard Widmark, Maximilian Schell (Oscar pour son rôle) et dans de petits rôles Judie Garland et Montgomery Cliff. Tous ont un monologue exceptionnel à un moment. C'est un procedural cad un film de procès mais pas n'importe lequel, le procès de Nuremberg, mais ce ne sont pas les grands dignitaires du parti nazi qui sont jugés ici, mais des juges allemands. Déjà l'idée est géniale :des juges jugent d'autres juges. A cela s'ajoute le dilemme de la culpabilité et de la responsabilité: les juges ont il obéi aux lois sans connaître les conséquences ? Tous les allemands sont-ils coupables ? Ne savaient ils rien des camps ? Les alliés sont-ils responsables de ne pas avoir arrêté Hitler à temps ? Les américains qui ont jeté 2 bombes atomiques sur le Japon ne sont-ils pas ausdi coupables ? A cela s'ajoute le thème de la guerre froide, en 48 ce sont les soviétiques les ennemis plus les nazis donc il faut ménager le peuple allemand Ce film est à la fois un spectacle de comédiens tous plus excellents les uns que les autres mais aussi une réflexion politique et morale sur la guerre 3 heures qu'on ne voit pas passer
Si on occulte le fait que la réalisation y aurait gagnée à être parfois plus sobre c'est à dire sans ses zooms incessants dans les scènes de prétoire un peu malvenus et si on peut trouver légèrement ridicule que les personnages mettent leurs casques alors que tout le monde parle bizarrement anglais, "Jugement à Nuremberg" est une oeuvre intelligente et incroyablement dense, ce qui fait que les trois heures de film passent très vite. Elle a de plus l'immense mérite d'être dérangeante en évitant totalement d'être manichéen nous obligeant à nous poser des questions justes et pertinentes auquelles on aurait pas pensé ou on aurait préféré ne pas y penser sur la culpabilité de chacun dans ce qui est arrivé. D'un casting très prestigieux, chaque acteur se montre remarquable et ajoute chacun leur pierre à l'édifice que ce soit Spencer Tracy, Montgomery Clift, Marlene Dietrich, Richard Widmark, Judy Garland, Maximilian Schell ou Burt Lancaster (excusez du peu!). Un film totalement remarquable par sa reconstitution historique et surtout par la réflexion qu'il pousse à nous poser.
Excellent film, que je n'ai pas trouvé long, malgré un huis-clos de plus de 3h. Une excellente interprétation d'une pléiade de stars et un scénario bien conçu. Plusieurs problématiques sont abordées dans ce film avec justesse, à savoir la responsabilité des individus et de l'ensemble du peuple allemand, l'attitude du reste du monde face à la montée des fascismes, le bien-fondé d'une attitude vengeresse risquant de s'aliéner une population entière et l'indispensable soutien futur d'une population amie face à un danger probable de guerre froide.
Chef d’œuvre absolu. Une histoire de procès tellement riche, tellement bien réalisée. Le casting est sensationnel et incarne des personnages vraiment bien écrits. Je n’ai clairement pas senti la durée de 3h. 3h de plans iconiques et de répliques qui ont tout de répliques cultes. Une échelle infinie de tension, quelle claque.
Un casting prestigieux (Burt Lancaster ou encore Spencer Tracy qu'on remarque fatigué), un réalisateur de talent (Stanley Kramer), tous les ingrédients sont intégrés pour un film d'exception. Exceptionnel, une reproduction de l'un des grands moments de l'histoire, le jugement d'individus nazis par les libérateurs. D'une durée un peu longue même si nécessaire de 3 heures, on a le droit à une plaidoirie humaniste contre la barbarie Nazi... Les placements de caméra, la mise en scène sont judicieux et utilisés un bon escient. Un film historique qu'on aimerait voir plus souvent aussi bien traité!
Grand classique du cinéma, servi par un casting prestigieux comme on en fait plus (Tracy, Lancaster, Clift, Garland, Dietrich, Widmark), Jugement à Nuremberg est une excellente réflexion sur ce qu'hannah Arendt appelait en 1961 la "banalité du mal" à propos d'Adolf Eichmann.
Comment de simples exécuteurs ont-ils pu apporter leur soutien aux poltiques menées sous le Troisième Reich, tout en étant assez ouvert pour en comprendre les conséquences directes et indirectes. C'est la grand interrogation du procès qui constitue la majeure partie du film, inspiré de faits réels.
Seulement, c'est là que le bât blesse. Trois heures ou presque, centrées dans une salle d'audience, avec des plans autour de personnages lancés dans de longs monologues, certes empreints de sincérité, mais qui conviendraient mieux au théâtre qu'au grand écran. D'où, et c'est inévitable, un certain ennui et une certaine immobilité de la caméra.
Le tout ? Un très beau thème, traîté de manière plus discutable. Mais du très bon Stanley Kramer malgré tout. Et un 3/5 mérité.
Le film est intéressant par les scènes de procès très fortes et les discussions informelles qui se passent en dehors et qui expliquent la haine et la responsabilité des uns et des autres. C’est tout simplement passionnant et captivant.
Bien que basé sur des événements historiques, « Jugement à Nuremberg » est une fiction. 3 heures passionnantes et magnifiquement misent en scène sur la question de la responsabilité morale de chacun vis-à-vis des crimes commis contre l’humanité. Le propos est aussi fort que les réflexions, la prise de conscience et de la culpabilité qu’il suscite. Le film n’aurait pas eu la même intensité si l’ensemble des interprétations n’avait pas été à la hauteur. Ma préférence parmi cette prestigieuse distribution va à Maximilian Shell (Oscar et Golden Globe à la clé), ex æquo avec Montgomery Cliff.
Le cinéaste et producteur Stanley Kramer signe là un long métrage qui veut marquer les esprits sur le proces du siècle qui s'est tenu après la seconde guerre mondiale à Nuremberg où quatre accusés sont jugés pour crime contre l'humanité dans les camps de concentrations pendant la guerre. Le Procès s'avère Classique à mes yeux mais les personnages qui y participent sont fortement développés à l'écran, bons ou mauvais, principaux ou secondaires, avec une riche distribution ou se distinguent de grands comédiens comme Spencer Tracy, Burt Lancaster, Richard Widmark, Maximilian Schell, Marlene Dietrich, Judy Garland, Montgomery Clift, William Shatner entre autres. Il y a des séquences fortes dans ce film . Une œuvre où le metteur en scène Stanley Kramer veut nous faire réfléchir, éveiller les consciences et il y arrive.
Sur le fond, l'ensemble est d'une grand qualité avec les deux points de vue bien argumentés. L'avocat de la défense insiste sur l'idée que les juges ne font pas les lois et qu'ils risquaient gros en ne suivant pas les ordres de la Wehrmacht. En face, le procureur américain s'appuie sur le fait que les quatre accusés ont pris des décisions injustes et antisémites, preuves de leur complicité avec le nazisme. Sur la forme, en faisant jouer une brochette d'acteurs stars (Lancaster, Garland, Clift, Tracy, Dietrich...), le côté fiction prend parfois le pas sur le côté historique. Par ailleurs, la longueur du film m'a semblé un peu exagérée avec un début peu attractif. Cependant, globalement, c'est un film fort qui permet de réfléchir sur la culpabilité individuelle dans un cadre collectif despotique.
Passionnant au long de ses trois heures de développement, cette adaptation de l'un des procès de Nuremberg (qui en altère l'issue) mêle avec pertinence, équilibre, mesure, diverses problématiques liées à l'inculpation de juges allemands par un jury américain. Bien que les considérations politiques dominent (la menace communiste, l'indifférence du public, la nécessité de reconstruction d'un pays en ruine), cette histoire s'appuie sur des éléments psychologiques (la popularité d'Hitler, la culpabilité ou le déni de son peuple, le dilemme entre loyauté patriotique et intégrité morale) et des réflexions morales (la question de la responsabilité tant individuelle que commune, de la vertu, de l'égocentrisme salvateur, les dilemmes auxquels se confrontent les jurés). Malgré une tentation vers le didactisme, ce procédural ose pointer du doigt l'aveuglement ou plutôt la cécité volontaire de l'ensemble des dirigeants (Herr Janning's guilt is the world's guilt) ainsi que la terrifiante facilité avec laquelle des hommes ordinaires voire honorables deviennent des tortionnaires. Dans un sobre noir et blanc (qui glisse habilement du bilinguisme à l'anglais), les prestations du prestigieux casting rayonnent: impérial Spencer Tracy, touchant Montgomery Clift, incisif Richard Widmark, ambiguë Marlene Dietrich, enflammé Maximilian Schell, pathétique Judy Garland, imposant Burt Lancaster. Un incontournable du genre: dense, cynique, ample!
Une pléiade de stars pour un film hors norme. Devant un tel gâchis de l'histoire, les aberrations de la guerre, et l'incroyable naïveté de toute une nation, qui a permis à quelques extrémistes de prendre le pouvoir, et instaurer la terreur, on constate une fois de plus, que la vie est injuste, illogique, et que nous sommes des pions, manipulés par nos pairs, ou plus effroyablement, par nôtre cerveau, d'où peut jaillir n'importe quelle idéologie ou religion....
Le genre de film qui ne peut pas laisser indifférent. Sorti en 1961, soit 15 ans après les procès de Nuremberg, ce film fait figure en 2025, de témoignage contemporain des faits. Il a d'autant plus d'intérêt qu'au moment de sa sortie, la guerre froide atteignait son paroxysme. Les points mis en avant par la défense ne peuvent que faire réagir le spectateur de ce début de XXIe siècle. Comme lorsque l'avocat (Maximilian Schell) affirme : "Un juge ne fait pas les lois, il applique les lois qu'on lui demande d'appliquer." Mais que dire lorsque les lois deviennent contraires à toute morale ? Le juge Dan Haywood (Spencer Tracy) interroge un des témoins : "Est-ce que les juges ont protesté contre ces lois qui ont porté atteinte à leur indépendance ?" Très peu malheureusement… Dans un moment de lucidité et de courage, Ernst Janning (Burt Lancaster) se fend d'un monologue admirable, écho à une prise de conscience de sa responsabilité. Les images terrifiantes des camps de concentration ont manifestement aidé ce personnage à faire face à sa conscience. Au milieu de ces débats passionnants, dans un registre plus léger, résonne Lili Marleen, qui fut interprétée en d'autres temps par Marlene Dietrich, tandis que l'actrice endosse ici avec courage un rôle difficile à assumer. Un film à voir pour se rappeler que la responsabilité des massacres de la Seconde Guerre Mondiale n'est pas que celle d'un seul homme, et à quel point la justice est fragile et peut laisser s'exprimer les pires arguments lors d'un procès.
Cette réalisation n'est pas pas comme on pourrait s'y attendre un procès ayant pour but de condamner de hauts dignitaires nazis, il s'agit d'un film qui pose la question : les hommes de loi de la justice allemande qui appliquait la loi du troisième reich étaient ils coupables ? ont ils participé directement ou indirectement aux horreurs perpétrées par le régime nazi ? Très bon film avec un casting 5 étoiles : Burt Lancaster dans le rôle d'un juge qui servait les lois allemandes avant et après l'arrivée au pouvoir du troisième reich, Richard Widmark dans un rôle de procureur, et bien sûr Spencer Tracy qui incarne le juge Dan Haywood, dans un moindre rôle Montgomery Clift livre une prestation bluffante, on retrouve aussi dans les seconds rôles Marlene Dietrich et Judy Garland, bref que du beau monde ! 8/10
Stanley Kramer réalise un film didactique et ambitieux. Le cinéaste entame, à l'échelle d'un film de trois heures, le procès de l'Allemagne nazie. A travers l'accusation de complicité de crimes contre l'humanité qui pèse sur quatre hauts fonctionnaires et magistrats allemands, c'est l'attitude du peuple allemand tout entier et de son administration qu'a à juger le juge américain Haywood (Spencer Tracy). Etat des lieux politique, social et économique de l'Allemagne des années 30, faiblesse et hypocrisie des Européens sont évoqués ouvertement ou non tout au long du procès. Il reste que ces trois heures de film, c'est un peu court pour aborder les tenants et aboutissants du nazisme et en même temps bien trop long, par moments, au regard d'une dramaturgie austère et d'un débat procédurier très commun. Certes, la sobriété et la rigueur de la mise en scène conviennent au sujet et il rare, d'ailleurs, que le cinéma américain respecte, au détriment du spectacle, la gravité et l'authenticité, de faits historiques. Mais la mise en scène est à ce point figée et bavarde que je suis resté le plus souvent indifférent aux arguments de l'accusation ou à ceux de la défense, d'autant plus qu'on y trouve beaucoup d'évidences et de choses sues. On trouvera heureusement vers la fin du film des séquences plus fortes, parmi lesquelles des images accusatrices des camps de concentration et spoiler: le remord en forme d'auto-critique de l'un des accusés (Burt Lancaster, longtemps impassible et muet).
Régulièrement, le procès s'octroie des aérations, où l'on voit le sage président Haywood rencontrant l'habitant et appréhender le nazisme selon d'autres points de vue que le sien, moins juridiques, plus humains. Encore une fois, si le sujet traité manque paradoxalement de relief dramatique ou d'émotion, la faute en revient à une réalisation pas assez riche et inspirée.