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Lucas Bachelier
10 abonnés
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4,0
Publiée le 27 juillet 2025
Stylisé et sombre, Batman : Le Défi offre une vision gothique et singulière de l’univers du Chevalier Noir. Tim Burton y impose son esthétique unique, servie par des personnages marquants comme le Pingouin et Catwoman. Un opus étrange, fascinant et audacieux.
Juste après « Batman », Tim Burton alors dans sa période la plus créative réalise « Edward aux mains d’argent », film qui inaugure de belle manière sa collaboration avec Johnny Depp dont il fera son alter-ego, ayant sans aucun doute trouvé l’acteur le plus apte à s’approprier son monde intérieur et à retransmettre ses émotions sur l’écran. Moins à l’aise avec l’univers des comics qu’il n’avait pas côtoyé dans sa prime jeunesse, le réalisateur vedette de la Warner se charge un peu malgré lui du second épisode des aventures de l’homme chauve-souris que le studio entendait bien mettre rapidement en chantier. Son « Batman » ayant rapporté près de dix fois sa mise, on peut aisément imaginer à quel point la pression a été forte. Acceptant le projet et tout ce qu’il touche à l’époque se transformant en or, Burton obtient une totale liberté artistique. Il va donc demander Daniel Waters de lui écrire un scénario original qui mariera l’univers du comics et le sien propre, faisant la part belle à la poésie d’une esthétique puisant dans le gothique pour mettre en valeur des personnages marginaux. C’est dans cette optique qu’apparaîtra Oswald Cobblepot dit le Pingouin, adversaire récurrent de Batman. Un laissé pour compte abandonné en bas-âge par ses parents en raison d’une difformité affectant ses mains. Tim Burton complétement dans son élément va pouvoir donner le meilleur de lui-même. Le thème de la différence et du rejet qui souvent en découle parcourra ainsi toute l’œuvre du cinéaste qui a trouvé ici en Danny DeVito l’acteur parfait pour exprimer la souffrance d’un être qui comprenant qu’il ne sera jamais accepté se réfugiera dans la violence comme mode unique d’expression. En somme une version désespérée d’ « Edward aux mains d’argent » Sans doute conscient du déséquilibre dont souffrait l’intrigue du premier opus quelque peu phagocyté par le génial Joker de Jack Nicholson mais aussi plombé par la fadeur de Bruce Wayne tout autant que de Batman, Burton introduit Catwoman pendant féminin du vengeur chauve-souris interprétée par la pétillante et très remuante Michelle Pfeiffer ainsi quespoiler: Max Schreck qui prend le visage tout à la fois charmeur et inquiétant de Christopher Walken et qui n’est rien de moins que le patronyme du grand acteur allemand qui en 1922 fut Nosferatu pour Friedrich Wilhelm Murnau.
Max Schreck sera justement celui qui ramènera Oswald Cobblepot à sa condition de paria en le dupant dans sa quête de respectabilité brutale et maladroite malheureusement marquée du sceau de la vengeance. L’intrigue plus structurée, enrichie par la variété des personnages et leur personnalité plus fouillée permet à Tim Burton de livrer un film très abouti mais aussi plus sombre et particulièrement émouvant grâce à la prestation inoubliable de Danny DeVito, acteur quelque peu sous-estimé.
Tim Burton signe un conte noir fascinant, où Gotham devient une ville glaciale et oppressante. Michelle Pfeiffer incarne une Catwoman envoûtante, et Danny DeVito un Pingouin terrifiant. L’ambiance gothique et la musique subliment l’ensemble, malgré un scénario parfois chaotique. Une suite sombre et mémorable !
Une suite inférieure avec des personnages trop en retraits. Ils sont mal écrits et n'en imposent pas spécialement. Les méchants posent particulièrement question avec un pingouin qui possède un style trop atypique, trop étrange. Il ne provoque pas de peur particulière. La mise en scène est timide. Le style comics ressort trop. Le scénario quant à lui n'impressionne pas. Reste de bons passages sonores.
Le premier Batman était plutôt réussi et divertissant car l’auteur avait réussi à intégrer le super héros à son propre univers en restant humble devant le mythe. Pour le deuxième volet, Burton ne retient plus grand-chose de l’univers de Batman et surtout de la ville de Gotham qui est réduite à sa plus simple expression. Se contentant d’exposer ses propres obsessions. Néanmoins, le scénario est cohérent et bien ficelé.
Bon, plus ou moins le même constat que le "Batman" de 1989. Un film où l'on reconnaît très bien le style de Tim Burton et c'est réussi. Mais les personnages je ne les trouve pas crédibles, que ce soit les protagonistes ou antagonistes et avec un pingouin aux motivations douteuses. Dans le précédent film, je trouvais le Joker très bien mais ici le méchant du film ne m'a pas du tout convaincu. Je ne sais pas si ce Batman respecte plus les comics que ceux de Nolan, mais là chose qui saute aux yeux, c'est que dans ceux de Burton, Batman peut tuer. Alors que dans ceux de Nolan, il ne tue pas et c'est dans son code. D'où le fait par exemple que le Joker va jouer là dessus et que c'est super bien fait. Sinon les musiques et le style sont très réussies dans les deux films de Burton.
« Batman Returns » de Tim Burton est une suite impressionnante qui parvient presque à égaler son prédécesseur. Michael Keaton continue d'incarner un Batman convaincant, apportant profondeur et complexité au personnage. Michelle Pfeiffer, en Catwoman, est absolument remarquable, mêlant avec brio séduction et dangerosité. Danny DeVito, quant à lui, livre une interprétation inoubliable du Penguin, un personnage aussi terrifiant qu'attachant. Le film brille par son ambiance unique, fidèle au style gothique et sombre de Tim Burton, enrichie de décors spectaculaires qui transforment Gotham en un monde à la fois merveilleux et menaçant. La trame narrative, entrelaçant les destins de ses personnages d'une manière à la fois dramatique et captivante, offre une dimension psychologique riche, particulièrement dans les interactions complexes entre Catwoman et Batman. Bien que certains aient trouvé le scénario par moments prévisible, les performances des acteurs et la direction artistique magistrale compensent largement, rendant « Batman Returns » non seulement un divertissement de qualité mais aussi une œuvre qui enrichit l'univers de Batman. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Un Batman avec une patte Burton totalement lisible et affirmé. C'est beau, fort, intelligent et très bien interprété par les acteurs pour donner force à des personnages avec une écriture forte et intéressante.
Je crois qu'il n'y a rien à dire, le meilleur de tout les films de batman, l'histoire et tellement intense, sans que se soit trop, et la ressemblance du Pingouin est, autant le dire parfaite. Tout comme catwoman, qui passe d'une vie simple à une vie plus intense, c'est littéralement impressionnant.
Dans le labyrinthe sombre de Gotham City, "Batman : Le Défi" de Tim Burton se démarque comme un conte gothique, oscillant entre la tragédie et le fantastique, où le grotesque côtoie la beauté. Ce ballet macabre, orchestré avec une maîtrise visuelle indéniable, plonge le spectateur dans une atmosphère à la fois envoûtante et perturbante, où chaque personnage porte en lui une fêlure, un secret, une douleur.
Oswald Cobblepot, le Pingouin, incarné avec une intensité bouleversante par Danny DeVito, est un être déchiré entre sa quête de reconnaissance et sa nature profonde, façonnée par le rejet et la cruauté. Michelle Pfeiffer, en Selina Kyle/Catwoman, oscille entre vulnérabilité et puissance, dans une performance qui résonne comme un cri de révolte contre l'injustice et le patriarcat. Michael Keaton, toujours aussi magnétique en Batman, navigue dans ce monde de noirceur avec une gravité qui souligne la solitude du héros masqué.
La direction artistique, somptueuse, crée un Gotham plus gothique et expressionniste que jamais, où les ombres jouent autant un rôle narratif que les lumières. La musique de Danny Elfman, tour à tour grandiose et intime, enveloppe l'ensemble d'une aura de mystère et d'étrangeté.
Toutefois, malgré ces réussites, le film souffre par moments d'un excès de style au détriment de la substance, d'une certaine lourdeur dans le rythme qui entrave l'engagement émotionnel. Les multiples intrigues entrelacées peinent parfois à maintenir une cohérence, laissant le spectateur dans un état de fascination mêlée de confusion.
"Batman : Le Défi" est une œuvre complexe, un miroir brisé reflétant les abysses de l'âme humaine. Si le film atteint des sommets de poésie visuelle, il laisse parfois le cœur du récit dans l'ombre, créant un décalage qui peut frustrer. C'est dans cette ambivalence, entre ombre et lumière, que réside la véritable essence du film. Un spectacle visuellement stupéfiant, mais dont l'écho émotionnel aurait pu résonner avec plus de force.
C’est simple, il m’a fasciné étant enfant. Chaque personne est marquant, les acteurs sont possédés par leurs rôles. Nous sommes bien dans le Gotham sombre des comics. Tim Burton met toute sa patte dans ce film.
Une ambiance incroyable, des acteurs géniaux, une bande son unique, de chouettes costumes... Je n'arrive vraiment pas a comprendre comment il est possible de trouver ce film nul , car même s'il n'est pas exempt d'incohérences, ça reste une belle oeuvre fictive.
1) Michael Keaton est un batman très cool 2) Michelle Pfeiffer est la meilleure catwoman à ce jour 3) Danny DeVito est le meilleur pingouin 4) Tim Burton s'est gavé, c'était très bien